Apparemment, tout cela est totalement accessoire à côté de l'urgence de définir des "valeurs communes".
Soit dit en passant, si on compare nos valeurs communes avec celles du gouvernement, le plus grand dénominateur commun est, pour l'instant, égal à zéro.
Ca peut évoluer, certes.

Mais revenons à monsieur le Commissaire.

Celui-ci, je l'ai dit, chantre de la "discrimination positive", préconise "des politiques qui organisent la diversité dans notre pays".
Une de ses solutions?
Le CV anonyme "qui va permettre d'éviter le tri subjectif sur la base de la photographie, du nom, du prénom, du lieu de résidence ou du lieu où ont été effectuées les études secondaires, par exemple. Ou les mentions d'âge ou de sexe. Le CV anonyme qui circulera dans les entreprises ne comportera que les titres, les diplômes, les compétences et les habiletés du candidat".

Mais, dans le même temps, il souhaite que les "entreprises (démontrent) qu'elles pratiquent l'égalité de traitement (en affichant) clairement des objectifs de diversité, qu'elles puissent mesurer leurs progrès en la matière, et qu'elles publient la réalisation de ces objectifs dans leur rapport annuel".

Déjà, ça, ça ne me semble pas bien compatible, cette affaire.
Le CV anonyme relevant en quelque sorte du tirage au sort, tu vas avoir une entreprise avec que des hommes blancs, d'autres avec 50% d'arabes et 50% de femmes de toutes les couleurs, d'autres encore avec plein de Noirs …
Certes, tu vas me dire que je schématise.
Mais si tu ne sais pas au départ qui tu embauches, comment, à l'arrivée, te vanter d'avoir embauché des gens issus de la "diversité" (à moins que le papier du CV te donne des indices. Pour les hommes: bleu de France pour les Blancs, bleu outremer pour les Noirs, bleu-gendarmerie pour les Arabes, pour les femmes: un nuancier de rose, du plus clair au plus foncé, avec un bandeau en travers pour celles qui portent le foulard, et pour les handicapés: le CV en braille)?
D'autre part, connaissant la faculté des patrons à s'adapter aux "terribles" contraintes que leur "impose" le gouvernement, je les vois bien implanter leurs entreprises à des kilomètres d'une station RER en provenance directe de Saint Denis.
Oui, je sais, c'est toujours pareil, je n'arrive pas à croire à la sincérité de ces gens, ni à celle des patrons, ni à celle d'un seul des membres de ce gouvernement et autres satellites nuisibles.
Alors, ça gâche mon plaisir et, de plus, je gâche volontiers celui des autres.

Autre plan du Commissaire: introduire de la diversité dès le plus jeune âge à l'école. Et donc, créer de la diversité à l'école en bouleversant la carte scolaire pour que les lycées de centre-ville puissent recevoir des élèves des collèges en ZEP (zone d'éducation prioritaire) sans dosage ethnique.
Là encore, si tu ne fais pas de "dosage ethnique" (en clair, de "quotas"), cela veut dire qu'à Louis le G, tu peux récupérer 10 blancs et zéro arabe, zéro noir. Non?
Ca peut être l'inverse, certes, mais j'ai des doutes.

Sans compter que cette idée géniale, les US l'ont testée avant nous. Et tout ce qui a complètement échoué aux US ces 50 dernières années nous revient, ces temps-ci, en boomerang à la vitesse du son.
Le "busing" que ça s'appelle. Les cars scolaires de petits Noirs croisaient les cars scolaires de petits Blancs (attention! Pas les blancs riches, non, eux, étaient dans leurs bunkers appelés "écoles privées") qui échangeaient leurs écoles. Ah, y avait une volonté.
Déjà, tu vois le pratique de la situation, sans compter la fatigue des enfants et le dépaysement total, loin de leurs familles de leurs amis, etc.
Ils ont dû abandonner l'idée.
Mais nous, on veut le mettre en place ici.
Si on s'intéresse un tant soit peu à ce qui se passe dans notre pays, il est évident que mettre d'autorité un élève issu d'un collège de zone défavorisée dans un lycée plus prestigieux, c'est lui imposer stupidement des handicaps graves.
Car, extrait de son milieu familial, contraint de s'"intégrer" (évidemment!) dans un milieu étranger, voire hostile (ne serait-ce que pour cause de différences de standing), confronté à des camarades de classe avec qui il n'a pas grandi (et qui n'ont pas le même vécu), on le met, ainsi, d'office, en position d'infériorité et en situation d'échec scolaire, alors que jusqu'alors, ses résultats étaient bons et qu'il était justement stimulé par ça. Et avec ça, cet exil se traduira sans doute par un coût financier élevé pour la famille.
Parallèlement, dans les quartiers, les petits "caïds" irréductibles de 12 ans pourront tâter de la prison et ceux qui ne se seront pas fait prendre et ne suivront pas à l'école, pourront débarrasser le plancher à l'âge de 14 ans et essayer de trouver un patron désintéressé qui aime bien récupérer les insoumis indomptables de l'EducNat pour leur apprendre un métier.

Alors, au lieu de déplacer les enfants vers un pôle culturel, pourquoi ne pas implanter ce pôle culturel dans le quartier où ils habitent?
Pourquoi ne pas donner à chacun la chance de se développer dans le cadre où il grandit?
Pourquoi ne pas, plutôt, les intégrer en construisant des logements sociaux à visage humain dans toutes les villes sans exception, au lieu de repousser les "issus de la diversité" dans des grands ensembles sinistres, anxiogènes et éloignés de tout?
Pourquoi ne pas développer les structures publiques d'aides (alors que la tendance est justement, de les supprimer), au lieu de laisser fleurir ces officines privées qui proposent du soutien scolaire à des coûts prohibitifs avec du personnel "enseignant" précaire et sous-employé, payé au tarif minimum?
Pourquoi ne pas "intégrer" toute cette société parallèle au reste de la société plutôt que d'en sélectionner une infime minorité et de leur demander de s"'intégrer" en renonçant à leurs racines?
Pour moi, c'est CA, l'égalité des chances.
D'ailleurs dans discrimination positive", il y a quoi?
Tout juste! Il y a "discrimination". Tu vois bien!

Voilà pour le Commissaire.

Et puis, c'est quoi cette brusque enquête sur nos "valeurs communes?
Juste un truc en l'air comme ça? Elles n'ont donc rien à faire d'autre, les ministres qui s'occupent de la ville et du logement, que de lancer une "réflexion" sur la "fraternité" et le reste, alors que plus rien ne tient la route?
Alors que tout le monde en a marre de leurs conneries et signe des pétoches tous azimuts. Les psy, les médecins scolaires, les usagers de la Céhènecéhèfe, les profs, les instits, les avocats … Cite- moi un corps de métier qui ne se soit pas encore manifesté. Je t'écoute.
Devant cette gabegie semée par des irresponsables, devant la montée de la colère, il est temps de faire diversion, tout en maintenant le cap sur ce pour quoi on est là.
Alors, il faut trouver une idée qui donne dans l'humanisme, un truc qui rassemble à peu de frais, pour pouvoir y piocher ce qui nous intéresse, voire rien (méthodes dûment testées, de Grenelle en commissions multiples).
Les reconduites à la frontière musclées, les gardes à vue massives, les incarcérations arbitraires, c'est bon, y a pas que l'extrême droite dans la vie.
Non, y a aussi la droite traditionnelle. Et elle commence à renâcler elle aussi.
Et si ça continue, mon colon, tu vas finir comme Le Pen … à 8%!
Donc, rameuter un peu les humains de droite, ça va faire du bien.
Et leur faire avaler des couleuvres, par la même occasion.
Et qui de mieux que cette brave madame B qui se promène avec sa bible et un curé de proximité?
Car il est urgent de ramener dans le droit chemin ceux qui risquent finalement de se rallier aux "siffleurs de Marseillaise" (ah, ça , ça les tracasse! Faut dire que c'est tellement fréquent!).
Au passage: tu as remarqué? Il s'agit de "nos valeurs communes", pas celles de la République. Non, rien, je dis ça comme ça.

Alors, initiative perso de la grenouille de bénitier de service?
Pas du tout.
Mission commandée.
Ordre de pinocchio:

"C'est le moment de leur fourguer ma discrimination positive, coco. Alors qui s'y colle? Christine, toi, t'as plus rien à faire, hein?
Les Sdf, s'ils crèvent, c'est de leur faute. On aura tout fait pour eux. S'ils ne veulent pas aller au chaud, tant pis pour eux.
Tu vas me lancer un truc sur Ternet sur nos valeurs, la fraternité, la diversité, tous ces trucs là, quoi, et tu t'y prends bien, t'as compris?
Ca suffit les conneries avec la réforme de l'éducation, le travail le dimanche et autres débandades!
Tu embarques Amara, elle fout plus rien, ces temps-ci.
Et enrobez-moi tout ça dans la guimauve! Et ne revenez qu'avec des ré-sul-tats … Comment, tout de suite? Bien sûr, tout de suite! Quoi, Noël? Elle va à la messe, Amara? Depuis quand? … Ah, TOI? Toi, tu t'en passeras, t'en as jamais loupé une, je te ferai avoir un mot d'excuse par Jean 22 … euh … comment il s'appelle, çui-là, déjà?
Donc, ça, et le commissaire issu des "minorités visibles" ce serait bien le diable si je n'arrive pas à leur coller la "discrimination positive", moi!".

Un caprice du chef?
Certainement pas!
C'est encore un de ses coups tordus bien mûris pour mieux planter d'autres aiguilles dans les valeurs de la République.
Mais, ça avance masqué, comme d'hab. Et même les gens qui réfléchissent (déjà t'en élimines d'office, en gros, 53%), je suis sûre qu'ils sont ultra minoritaires à penser qu'un coup de Jarnac se prépare.
Enfin, à mon humble avis, et je voudrais bien me tromper.

J'imagine déjà le discours:

"Eh, oui, ces pauvres gens issus de la "diversité", moi je dis, y a pas assez de fraternité, en France, pas assez de valeurs, regardez, y sifflent la Marseillaise, y s'essuient les pieds sur le drapeau …
Il faut revenir aux fon-da-men-taux, la valeur travail, la patrie …
Et puis, il y en a bien trop qui ne trouvent pas de travail simplement parce qu'ils sont noirs ou arabes. C'est scandaleux que dans un pays comme la France … blablabla … Alors, MOI, je VEUX …".

Oui, c'est cela, on va y croire une seconde à cette brusque compassion! Ca tombe bien, c'est l'esprit de la maison.
Des Noirs et des Arabes et autres "divers" de tous âges quittent la France par charters entiers, peu importe leur situation, et Môssieur fait brusquement dans l'humanisme avec ce qu'il nous reste.

Eh bien, MOI, je dis, c'est une belle arnaque.
Vous n'avez sans doute pas remarqué non plus, mais le caporal chef a accordé des crédits pour créer des écoles privées parallèles dans les "quartiers". J'ai plus les chiffres, mais je crois que c'est pour une trentaine d'établissements.
Pour commencer.
Dernièrement, ils ont voté (avec les socialos, jamais en reste) des crédits supplémentaires pour l'école privée.
Mais pourquoi donc aux écoles privées et pas donner les crédits directement au public à qui, justement, on les a sucrés et on sucre encore?

Héhé! Pour séparer le bon grain de l'ivraie, pardi!
L'école publique se retrouve avec les cas sociaux lourds et le privé (confessionnel, pour l'instant, mais il n'est pas dit qu'ils ne laisseront pas aussi entrer également les rapaces de l'informatique, par ex) avec les plus "méritants" à qui on fera grimper les échelons.
Vous allez me dire: ben, quoi, c'est sympa, c'est "l'égalité des chances".

Eh, bien pour moi, l'égalité des chances ce n'est pas ça.

MAIS, PAS DU TOUT, ALORS.

Au risque de me répéter, l'égalité des chances, d'abord, ce n'est pas entasser des gens dans des cités sordides (et démerde-toi pour trouver du boulot dans un périmètre accessible quand tous les autres en cherchent un aussi dans la même branche), tout ça parce que les villes riches refusent de créer des logements sociaux – et en tirer quelques-uns de ce guêpier;

L'égalité des chances, ce n'est pas donner non plus une éducation et un emploi décent à une poignée d'élus, mais donner la possibilité à chacun d'y accéder – avec les mêmes moyens, c'est-à-dire en renforçant les moyens pour les plus défavorisés.

L'égalité des chances, c'est sanctionner les patrons pour discrimination (les lois existent, appliquons-les).
Et c'est pas le plan bidon de Favela qui va faire évoluer les choses. D'ailleurs, je me suis laissé dire que les crédits ne sont même pas encore arrivés à destination.

Alors, imaginons la situation si, finalement, on instaure pour les patrons des quotas (parce que sans ça, leur truc tiré par les cheveux, je vois pas comment il peut marcher).

Nous avons, donc, Momo, un repêché, école primaire chez les cathos (ça, c'est pour le désenvoûter); secondaire dans un lycée de Paris Centre, et qui arrive à Bac+7 sur le marché du travail avec Kevin et Enzo.
Et qui c'est qui aura la place à l'épaulé-jeté?
T'as tout compris: Momo! Direct au tirage!
Et pourquoi ça?
Question de quotas à respecter.

Je te dis pas l'ambiance! Momo a-t-il eu la place pour ses compétences? Peut-être bien. Mais, quand même, Momo est arabe, non? … euh … tu vois ce que je veux dire?
Bref, on ne le saura jamais. Mais Momo est mal, parce que même s'il avait le profil pour le job, les autres resteront soupçonneux. Et à la moindre erreur …
Ca va tout de suite assainir les relations inter-"communautaires", puisque c'est de cela qu'il s'agit, soi-disant.
Alors qu'en fait, le but est de diviser la France en communautés et les mettre en concurrence, comme aux US.
Vous voyez bien que ce projet va plus loin que la compassion (feinte, évidemment -si vous n'avez pas compris cela, vous n'aurez jamais votre mastère de sarkologie, faudrait voir à bosser plus!).

Et qui dit quota, dit, forcément, identification par "minorités visibles". On ne peut pas faire autrement, non?

Bin oui, un gars qui s'appelle Momo, par exemple, c'est certainement un narabomusulman, mais va savoir!
La République (tiens, elle est encore là, elle?) ne peut pas se baser sur des préjugés. Il vaut mieux s'en assurer.
Et, donc, si tu veux bénéficier de la politique de la négalité des chances, va falloir aller remplir une demande officielle.
Où ça? A la préfecture, pardi!

Là, un employé avenant va te demander, dans le cadre de l'égalité des chances, évidemment, pas pour faire des fichiers, bien sûr, de dire si toi, Momo, tu te définirais comment ... Momo?
Né à St Denis? Ah, c'est bien ce que je disais, je coche narabo… Ensuite … Hein? ... Quoi, tu es athée? tu te fous de moi? Et d'abord, c'est pas marqué dans le questionnaire. Donc, narabo…
Quoi encore? "Berbère"? Qu'est-ce que tu veux dire par: "Je ne suis pas arabe, Monsieur"? Tu le fais croire à qui, ça? Tu te f… euh … vous plaisantez, monsieur Mohamed, j'espère! … Oui, je sais mais j'arrive pas à le prononcer! … Et puis, de toute façon, j'ai pas mille cases (haha! des cases!), j'ai: arabe, noir, diversité de la CE (t'es pas communauté européenne, toi?) … bin, OUI, français! … ça, on le sait … d'ailleurs, ils le demandent même pas … je CON-TI-NUE ... musulman, narabomusulman, bon catholique et … euh … juif. Tiens, y a juif, aussi.
Bon, écoute, si toi pas savoir qui tu es, je vais les cocher moi-même les cases. Ca ira plus vite".

Autre cas de figure:
Tu tombes sur le dossier d'un gars qui s'appelle Gérard et il demande à bénéficier de la négalité. Tu te dis aussitôt, il se fout de moi, celui-là!
Tu cherches la photo dans tes fichiers (il y en a toujours une quelque part), tu regardes sa photo, tu vois que le blanc des yeux (eh oui, interdit de sourire sur les photos officielles), et en plus, il a oublié de tirer le rideau noir de photomaton derrière lui, ce con, que même sa famille le reconnaîtrait pas.
Mais pas de doute, il est noir … à moins qu'il m'ait donné une photo en négatif, le fourbe, pour bénéficier de l'égalité des chances! Parce que, Gérard, c'est pas un nom bou … euh … diversité, ça!

A qui se fier, hein? C'est comme ça qu'on va t'expliquer qu'il faut des fichiers "diversité", pas pour les ficher, ô pôvre, qu'est-ce que tu vas penser, mauvais esprit! Pour leur donner leur chance à ces braves citoyens si discriminés aujourd'hui.
Après si on veut savoir s'il est musulman, c'est juste pour lui donner son congé le vendredi. Rien d'autre.
Parce que c'est pas juste de lui imposer le dimanche, quand, lui, il va pas à la messe mais qu'il a mosquée le vendredi.
Pas grave. Il viendra balayer le dimanche. Il aura moins de monde entre les pattes.
Et puis, pour la cantoche, pareil. Avec toutes ces rentrées de musulmans, il va falloir se soucier de ne pas mettre du porc à toutes les sauces. Alors, il faut bien se renseigner, hein?
Ah, ça va pas être facile! D'ici à ce qu'ils exigent qu'on leur installe un tapis de prière!
Mais, bon, on est la patrie des droits de l'homme, non? Faut ce qui faut.

Et c'est ainsi qu'on va pouvoir enfin se faire des bonnes vieilles statistiques pour savoir si c'est vrai que plus on l'a longue, plus on est fainéant, et plus on a le sens du rythme et du ballon.
Tu n'y crois pas? Qui c'est qu'a le vice chevillé au corps? MOI, peut-être?
Ou alors, à peine.

Ce truc aux US, il a plus ou moins marché. Justement parce que c'est tordu dès le départ.
Ils ont lancé ça après les mouvements sur les droits civiques. Il fallait faire quelque chose pour "intégrer" la classe moyenne qui vivait jusqu'alors dans les ghettos et se donner bonne conscience. Si cela a tiré la classe moyenne (qui s'en serait probablement sortie sans ça, d'ailleurs, à mon avis), cela a paupérisé les ghettos. On avait recréé les "house niggers" et les "field niggers".
Tout en les gardant tous à distance.
Une façon de les canaliser pour qu'ils ne s'étalent pas partout après des décennies de ségrégation. Et les pauvres, évidemment, les field niggers, ils l'étaient parce qu'ils le valaient bien.

Oui, je sais … complotiste … vois le mal partout … pour une fois qu'il (toujours pinocchio) fait qqchose de bien!
Eh, oui, JUSTEMENT!
Jusqu'à présent, il avait tout faux (allez, cite m'en une où il a bon?) et tu veux que, pile poil, cette fois-ci ce soit la bonne?
O malheureux! Il t'en faut du temps pour comprendre les mécanismes retors de ce type!
Et pourtant, il suffit d'écouter quand il parle. Quand il veut arriver à quelque chose, il le dit pas une fois, il le dit pas dix fois, il le dit cent fois. (Ca c'est comme Couchenerfs, quand il saute comme un cabri en disant: Darfour! Darfour! … Tu comprends vite qu'il y a du blé à se faire sur l'échine de l'Africain).
Si t'as pas compris que le caporal a un dessein dans la vie: casser tout ce qui a été fait en France pour les droits des êtres humains et remonter le temps jusqu'au Moyen-âge, tu n'as rien compris.
Et si tu ne vois pas qu'il veut ficher le moindre citoyen de façon très pointue, c'est que ta planète à toi, c'est Mars.
Mission sacrée ou vengeance personnelle? Ou les deux? Possible que ce soit les deux.
On ne devient pas petit et mesquin, on l'est très vite. Surtout petit.

Et puis, ce qui m'incite à ne pas douter que ça va être du pipeau, c'est que t'as pas remarqué, en France, dès qu'il y a une loi, il y a le contrepoison qui arrive juste derrière?
Regarde les radars, qui c'est qui se fait gauler aujourd'hui? Tous ceux qui n'ont pas de détecteurs de radars.
Et qui c'est qui n'a pas les moyens de s'acheter un détecteur de radars, qui a déjà une bagnole toute pourrie, qui en a absolument besoin pour aller bosser parce qu'il habite en galère, et qui est dans le collimateur pour pollution aggravée - mais qui n'a pas de sous pour la réparer ou pour en changer?
Bin oui, le pauvre.

Ca, c'est comme l'égalité hommes femmes. Tu as vu quelque part où elle est respectée?
Alors, imagine les patrons à qui on va imposer des quotas. Eh bien, c'est tout trouvé, s'ils peuvent pas faire autrement: les Noirs au balai, les Arabes à la surveillance, les femmes à la caisse (ça, ça peut être dans le désordre) et les Blancs à la direction.
Les quotas seront respectés, pas de souci.

Alors, mais si, il va y en avoir qui vont sortir du lot. Université, grande école, bon métier… et toussa. On va même les implanter dans les beaux quartiers (pas beaucoup, quand même, faut pas effrayer le bourgeois), s'il faut, pour montrer qu'on n'est pas sectaire.
Avant, il y en avait aussi. Mais ils n'étaient pas encore devenus "visibles" (il fallait même annoncer la couleur: un "préfet MU-SUL-MAN", des ministres "ISSUS DE LA DIVERSITE").
Mais là, il faut les ériger en exemple à tous ces traîne-savates des quartiers pauvres qui sont infoutus de se bouger pour faire comme eux. D'ici que Darkosse décide de remettre à la mode les distributions de prix! (rigole pas, il voulait revenir aux médailles et à la blouse!).
Et voilà l'idée: ce ne sera plus la faute des pouvoirs publics si les jeunes des quartiers ne réussissent pas, ce sera entièrement leur faute à eux, ces fainéants, qui ne méritent pas qu'on les aide.
Alors, que l'Etat, lui, est tout prêt à leur trouver une solution.
Individuelle et subjective.
Un peu comme charité vs solidarité. .

Tu parles d'une discrimination "positive", toi?

Et qui c'est qui sera peinard, parce qu'il aura déchargé l'Etat de ses missions?

Pour l'instant, ils crient tous: "Ah, non! Pas les quotas! Non, pas le CV avec le nom et la photo! Non, pas question de faire des fichiers ethniques!".

Je ne sais pas pourquoi, mais, moi, je commence à plus avoir confiance.

Et toi?

Parce qu'on en est là: Liberté, Egalité, Fraternité.

La prochaine fois, je te parlerai de "laïcité positive".

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Et puis, je ne suis pas la seule à le dire

Très intéressant:
Discrimination positive et principes républicains

La statistique ethnique tente une percée