Bientôt ils pourront enfin se partager complètement la dépouille de la France
Par emcee le dimanche 26 octobre 2008, 13:36 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Et nous, qu'est-ce qu'on fait? Eh bien rien!
On attend. On attend un signal, un déclic, mais rien ne vient.
La droite continue de voter des privilèges pour les privilégiés et la gauche
attend.
Attend un congrès, une réunion, une décision au sommet, un programme clair, que
sais-je?
Et pourtant …
Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais ces derniers temps, on a du mal
à garder un tout petit bout ridicule d'acquis social, les services publics
n'existent pratiquement plus que dans les livres d'histoire (eux-mêmes appelés
à disparaître), et les quelques résidus vont tomber très prochainement entre
les mains de ces groupes privés en qui on peut avoir toute confiance,
évidemment, pour gérer l'intérêt public.
Devant la crise internationale et nationale, qu'a donc décidé le
gouvernement, tout en distribuant généreusement de l'argent qu'il n'avait pas,
puisque, on nous a bien expliqué ça, les caisses sont si "vides" qu'il
faut absolument effectuer des coupes claires dans les services
sociaux?
- De sanctionner sévèrement les "patrons voyous", ces salauds qui
s'enrichissaient à coups de parachutes de platine (à ce jour, il n'y a pas
encore eu, à ma connaissance, de comparutions immédiates, toutefois, sans doute
parce qu'ils en sont à chercher lesquels ils pourraient bien choper pour
l'exemple sans que cela touche les copains … oui, mais voilà … Pas facile,
facile. Même Tapie est devenu leur "copain").
- De "refonder le capitalisme".
Mais quelle bonne idée! Le capitalisme a montré jusqu'où il pouvait aller dans
le mur, mais non, on prend le même système et on recommence!
Et même pas depuis zéro, non, depuis là où on l'a laissé encore récemment,
juste avant la "catastrophe" (si imprévue, bien sûr) des subprimes, et
donc en poursuivant les recettes qu'ils nous appliquent en disant que, ça,
Coco, c'est bon pour toi.
Depuis zéro, pour moi, cela voudrait dire, grosso modo, des patrons qui
embaucheraient localement des ouvriers et les feraient trimer pour un salaire,
disons, cinq-dix fois inférieur au leur et qui justifieraient le fait de ne pas
les augmenter par un manque de commandes ou un retard dans la production, ou
l'augmentation du prix des matières premières (Argh, ces gourmands
d'Africains!).
Des patrons et des ouvriers qui finiraient par bien se connaître puisque ce
serait une relation à la vie à la mort. Les ouvriers à l'usine, leurs fils
aussi, et les fils des patrons aux manettes, comme papa. L'ordre des choses. La
roue bien huilée qui tourne dans le bon sens. Le truc "équitable", quoi.
Mais ça, oh la la! c'est une vision archaïque et rétrograde du
capitalisme.
Évidemment, dans nos sociétés modernes, on a largement dépassé ce stade
grotesque de paternalisme patronal, où il y avait même des patrons qui se
souciaient de leur personnel (une prime par ci, un petit chèque pour le petit
dernier d'une fratrie de douze par là, une semaine de congés pour la mère
méritante, un petit "chez soi", etc. Des petits riens impromptus bien
sympathiques).
Aujourd'hui, les patrons se sont munis d'une calculette et ils ont trouvé qu'il
y avait bien plus de pognon à se faire et il n'y avait pas de raison de s'en
priver.
Et comment en faire?
En tirant un maximum de la main d'œuvre locale, d'abord, puis en annonçant que,
non, c'est plus possible, nous perdons de l'argent, il y a la concurrence, la
mondialisation et tout ce bastringue, si nous voulons tenir, il faut
flexibiliser, il faut licencier, "restructurer", élaborer des plans sociaux" –
Ah, ces lois liberticides et archaïques sur le travail qui nous empêchent de
respirer!
Ah, mais non, ça ne marche pas non plus! On ne peut plus continuer comme ça. Et
cette mondialisation qui nous prend à la gorge et nous tend les bras. On est
obligés de fermer l'usine, vous voyez, là-bas, très loin, il y a des gens qui
ne font pas les difficiles, au moins. Ils sont prêts à travailler 12h/j- 7 j/s,
sans loisirs, sans congés, sans sécurité sociale, sans indemnités chômage et à
se déplacer à des centaines, voire des milliers de Kms de leur village - et
vous qui geignez tout le temps, allez donc là-bas voir comment ça se
passe!
Mais, vous n'avez pas HONTE?
Alors, on ferme ici et on sous-traite là-bas, tant pis pour vous, fallait être
un peu plus compréhensifs.
Quoi, "c'est l'État qui nous a donné le pognon pour embaucher"? Et alors? On
sait bien ce que c'est l'État! Aucun sens des réalités. Si on doit se contenter
des picorettes que l'État nous donne, on n'est pas sortis de l'auberge. Et les
actionnaires, vous en faites quoi? Ils attendent des résultats, eux.
D'ailleurs, au gouvernement, ils savent bien que s'ils veulent que le chômage
baisse et que les "capitaux" ne s'enfuient pas vers l'étranger, il faut
sacrément mettre la main à la poche et faire de gros efforts côté législation
sur le travail.
A priori, si on a un cerveau, cela pourrait sembler pourtant bien
répréhensible comme système, non?
Oui, mais voilà, ce n'est pas ceux-là que le gouvernement veut lourder (voire
enfermer dans une prison dorée). Eux, ce sont, justement, les "entreprises qui
embauchent". Total respect!
Les actionnaires, alors? Beuh, nooooon! Vous voulez faire effondrer le système
et rien proposer à la place? Comme tous les gauchos, que de la gueule.
Mais QUI alors? Ceux qui rachètent des entreprises "en
difficulté", qui débauchent une grande partie des employés sans en avoir
jamais rencontré un seul (cela se fera par le biais d'un DRH tout droit sorti
d'une école de commerce), et qui les revendent avec une plus-value, opération
grâce à laquelle les banquiers palpent des primes somptuaires en fin
d'année?
Euuuh, là, attention, faut voir!
Vous voulez parler de qui? Vous avez des noms? Parce qu'il faudrait pas porter
des accusations sans preuves. Attention!
Avec vos divagations, vous voulez peut-être finir comme Denis Robert,
hein?
… HEIN?
Et puis, pour l'instant, il y a quand même plus urgent à faire que de
s'attaquer à ceux-là, non?
Eh, oui, le gouvernement sait établir des priorités: d'abord régler leur compte
aux classes moyennes et populaires.
Parce que si:
Les entreprises n'embauchent pas
Les usines ferment
Les patrons licencient
Les emplois sont précarisés, à temps partiel et de moins en moins
rémunérés
Les capitaux s'envolent dans des paradis fiscaux
La sécu est en faillite
Les hôpitaux sont délabrés, l'Ecole publique au plus mal, la SNCF en
déconfiture, la Poste en capilotade, la justice en débâcle, l'armée en déroute
… et j'en passe … C'est bien la faute aux classes moyennes et populaires, non?
… qui veulent le beurre, l'argent du beurre et la crémière en sus. Toujours à
réclamer, ces gens-là.
Alors, en toute logique, le gouvernement, qui sait mieux que nous, évidemment,
va supprimer vite fait les privilèges intolérables (comme dit
Saint-Jacques de Marseille) dont nous avons bénéficié jusqu'à présent par la
faute de gouvernements laxistes et irréalistes.
Les 35h? Tas de fainéants!
Sécurité de l'emploi? Et puis quoi, encore?
Augmentation de salaire? Vous videz les caisses et vous avez le culot de nous
demander encore des sous?
Et tous ces fonctionnaires qui prenaient l'argent dans la bouche de nos pauvres
entreprises et qui se pavanaient devant ces malheureux employés du privé, mains
dans les poches, sûrs de garder leur emploi, eux, ou brandissant des banderoles
tous les quatre matins pour échapper à une journée de "travail"et pour réclamer
encore et encore de nouveaux droits.
Si c'est pas odieux, ça! Allez, égalité pour tout le monde! Et que les
méritants sortent du rang!
Eh bien, voilà les solutions qu'ils vont nous apporter sur un plateau et qu'ils
appellent "refondation du capitalisme".
OUI? ... QUOI? Ah, on me dit dans l'oreillette "Et le pouvoir
d'achat?".
Pouvoir d'achat? On y vient, on y vient! Attendez, on ne peut pas tout faire en
même temps!
On vous l'a dit: on va ouvrir des supermarchés partout. Et ils seront même
ouverts le dimanche pour que vous ne ratiez aucune des promotions.
Et avec ça, ça va être la cerise sur le gâteau.
Rhôlala, qu'est-ce que vous êtes négatifs, si on vous dit que c'est ÇA qu'il
vous faut! Vous verrez, ayez confiance. On ne vous a pas menti jusqu'à présent,
non?
Hein? Oh, oui, mais c'était juste une - petite - fois!
Eh oui, ainsi parlent d'une seule voix les membres de ce gouvernement qui
continuent d'enfumer le peuple.
Pourtant, croyez bien, pas besoin d'être expert en économie (et je parle en
"connaissance" de cause) pour voir où tout cela va nous mener.
D'ailleurs, si on est un peu curieux de nature, on peut aller voir comment ces
bonnes recettes capitalistes qu'ils nous appliquent opiniâtrement ont
fonctionné, ne serait-ce qu'aux États-unis et en Grande Bretagne, qui avait été
érigée en modèle, à droite comme à droite (au PS, donc).
Bon, alors, ça y est, j'ai fait ma crise ce matin.
C'est bien. Mais c'est mon clavier qui prend.
Pendant la débâcle, le magasin reste ouvert et continue de faire des
affaires.
Sur du velours.
Alors, je repose la question: QU'EST-CE QU'ON FAIT?
Les Italiens, eux, n'ont pas attendu bien longtemps pour descendre dans la
rue par millions (vous avez remarqué que depuis quelque temps, il n'y a plus
d'"état de grâce" gouvernemental et qu'il y a ceux qui ont mal voté et ceux qui
ont voté pour empêcher l'élection de l'autre, et que tout le monde se
déteste?).
On attend quoi? Un sursaut des orgas, des partis politiques?
OUAIS! C'est ça, attendons. Parti comme c'est parti, on en a encore
pour un bon moment de capitalisme refondu!
Quand on voit qu'une partie de la gauche pousse des cris d'orfraie parce que
des petits gars des banlieues, pas des plus nantis, pas des plus privilégiés
par le système, ont sifflé la Marseillaise en signe de protestation, on se
demande ce qu'elle envisage comme moyen de protestation pour faire fléchir le
gouvernement et faire cesser le massacre.
Enfin, moi, je dis ça …
Après tout, il fait beau et chaud et j'ai un clavier solide.
……………………………………………………………………………………………………..
Autre sujet (quoique ...)
En ce moment, il y a des tas de trucs qui m'interpellent, mais j'ai pas
quatre bras. Surtout que parfois, ils m'en tombent!
Il y a eu le billet de Christine,
sur le site les "Suiveurs des Choses" par exemple, qui m'a
interpellé.
Le temps que je retourne mon cerveau plusieurs fois et que d'autres
interpellations surviennent en même temps, et c'était trop tard pour rédiger
quelque chose. C'est que ça va vite chez les Suiveurs: il y en a plein qui ont
de bonnes idées et qui réagissent au quart de tour. Alors, moi …
Mais j'avais mon idée là-dessus et il se trouve que quelqu'un s'est dévoué
pour l'exprimer et bien mieux que je ne l'aurais fait.
C'est là.
Oui, il y en a marre que les mecs en France, avec des nanas qui lui
emboîtent souvent le pas, puissent se permettre de harceler les femmes en toute
impunité et avec l'approbation goguenarde des autres. Oh, allez, c'est pas si
grave, il voulait juste s'amuser! Et c'est pour cela qu'il l'a inondée
de mails.
Évidemment.
Parce qu'une femme qui a envie d'avoir une relation avec un mec, elle ne le
sait pas toute seule si on ne le lui répète pas jour après jour, heure après
heure ("Je vois bien que tu en as envie. Allez, LIBERE TOI!").
Et d'abord, une femme qui dépend du bon vouloir de son supérieur hiérarchique
(ou de l'"aura" d'un autre collègue) a tout loisir de dire NON.
Évidemment!
Et puis, nous les champions du sexe, on ne va pas se formaliser pour quelques
bisous volés dans le cou par une bouhce goulue, quelques frôlements intrusifs,
une tape sur les fesses ou du rentre-dedans devant la photocopieuse!
Alors, déjà pour le viol, si tu n'as pas été massacrée physiquement, il y a
toujours le doute (et si tu ne mettais pas ces fringues, peut-être qu'on ne
te sauterait pas dessus! Ah, n'est pas sœur Emmanuelle qui veut!), oui,
donc, déjà pour le viol, c'est pas gagné, mais le harcèlement sexuel, il n'y a
que toi et tes fantasmes qui parlent. Les autres, ils ne voient rien.
Ou ne veulent rien voir.
Et comme le dit l'article sus-cité: ce n'est pas réservé à la droite. Chacun
son style, mais le résultat est le même: chaque harcèlement brise une vie,
voire plus.
Parce qu'il faut le savoir aussi, ces mecs-là, c'est juste pour la baise. Pas
question d'aller plus loin, de s'embrouiller avec leur propre famille pour si
peu. Une fois qu'ils ont réussi, tu ne vaux plus cher (sauf dans les hautes
sphères, bien entendu, où il faut quand même cracher au bassinet pour éviter le
scandale et payer le silence de la nana au tarif escort
girl).
Alors, ce type très haut placé qui n'a eu de cesse de faire tomber dans son
lit celle sur qui il avait jeté son dévolu, eh bien, ce type est pourri jusqu'à
la mœlle car il se trouve qu'en plus, il est pourri avec les pauvres, lui qui a
les cordons de la bourse (si je puis me permettre), qu'il est pourri avec les
employés sous ses ordres, puisqu'il a commencé par dégraisser le mammouth, et
avec tout ça, qu'il n'a même pas de co(q)uilles puisque pour rattraper le coup
(si je puis, à nouveau, me permettre), il a présenté ses excuses.
OUI, ses EXCUSES.
Parce qu'évidemment, le pognon, il y tient comme à la prunelle de ses yeux, son
portefeuille est bel et bien à gauche, juste à la place du cœur, et là, il est
prêt à faire des compromis.
Énormes.
Attention, j'ai pas dit "s'amender".
Alors si on sifflait la fin du match pour tous ces pourris qui ne
pensent qu'à baiser (et je pèse mes mots) tout le
monde?
Et puis, ça n'arrive pas qu'aux riches: voici la chronique d'un harcèlement
ordinaire.
Comme il s'en passe (sous silence, en général) partout en France:
''Ils
« s’amusaient », le tribunal les a condamnés pour harcèlement moral et
agressions sexuelles''. LDH-Toulon.
Sur ce, comme je l'ai dit précédemment, il fait beau, il fait chaud. Et
aujourd'hui, on a une heure de plus à profiter de la vie.
Que demande le peuple ... !

Commentaires
Wouahh !!!!!!!
grande forme emcee!
baci
Et paf ! On apprend que le priapique du FMI est blanchi par son institution.
On pouvait s'y attendre.
La routine, quoi...
Eh oui, comme tu dis pendant la crise les affaires continuent... Et ils continuent de nous plumer et de nous prendre pour des grosses truffes. Qu'est-ce qu'ils doivent se marrer...
Quand j'entends, comme aujourd'hui, quelqu'un me dire que le système capitaliste est le seul horizon indépassable, qu'il est impossible de faire autrement, gna gna gna, il me prend l'envie de hurler un bon coup.
C'est incroyable d'en arriver là mais ça prouve que le bourrage de mou médiatique est hyper efficace. C'est sûr qu'il ne faut rien attendre des politiques dits de gauche.
Je crois qu'avec la sévère récession qui ne fait que commencer beaucoup d'entre nous vont en baver et on verra peut-être pointer quelque chose...
pas pour dire , hein ... mais si, tout connement, le pouvoir de nuisance envers autrui devenait un mode de gratification des new bergers allemands du capital ... regarde , le petit chef du super marché du coin, payé un smic amélioré, ... il bande ( et je pése mes mots ) parce qu'il peut "faire mal" à l'autre, à l' "inférieur" ...
la grosse innovation du new capitalisme relooké à la mode social libérale, c'est que l'inférieur a intégré qu'il n'est qu'une grosse merde, juste bonne a servir de souffre douleur ...
On est dans la situation qui précéde les crises, les vraies, celles que déclenchent la souffrance de trop ...
Nous ne sommes plus que des chiens ... et un chien, quand la douleur l'envahit .. il mord ...
Le truc, c'est qu'on a instauré comme valeur que le riche, le patron, l'actionnaire, autrement dit, "l'entrepreneur", est l'homme qui paye le salaire, qui crèe des emplois, qui fait marcher la société, et que donc il est tout à fait normal qu'il soit au dessus de la masse et qu'on lui accorde des avantages par dizaines.
Alors que dans la vraie vie, non, le salaire n'est pas une aumône versée par un généreux patron à son employé, c'est une juste (ou pas) rétribution pour un travail fourni. Autrement dit : un patron, sans ses employés, il n'est rien, l'inverse par contre est vrai. L'autogestion par exemple est un mode de fonctionnement plus juste et qui marche.
Il faudrait une grande prise de conscience collective de cet état de fait, que l'on se rende compte que les hiérarchies imposées dans les entreprises n'ont pas de légitimité, et qu'on se débarrasse enfin d'un capitalisme injuste, qu'on devrait laisser agoniser plutôt que de le requinquer à grand coups de milliards.
Problème : comme une poignée de possédants trouve tout son intérêt dans le système, tout est fait pour y rester. Et comme ces mêmes possédants possèdent aussi les médias, les agences de pub et tout le reste, il leur est facile de faire rentrer dans la tête des gens que leur voiture, leur machine à laver et leur télé, c'est au capitalisme et à rien d'autre qu'ils le doivent, et que changer, ça voudra dire devoir se passer de Secret Story à la télé, et ça, c'est dur à accepter.
Salut,
Merci à tou-t-es
Je vois que nous sommes bien sur la même longueur d'ondes et dans la même mouise, hélas!
En effet, la propagande capitaliste a réussi à convaincre le peuple qu'il ne pourrait être heureux qu'avec ce système ("There is no alternative") qui lui offre tant de possibilités et encore tant de choses qu'il pourra s'acheter.
Ils ont tout fait pour discréditer tout mouvement qui les éjecterait de leurs sièges.
Et là, ils passent la surmultipliée.
Ils font des procès à ceux qui les dénoncent, en s'attaquant courageusement aux free lance plutôt qu'aux groupes http://www.plumedepresse.com/ pour faire taire les autres.
Ils se votent des augmentations en pleine crise, plongent dans la caisse commune pour se payer tous les luxes, distribuent aux riches en piquant aux pauvres, et se moquent de nous ouvertement, l'air béatement triomphant de celui qui se croit invincible.
Bon, quand c'est que ça s'arrête, parce que moi, ça ne me fait plus rigoler.
Et je parie que vous non plus.
Le silence des pantoufles citait un jour le Yéti...
"si vous cherchez un coupable, regardez seulement dans un miroir"
V
"Bon, quand c'est que ça s'arrête, parce que moi, ça ne me fait plus rigoler.
Et je parie que vous non plus."
Tout à fait.
Mon secret espoir : que les sans voix, éduqués à ne pas parler politique entre amis, au boulot, à la maison (parce que ça fâche), n'en pensent pas moins que nous et répondent amplement présent quand aura lieu le déclic.
Parce que déclic il va y avoir.
Je veux le croire.
Leur force - a talonnettes dorées et son gouvernement de merde- consiste à ce que tous, nous nous sentions isolés dans nos révoltes.
A chaque rassemblement, pour des trucs majeurs style contre edvige ou pour le soutien des sans pap, dans ma ville, on est 200 à tout rompre. Les autres sont désabusés, et tous nous sentons seuls.
En effet, le silence des pantoufles. C'est terrifiant.
Comme tu dis, lena, moi pareil: les rassemblements, quels qu'ils soient, ne déplacent pas les foules. Pour edvige, nous étions une poignée de figues. Il est vrai que les coups viennent de toutes parts.
Alors, découragement, indifférence, inconscience? Difficile de dire.
Y aura-t-il un déclic, comme dit Dominique? J'ai bien peur que non, pour l'instant.
Espérons, quand même.
Moi je suis comme toi, j'ai peur que non. Tout ça me parait tellement énorme déjà, que si l'on ne s'est pas mobilisé maintenant, je ne vois pas ce qui pourrait rassembler plus...