Elections américaines, J-1: And the president is …
Par emcee le lundi 3 novembre 2008, 22:24 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent

Sauf imprévu, ce sera Barack Obama.
Les Américains majoritairement le veulent, les grands groupes financiers l'ont
arrosé de dons et s'il était européen, il serait élu à 80%.
Belle unanimité. Sur le papier.
Même certains républicains ont annoncé publiquement qu'ils voteraient pour lui,
comme le Général Collin Powell, républicain et ancien secrétaire d'État sous le
Président Bush ou un autre poids lourd républicain Ken Duberstein, lobbyiste et
ancien directeur de cabinet de l'ex président Ronald Reagan ou encore Lawrence
Eagleberger, ancien secrétaire d'État et beaucoup d'autres.
Et puis, les Républicains ont sans doute laissé filer cette élection pour faire
oublier le bilan désastreux de ces huit années Bush et pour se refaire une
virginité.
Il n'y a qu'à voir les deux pitres qu'ils ont opposés à Obama.
Obama, c'est, pour eux, l'homme providentiel qui permettra de prolonger la
survie du capitalisme.
Alors?
Et vous, pour qui voteriez-vous, McCain ou Obama?
Voteriez-vous pour quelqu'un qui est clairement pour:
- la poursuite de l'occupation en Irak
- l'intensification du conflit en Afghanistan
- les sanctions économiques à l'encontre de certains pays
- les frappes contre l'Iran (qui fera « tout ce qui est en son pouvoir
« pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Tout !
»)
- la politique d'Israël et, donc, l'occupation illégale des territoires
palestiniens (qui s'est engagé à « maintenir la supériorité militaire
de l’État hébreu » afin de combattre « toute menace
provenant de Gaza ou de Téhéran »; et précisant par ailleurs que
« la menace de l’Iran sur Israël est grande, est réelle »).
- la peine de mort dans son propre pays
(Mais, attention, une peine "juste", c'est-à-dire qu'il est contre
l'exécution d'innocents – une grande avancée, on le voit. Cependant, qui n'a
rien trouvé à dire pour Troy Davis).
Ça, le programme de McCain? oui, aussi, à des nuances infimes près.
Mais c'est d'abord celui d'Obama.
Obama, dont le mot-clé de la campagne était le
"changement".
Dans la continuité, alors.
Alors, on entend: "Obama est noir et c'est extraordinaire que les
États-unis élisent enfin un Noir".
Mouais.
Obama n'est ni blanc ni noir.
Il est riche.
Il est formaté pour servir l'institution.
Si son père était kényan, sa mère était une Américaine blanche originaire du
Kansas, et tous deux étaient diplômés de l'université.
Il a passé la plupart de sa jeunesse à Honolulu et a effectué une partie de sa
scolarité dans une prestigieuse école privée.
Il est diplômé d'Harvard où il a fait des études de droit.
Il est plutôt noir extérieurement, certes, mais il n'est pas descendant
d'esclaves, comme la majorité des Noirs américains et il n'a pas eu leur
parcours.
En fait, Obama a tout d'un Blanc.
Voici une partie d'un billet paru dans Dissident
Voice concernant les campagnes électorales et le système mis en place par
les élites politico-financières.
Le royaliste Alexis de Tocqueville a dit: "Le suffrage universel ne me
fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira".
En voici la preuve.
Le complexe industriel-électoral
(The Election-Industrial Complex)
Par Walter Smolarek / 1° Novembre 2008
Alors que cette campagne électorale, qui semblait ne jamais devoir se
terminer, tire bientôt à sa fin, il nous faut, à nous à gauche, en évaluer les
dégâts. Plus important encore, il nous faut analyser par quoi ces dégâts ont
été créés, à savoir la "démocratie représentative".
Pour la démocratie bourgeoise, deux points constituent des avantages directs:
un pour la classe dirigeante dans son ensemble qui réaffirme (à tort) sa
légitimité politique et un autre pour les grands groupes privés de
l'information, qui ont bénéficié des énormes réserves fiscales qu'ont récoltées
les campagnes d'Obama et de McCain. Grâce au nouvel opium du peuple (la
conception du "changement" par un millionnaire diplômé d'Harvard), la
participation électorale ne peut qu'être élevée, si on en juge par les taux
d'audience qui atteignent des sommets et les recettes publicitaires qui
explosent. Et tous ces renvois d'ascenseur politico-médiatiques par le biais du
complexe industriel électoral sont la preuve que la classe dirigeante a
finalement trouvé le moyen de faire que cette irritante manie de voter
l'occasion de réaliser des profits énormes.
Mais qu'est-ce qui rend le parlementarisme bourgeois si utile à la pérennité du
capitalisme?
Si on remonte à la période de l'histoire où a eu lieu la transition entre
féodalisme et gouvernement bourgeois, le capitalisme naissant ne pouvait certes
pas être comparable à l'absolutisme de l'aristocratie terrienne.
D'un côté, il avait fallu faire certaines concessions mais de l'autre, il
fallait quand même imposer la dictature d'une classe minoritaire.
Il fallait inventer un système tributaire de l'argent des entreprises, de
l'ostracisme électoral et de l'hégémonie des moyens d'information, tout cela
enrobé d'un discours de paillettes destiné à piéger les forces progressistes et
abuser la grande majorité. Les médias institutionnels, inféodés au capitalisme,
serviront bien entendu à donner l'illusion de choix.
Pour comprendre que la version que donnent les medias de l'élection
présidentielle est déformée, il faut bien voir comment cela se passe. Nous
avons McCain, un millionnaire issu d'une famille de militaires, propriétaire de
7 maisons, et face à lui, Obama, avocat millionnaire diplômé de Harvard.
Pour ce qui est de la crise actuelle, on devine où résident les intérêts de ces
deux-là.
Dès la fin septembre, le donateur numéro 1 d'Obama est Goldman Sachs,
suivi de près, en 3° position, par Citygroup tandis que 35% des 20
premiers de la liste des donateurs d'Obama sont liés à des groupes
bancaires.
De même, les 5 donateurs les plus importants de McCain sont des banques
importantes, Merrill Lynch en tête – 60% de la liste des 20 premiers donateurs
étant également des acteurs du secteur bancaire.
Les deux candidats sont des impérialistes convaincus; ils diffèrent
seulement sur la cible privilégiée. McCain, architecte du "surge", a
dit clairement qu'il voulait poursuivre ad vitam l'occupation de l'Irak.
Obama est considéré par une majorité de gens comme le candidat de la paix, même
s'il a parlé de "forces résiduelles", euphémisme destiné à masquer le
fait qu'il compte laisser en Irak des dizaines de milliers de soldats pour
refuser la souveraineté au peuple irakien. Il a dit très clairement, par
ailleurs, qu'il souhaitait intensifier la lutte en Afghanistan. Apparemment,
déplacer les massacres à quelques centaines de Kms plus à l'est, c'est le genre
de changement auquel nous pouvons croire.
Sur l'Iran, McCain et Obama ne cessent de répéter que son gouvernement
finance le terrorisme (lire: qui ne soit pas subordonné à l'Occident),
et tous les deux sont partisans de sanctions qui, comme l'a montrée la tragédie
en Irak au cours de la seconde partie des années 90, sont tout aussi
dévastatrices que des ADM. Obama agite peut-être une plus grande carotte et
McCain un plus grand bâton, mais toutes les actions qu'ils vont mener dans le
Tiers Monde relèveront de la même arrogance impérialiste.
Une compétition entre deux candidats pratiquement identiques présente une
complication double pour les medias et pour la bourgeoisie.
D'abord, un événement aussi insignifiant ne fait pas vendre d'espace
publicitaire. Ensuite, non seulement, les gens vont se lasser, mais pire
encore, cela va les énerver.
Que Dieu vienne en aide aux capitalistes si la population se met à voter pour
une progressiste comme Cynthia McKinney ou une révolutionnaire comme Gloria La
Riva. Collectivement et de façon décentralisée, poussés par un objectif commun,
ils ont imaginé un scénario qui n'aurait rien à envier à une superproduction
hollywoodienne.
Le pays est en crise, un président impopulaire a mené une guerre impopulaire et
l'économie est au bord de la faillite. Qui semble venir au secours des masses
incultes? Barack Obama.
Il ne ressemble pas à ceux qui l'ont précédé, son nom est exotique (même si son
compte en banque est semblable à celui des autres); il n'y a que lui pour
représenter le changement. Non?
Mais cet homme neuf pourrait ne pas être à la hauteur de la tâche; qui donc
pourrait-on lui opposer dans la tradition des héros de guerres d'antan à qui
nous avions autrefois confié notre sécurité (et le reste du monde brûlé en
effigie)?
Un rebelle, un héros de guerre (ne vous laissez pas impressionner par la peau
calcinée de Vietnamiens innocents, femmes, enfants et hommes pour le qualifier
autrement), John Mc Cain. Et le meilleur de toute cette affaire, c'est que
c'est à *vous qu'on donne le "pouvoir de décision"! (*A l'exception des
travailleurs sans papiers ou des criminels).
Avantages économiques
(…) Et ce scénario présente les débouchés financiers capables de motiver non
seulement les dirigeants des grands groupes d'information mais également les
journalistes de base, tous complices pour perpétuer la superstructure
capitaliste. Il y a des profits énormes à tirer du spectacle des élections
bourgeoises, comme on peut le constater avec les chaînes d'informations
télévisées.
CNN, un des géants de l'information sur le câble a attiré environ 2 millions de
téléspectateurs en février 2008, au moment où les élections primaires ont
commencé à susciter de l'intérêt.
Entre 2004 et 2008 (période au cours de laquelle les élections présidentielles
de 2004, les élections de mi-mandat et les élections présidentielles de 2008 se
sont pratiquement enchaînées) CNN a multiplié ses bénéfices par deux, empochant
$200.000.000 supplémentaires.
Le groupe gigantesque News Corps (qui possède Fox News) a annoncé (également en
février 2008) une augmentation de 9,5% de son chiffre d'affaires et une
augmentation de $200.000.000 de son revenu net, préparant le terrain pour
l'acquisition de Dow Jones par Murdoch.
NBC (propriétaire de MSNBC) a connu au début de la campagne des primaires une
augmentation de 8% ($33.000.000) de son chiffre d'affaires et de 10% de ses
bénéfices. Cette augmentation des rentrées publicitaires a non seulement
bénéficié aux chaînes de télévision, mais également aux radios, à la presse
écrite, et même à certains secteurs indépendants des médias.
Pour comprendre l'ampleur de ce phénomène il faut s'intéresser aux sommes
d'argent énormes qui ont été données pour les campagnes.
Au total, Obama et le parti démocrate ont récolté $511.040.553.
Les républicains, eux, ont recueilli en tout $415.950.247.
Ce qui veut dire que les partis jumeaux de la guerre et du capitalisme ont,
ensemble, totalisé la somme d'un milliard de dollars à distribuer à leurs
proches amis, les capitaines d'industrie de la bourgeoisie.
Si on compte également les augmentations de bénéfices des stations locales et
internationales, il n'est pas exagéré de dire que la "démocratie"
américaine est un secteur prospère à la tête de plusieurs milliards de
dollars.
(…) Walter Smolarek est un étudiant qui soutient Gloria LaRiva et
Eugene Puryear.
LIENS:
Obama et le fric :
tout simplement obscène
Bakchich
NB: Obama a refusé d'utiliser les fonds publics alloués aux candidats pour
la campagne, préférant faire appel aux grands groupes privés. C'est une
première.
Ce n'est pas demain la veille que les aides sociales vont augmenter, ni que les
US se doteront d'un système de couverture santé universelle.
Demain, ce sont les Démocrates-Républicains qui auront encore gagné.
Sans surprise.
Et puis, combien y a-t-il de candidats à la présidentielle? Allez, un
chiffre
http://www.politics1.com/p2008.htm
Eh, oui, étonnant, non?
Commentaires
http://bougnoulosophe.blogspot.com/...
J'apprécie très moyennement qu'on vienne déposer un lien sans, par ailleurs, laisser de commentaire.
Quelle susceptibilité ! Eh bien le voici...
Assez d'accord avec ton point de vue... Si ce n'est que, compte tenu de l'Histoire des USA et de sa structuration raciale, un président black, c'est une manière qu'à l'Empire de jouer son va tout... C'est dire l'état des lieux !
Par ailleurs, ce qui m'apparait bien plus louche, c'est l'Obomania européenne, en sachant que pour l'essentiel des populations européennes, il est impossible de concevoir un supérieur hiérarchique s'appelant Mamadou dans le monde travail, tout cela suinte l'hypocrisie - inconscient ?- à plein nez !
Susceptible? Je dirais plutôt qu'il y a des règles de politesse à respecter, même sur le ouèbe.
D'autant que ton lien renvoie à un truc qui n'a qu'un lointain rapport avec ce que je dis ici, si ce n'est qu'il est question d'Obama.
Si c'est juste pour te faire de la pub, tu ferais mieux d'aller sur des sites plus visités, ce sera plus immédiat.
Quant à dire que les Américains sont tombés bien bas en se choisissant un Noir, je viens d'expliquer que ce n'était pas parce qu'il était noir qu'il a été choisi (cela n'a d'ailleurs pas été le thème de la campagne et lui-même s'est bien gardé d'utiliser cette, disons, "particularité"), c'est parce qu'il apparaissait à l'élite politico-financière comme l'homme de la situation pour créer l'illusion du changement.
Un peu comme le PS nous a mis Ségolène entre les pattes.
Mais elle, elle a esayé de se servir de sa "particularité".
Je vais en permanence sur ce site, je le trouve excellent et les analyses y sont très particulières.
http://www.dedefensa.org/article-la...
merci, Yelrah. Je connais ce site très intéressant, même si je n'y vais qu'au hasard d'un lien.
. Mais là, c'était peu après son élection).
Il disent à peu de choses près ce que je dis sur les Républicains actuellement (d'ailleurs, Bush, qui aurait dû clore la campagne, est resté sagement dans son ranch pour ne pas en rajouter une couche au détriment de McCain - ça me rappelle quand le maire de Marseille avait demandé au président de rester au large
Et c'est vrai qu'une victoire de McCain ficherait tous les plans capitalistes par terre.
Mais cela est encore possible, non pas côté électeurs (qui, ont sans doute fini par prendre conscience majoritairement que le gouvernement les menait contre le mur) mais plutôt à cause de tout ce qui a été mis en place pour favoriser le vote républicain (machines à voter, refus d'inscriptions sur les listes électorales, suppressions de noms d'électeurs sous tous les prétextes, propagande effrénée, etc.).
En revanche, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce qu'ils disent des Démocrates, à savoir qu'ils piafferaient d'impatience de mettre en place des mesures sociales et chercheraient sitôt aux manettes à faire cesser les guerres impérialistes en cours. L'augmentation du budget de la défense récemment votée a été faite avec leur accord, me semble-t-il. Et peu de protestations dans leurs rangs.
Même si Obama était opportunément absent.
Dans les années 60, Johnson s'était fait élire pour son programme qui promettait "la guerre contre la pauvreté".
En fait de guerre, ce fut l'escalade qu'on sait au Vietnam. Et il n'y avait plus de sous pour s'occuper de la précédente.
La politesse sur le net, bigre !
Il y a belle et bien,une relation entre nos deux articles il faut juste pouvoir l'apercevoir...Quant à ton analyse, je réitère mon propos : être noir au USA ce n'est pas une petite particularité ! Tous les immigrants européens successifs devenaient blancs en se rendant au Etats-unis, ce qui automatiquement les situait au dessus de n'importe quel noir ! Tout ça pour dire que c'est le symptôme d'une crise multiforme que traverse les Etats-Unis, et face à cette crise Obama, joker ou pas, n'y pourra pas grand chose...
Ta lecture, pour le moins grossière, en terme de lutte des classes ne fonctionne pas aux Etats-Unis pour rendre compte du réel... Il n'y a jamais eu de parti (de masse) de la classe ouvrière... Ton analyse est ethnocentrique, les Etats-Unis ne sont pas l'Europe, c'est ainsi…
.
Et pour finir une petite citation d'Emmanuel Todd : « Si l’on observe l’histoire des Etats-Unis, on constate en effet que le racisme n’est pas du tout un petit défaut de la démocratie blanche: il en est le fondement. Au départ, les colons anglais n’attachaient pas une grande importance à la valeur de l’égalité, que ce soit dans la famille ou ailleurs. Ce qui a permis alors d’assimiler des Européens d’origines très diverses, c’est la fixation de la différence sur les Indiens et les Noirs. Dans l’Amérique jacksonienne, le président était un héros des guerres contre les Indiens. Le racisme a été le moteur de l’émergence démocratique. » Eh oui !
De toute évidence, on n'est pas faits pour se comprendre du tout. Parce que vous croyez lire ce que vous voulez me faire dire.
Je n'ai pas attendu aujourd'hui pour m'intéresser au pb des Noirs et autres minorités aux US (il n'y a qu'à voir ce que j'ai écrit par ailleurs sur mon blog). Et je ne m'appuie pas sur les évidences d'un vulgarisateur comme Todd, mais sur des gens qui ont un peu plus approfondi le sujet.
Dire, par ex: "Tous les immigrants européens successifs devenaient blancs en se rendant au Etats-unis" ne relève pas non plus, me semble-t-il, d'une analyse bien pointue du phénomène.
Avant la 2° G mondiale, les Juifs subissaient la discrimination. Il y a eu les Irlandais, aussi, qui étaient, eux, arrivés pratiquement en même temps que les Wasps, voire avant pour d'autres; quand les Européens de l'est et du sud sont arrivés (en partic les Italiens), au début du 20°s, ils étaient également rejetés (l'image de la mafia ou du "rouge" qu'on leur collait à la peau): l'Amérique WASP a toujours su préserver son hégémonie. Et si elle a élu un catholique d'origine irlandaise (JFK), c'est qu'il était dans le moule qu'ils avaient construit.
Il faisait partie du sérail et ne risquait pas de bousculer l'ordre établi, comme Obama, dont je maintiens, la couleur de peau ne le différencie pas des autres de sa caste de riches. Et c'est en cela que je parle de "particularité" - et non pas de représentant de la communauté noire. Et même Jesse Jackson lui a reproché publiquement de ne pas s'intéresser suffisamment aux problèmes qui sont propres à la communauté noire.
Les Noirs vont aller volontiers voter massivement pour Obama parce qu'il est noir en apparence, mais, aussi parce que les Noirs votent très majoritairement démocrate depuis des décennies.
Je suppose qu'ils ne se font pas tous des illusions sur Obama, mais si c'est le cas, ils vont tomber de haut assez vite.
Je vais m'arrêter là parce que je ne vais pas reprendre toute l'histoire des US. Et si on ne veut regarder les événements qu'à travers le prisme de ses propres préjugés, je m'use le clavier pour rien.
Sur ce, au revoir.
Tu connais la question noire, ah oui ?
Eh bien tu la connais de manière bien superficielle... Depuis combien de temps les noires sont-ils en Amérique? Combien de générations successives issues de la communauté noire ? Combien de leader adoubé par le système ? Comment sont arrivés ces Noirs en Amérique ? Etre noir aux Etats-unis c'est appartenir à une histoire très particulière, que cela te plaise ou non...
Quant à Todd, un vulgarisateur ? Peut-être... Le problème c'est que de nombreux observateurs avant lui, de Tocqueville à DuBois, montrent que la question raciale est l'axe fondamental sur lequel se structure la société américaine... Qui est le vulgarisateur ?
Bon, allez, retourne sur ton blog. Tu y seras bien au chaud. Avec tes certitudes et tes clichés.
Je n'aime pas parler dans le néant.
Et encore moins me faire insulter chez moi.
Adieu.
Aussi prétentieuse que grotesque ...
Reste dans ton ghetto de "petits blancs", t'y est bien au chaud c'est sûr !
Salut emcee, comment t'avais fait pour deviner aussi tôt le résultat de cette élection, dont on a redouté, jusqu'au bout, suspens insoutenable, qu'elle pourrait, comme les 2 précédentes, tourner à l'avantage, des gardiens du temple...!? Bravo!!
Pas compliqué du tout: comme on aime ses capitalistes, on les honore.
C'est Obama qui a reçu le plus de pognon de Wall Street, c'était donc, non pas le challenger, mais le favori.
Et même G Bush a joué profil bas dans cette affaire. Le tapis rouge était déroulé, c'était l'antithèse de l'équipe précédente et Wall St avait besoin d'une diversion de taille pour se refaire une santé, aux US (où ça commençait à barder dans les chaumières hypothéquées) et à l'étranger, où les Etats-Unis avaient une image lamentable.
Pour gagner beaucoup de pognon, il faut avoir la plus belle vitrine.
Sachant cela, il ne fallait pas être grand clerc pour tirer les conclusions qui s'imposaient.
@ bientôt
Un truc me taraudait depuis un petit moment : mais pourquoi les républicains n'avaient que ces taches à proposer en face d'Obama ? Ça me semblait totalement improductif. Tu me donnes un début de réponse…
salut, Fajua,

Eh bien, là ils ont joué sur les deux tableaux et sur du velours: si la mayonnaise Obama ne prenait pas (trop tôt pour mettre un noir "civilisé" sur le marché), ils avaient sous la main les "taches" républicaines de service. il fallait des personnages totalement dissemblables pour intéresser les masses à leurs shows médiatiques.
De toute façon, que ce soit un ticket ou l'autre, les groupes privés étaient gagnants.
Mais pour Obama,ce fut un coup de maitre de leur part. L'antithèse du président sortant déchu.
Quant à Mc Cain, je n'ai pas bien approfondi son cas, mais il n'est pas sûr qu'il soit aussi primaire et peu subtil que le rôle de façade qu'ils lui ont attribué.
C'est sans doute pour cela qu'ils lui ont mis dans les pattes Nunuche N°One, qui, elle, n'était pas dans un rôle de composition.
@ Nobo, non seulement tu es arrogant et grossier, mais en plus, tu es mesquin et vindicatif (tu comprends certainement pourquoi, mais je m'en fous, je préfère être seule, et la tête haute, qu'être cautionnée par des gens sectaires et, donc, peu estimables).
Ce n'est pas avec des gens comme toi que la société changera, au contraire, elle ne peut que se scléroser davantage. Parce que tu reproduis exactement les schémas de ceux que tu fustiges.
Bon vent.