Barack Obama: Du rave au blues?
Par emcee le samedi 8 novembre 2008, 01:03 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
(3° volet sur l'élection américaine)
Aujourd'hui, le monde entier exulte donc:
"NOUS SOMMES TOUS DES NOIRS AMÉRICAINS".
Oubliés les immondes racistes, le monde entier s'est doté d'un président
noir.
La France black-blanc-beur, à côté, cela faisait vraiment petit joueur.
Eh, oui, c'est tellement beau qu'il nous prendrait de rêver, nous aussi.
Mais il s'agirait de raison garder, tout de même (voyez à quelle allure on nous
l'a brisé le mythe du black-blanc-beur. Une défaite et hop, tous
blacks!).
Que les politiques et les médias nous enfument avec ça: ils sont dans leur
rôle d'enfumeurs.
Et, ces dernières années, ils ont peaufiné, avec leurs suzerains, les grands
groupes privés, le scénario de la forfaiture et du mensonge avec une précision
d'orfèvre.
Que des pauvres gens, manipulés, peu instruits (par la volonté des
précédents) et incapables de voir la duplicité de ceux qui les gouvernent, y
croient dur comme fer, c'est dans l'ordre des choses. Les manipulateurs, quels
qu'ils soient - secondés avec zèle par leurs courroies de transmission -
s'appuient justement sur leur crédulité pour se maintenir au pouvoir, grâce aux
moyens qu'ils se sont donnés pour les berner.
Alors à nous, qui sommes dotés d'un certain esprit critique, de ne pas nous
laisser prendre à ces grosses ficelles tendues par les capitalo-impérialistes,
jamais en panne d'imagination quand il s'agit de préserver leur suprématie afin
de rafler toujours plus du pactole public.
Évidemment, moi, ce que je dis, soit c'est de la roupie de sansonnet, soit
cela relève de l'obsession complotiste.
Alors, voici quelqu'un qui sera peut-être plus convaincant que moi, française,
même pas journaliste (donc, hors sérail) et de sexe féminin (ce qui
est, dans la blogo, aussi rédhibitoire que dans le monde réel).
Il s'agit de Bruce Dixon, un des quatre journalistes noirs (2
hommes, 2 femmes) qui écrivent pour le site
Black Agenda report .
Dans l'article (entre autres):
Cashing the Obama Check: Will It Come Back Marked “Insufficient
Funds”?
Wednesday, 05 November 2008
Si on dépose le chèque Obama, va-t-il revenir avec la mention: "fonds
insuffisants"?
Le vote en faveur du Premier Président Noir n'était pas simplement une
question de couleur de peau et de racisme.
Pour des dizaines de millions de personnes, c'était un vote pour la paix dans
le monde et la justice économique et sociale chez nous.
Barack Obama a donné au peuple américain l'illusion d'un personnage politique
transformatif.
Malgré les exhortations de ceux qui demandent aux Américains de modérer leurs
attentes, beaucoup sont prêts à recueillir les fruits des espoirs qui ont
permis de porter massivement Barack Obama au pouvoir. Ces espoirs et ces
attentes sont ce qu'on appelle le chèque Obama.
La question est: pouvons-nous l'encaisser?
"D'une certaine façon, nous sommes venus jusqu'à la capitale du pays pour encaisser un chèque … Il est clair que l'Amérique a manqué à ses engagements sur ce billet à ordre (destiné à chaque américain, NDT) en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer cette obligation sacrée, l'Amérique a donné aux Noirs un chèque sans provision, un chèque qui nous est revenu avec la mention: "compte pas assez approvisionné", Martin Luther King, I Have A Dream, August 1963.
Encaisser le chèque Obama: reviendra-t-il avec la mention: compte
insuffisamment approvisionné"?
Par Bruce Dixon , administrateur du site "Black Agenda
Report"
"Le Premier Président Noir sera-t-il d'une utilité quelconque pour nous
permettre d'encaisser le chèque destiné à une véritable justice raciale?
La nuit des élections s'était terminée à 11 heures du soir sur la côte est. A
peine deux heures après la clôture du scrutin sur la côte ouest, les
spécialistes politiques annonçaient la victoire d'Obama.
Maintenant que nous savons qu'un petit garçon noir peut effectivement devenir
président quand il sera grand, il est temps de nous ressaisir, de nous remettre
de notre émerveillement et de nos autocongratulations ébahies sur la distance
que nous avons parcourue. Il est temps de regarder autour de nous pour savoir
où nous en sommes véritablement aujourd'hui.
Le Premier Président Noir emporte avec lui dans le Bureau Ovale les espoirs,
les rêves et les aspirations de beaucoup de gens qu'il ne rencontrera jamais,
mais qui s'imaginent savoir ce qu'il a dans le cœur et quelles sont ses
intentions.
Même si ces questions n'étaient pas soumises au scrutin, et avaient été
largement occultées pendant les débats par les médias et les candidats
eux-mêmes, les dizaines de milliers de personnes qui ont voté pour Obama l'ont
fait parce qu'essentiellement, ils voulaient que la guerre se termine. Ils
veulent une réduction du budget militaire et une baisse de la population
carcérale. Ils veulent une couverture santé universelle avec un organisme
payeur unique. Ils veulent une économie plus égalitaire et ils ont protesté
avec véhémence contre le plan de relance de Wall Street de Bush (et
d'Obama).
Leurs espoirs de justice sociale et économique ici et de paix à l'étranger
sont, selon les termes désormais célèbres de Martin Luther King, un billet à
ordre gigantesque et arrivé à échéance depuis bien longtemps. Un chèque. Le
Chèque Obama.
Barack Obama a été élu dans l'espoir qu'il pourrait nous permettre d'encaisser
ce chèque. C'est le changement auquel croyaient ceux qui sont allés voter pour
lui, c'est ce qu'ils espèrent voir arriver et c'est à cela que l'histoire
jugera la présidence d'Obama.
Est-il possible d'encaisser un jour ce Chèque Obama?
Le jour où Obama prendra ses fonctions, il y aura le nombre incroyable de 1,1
millions de Noirs derrière les barreaux, un taux 8 fois plus élevé que celui
des Blancs. Avant l'effondrement du marché du crédit immobilier, le capital
d'une famille de Noirs représentait environ un onzième de celui des
Blancs.
Depuis, cet écart s'est largement creusé.
Dans quelque domaine que ce soit, l'instruction, les salaires, la santé, la
mortalité, le chômage ou les incarcérations massives, le fossé entre les Blancs
et les Noirs est immense aux US et il se creuse encore.
Avec le Premier Président Noir à la tête du pays, beaucoup de Blancs vont nous
certifier solennellement que les US ne sont plus aujourd'hui, s'ils l'ont
jamais été, un pays raciste. Le Premier Président Élu Noir est, semble-t-il,
d'accord avec eux ; lui qui n'a cessé de répéter une année durant, au
cours de sa campagne, que nous évoluions à 90% vers une société non
raciste.
Le Premier Président Noir contribuera-t-il d'une façon ou d'une autre à nous
faire encaisser ce chèque pour une véritable justice raciale destinée à tous et
non pas seulement à quelques visages noirs dans les hautes sphères?
Le jour où le Premier Président Noir prêtera serment, l'économie sera toujours,
selon les termes de l'économiste Michael Hudson, une fiction polie,
fondée sur les actifs fantômes, les bénéfices factices, les estimations
gonflées et la fraude - un château de cartes truquées où même les banquiers
savent qu'ils doivent se méfier les uns des autres. Des millions de familles
seront toujours sous la menace de saisie, d'expulsion et de ruine. Des dizaines
de millions d'autres sont endettées jusqu'au cou, accablées par des taux
d'intérêts qui ne cessent de croître grâce à l'acharnement du colistier
d'Obama, Joe Biden, appelé parfois "le sénateur de Mastercard".
La toute première fois où, encore candidat, il a eu l'occasion de montrer s'il
avait l'envergure d'un chef d'état, c'est quand le Premier Président Noir a
fait pression sur les Démocrates réticents pour les inciter à voter pour le
cadeau d'adieu à Wall Street de Bush-Cheney de milliards de dollars sans
contrepartie, quand cet argent aurait pu être utilisé à financer l'éducation,
les emplois, les infrastructures, les besoins humains et à aider les familles
modestes à rembourser leurs dettes.
Martin Luther King nous a dit, il y a plus de 40 ans en arrière qu'"un
pays qui continuait, année après année, à dépenser plus pour la défense
militaire que pour les programmes d'aides sociales était condamné à perdre son
âme".
Nous attendons-nous vraiment à ce qu'Obama nous permette d'encaisser le chèque
pour une économie juste, et qu'il préconise des mesures pour améliorer le sort
des familles modestes? Les perspectives ne sont pas brillantes dans ce domaine
non plus.
(…)
Le jour où le Premier Président Noir, censé concrétiser le rêve de ML King,
entrera en fonction, les États-Unis dépenseront plus pour l'armement et l'armée
que l'ensemble des autres pays de la planète. Mais en déclarant qu'il
augmenterait le budget du Pentagone encore plus même que Bush et Cheney ne
l'ont fait, au détriment du logement, de l'éducation et de tout le reste, le
Premier Président Noir aura déjà fait opposition à sa contribution au
chèque.
Le lendemain de l'élection, et le jour où le Premier Président Noir prendra ses
fonctions, au moins 44 millions d'Américains n'auront pas du tout d'assurance
maladie, et des dizaines de millions d'autres seront mal assurés.
Un tiers de chaque dollar dépensé pour l'assurance maladie aux États-unis sert
à entretenir les compagnies d'assurances privées, parasites incontestés des
prestations de soins de santé, et qui font que les soins médicaux aux
États-unis sont les plus onéreux au monde, alors même qu'une partie de la
population plus importante que dans les autres pays industrialisés n'est pas
assurée.
Mais au lieu d'instaurer un système d'assurance maladie avec un organisme
payeur unique, le Premier Président Noir compte emprunter des milliards de
dollars pour donner le chèque Obama directement à ces assurances privées
parasites, et baptiser cela "assurance maladie universelle".
Le jour où le Premier Président Noir prendra ses fonctions à la Maison Blanche,
il y aura 800 bases militaires US réparties sur toute la planète, davantage de
soldats en Irak qu'il n'y en avait en 2005 ou 2006, des navires de guerre qui
menacent l'Iran et qui bombardent la Somalie à l'occasion, et une guerre en
Afghanistan.
Le Premier Président Noir compte retirer des troupes d'Irak pour les envoyer en
Afghanistan, ses menaces à l'encontre de l'Irak sont les mêmes que celles que
faisaient peser Bush (même s'il ne les a pas mises en musique comme Mc Cain) et
il oublie de citer l'engagement actuel des États-unis dans la Corne de
l'Afrique. Notre Premier Président Noir, comme Dick Cheney, estime que la
"Guerre contre le terrorisme" bidon doit régenter la société civile
aux États-unis.
Les mamies pacifistes qui pensent voir la main de Dieu posée sur notre Premier
Président Noir auront le temps de se pencher sur la question. Il n'y aura pas
de réduction du budget militaire sous le gouvernement Obama. C'est une dépense
dont notre Premier Président Noir ne veut même pas entendre parler, et encore
moins nous en faire bénéficier.
Beaucoup de ceux qui nous assuraient qu'avoir un Premier Président Noir, ce
serait une avancée historique (ceux qui ont contribué à nous faire gober
l'histoire du chèque Obama) nous disent actuellement de ne pas nous faire trop
d'illusions.
Après tout, ce n'est qu'un homme politique. Il n'est pas président du
mouvement, il est le président de tous les Américains, y compris les plus
riches d'entre nous, et il est contraint de servir les intérêts du Pentagone,
de compagnies d'assurances parasites, de multinationales sans états d'âme et de
banquiers d'affaires fourbes.
Tout indique que le chèque Obama va être difficile à encaisser. C'est pourtant
la raison pour laquelle les gens se sont déplacés pour voter, et nous sommes
nombreux à être déterminés à récupérer cette somme.
Avec ou sans l'aide de notre Premier Président Noir.
Bruce Dixon, the managing editor at Black Agenda Report, is based in
Atlanta GA and can be reached at
bruce.dixon(at)blackagendareport.com
Liens:
Texte du premier discours du
président-élu (anglais): où on en remet une couche sur l'Union Sacrée et le
rassemblement autour du drapeau.
Bel exercice.
Par contraste:
Discours de Dakar, 26 juillet 2007
Ou l'arrogance des petits
Notes perso:
Belle unanimité autour du "Premier Président Noir".
Dans la rubrique: les-petites-phrases-
de-nos-grands-hommes-qui-tuent:
Aujourd'hui: le ministre français de la désintégration et de la détention
perpétuelle des basanés, qui a voulu y aller de son éloge.
Évidemment, à travers le prisme de ses préjugés et en fonction de l'étendue de
son ignorance.
Mercredi 5 novembre il a déclaré que l'élection de Barack Obama avait «un
côté symbolique puisque chacun sait qu' (il) est d'une famille issue de
l'immigration».
Ajoutant: «C'est le témoignage que le défi de l'intégration peut être
relevé.»
Alors, Obama, immigré?
Voyons: si son père
était certes kenyan, lui est né à Hawaï, état américain, d'une mère américaine.
Son père et sa mère s'étant séparés alors qu'il avait 2 ans, le petit Barack a
été élevé par sa mère et, pendant une certaine période, par ses grands-parents
maternels.
Tous américains, si je ne m'abuse. Et blancs.
Ironie du sort: la grand-mère de BO a du sang cherokee dans
les veines. Les historiens, qui se perdent encore aujourd'hui en conjectures
quant aux prédécesseurs des Indiens d'Amérique, eux-mêmes prédécesseurs des
bigots blancs et de leurs esclaves noirs, apprécieront les remarques de nos
phénix hexagonaux.
Alors pour notre ministre, serait-ce que si on est basané, on ne serait donc
qu'un immigré contraint de s'intégrer?
Je vous laisse le choix des qualificatifs appropriés, selon votre tolérance à
la stupidité et à la prétention à l'état pur.
Et, donc, les US s'étant débarrassés des dirigeants les plus ignares de la
Planète, qui prend la première place désormais?
On est quand même talonnés de près par
l'Italie.
Ça fait chaud au cœur de ne pas se sentir seuls.
Ca, c'est pour l'anecdote, mais voyons plutôt de qui s'entoure
Obama:
Rahm Emanuel (Démocrate centriste, qui combat avec acharnement
l'aile "gauche" du parti, c'est dire, et partisan farouche de la guerre en
Irak) a été choisi par Barack Obama pour occuper le poste de Chef de Cabinet de
son futur gouvernement.
En bref: Emmanuel Rahm est le fils d'un immigré israélien, il a servi dans les
“Israeli Defense Forces (IDF)”.
Son père, lui, a fait partie de l’Irgoun (mouvement entre 1930-48), le bras
armé du groupe sioniste révisionniste créé par Vladimir Jabotinsky.
Farouche partisan de la guerre en Irak, il
soutient Israël et sa politique.
Évidemment, ce brave gars a été pris pour ses compétences sur le terrain et
appliquera une stricte neutralité une fois au gouvernement. Il ne faudrait pas
tout mélanger.
Les Palestiniens (et autres Iraniens et Libanais) doivent avoir confiance. Ce
n'est pas un va-t-en-guerre pro-sioniste qui peut leur faire peur, non?
La suite bientôt sur vos écrans.
Dernier point: pourrait-on élire un noir en France?
Yes, we can.
Mais, d'abord, faudrait un candidat.
Et qui c'est qui verrouille? Pas les électeurs, que je sache.
Mais les partis politiques.
Chacun son tour, comme à confesse. Cela fait 20 ans qu'on prend les mêmes et
qu'on fait tourner, et toi, tu voudrais qu'un noir ou un arabe, sortis du
néant, leur prennent la place de la bouche?
Déjà, il leur a fallu épuiser leur stock de mecs, avec leurs casseroles de tous
ordres, avant de proposer une femme (plus de 50% de la population, tout de
même).
Dommage, elle n'a pas fait mieux que les autres.
Ensuite, élire un noir, oui, mais pas parce qu'il est noir.
Sur un programme.
Et il y a de fortes chances qu'il ne me plaise pas du tout, ce programme.
Parce que s'il a été élu, c'est qu'il fait partie, justement des UMPS qui se
taillent la part du lion des postes-clés en France.
Le noir UMP, merci bien. Et pourtant, si c'est leur va-tout, ils n'hésiteraient
pas à s'en trouver un. En remplacement de notre Bush à nous.
Ça, c'est comme si on disait: Tu voterais pour Dati, toi? Certainement
pas.
"Tu votes pas pour elle parce qu'elle est arabe?".
Et si j'avais dû voter aux États-unis, je n'aurais voté pour aucun de ces deux
marionnettes du système; mais sans doute pour un des candidats de gauche, blanc
ou noir, parmi les 17 autres candidats à la présidentielle.
Quant aux Noirs des US sur des postes politiques, il y en a une
palanquée.
Et ils ne sont pas toujours bien blancs.
Tiens, prenez le maire de la Nouvelle Orléans, qui a cédé les écoles publiques
aux groupes privés, qui a permis la démolition des logements sociaux pour
empêcher ceux qui ont été opportunément déplacés de revenir chez eux,
etc.
C'est la même chose pour BO. Et il n'hésitera pas à aller casser du musulman et
même du noir dans les pays étrangers et faire assassiner encore d'autres
innocents pour que le Capital se gave.
Alors complotomanie ou angélisme?
Le temps nous le dira. Et on n'aura pas attendre bien longtemps.
Sauf pour les pauvres, que les Démocrates ont priés de s'armer … de
patience.
Parce que "tout ne pourra pas se faire tout de suite".
Evidemment.
Ca me rappelle quelque chose. Plein de choses, en fait.
Et, pendant que le monde regarde ailleurs, à Wall Street, les
affaires continuent pour les banquiers (en anglais)
(l'argent donné par l"'état aux banques sert d'abord à payer les primes aux
banquiers. Mais OUF, Obama est là, alors, on oublie sa colère).

Autres liens:
Congo: l'horreur:
On
parle rarement du gigantesque hold-up mondial sur les ressources du
Congo
Mondialisation.ca
Que va donc faire notre cousin d'Amérique?
Discours I have a dream (le son n'est pas terrible, mais
bonjour l'ambiance)
Martin Luther
King : I have a dream. Un grand moment d'émotion vraie.
Contre-Info

Commentaires
Et oui, malheureusement c'est bien comme ça que ça se passe!
l'élection d'Obama ayant occupé le devant de la scène médiatique, on a peu parlé d'autre chose.
tu connais ce site: http://cestlacrise.tumblr.com/
c'est impressionnant.
maintenant qu'on nous a bien enfumés avec "la victoire d'un noir" il va falloir revenir à la réalité, et elle n'est pas belle.
j'oubliais, en ce qui concerne la classe politique dominante la plus bête du monde l'Italie est effectivement très bien placée.
baci
Bon je l'ai déjà dit sur l'autre billet mais faut-il rabacher?
3% de noirs et 5% d'arabes en France,je crois qu'il y en a un,ou une seule à l'assemblée.
Combien de femmes à l'assemblée?à peine 12% et pourtant elles représentent 50% de l'humanité.
Combien de femmes dans les institutions,dans les associations noires,arabes?
J'ai mal au ventre à force de rire à voir la vitesse à laquelle ils inversent les problèmes.
A quand des femmes reconnues comme parties intégrantes de l'humanité?
Et je suis comme toi,je vote pour des idées,je me fout royalement de la couleur ou du sexe de celui qui les portent,du moment qu'il est honnête.
Et le discour de Martin Luther King continu à me faire le même effet que les lettres de fusillés:cette espèce de frisson dans le dos qui me dit de ne pas desespérer
Le problème n'est pas justement de mettre des personnes issues des "minorités" (femmes comprises) dans un système pourri, simplement pour leur donner une place. (Il n'y a qu'à voir comment se comportent les femmes du governement ou à des postes importants: pas mieux).
La parité, vaste blague aussi: on met les femmes dont on ne veut pas (ou qui ne veulent pas) en position d'inéligibilité et basta.
Maintenant, ne serait-ce point que, s'il y a si peu de femmes, de Noirs et d'Arabes (et autres), c'est qu'ils ne veulent pas cautionner un système qu'ils désapprouvent?
Alors, on va me dire qu'il faut s'investir massivement pour faire changer le système de l'intérieur.
Ouais.
Je ne connais pas d'exemples.
salut, Céleste,
Je n'avais pas vu que tu avais posté et donc, je te "libère" de façon tardive. Désolée.
Le lien que tu donnes est déprimant. Il faudrait avoir le courage de copier tout cela et d'aller dans la rue le distribuer aux passants sans un mot. Afin qu'ils se posent des questions eux-mêmes.
Oui, l'Italie, l'autre pays du bling-bling.
Je pense souvent à toi: où que tu te tournes, il y a des sujets de révolte. Pas facile.
Tiens, je rajoute la pub de Ralph Nader, trouvée chez Gwen, blog: MO entre crochets
http://moentrecrochets.blogspot.com/2008/11/and-winner-is.html
Edifiant.
A la fin, Obama dit qu'il a voté, pour la plupart, les lois présentées par GWB.
C'est exact et bien d'autres démocrates aussi. Acceptant tout : les rallonges des budgets militaires, la torture, Guantanamo, les invasions, le Patriot Act, le plan de relance aux banques (là, ils ont même été plus zélés que les républicains, quèque chose, non?), etc.
Ils ont même refusé obstinément l'impeachment du prez.
Aujourd'hui, le monde entier, dont les US, s'accorde à dire que Bush a été le plus mauvais président de l'ère moderne aux Etats-Unis. Il est de bon ton de cracher sur Bush. Le monde entier attend d'Obama on ne sait quelle rédemption.
Alors, moi, je pose la question: QU'EST-CE QUE BUSH POUVAIT BIEN FOUTRE LA OU IL ETAIT PENDANT HUIT ANS, s'il était si mauvais?
Et la question, je la pose à ces démocrates obcènes, et à tous les politiques et médias de la terre, y compris chez nous, qui se sont bien gardé, pendant 8 ans, je le rappelle, de dénoncer Bush comme l'homme le plus nuisible du monde entier.
Parce que Bush, lui, il n'aurait pas tenu tout seul.
Il en a fallu du monde (et des complicités) pour le porter à bouts de bras jusqu'à la fin de son deuxième mandat!
Alors, qu'on arrête avec ça. Bush n'est que le pur produit monstreux créé par le Capital. Il en faut un pour faire le Grand Ménage de temps à temps. Et après, on peut faire semblant de revenir à plus d'"humanité".
Mais le silence après Bush, c'est encore du Bush.
Un grand merci, emcee, de faire des billets aussi courageux et lucides. Je n'en reviens pas que Seb Fontenelle, par ailleurs si avise, soit aveugle au point d'applaudir a cette "election" en ne retenant que la question de la couleur de peau d'Obama.
Perso, je pense que ton blog fait partie du podium de ce qui se trouve sur internet (et je ne dis pas ca parce que tu es une fille ;-)). Non seulement parce que ton propos s'appuie toujours sur des elements factuels bien documentes, mais aussi parce que tu as souvent un point de vue tres pondere, equilibre et lucide.
On a aussi discute de la tartufferie de ces elections etasuniennes chez Superno : http://www.superno.com/blog/?p=482
B. Obama a fait et dit ce qu'il fallait pour se faire élire....
Je pense qu'on a le droit de ne pas se faire trop d'illusions.
Un radical n'aurait pas eu la moindre chance.
Il n'a pas encore pris ses fonctions.
Laissons-lui au moins "l'état de grâce" auquel a droit tout nouvel élu.
Wait ant see.
Le système se change de l'intérieur ET de l'extérieur.
Exemple:si le PCF n'avait pas été présent au parlement européen,absent de la commission qui préparait la constitution européenne,quelles chances auriont nous eu de la mettre en échec?
Si le PCF dès le 11 septembre 2003 n'avait averti des dangers quelle mobilisation aurions nous eu,quelles chances de voir publiée cette constit massivement?
Vous croyez vraiment que cela aurait atteint le niveau nécessaire?
Etre présent partout,dans toutes les institutions,pour avoir accès à tout les dossiers,toutes les saloperies qui se préparent,dans toutes les luttes pour les mettre en échec et préparer le changement c'est vraiment le minimum.
Enjolras, je suis confuse. Merci de tes encouragements. J'ai fait des posters de ton com' et les ai affichés partout chez moi.
Faut dire que je n'avais pas le moral, ces derniers jours.
Merci pour le lien que tu as mis chez superno. Je lis ses billets régulièrement, mais je ne poste pas de com' parce que cela se passe entre habitués et que je ne suis pas à l'aise pour intervenir dans ce cas-là.
Et puis, si j'ai trouvé tes commentaires très bons, j'ai été refroidie par d'autres.
Alors, à part dire que j'étais d'accord avec ce que tu disais ...
@ Jocker: l'état de grâce implique que c'est la période de temps où le nouvellement élu peut se permettre de faire passer tout ce qu'il veut, parce que les électeurs sont tétanisés. Mais que dès qu'ils auront ouverts les yeux, ils se rendront compte que la politique menée n'est pas celle qui était promise.
Ce n'est pas ma conception de la politique.
@JCG: je ne voulais pas parler des institutions, mais de la base dans les partis et les syndicats. La ligne se définit à partir d'une majorité (et des alliances, parfois douteuses, d'ailleurs). Et la minorité (aussi importante soit elle) n'a plus qu'à se plier ou partir.
Là non plus, ce n'est pas ma conception de la politique (au sens large).
"qu'a se plier et partir"Pourquoi?qui les obligent à partir?qu'est-ce qui les empêchent de continuer le débat en interne?
Dans ces cas la partir est aussi une expression étrange du genre"j'ai raison contre tout les autres et ils ne me méritent pas".
Pourquoi cela devrait il se terminer de cette façon?
La majorité ne prend pas une décision CONTRE la minorité,mais pour défendre les intérêts des salariés.Je parle bien sur des organisations de salariés.Et rien n'empêche la minorité de continuer à défendre ses opinions du moment ou elle n'entrave pas l'action ce qui condamnerait l'organisation à l'immobilisme.
emcee,
n'hesite surtout pas a intervenir chez SuperNo, au contraire meme : ta presence ne peut que bonifier la discussion. Moi-meme je ne les connais que depuis peu, et j'ai ete bien accueilli, comme tous les nouveaux qui arrivent sur ce blog !
Il y a certes le dit "touchatout", qui est a cheval sur l'orthographe, a un degres maladif je dirais.. mais en realite (je le connais) il est tres sympa. Je comprends que l'on puisse se sentir sur ses gardes en face de touchatout mais en fait il est tout a fait possible de le taquiner sans qu'il ne se vexe.
bref soit la bienvenue ! a bientot j'espere !
emcee,
est-il possible de t'envoyer un message perso a un endroit autre que cet espace public de discussion ? Je n'ai pas trouve d'adresse email sur ton blog.
Je me joins à Enjolras pour te féliciter, Emcee, pour ton blog qui est un de mes favoris. Un phare !
Je suis même étonnée qu'on n'y commente pas davantage.
On n'y vient pas pour se remonter le moral, certes, mais on se documente et on affûte son esprit critique. Et ça, c'est irremplaçable.
Je trouve aussi cet enthousiasme naif même chez certains "gauchistes" avec le résultat de cette élection. J'espère qu'ils vont vite se rendre compte qu'Obama est une imposture... Une marionnette au service du complexe militaro-industriel et de la haute finance.
La désillusion risque d'être rude...
P.S.: Ta réponse à Jean Claude Goujat est excellente même s'il pose des questions intéressantes !
Arrêtez, n'en jetez plus...


Je vous remercie beaucoup.
En effet, la question que pose Jean-Claude est intéressante et je comprends son point de vue, mais je ne peux pas adhérer à cela. Par cynisme, découragement ou pragmatisme, peut-être.
Jean-Claude, dire: "La majorité ne prend pas une décision CONTRE la minorité,mais pour défendre les intérêts des salariés" , c'est comment dire, hum, avoir la foi du charbonnier. Il suffit de voir comment les salariés ont été défendus ces derniers temps pour se poser des questions sérieuses sur les motivations des grandes centrales syndicales et de leurs dirigeants. Et de la "tendance majoritaire".
Pareil pour les formations politiques. J'ai, personnellement, suffisamment fait l'expérience de la marginalisation des idées minoritaires pour en être arrivée à ces convictions.
"Rien n'empêche la minorité de continuer à défendre ses opinions du moment ou elle n'entrave pas l'action ce qui condamnerait l'organisation à l'immobilisme" ---> C'est exactement cela que je reproche aux majorités syndicales ou politiques: dites ce que vous voulez, mais restez dans votre coin, nous, nous savons ce qui est bon pour le peuple ou les salariés.
Avec ce genre de certitude, les salariés ont perdu plus d'acquis en quelques années que les 50 années précédentes: retraites, travail des femmes, travail le dimanche, horaires, sécurité de l'emploi ... et il en tombe encore tous les jours. Alors, je ne vois pas où la majorité a agi "dans l'intérêt des travailleurs".
@ Pachenka: certes, rien n'est fait pour remonter le moral par ici
"on se documente et on affûte son esprit critique": c'est exactement l'objectif de ce blog. Et si cela fait avancer la réflexion, justement, je suis contente qu'il tende à être atteint.
Pas beaucoup de commentaires? Mais c'est pour cela qu'il y a la qualité.
Je suis peut-être, aussi, un peu intolérante avec les trolls qui, après que j'ai expliqué en long et en large avec preuves à l'appui, viennent me dire le contraire, juste parce que cela a été dit sur TF2.
Bonne journée à tous.
Enjolras, je t'enverrai un mail. Je ne laisse pas traîner mon adresse sur Internet pour éviter les spams, déjà trop nombreux.
Coucou Emcee
Pas le moral?
Zut! J'espère que ça va mieux
Que devient le web éclairé si tu n'écris plus?
Enfin ça m'arrive aussi, surtout quand je me penche sur l'actualité.
Certains matins je me réveille oppressée, et ce n'est pas à cause de ma vie personnelle.
Par contre moi, sans complexe aucun, je commente chez superNo
Baci
merci beaucoup, Céleste, ton amitié me fait chaud au coeur.

Oui, pas le moral parce que je ne vois pas d'issue. Nous subissons la régression la pire que la France ait connue de mémoire d'homme, toutes les valeurs républicaines sont foulées aux pieds par une bande d'idéologues dangereux et qu'est-ce que ce que nous savons le mieux faire à gauche?
Couper les cheveux en 4 et nous diviser, chaque chapelle rejetant la faute sur les autres.
La droite sait resserrer les rangs dans l'adversité, nous, nous faisons l'inverse.
Et je ne parle même pas de la pantomime qu'offre actuellement le PS et dont je ne suis les épisodes que de très loin pour garder encore un peu d'illusions sur l'être humain.
Si je ne poste pas de com' sur certains blogs, c'est, soit parce que les intervenants sont un groupe compact de fidèles qui postent sitôt le billet sorti et qui se connaissent bien, soit parce que les commentaires fusent et que je ne suis pas aussi réactive.
Dans les deux cas, je suis mal à l'aise et souvent maladroite. Et j'ai alors le sentiment d'être ignorée. Ce qui ne me va pas
Car, en général, je prends le temps de réfléchir au sujet, s'il m'interpelle, et, souvent, je poste à contretemps. Ou bien, postant peu, je peux paraître aux autres comme un peu trop sûre de moi et intrusive.
Enfin, je ne sais pas faire comme toi, Céleste, qui postes un commentaire pertinent, même rapide, sur tous les blogs qui ont un intérêt dans la blogo.
Baci.
La façon dont ont été défendus les salariés?mais les organisations syndicale sont comme l'auberge espagnole:on y trouve ce que l'on apporte.Et ça n'a rien à voir avec l'assistanat.Défendre ses acquis faut prendre la décision.Quant une majorité de salariés rejettent la grève est-ce la faute aux syndicats?Quant ils refusent la syndicalisation,de se donner les moyens de lutter.Maintenant ça marche par délégation les grèves?
Parce que ce n'est pas faute d'appeler à défendre les acquis mais sincèrement mais faut que ça bouge et ne pas attendre tout d'en haut.
Etant un vieux de la vieille en 68 j'ai entendu exactement les même accusations,que les syndicats n'avaient pas appeler à la grève,sauf que les grèves étaient en augmentation continue depuis 3 à 4 ans.
Un acquis ça se défend en se prenant en main,pas en attendant le syndicaliste miracle.
Quant aux partis ben,euh,oui,ben quelle perspective?
Entre les refus d'union,les combats des chefs,le spectacle affligeant du PS ce WE les perspectives politiques c'est pas pour demain.Et ça va pas arranger le mouvement social.
Salut emcee, alors… comment dire… tout n'est pas noir ni blanc. Je crois que l'on aurait tort de bouder notre plaisir de voir un Noir élu à Washington. Je n'apprécie pas trop ce côté "so what ?" Tout le monde, et à commencer la majorité des électeurs d'Obama, sait que le retour des démocrates au pouvoir n'est guère synonyme de "grand soir". Cela étant, l'événement est considérable pour tous ceux qui vivent la discrimination raciale au quotidien, et la comparaison avec la situation française est d'autant plus cinglante. Il n'est que de voir l'hégémonie monochromique de l'Assemblée nationale, mais aussi des orgas de gauche, aussi bien les partis que les syndicats. Le mouvement ouvrier en France a une responsabilité claire dans cette situation. Il existe un hiatus race/classe qui n'est toujours pas résolu au sein de la gauche. Le refus de considérer que la discrimination raciale détermine profondément la discrimination (relégation?) sociale de ceux qui en sont victimes a été un aveuglement tragique tant dans l'histoire de la gauche partisane que syndicale. Sous prétexte de ne pas "diviser les travailleurs", on a laissé la question raciale perdurer et… diviser profondément les salariés. La déliquescence des orgas de gauche s'explique en partie par "l'oubli" de cette part notable de la classe ouvrière et le refus de voir les discriminés s'auto-organiser. Quant à la situation actuelle de la gauche, je préfère voir la décomposition s'accélérer, le PS franchir nettement la frontière de son positionnement à droite, plutôt que de "resserrer les rangs" derrière une coalition de fortune, de type gauche plurielle, qui n'aura de cesse de "réconcilier les Français avec l'entreprise" et autres fadaises, justifiant, in fine, le pouvoir pour le pouvoir.
Bref, comme l'ami Sébastien, sans illusion aucune sur la nouvelle administration à Washington, je suis quand même très, très content de voir Obama élu.
Tu quoque mi Pescade!
C'est justement à tous ceux, les pauvres, et en particulier les non-blancs, qui se sont réjouis de l'élection d'Obama que je pense. A ceux-là qui ne vont pas tarder à tomber de haut, qui ont été bernés par la couleur de la peau du candidat du capital et qui croient que leur sort va s'améliorer.
Ceux-là, au pire, vont souffrir en silence, au mieux, se révolteront, mais le capital n'aura lui, aucun scrupule à réprimer leur colère et s'appliquera à marginaliser leurs actions.
Pour moi, l'élection d'Obama, cela veut dire que c'est au moment où la classe moyenne commençait à comprendre comment fonctionne le capitalisme et qu'il y avait des chances qu'elle s'organise et se révolte que les intérêts privés ont détourné l'attention avec leur leurre.
Et puis, si on peut blâmer un Noir pour les échecs futurs (inéluctables), c'est encore mieux.
Ensuite, qu'il y ait un Noir à la MB, cela ne va pas faire ouvrir les prisons où sont enfermés les Noirs de façon disproportionnée, cela ne va pas empêcher la discrimination sur tout le territoire, etc.
J'aurais été nettement plus enthousiaste si BO s'était prononcé contre la peine de mort, contre l'incarcération pour détention de marijuana, pour une justice sociale, pour une couverture santé universelle, pour la création de logements sociaux, pour la réhabilitation de l'Ecole publique, pour les révisions de procès dans le couloir de la mort et toute cette sorte de choses. Des trucs vraiment qui comptent et qui permettraient de changer les mentalités (Que ce soit aux US ou en France, la discrimination raciale est punissable par la loi, et dans les faits?).
Mais rien de tout cela. Et je ne comprends pas que tout ce qui est clairement inscrit dans son programme et les gens dont il va s'entourer (voir ici, ça fait peur: http://www.bakchich.info:8080/article5867.html; et je crois bien qu'ils sont tous blancs) passent après la couleur de sa peau.
Un peu comme si on se réjouissait, en France, de l'élection de Rama Yade ou de Dati à la présidence (mutatis mutandis, évidemment, parce que BO est intelligent).
Alors, peut-être que je suis trop pessimiste (ou cynique), mais les indicateurs ne sont pas au beau fixe pour moi.
Ce que tu dis sur ce qui se passe en France, je suis entièrement d'accord: il suffit d'aller dans des meetings de gauche pour voir qu'il y a peu de mixité raciale. Et pourtant, dans les quartiers, il y a des gens super. Mais leurs revendications et leurs actions sont peu soutenues.
Quant aux syndicats, pareil. Mais les syndicats sont également peu enthousiastes vis-à-vis des chômeurs et des précaires, faut dire.
Enfin, tu dis que tu préfères voir la décomposition du PS s'accélérer plutôt que du rafistolage qui nous mènerait à la poursuite du système capitaliste tel qu'il est (moi aussi).
Mais, n'est-ce pas, justement, ce qui se passe avec BO?