Obama s'envole, Bush s'en va: tout va bien, braves gens, dormez tranquilles maintenant
Par emcee le jeudi 6 novembre 2008, 01:59 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Et voilà, je ne veux pas en faire des tonnes, mais, tout de même, c'est ici,
sur ce blog, que la victoire d'Obama a été annoncée 24h avant tous les autres.
Et, je suppose que c'est passé complètement inaperçu.
Bon, d'accord, c'était plié, mais tout de même il fallait oser. Le couple de
clowns républicains qu'on lui avait opposé (certainement pas par stratégie,
évidemment, ce serait faire du mauvais esprit, voire du complotisme) aurait pu,
touché par la grâce, dans un ultime sursaut, poussé dans son élan par quelque
machine à voter bloquée sur "erreur fatale", remporter le mickey.
Et voilà Sarah rendue à ses caribous de chiffon et McCain qui se demande dans
laquelle de ses sept maisons il va bien pouvoir se rendre pour noyer son
chagrin.
Triste fin.
Maintenant, le monde entier s'est doté d'un président élu aux Etats-Unis et
plébiscité de ce côté-ci de l"'Atlantique.
Et il est noir. Mince!
Parce que des présidents noirs, il y en a bien de par le monde, mais ils sont
plutôt en Afrique.
Dans l'ordre des choses, donc.
Mais un Noir chez les Yankees, du jamais vu.
Faut dire que les Noirs n'ont pas toujours été en odeur de sainteté dans ce
pays de bigots et de cagoules blanches.
Et en plus, reçu avec les félicitations du jury, Obama casse la baraque (ouis,
je sais, c'est facile, mais je ne renoncerai pas).
Regardez not'président, qui, dans son fief de province, ne veut entendre
parler ni de noirs ni d'arabes et s'acharne à les renvoyer dans un pays
africain, quel qu'il soit, pourvu qu'ils disparaissent de notre vue, eh bien,
ce gars-là, il a été un des premiers à féliciter le nouveau président du
monde.
Vous me direz, ce n'est pas une référence, puisqu'il s'était empressé tout
autant de féliciter le nouveau premier ministre russe, Ras-Poutine, qui, lui,
en veut à mort aux Tchétchènes, qui ne sont même pas noirs.
Mais tout de même.
Et voilà la Maison Blanche (qu'il va falloir renommer d'urgence pour ne
vexer personne – si on me demande, je proposerai la Maison Damier, même si cela
risque d'être provisoire), qui va résonner des cris et gazouillis de bambins
noirs aux joues pleines et luisantes comme des pommes, et même pas la
progéniture égarée de quelque domestique frondeur, mais bel et bien de celle de
la famille des patrons. Famille élargie, forcément - ces gens-là, tu crois
qu'ils sont quatre et il en sort tous les jours des nouveaux.
Ah, le monde entier peut continuer de tourner dans le mauvais sens: nous tenons
là notre nouvelle saga à la Kennedy.
Souvenez-vous, autres temps autres mœurs, à l'époque où les Noirs n'avaient
même pas le droit de vote, ni celui de croiser en quelque lieu que ce soit les
non-noirs, ce rebelle de John Kennedy brisait la chaîne WASP en devenant le
premier président catholique d'origine irlandaise.
Kennedy, qui n'a pourtant pas fait de vieux os à la présidence, avait quand
même eu le temps d'aller attaquer Cuba (lors de l'épisode lamentable de la Baie
des Cochons où il a été obligé de revenir vite fait sur la terre ferme) et de
lancer, mine de rien, les premiers pas de la guerre au Vietnam. Entre
autres.


A près de cinquante ans d'écart: les présidents glamour.
Vous voyez une différence entre les deux photos? Attendez, je vous aide: à
part qu'il y en a qui ont un peu forcé sur les UV.
Alors, voilà, après JFK, qui est le rebelle aujourd'hui? Barack
Obama.
Déjà, rien que le nom. Et, en plus, le 2° prénom est moins ridicule que
celui de GW Bush (Walker, remarque il se serait appelé "Thinker", cela aurait
été pire) mais bien plus exotique: Hussein.
Quand on pense qu'ils sont en train de massacrer une grande partie des Hussein
sur cette terre, les Yankees, voilà-t-y pas que ce nom honni leur revient en
pleine poire comme un boomerang en la personne de leur propre président.
Il est des sorts qu'on n'envie pas, même à nos pires ennemis.
Obama, le joker du capitalo-impérialisme ricain et de ses
satellites.
Les médias se délectent, cela fait un bout de temps déjà qu'ils font leur
beurre, leur argent du beurre et le sourire de la crémière sur les candidats
que l'élite politico-financière s'est choisis.
Mais là, alors, avec un tel événement planétaire, ils ne vont plus lâcher un
seul membre de la famille.
"Papa Obama qui accompagne les filles à l'école en attendant l'investiture en
janvier";
maman chez le coiffeur des stars;
L'interview des voisins, des cousins (et ils sont nombreux, voir plus
haut), de l'ancienne instit de Barack ("oh, c'était un enfant charmant". Il
était très studieux et il souriait tout le temps");
du chauffeur de taxi ("oui, c'est bien moi qui ai pris en charge le
président un jour. Je m'en souviens bien. Il a payé sa course sans rechigner et
sans me menacer avec une arme");
du cuisinier de la Maison "Blanche" ("je vais m'adapter, j'en suis sûr,
mais c'est qu'on ne sait même pas ce qu'ils mangent, ces gens-là!");
de la femme de chambre ("Madame Laura, elle, voulait que des draps roses,
là je sais pas … marron?")
Enfin, j'en passe. Vous allez voir tout cela, en plus brutal, jusqu'à
l'écoeurement. Pendant six mois.
Mais enfin, ça fait passer le temps, ça fait oublier ses petits soucis
quotidiens, le chômage à 50 ans et la retraite à 70, par exemple.
Ne vous demandez pas ce que vous pouvez faire pour Obama, demandez-vous ce
qu'Obama va faire pour vous.
Je l'ai dit dans le billet
précédent, Obama n'a rien d'un révolutionnaire (ou alors d'un
révolutionnaire Umpiste, une race à part).
Il a vaguement promis des trucs sociaux, mais c'est sur les guerres qu'il a été
le plus ferme.
Et les Démocrates, les guerres, ils ne sont jamais en reste. (USA : les
démocrates et la guerre).
De plus, il compte copier lamentablement not'prèze en faisant rentrer au
gouvernement des Républicains, dont Colin Powell, à l'initiative de l'invasion
de l'Irak avec un sachet de sucre en poudre, excusez du peu.
Il manquera plus que Joe le plombier dans l'équipe.
Pour le reste de son programme, ça a été le tango: un pas en avant deux pas en
arrière. Ah, question "changement", d'une certaine façon, il n'a pas menti. Il
a même anticipé.
Donc, difficile de dire ce qu'il va faire vraiment (même s'il n'a de toute
façon pratiquement aucune marge de manœuvre).
Il a parlé de fermer Guantanamo. Belle initiative. On verra.
Mais que va-t-il faire des prisonniers? Les envoyer en Irak?
On craint le pire.
Et d'"aider les pauvres".
Mouais, le prez Johnson aussi, s'était engagé à "déclarer la guerre à la
pauvreté", mais, en fait de guerre, il s'est embourbé au Vietnam et les pauvres
ont dû la sauter.
Mais Barack, c'est pas une guerre qu'il aura sur les bras, si on l'écoute, mais
plusieurs. Irak (retrait partiel des troupes prévu en 2010, putain, deux ans),
renforts en Afghanistan, avec des petites visites amicales au Pakistan, et, si
besoin est, l'Iran.
Déjà que Bush chatouille la Syrie depuis peu, les pauvres, si ça se trouve, il
va leur coller un uniforme et les envoyer visiter du pays.
Nourris, blanchis. Point barre. La mort rapide ou la mort lente. Tu
choisis.
Et de voir que tous ces gens modestes et pleins d'espoir qu'on a
mobilisés pour aller prolonger l'agonie de l'empire qui leur a fait tant de mal
depuis des décennies, je suis effondrée.
(Ça me rappelle, toutes proportions gardées, les célébrités qui allaient en
banlieue inciter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales,
ici.)
Alors, peut-être y a-t-il une lueur d'espoir, quand même. Tous ces pauvres, et
en particulier les noirs, qui ont relevé la tête ces dernières heures, parce
qu'ils pensent que les choses vont changer, eh bien de deux choses l'une:
- Soit Obama leur rend leur dignité (cas le plus improbable, à mon avis)
- Soit c'est eux, révoltés par l'imposture, qui la reprendront.
On ne peut plus miser que sur cela.
(Évidemment, ce que je vois de plus logique, c'est la troisième solution: ils
sombreront, une fois de plus dans la dépression, mais c'est mon côté
pessimiste).
Les ploucocrates fous de dieu et fous de guerre vont dégager de la
Maison Blanche. C'et bien.
Mais qui donc va y entrer?
En tous cas, il faudra montrer patte blanche.
Petit rappel historique vite fait:
Les différentes étapes qu'a connues la communauté noire aux
US.
Esclavage, émancipation, carpetbaggers, lynchages, lois Jim Crow,
ségrégation, ghettos, longue lutte pour les droits civiques jusqu'aux lois de
1964 et 65.
Une victoire amère. Puisque, à part ça, le sort des Noirs dans les ghettos ne
s'est pas amélioré. Loin de là.
La middle-class noire, qui y constituait un élément moteur et
régulateur, étant progressivement partie (à partir de la fin des années 60)
s'installer dans des quartiers ou des banlieues plus confortables (se
retrouvant elle-même dans des enclaves résidentielles au fur et à mesure que
les Blancs fuyaient), avait laissé derrière elle les fracassés de la vie, les
laissés pour compte de toute la société.
Et les ghettos devenaient des quartiers délabrés, minés par la drogue,
l'alcool, la criminalité, le chômage et une cohorte de gens qui dépendaient des
aides sociales – et qui étaient stigmatisés par le reste de la population
américaine.
Et cette middle-class, elle, qui ne sera pas intégrée par les classes moyennes
blanches, se retrouvera prise en étau entre ces deux communautés, rejetée par
les uns et culpabilisée par les autres.
Si plus d'un Noir sur 4 vit en dessous du seuil de pauvreté (pour 1 Blanc sur
9), les ¾ restants occupent en majorité des emplois relativement modestes dans
les domaines du commerce et du travail de bureau, les emplois hautement
qualifiés étant toujours réservés aux Blancs.
L'ascension de la classe moyenne noire a conforté les Américains dans l'idée
que le Mouvement pour les Droits Civiques avait porté ses
fruits.
Mais, dans les ghettos, rien n'avait beaucoup changé pour autant et les
discours lénifiants du pasteur Martin Luther King ne faisaient plus
recette.
Certains se sont alors tournés vers des mouvements plus radicaux, beaucoup ont
baissé les bras.
La pauvreté, l'indignation contre les méthodes policières brutales ont enflammé
épisodiquement les ghettos (entre 1964 et 1967, il y a eu 23
émeutes dans les ghettos urbains, par ex. ).
Aujourd'hui, le capital des Blancs est en moyenne 14 fois plus élevé que celui
des Noirs, quels que soient les revenus, le niveau d'études ou l'activité
professionnelle. Les Noirs de la classe moyenne restent donc, eux aussi,
"séparés et non égaux".
Discrimination à l'emploi, ségrégation résidentielle et scolaire, la
middle-class noire est, en majorité, à peine mieux lotie que les pauvres des
ghettos.
Et c'est cette frange de la population, ignorée des élites, qui sert de tampon
entre les pauvres des ghettos noirs et la bourgeoisie blanche, elle-même
barricadée dans des ghettos de luxe.
Parallèlement, la communauté noire se retrouve en concurrence directe sur le
marché de l'emploi avec d'autres communautés, comme les Latinos, immigrés ou
naturalisés, les Asiatiques ou les Blancs.
Et les patrons, eux, se font un plaisir de jouer les uns contre les autres,
empêchant ainsi la naissance d'une véritable conscience de classe.
Alors, dans tout cela, où se situe Barack Obama?
A lire, cette analyse très fouillée et passionnante du système mis
en place aux USA: Un
bon show ne fait pas une démocratie par Thierry Meyssan, et dont voici la
conclusion:
"Si ce show régénère la société tous les quatre ans, il sert aussi à nettoyer l’image des États-Unis dans le monde. L’opinion publique internationale est invitée à suivre un spectacle qui fasse oublier les crimes précédents et lui redonne espoir. Cette année le casting est particulièrement réussi : un sémillant jeune noir assisté d’un vieux briscard de la politique contre un ancien combattant épaulé par une femme sans complexes. Déjà, la presse mondiale titre sur l’après-Bush comme si les guerres en Afghanistan et en Irak étaient des erreurs passagères imputables à la seule Administration sortante".
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Eh bien, voilà, Bush est mort, vive Obama!

All the world's a stage
And all the men and women merely players
Commentaires
billet intéressant, en fait je me dis après l'avoir lu : est-ce que Barack Obama ne serait pas qu'une simple marionnette ?
Je ne veux pas y croire et garde l'espoir d'un monde meilleur pour demain
Tout change pour que rien ne change...
Bravo, bravissimo, emcee et en plus je constate, en conclusion que tu connais bien ton Shakespeare...! Pour le reste, même les nostalgiques de Luther King ont du mal à s'y retrouver et Angela Davis doit se frotter ce qu'il lui reste d'yeux!
Ce noir là, même prénommé Hussein, est bien blanc à l'intérieur et il va nous le montrer très vite! Ce pauvre Troy Davis de renvoi en renvoi, sera peut-être même le premier à en éprouver les effets et de façon définitive!
The show must go on...!
Salut, à tou-te-s et merci pour vos remarques.
Eh bien oui, on ne la fait pas aux anciens Black Panthers. Je suis d'ailleurs en train de terminer un dernier billet sur cette élection avec la traduction d'un journaliste noir militant de gauche.
Pour Troy, c'est ça qui me met le plus en colère. Qu'il n'ait pas voulu jouer de la couleur de sa peau, c'est très bien. On a vu comment Ségo s'est largement ridiculisée avec ses "ah, c'est parce que je suis une femme que vous dites ça?" quand elle ne savait pas quoi répondre.
Mais la prudence d'Obama va beaucoup plus loin: il n'a aucune empathie pour son prochain. Il était de son devoir d'être humain d'évoquer la question de Troy Davis.
Il ne l'a pas fait. Par peur, sans doute, de perdre son crédit auprès des maîtres du système.
Ce qui prouve, si besoin était, son ambition démesurée.
Ma chère Emcee,
A part casser la baraque, il y avait aussi Barrack a la frite ou Barrack de Foire.
Perso, j'ai choisi Adieu Barrack, qui est un peu chandlerien et était en usage dans ma famille (mais je sais pas si c'est une expression française ou hispanique).
A part ça, ne te torture pas à savoir si ce type est sympa ou non : il fera la même politique que Mc Cain aurait fait, que Sarkozy fait : de toute façon, ils ne sont pas là pour faire, mais pour emballer.
éh éh non! y a une différence, la famille Kennedy est assise sur le moelleux de sa moquette interieure, la famille Obama macule ses fringues discount sur le trottoir!
(chuis pas bonne au jeu des 7 différences?)
très bon article, sinon moi je suis comme Darcy, je garde espoir, fut ce peut être parce que pire que l'existant, c'était difficile...
Ben, je vois pas comment il aurait pu jouer de sa couleur de peau .Pour ça.
Et est-ce qu'on peut jouer avec sa couleur de peau ?
Pour Ségo, oui, je pense qu'elle a à se défendre sur son "statut" de femme ; ils l'attaquent continuellement là-dessus
Même si c'est pas le PS qu'on voudrait, et, où pourtant Hamon a eu plus que je pensais
Est-ce que on a de l'empathie pour son prochain quand on fait de la politique ? On se sert.. On n'a de l'empathie pour personne. Pour personne.
En effet, en v'là une.
J'espère toutefois que pour les UV, tout le monde a bien trouvé que c'étaient les écrevisses du haut.
Les autres ont un bronzage uniforme du plus bel effet.
Il faut garder espoir. On ne sait jamais: OB, devant tant de liesse populaire, va-t-il revoir son programme à la baisse. Et penser à eux.
C'est tout ce que je souhaite. Et même plus que cela.
Je ne résiste pas à l'envie de vous faire connaître une source très intéressante découverte ce matin.
ça corrobore notre opinion sur Obama et ça en dit long sur les coulisses de ces élections. Mais bon, rien de surprenant :
http://www.dedefensa.org/article-un...
Pour ne pas rater l'interview:
http://podaudio.rtbf.be/pod/LP-FAI_...
Salut,
gg, Adieu Barack, c'est pas mal aussi. Je n'ai pas eu le tps d'aller voir sur ton blog, mais je vais le faire incessamment.
@ Thé, désolée, je n'avais pas vu ton com', planqué dans les indésirables.
Je me suis mal exprimée parce que j'ai voulu faire vite. "jouer ...peau", je voulais dire se revendiquer comme noir et jouer les victimes. Enfin un truc comme cela.
Quant à Ségo, elle a quand même tendu le bâton pour se faire battre, parce qu'il ne faut pas croire que c'est une blanche colombe. Si elle est où elle est, ce n'est pas un hasard.
Si elle avait été cohérente, les journalistes ne seraient pas revenus constamment là-dessus. Ils ne font pas cela chaque fois qu'ils interviewent une femme. Par ex, avec M Aubry, MGB ou d'autres. Il suffit de leur répondre que ce n'est pas le pb. Mais elle, elle minaudait pour gagner du tps. D'autre part, elle a été propulsée par certains militants du PS, parce qu'ils ne voulaient faire la part belle à aucun des "prétendants" évidents (Fabius, Jospin, DSK), et en jouant sur le fait que c'était une femme, et que ce serait la "nouveauté". Comme BO.
Toutes proportions gardées, bien sûr.
"empathie", en tant qu'homme politique, certes, ce n'est pas une spécificité de l'engeance - et puis, ce n'est peut-être pas le terme approprié d'ailleurs. Mais je parlais en tant qu'être humain, il aurait dû dire quelque chose. On parle d'un cas extrême, là, tout de même. Or, il s'est tu.
Ce qui se passe, c'est qu'on voit de plus en plus l'émotionnel ciblé remplacer la justice et la sincérité. c'est également le cas en France, avec les pitres.
Pachenka, merci pour ces liens très intéressants. En effet, c'est clair.
Je ne comprend pas ce qui se passe:d'un coup tout le monde veut envoyer un noir,ou un arabe à l'Elysée.
3% de noirs et 5% d'arabes en France.
Mais personne ne parle plus d'envoyer 50% de femmes à l'assemblée nationale,au sénat,dans les mairies.
Et pourtant il i y a 50% de femmes en France!
Comme c'est bizarre.