Mais où est donc Obama?
Par emcee le vendredi 5 décembre 2008, 20:44 - Continents à la dérive - Lien permanent
Oui, où se situe-t-il?
Les gens de gauche, aux Etats-Unis, les vrais, je veux dire, pas les ramollos
démocrates, ne se font aucune illusion.
Passée, évidemment, l'émotion irrépressible qu'a provoquée l'élection d'un
grand beau Noir à la place d'un fanatique religieux tortionnaire.

Emotion durant le discours d'Obama

Elections, piège à con ... fetti
Source
Pour que vous puissiez mieux comprendre tout cela, avant de vous
livrer le texte de WILLIAM BLUM, je vous le transpose hexagonal. Vous allez
voir.
Imaginez: nous sommes en 2012.
Elections présidentielles. La clique en place largement battue, tous les pitres
que nous avons vu défiler pendant cinq ans sont défaits.
L'YES!
Pour la soirée électorale télévisée, ils ont mandaté Alb*nel, Y*de, Bout*n et
Bach*lot (vous avez remarqué que pour les défaites, pas question de parité:
place aux femmes?) pour qu'elles expliquent que c'est parce que les
Français n'ont pas bien compris les réformes et qu'ils avaient, eux, manqué de
pédagogie, qu'ils avaient été sanctionnés pour avoir eu le courage de mener les
réformes nécessaires pour relever la France au bord du gouffre, mais qu'à part
ça, c'est une victoire mitigée, en fait, et que les socialistes ne
vont pas tenir la route, comme d'hab.
Ca va que la soirée va être écourtée, les journalistes n'ayant plus goût à
rien.
Pensez donc! Le SOCIALISME est de retour! Ils vont finir en haut d'une pique,
sûr.
Dans les reportages en direct, on nous montre C*ppé, H*rtef*ux, Bertr*nd,
Lefe*vre, Da*cos, LES B*lkany, etc., tous sortant de réunion de crise (de
nerfs) à l'Elysée, la queue basse. Et verts.
Rachi*ati, elle, est invisible. Enceinte de six mois, père inconnu, elle est
tombée en disgrâce après s'être mis à dos tout le gratin artistique après son
passage éclair au ministère de la culture.
Pas des tendres, ceux-là.
Contrainte de démissionner quand Jauni a menacé de partir s'installer
dé-fi-ni-ti-ve-ment en Suisse et Lasouche d'émigrer à Cuba. C'en était
trop.
Le petit chef déchu (dites-le à haute voix, pour voir?), lui, ne se
montre pas, il envoie son ex-mannequin raccompagner ses hôtes sur le perron de
l'Elysée.
Dernière irrévérence.
Elle, longue robe noire de cher D*or, sourire figé, tête penchée, l'air contrit
… Bon, ça, ça change pas. Revenons à l'essentiel.

Les militants sont terrassés
Vous voulez pas pleurer de joie, vous? Faire la fête? Vous torcher au
mousseux de chez N*c*olas, justement? Aller danser dans la rue? Recoller les
morceaux de la télé pour profiter pleinement du spectacle? Faire exploser votre
immeuble? ...euh, non pas ça ...
Ce soir, ils auront débarrassé le plancher, récupéré leurs frusques jetées sur
le macadam par le personnel domestique à bout de nerfs.
Voilà le tableau.
De ce côté des manches.
Tu veux pas nager dans le bonheur insubmersible?
Oui mais.
Oui, mais voilà.
Le nouveau président s'appelle Dominique de son petit nom. Il n'est pas
noir, certes, mais il est également issu d'une minorité visible.
Celle qui tient les cordons de la Bourse.
C'était le patron du FMI. Par la grâce du tout petit président.
Renvoi d'ascenseur oblige, voici donc la composition de son
gouvernement:
Val*s à l'Economie, Lefe*vre au ministère de l'Intérieur (oui, sitôt parti,
sitôt revenu), C*ppé à la Justice, Ségo aux Affaires Etrangères, Hollande au
ministère de la Famille et des Amis (nouveau ministère créé en 2010 par et
pour: Jean, Pierre, Olivier, Martin et les autres), Frêch* au ministère de
l'Expulsion des Immigrés (oui, le nom a changé entre deux - trop long et pas
assez clair), J*ffrin (eh, oui) au Ministère de l'Indépendance des Journalistes
(nouveau ministère créé à l'issue du Grenelle et tenu jusqu'alors par EZ,
attendu au Fi*aro-Madame), K*uchner à l'Agriculture et Delano* à la Défense
(des vengeances, sans doute).
Porte-parole de l'Elysée: M. R*card.
Rien pour P Val, bien sûr, éloigné des spotlights depuis qu'il arpentait les
couloirs des télés en hurlant mort aux noirs, aux arabes et aux
islamo-gauchistes - pas qu'ils n'étaient pas d'accord, mais ça gênait pour les
émissions en direct.
Il a envoyé une lettre de félicitations depuis l'hôpital, obligeamment écrite
par un infirmier, vu que c'est pas pratique quand on a les bras et les mains
attachés.
A noter: deux ministères qui avaient été supprimés fin 2009, faute de
budget, n'ont pas été recréés: ceux de la Culture et de l'Education, les
ministres ayant été recyclés, eux.
Aubry attendra son tour. N'avait qu'à pas vouloir à tout prix être secrétaire
du PS.
Les Verts, eux, se sont fait ratatiner (cause vote utile). Pas de
Verts non plus, donc.
Bayrou, lui, victime également du vote utile (cette fois-ci les "socialos" ont
tous voté P"S", pas de combines à la con, avait averti Martine), n'a recueilli
que 3% des voix. Bayrou out.
On remarquera aussi qu'il n'y a pas de parité, le nouveau président ne voulant
pas faire l'injure aux femmes de les nommer non pas pour leurs compétences,
mais pour la simple raison que ce sont des femmes.
Ca se justifie.
Ils sont forts au PS.
Mais des femmes, il y en aura. Beaucoup.
Dans les secrétariats.
Je rigole?
Pas vraiment.
Mais je peux me tromper.
Je l'espère.
En tous cas, CA, c'est le BON plan (Le MAUVAIS, c'est: on reprend les mêmes et
on en reprend pour 5 ans).
ET, c'est AUSSI le PLAN OBAMA.
Parce qu'en fait, c'est le scénario qui se profile aux Etats-Unis.
Pas avec des pitres, cependant, mais pas avec des marrants non plus.
Voici un article du grand William Blum, écrivain américain,
historien, journaliste et dénonciateur infatigable de l'Empire
US.
Curieusement, ce qu'il dit là, c'est un peu ce que j'ai dit dans des billets
précédents sans avoir consulté ses écrits au préalable. C'est dire si je ne
peux qu'être d'accord avec le grand bonhomme.
Autres admirateurs de Blum: l'équipe du Grand Soir , à tel point qu'ils ont traduit
cet article de leur côté. Misère.
Manque de concertation 
Mais restez là. Vous irez après chez eux. Ils ont plein d'autres articles
intéressants.
The Obama Bummer
Vote First, Ask Questions Later
December 3, 2008 par WILLIAM BLUM dans CounterPunch
Le dilemme Obama
Votez d'abord, vous poserez les questions plus tard
Okay, débarrassons-nous de ce qui saute aux yeux. C'était historique. J'ai
maintes fois eu la gorge serrée, j'ai eu les larmes aux yeux, même si je
n'avais pas voté pour lui. J'ai voté pour Ralph Nader pour la quatrième fois
d'affilée.
Au cours de ces huit dernières années quand j'écoutais les infos à la radio, je
veillais à ne pas trop m'éloigner du poste pour pouvoir changer de station
sitôt que le pitre ou un de ses disciples parlaient; je ne suis pas maso, je
supporte très mal les imbéciles et je me lasse vite. Triste à dire, il m'arrive
aussi d'éteindre la radio quand c'est Obama qui parle. Il ne dit rien, ou pas
assez, ou pas assez souvent.
Des platitudes, des clichés, des promesses vidées de leur substance, "l'espoir
et le changement", tout est pratiquement sans consistance, sans détails précis,
et cela afin de ne pas heurter les susceptibilités.
Quels sont exactement les principes de cet homme? Il ne remet jamais en cause
les limites de l'empire. Ne remet jamais en cause la "guerre contre le
terrorisme". Je suis content qu'il ait gagné uniquement pour deux raisons: John
McCain et Sarah Palin, et je déteste profondément le fait que le système en
Amérique me force à tirer une once de plaisir d'un événement qui est à des
années-lumière de mes idéaux.
Les votes en faveur d'Obama proviennent au moins autant de personnes qui
aspiraient à se libérer de l'étau dans lequel le néo-conservatisme les avait
enfermés que de gens qui croyaient sincèrement en lui. Il s'agit d'une forme de
chantage: si vous ne votez pas pour Obama, vous vous retrouverez avec quasiment
les mêmes. Vous n'avez pas le choix.
Y a t-il des raisons de se réjouir que ce bigot insupportable de Bush ait
disparu du paysage ?
"Je crois que Dieu est mort pour mes péchés et que je suis racheté grâce à
lui. Et cela m'apporte force et nourriture spirituelle au
quotidien".
Ce sont là des paroles qui ont été prononcées par Barack Obama.
Les Etats-Unis fabriquent des fanatiques religieux comme les Japonais
fabriquent des voitures. Prions pour que cela cesse.
Si vous êtes un de ceux qui aimeraient croire qu'Obama devait mettre en avant
des positions de centre-droit en matière de politique étrangère pour être élu,
mais qu'une fois à la Maison Blanche, terminées les salades qu'il n'a cessé de
raconter, on découvrirait le véritable progressiste, champion de la paix et du
respect des conventions internationales et des droits de l'homme … eh bien,
rappelez vous qu'alors qu'il était candidat aux sénatoriales en 2004, il a
brandi la menace de lancer des missiles contre l'Iran, et le fait de gagner les
élections ne l'a apparemment pas mis en relation avec le pacifiste qui
sommeille en lui. Et il n'a cessé, depuis, de proférer des menaces contre
l'Iran.
Le monde est dans un état épouvantable. Pas besoin de vous faire un dessin
…
Qu'est-ce que ce serait bien, merveilleusement bien, d'avoir un président
imprégné de valeurs de gauche et de courage politique.
Imaginez simplement ce qu'on pourrait réaliser. Comme, par exemple, un retrait
rapide et total des troupes en Irak. Vous pouvez imaginer le tableau aussi bien
que moi. Avec sa popularité, Obama pourrait tout se permettre, mais il ne va
probablement pas vouloir prendre des risques.
Ou bien, soyons plus exact, il continuera à être lui-même ; c'est-à-dire
apparemment un centriste fervent.
Il n'est pas vraiment contre la guerre. Pas comme nous le sommes, vous et
moi.
Au cours des quatre premières années d'Obama à la Maison Blanche, les
Etats-Unis ne partiront pas d'Irak. Et je doute qu'il accepte un retrait
complet des troupes, même au cours d'un second mandat. A-t-il seulement une
seule fois déclaré clairement que la guerre était illégale et immorale?
Un crime contre l'humanité?
Pourquoi donc est-il si proche de Colin Powell? N'a-t-il pas entendu parler du
rôle méprisable qu'a joué Powell dans la guerre en Irak?
Et puis, compte-t-il conserver Robert Gates, le ministre de la Défense de
George W. Bush, un homme contre lequel on n'aurait aucun mal à réunir des chefs
d'accusation pour crimes de guerre? Va-t-il également trouver une place à
Rumsfeld?
Et que dire de Janet Napolitano, gouverneur de l'Arizona, qui est pour la
guerre, nommée ministre du Département de la Sécurité Intérieure?
Ou du général James Jones, ancien commandant des forces de l'Otan qui veut
"gagner" en Irak et en Afghanistan et qui a soutenu John McCain, choisi pour
être conseiller à la sécurité intérieure? Jones fait partie du conseil
d'administration de Boeing et de Chevron. De quel tréfonds de l'être d'Obama
tout cela sort-il donc?
Comme l'a fait récemment remarquer Chomsky, l'élection d'un indigène (Evo
Morales) en Bolivie et celle d'un progressiste (Jean-Bertrand Aristide) à Haïti
étaient plus historiques que l'élection de Barack Obama.
Il n'est pas vraiment contre la torture non plus.
Pas comme nous le sommes, vous et moi. Personne n'aura à rendre des comptes
pour avoir pratiqué la torture ou donné l'ordre de le faire. Michael Ratner,
président du Centre pour les Droits Constitutionnels, dit qu'il est
indispensable de poursuivre les responsables du gouvernement Bush pour qu'une
politique contre la torture puisse être définie.
" La seule façon d'empêcher que cela se reproduise, c'est de veiller à ce que ceux qui ont mis en place cette pratique de la torture en paient le prix. Je ne vois pas comment nous pouvons recouvrer notre statut moral si nous acceptons que ceux qui sont directement responsables de ces pratiques quittent tranquillement le devant de la scène pour aller s'installer dans des lieux où ils pourront vivre paisiblement".
En tant que président, Obama ne peut pas se taire et ne rien faire; sinon,
il héritera des crimes de guerre de Bush et de Cheney et deviendra criminel de
guerre lui-même.
Fermer l'enfer de Gantanamo n'a absolument aucun sens si c'est pour transférer
les détenus vers d'autres lieux de torture. Si Obama est réellement contre la
torture, pourquoi ne déclare-t-il pas qu'après la fermeture de Guantanamo, les
prisonniers auront droit à un procès dans un tribunal civil aux Etats-Unis ou
seront renvoyés dans des pays où ils ne courent absolument aucun risque d'être
torturés?
Et pourquoi n'assure-t-il pas simplement que son gouvernement se conformera en
tous points à La "Convention de 1984 contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants", dont les Etats Unis sont
signataires, et qui stipule:
"Le terme de torture recouvre tout acte par lequel sont infligées intentionnellement des souffrances intenses, qu'elles soit mentales ou physiques, dans le but d'obtenir des renseignements ou des aveux, par ou à l'instigation de ou avec l'accord d'un haut responsable … ou de toute autre personne ayant autorité".
La convention précise qu'"aucune circonstance exceptionnelle, quelle
qu'elle soit, qu'il s'agisse d'état de guerre ou de menace de guerre, de
stabilité politique intérieure ou de toute autre urgence publique ne peut être
invoquée pour justifier la torture".
En dépit de cela, Obama a nommé John O. Brennan, l'ancien haut responsable de
la CIA, conseiller sur les questions concernant les services de renseignements
et co-directeur des services secrets dans l'équipe de transition.
Brennan, qui avait déclaré que la "reddition extraordinaire" (système
qui consiste à kidnapper des gens et à les envoyer dans des prisons secrètes où
ils seront soumis à la torture), politique mise en pratique sous Clinton et
sous Bush, était "un outil essentiel" et qui avait encensé les
techniques d'interrogatoires de la CIA, disant qu'elles avaient permis
d'obtenir des renseignements qui "avaient sauvé des vies".
Obama s'avèrera peut-être aussi décevant que Nelson Mandela qui a peu fait,
hélas, pour améliorer le sort de son peuple en Afrique du sud et qui, au
contraire, a remis son pays entre les mains des forces internationales de la
mondialisation. Si je fais cette comparaison, ce n'est pas parce que tous deux
sont noirs, mais parce qu'ils avaient suscité un immense espoir dans leur pays
et dans le monde entier.
Mandela avait été libéré de prison parce que les dirigeants du temps de
l'apartheid pensaient qu'il deviendrait président et qu'il parviendrait à
calmer la révolte de la population noire tout en dirigeant le pays au centre,
en appliquant les règles de l'économie de marché et sans véritablement
constituer une menace pour les privilèges des Blancs.
C'est peut-être pour cette raison qu'il s'est refusé, dans son autobiographie,
à accuser la CIA de l'avoir capturé en 1962, même s'il y a des preuves
accablantes pour étayer cette thèse.
Il semblerait que Barack Obama ait fait la même impression sur les élites aux
Etats-Unis qui l'ont observé à la loupe lors de meetings de campagne et ont
facilité son ascension spectaculaire depuis le temps, il y a quatre ans, où il
n'était que l'obscur sénateur d'un état jusqu'à son accession à la présidence.
L'argent investi par le monde de la finance sur le Label Obama a été
phénoménal.
On peut également faire la comparaison avec Tony Blair. Les conservateurs
britanniques n'auraient jamais réussi à imposer des droits d'inscription à
l'université, ni à se lancer dans des guerres barbares, mais le Nouveau Parti
travailliste l'a fait.
Les Républicains auraient eu beaucoup de mal à rétablir la conscription, mais
je vois bien Obama le faire, enrobant le tout du slogan approprié, du genre
"yes we can'.
J'espère de tout cœur me tromper sur ses actions passées, et sur la façon dont
il dirigera le pays. J'espère me tromper du tout au tout.
Beaucoup de gens attendent des progressistes qu'ils exercent des pressions sur
le gouvernement d'Obama pour qu'il fasse émerger ce qu'il y a de "bon" en lui,
pour qu'il le force à s'engager et à faire face à ses responsabilités.
Les réformes audacieuses du New Deal de Roosevelt ont été mises en œuvre sous
la pression de grands mouvements de grèves et d'autres actions dans tout le
pays peu après la fin de l'état de grâce.
En l'état actuel des choses, je n'ai rien de mieux à proposer.
Que Dieu nous vienne en aide.
William Blum ,
écrivain et journaliste. Les livres qui ont été traduits en français sont: Les
Guerres scélérates (Parangon, 19 février 2004); L'État voyou (Parangon (31 mars
2002) ; Mythes de l'Empire (Aden).
Vivement recommandés par la faculté.
Plus d'infos sur Blum ici (en
anglais)

Commentaires
Je suis née en 64, en 1981, j'étais poil trop jeune pour voter. Mais je me souviens de ma famille allant en bloc et le sourire en banane porter leurs bulletins pour que les choses changent enfin. Mon père, né en 36, en aurait pleuré de joie...
Quelques mois plus tard, il fût le premier que j'entendis émettre de gros sérieux doutes sur ce qui se passait réellement...
Quand je lis ton texte, je retrouve ce sentiment glaçant de vol d'espoir, de détournement de rêves.
On n'est pas sorti du tunnel du fond du trou d'l'auberge...
Oui, on aimerait que William Blum se trompe mais c'est vraiment peu probable.
Ta simulation à la française est excellente
Elle m'a fait rire et c'est tant mieux, rire est salutaire.
@Sardine
moi j'ai voté en 1981, pour Mitterand bien sûr au deuxième tour...et qu'est-ce qu'on était contents!!
Je ne suis pas allée dans la rue car j'étais dans un village mais on a festoyé avec des copains...
La désillusion est vite arrivée...on parlé de gauche caviar...entre autres
et cette désillusion a sapé la force de la gauche, lui a enlevé sa crédibilité auprès des populations les plus défavorisées, les ouvriers, les employés, ceux qui se coltinent tous les jours un quotidien difficile et qui aujourd'hui sont acculés, pas encore à la misère...mais ça vient.
Cette pseudo gauche là (démocrates américains, socialistes) , n'est qu'un couvercle destiné à bloquer les justes révoltes populaires.
Faire croire au peuple qu'il est représenté et défendu contre la droite, et, en fait, jouer sournoisement le jeu du pouvoir capitalo néo liberalo à tendance facho.
baci
Merci pour vos témoignages (avec un peu de retard, désolée, militantisme quand tu nous tiens). Eh oui, difficile de savoir ce qu'il faut faire parce que les élites arrivent toujours à contourner la volonté du peuple.
La caricature étant ce qui se passe aujourd'hui ici même où le triste sire promet la main sur le coeur tout en faisant exactement le contraire sans vergogne.
Le cas de figure que j'évoque avec DSK n'est, évidemment, pas le seul scénario catastrophe. Tout est possible, dans la mesure où la vie politique est ponctuée de dates: élections, actions militantes et où il n'y a rien entre. Même côté gauche-gauche.
Il y a quand même une nuance dans la déception : le Part Démocrate n'a, lui, jamais promis le socialisme.
Il n'a même pas promis d'abolir les différenciations par "races" (en anglais, je te l'accorde, et qui veut dire aussi courses (de chevaux)).
Ils ne seront déçus que d'avoir été heureux, mais ça ne s'appelle plus de la politique : c'est de la cyclothymie.
coucou
Bravo pour ton militantisme.
J'ai inclus un lien vers ton texte dans l'envolée finale de mon dernier billet...:-)
Salut, encore un bon billet de ta part.
Je suis désolé, mais là je vais jouer mon troll, faute de voir comment faire autrement. Je m'explique.
Ce matin, petit tour sur rezo, où je trouve ceci :
http://www.larevuedesressources.org...
Le sujet m'intéressant, j'y vais jeter un oeil, pour tomber sur de la prose digne - à mon sens - d'Eric Zemmour période tardive.
Pour la première fois j'avais une furieuse envie d'exprimer mon agacement aux administrateurs de rezo. Problème, aucun moyen de laisser un message.
Voilà, du coup c'est toi qui prend, je m'en excuse, mais cet article me paraît tellement nocif que j'avais besoin de vomir quelque part.
Je ne peux croire que ce type de position puisse être cautionnée par le rezo.
beurk
merci cependant pour ta vision peu réjouissante de l'avenir politique français.
Certes, gg, ils n'ont pas promis le socialisme: aux US, le socialisme n'est envisagé que par une infime partie de la population. D'ailleurs, Nader, pour qui Blum a voté, n'est pas socialiste. Ils ont voté pour plus de justice sociale, pour la fin des guerres, pour une répartition plus juste des richesses et pour que cessent la pauvreté endémique et les délocalisations qui les privent d'emploi, pour la fin du harcèlement policier contre les pauvres, les minorités ethiques et les immigrés, pour ne pas avoir encore ces clowns sanguinaires et incultes au gouvernement et pour avoir enfin un Noir à la tête de l'Etat et faire la nique aux années d'ostracisme subi par les minorités. J'en oublie.


Bref, a sort of socialisme, non?
Céleste, merci pour ton lien. J'ai vu le billet, mais j'avais les bras chargés avec celui sur Dolto
Merci, Kob pour ton commentaire.
En effet, ce texte est très virulent et glaçant.
Maintenant, il pose la question de l'avenir de la planète, dont personne ne se préoccupe plus véritablement, surtout depuis la crise financière qui a occulté opportunément tout le reste et c'est peut-être ce qu'ont vu les "gars" de rezo.
Je ne saurais faire une critique sensée de ce qui est dit, n'étant pas assez calée sur le sujet, et je serais intéressée par une analyse de ce que dit l'auteur.
En tous cas, prôner comme solution "l'euthanasie active" pour sauver la Planète, comme il est dit dans le dernier commentaire, cela fait froid dans le dos.
Quant à la projection que j'ai faite sur les élections, c'était celle qui correspondait le plus à la réalité aux US.
Il se peut que ce soit Royal, à la place
Yes, yes, but je pensais à Mitterand 81, la rupture avec le capitalisme (Jospin n'a pas déçu : il n'a jamais été aimé).
Pour Obama, attendons de voir : il donne beaucoup de gages à la droite. C'est peut-être qu'il se prépare à faire une politique très à gauche.
Oui, bien sûr, mais là encore, pour Mitterrand, la Gauche ne se faisait pas de grandes illusions. Jospin, lui, c'était le gestionnaire, il évitait les grandes envolées idéologiques, parlait chiffres et plus personne n'était dupe, de toute façon.
Pour ce qui est d'Obama, ce serait une grande première mondiale si, après avoir annoncé une politique de droite (à part qqs vagues paroles qui pouvaient être interprétées comme des promesses), il se mettait brusquement à virer à gauche, comme cela, tout seul - contre tout le gouvernement qu'il a formé. Alors que ce ne sont même pas ses convictions à lui.
Seul un immense mouvement populaire peut l'inciter à changer de politique.
Le problème, c'est que ce movement, s'il ne vient que des ghettos, sera vite réprimé (avec l'approbation des bourgeois) et que tout pourra continuer comme avant.
Voir la révolte des quartiers en France, désapprouvée par une grande partie de la Gauche.
Le programme de Nader c'est du socialisme,ou du moins le début,sans le dire!
Pour les journalistes de la télé,c'est un voeux pieu ou c'est un souhait que tu formule?
Et t'a oublié:les communistes ont refusé le ministère des illusions perdues!
Excellent l'intro MC !et bravo pour la traduction. Pour renforcer un peu le pessimisme : http://www.legrandsoir.info/spip.ph...
Par contre, non, il est possible d'avoir un gvt plus a gauche que ses promesses électorales : le front popu en est un exemple et le new deal de roosevelt aussi (je crois).
Il suffit (mais c'est indispensable) d'avoir une forte mobilisation populaire.
Salut,
Et merci beaucoup.
Je suis bien d'accord. Mon cas de figure ne représentait que, mutatis mutandis évidemment, la situation actuelle telle qu'elle se présente aux US: un président de centre droite qui s'est entouré de néo-libéraux et conservateurs, prêts à poursuivre la même politique, intérieure et extérieure.
C'est certain, que le seul espoir, c'est que la population, bernée une fois de plus par les discours, se révolte. Et il commence à y avoir des signes. Obama sera, alors obligé de l'entendre. Comment va-t-il s'en sortir?http://www.dedefensa.org/article-evidemment_obama_est_du_cote_des_revolutionnaires__09_12_2008.html
Oui, pour le New Deal, Roosevelt est allé bien au-delà de ce qu'il aurait fait s'il n'avait été poussé par la pression populaire. La situation étant similaire aujourd'hui, faut voir.
Pour l'excellent texte du GS, je ne peux qu'être en phase, c'est moi qui l'ai traduit ...
hu hu la louze, j'avais pas vu.
Pas grave, au contraire.

Ca donne plus de crédibilité à ce que je fais ici.