La finance internationale se moque de nous, ou je me fais des idées?

Même pas mal! Après avoir exposé devant le monde entier l'étendue de leur ignominie, les prédateurs de la planète, sans un mot d'excuse ni de remords, évidemment, s'en sont allés directement piocher dans les caisses publiques qu'ils oubliaient, ou plutôt méprisaient, de remplir naguère - sous les prétextes légitimés par les marionnettes au pouvoir placées là par leurs soins.
Eh oui, c'est comme ça. Ceux qui se sont constitué des fortunes extravagantes grâce à ce système capitaliste infâme (et qui donnent volontiers à leurs œuvres de charité , question de ne pas donner au pot public commun tout en se faisant de la pub –et des ronds – à toutes les étapes), n'ont apparemment pas levé le petit doigt pour restituer ne serait-ce qu'une partie de ces gains indus. Bien au contraire.
L'argent des contribuables, y a que ça de vrai. Ca sert à tout, aux grands groupes privés, aux guerres (dont les précédents sont les bénéficiaires directs et quasiment exclusifs), etc.
Cela pourrait servir pour le bien public (sécu, aides sociales, éducation, etc.), mais non: les intérêts privés ne veulent pas. Cet argent doit passer par eux pour qu'ils le fassent prospérer à leur avantage sur le dos de la population.
Je disais donc: aucun acte de contrition de la part de ces salauds, qui, sans vergogne, s'en sont allés faire la quête auprès de leurs polichinelles pour se renflouer.
Pire encore, les PDG des entreprises mises en faillite, justement par ces mêmes PDG, n'ont pas oublié de repartir avec les parachutes dorés et autres primes qu'ils s'étaient assurés par contrat en entrant dans la société.
C'est dire s'ils sont prêts à faire amende honorable et à assainir le monde des affaires (pas qu'on avait des illusions, m'enfin …).

Ici, il s'agit des Etats-Unis. Mais en cherchant bien …
Par exemple (voir en anglaisici):
Résumé perso:
AIG: Ruiné par une petite filiale londonienne, l'ex-numéro un de l'assurance a été sauvé de la faillite le 16 septembre grâce à un prêt relais de 85 milliards de dollars de l'Etat. Au 30 septembre, AIG avait déjà tiré 61 milliards de dollars sur ce prêt. La Fed en remettra 37,8 milliards de dollars plus.
Déjà, c'est fort de café que ces escrocs ne soient pas noyés corps et biens.
Oui, mais voilà, il y a mieux: pendant qu'on saignait le contribuable aux quatre veines, et moins d'une semaine après l'investissement de l'Etat, ces bouffis de chez AIG, des responsables de AIG et des courtiers indépendants, partaient en goguette, aux frais de la princesse, dans l'un des complexes hôteliers les plus huppés du pays, en Californie.
Tout cela pour la modique somme de … on respire … 440.000 dollars, dont près de 200.000 dollars pour les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), et plus de 150.000 dollars pour les repas, ainsi que 23.000 dollars de soins de remise en forme.
Une paille.
Martin Sullivan, l'ex PDG de AIG en poste pendant 3 ans et responsable du bordel ambiant, lui, empoche 5 millions de dollars de prime de performance (sic) et Joe Casano, le directeur des produits financiers, dont les investissements heureux ont conduit à la quasi-faillite du groupe, encaisse 1 million de dollars par mois en tant que consultant pour la firme dans le but de … tenez-vous bien … mettre de l'ordre dans les investissements tout pourris qui ont été effectués sous sa compétence.
Quelques jours après la faillite de Lehman Brothers, les employés des filiales de la banque à l'étranger s'étranglaient en apprenant qu'une prime globale de 2,5 milliards de dollars (en moyenne un quart de million chacun), prévue avant la faillite, serait versée aux employés de l'agence de New York.
Fin septembre, le PDG d'une entreprise de pièces détachées pour voitures était battu à mort en Inde par les ouvriers en colère qui venaient d'être licenciés. Sans aller, évidemment, jusqu'à ces extrémités, on pourrait imaginer que les PDG des grands groupes qui ont dupé et escroqué des millions de personne devraient rendre compte de leurs exactions.
Pas du tout: rarement poursuivis, tout au plus recevront-ils une petite tape sur les doigts, voire seront-ils enfermés pour une brève période dans une des prisons dorées pour cadres supérieurs.
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Etats-Unis toujours:

M. Bush est un homme prévoyant.
Sachant que la faillite du pays et le don de milliards de dollars d'argent public à des escrocs ne va peut-être pas faire plaisir à tout le monde, le cinglé de la Maison Blanche fait mettre les chariots en cercle et envoie la cavalerie.

Thousands of Troops Are Deployed on U.S. Streets Ready to Carry Out "Crowd Control"
Par Naomi Wolf, 9 octobre 2008

Des milliers de soldats sont déployés dans les rues aux Etats-Unis, prêts à appliquer les méthodes de "contrôle des foules".

Le 1° octobre, la 1° Brigade de la Division de la Troisième Infanterie, c'est-à-dire 3 à 4 mille soldats, a été déployée sur le territoire américain. Avec pour mission d'appliquer les méthodes de "contrôle des foules" comme en Irak, afin de contenir les "individus indisciplinés" et de gérer un éventuel état d'urgence national. Je suis à Seattle et j'ai appris la nouvelle par le frère d'un des soldats qui se livrent actuellement à des exercices d'entraînement.
Amy Goodman (de Democracy Now! NDT) a écrit dans un article qu'un porte-parole de l'armée avait confirmé qu'ils disposeraient d'armes létales et non létales et de tanks pour maîtriser les mouvements de foules.
George Bush ayant invalidé la loi "Posse Comitatus" (loi qui limite le pouvoir du gouvernement fédéral de recourir à l'armée pour assurer le maintien de l'ordre), l'interdiction pour l'armée de patrouiller le territoire national est donc levée.
Il a également décrété que, puisque dans le cadre de la "Guerre contre le Terrorisme", les Etats-Unis sont en guerre dans le monde entier, c'est donc le monde entier qui est le théâtre d'opérations. Et, donc, que les Etats-Unis en font partie.
C'est également lui qui a décidé de modifier de la loi de 1807 sur l'insurrection (Insurrection Act) pour se conférer des pouvoirs bien plus étendus en cas d'"insurrection", terme vague, ou de beaucoup d'autres "situations" définies selon ses critères à lui.
En cas d'"insurrection", la Constitution autorise la suspension de l'habeas corpus (loi qui protège des détentions arbitraires). Avec une force armée aux ordres, le pouvoir que s'est octroyé Bush de décider si un groupe de manifestants ou d'électeurs furieux sont des "insurgés" s'en trouve ainsi renforcé.
Brad Sherman, député de Californie a déclaré devant la Chambre des Repréentants (ce qui a été filmé par la chaîne C-Span et est visible sur You Tube ) que des membres de la Chambre des Députés avaient été avertis en privé que la loi martiale serait instaurée en l'espace d'une semaine s'ils ne votaient pas le projet de loi sur le plan de relance:

"La seule façon de faire adopter ce projet de loi, c'est de créer et d'entretenir un climat de panique …
Beaucoup d'entre nous avons été avertis au cours de conversations privées que si nous votions contre ce projet lundi, le ciel nous tomberait sur la tête, que le marché chuterait de 2 à 3000 points le premier jour et à peu près pareil le lendemain, et il a même été suggéré à quelques députés que la loi martiale serait proclamée en Amérique s'ils votaient contre."

Si cela est vrai - et le député Sherman n'est pas du genre à délirer, je vous demande de réfléchir à ceci: s'ils sont capables de menacer de proclamer la loi martiale actuellement, il est stupide de partir du principe qu'ils ne brandiront plus jamais cette menace.
Il est également stupide de penser qu'il suffit d'élections démocratiques pour que cette menace soit levée.
Et pourquoi déployer la 1° brigade? Si ce déploiement des forces armées permet quelque chose, c'est bien de mettre ce genre de menace à exécution.
J'ai rencontré David Antoon, vétéran du Vietnam, colonel de l'US AIR Force à la retraite et patriote, pour avoir des précisions:
- Si le président donnait l'ordre à la 1° Brigade d'arrêter les membres du Congrès, qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher?
- Rien. Le seul pouvoir dont ils disposeraient serait de geler les crédits. Le Congrès n'aurait plus qu'à aller supplier les hauts gradés de l'armée de ne pas obéir à des ordres illégaux.
- Mais ils sont légaux aujourd'hui.
- Exact.
- Si le président donnait l'ordre à la 1° Brigade d'arrêter un groupe d'électeurs, qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher?
- Rien. Cela se terminerait devant les tribunaux, mais le mal aurait été fait.
- Si le président donnait l'ordre à la 1° Brigade de tuer des civils, qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher?
- Rien.
- Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de faire arrêter le rédacteur en chef du Washington Post?
- Rien. Il pourrait faire comme en Irak – envoyer un tank à Washington et lancer un obus sur l'immeuble du Washington Post, comme cela a été fait pour Al-Jazira , et prétendre que c'était une erreur de tir!
- Que se passerait-il si des soldats de la 1° Brigade refusaient de prendre les armes contre des citoyens américains?
- Ils seraient probablement considérés comme déserteurs, comme en Irak, ils seraient arrêtés et risqueraient une peine de 5 ans de prison. Une enquête d'Ann Wright montre que, pour la guerre en Irak, les déserteurs (des réservistes qui refusaient de retourner en Irak) étaient condamnés à des peines plus lourdes que des criminels de guerre.
- Est-ce que le Congrès dispose de sa propre armée?
- Non, le Congrès n'a pas directement le contrôle d'unités militaires. Les gouverneurs disposent de la Garde Nationale, mais ils sont sous les ordres du président si celui-ci proclame l'état d'urgence.
- Qui peut arrêter le président?
- Seul le ministre de la Justice peut donner l'ordre d'arrêter le président, soit à la fin de son mandat soit à l'issue d'une procédure d'"impeachment".
(NB: Le procureur Vincent Bugliosi affirme qu'il est possible à un représentant du ministère public de poursuivre le président pour assassinat s'il représente un des districts où résidai(en)t un ou plusieurs soldats tué (s) en Irak).
- Etant donné le danger, êtes vous favorable à un impeachment?
- Oui, d'un simple *signing statement" (déclaration écrite) le président a abrogé la loi "Posse Comitatus" (qui, depuis la fin de la Guerre de Sécession, interdit aux dirigeants du pays – passibles, alors, d'une peine de prison de 2 ans - d'envoyer les troupes sur le territoire national).
Il devrait, donc, faire l'objet d'une procédure d'impeachment engagée par les deux partis au Congrès pour empêcher l'utilisation de l'armée et de mercenaires contre des citoyens américains.
- Les Américains devraient-ils en appeler aux hauts gradés de l'armée pour qu'ils se dissocient publiquement de cette initiative et demandent à leurs propres troupes de ne pas obéir à ces ordres?
- Tout gradé de l'armée doit faire acte de loyauté envers la Constitution. Tout officier devrait se désolidariser publiquement de tout ordre anticonstitutionnel, même s'il émane du président.
- Mais si ces mesures sont maintenant légales, s'ils disent" n'obéissez pas à ces ordres", que leur arriverait-il?
- Peut-être seraient-ils arrêtés et poursuivis comme ceux qui refusent de participer à la guerre illégale actuelle. Il s'agirait, alors, de ce qu'on appelle un coup d'état.
- Mais c'est déjà un coup d'état. - Oui. ......
''Naomi Wolf'' est cofondatrice de l’American Freedom Campaign, un mouvement pour la démocratie en Amérique. Elle est l'auteur de plusieurs livres, dont "Give Me Liberty – How to become an American revolutionary" (paru en 2008), la suite du best seller: The End of America: A Letter of Warning to a Young Patriot (2007), "La fin de l'Amérique: lettre d'avertissement à un jeune patriote".

Notes annexes:
*Crowd Control (ou CC, "contrôle des foules"): mesures permettant d'entraver les mouvements des contestataires (pose de barrières, utilisation d'armes non létales: gaz lacrymogènes, etc.).

  • C-SPAN: La chaîne câblée américaine qui retransmet les travaux de la Chambre des représentants et du Sénat américains, a été créée le 19 mars 1979 à l'initiative des sociétés de câble américaines, qui voulaient rendre les travaux parlementaires accessibles au plus grand nombre.

Un "signing statement" (littéralement "déclaration signée") est un document officiel par lequel le Président fait connaître son interprétation d’une nouvelle loi. Ici, il est sous-entendu que l’interprétation que fait Bush de certaines lois apporte des restrictions dommageables aux droits et libertés.

Liens à voir également:
Révélation : les US avaient classé l’hôtel Palestine à Bagdad comme cible militaire... avant de tuer deux journalistes.
Le Grand Soir.
Wayne Madson Report : des sources au sein de la FEMA confirment un projet de Loi Martiale aux Etats-Unis
id.

Mettre l'armée dans les rues pour rétablir l'ordre. Qu'est-ce que je disais, hein?
Ils sont tellement prévisibles!
Hélas.
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Pendant ce temps …
En France
Pendant que les PDG se gavent sur le dos des contribuables et des petits épargnants;
Pendant que le PDG de la France fait des moulinets en promettant des sanctions terribles à l'encontre des "responsables" de la crise - comme s'ils n'étaient pas tous mouillés et cela, depuis des années!
D'ailleurs, ils ont tellement du mal à choisir qu'aucune sanction n'est tombée à ce jour.
... Donc, pendant que ...
Marina is not alive and well and living in France.
Parce que les irresponsables qui nous gouvernent à idéologie tendue ne sont attachés qu'à appliquer leur doctrine malsaine et mortifère envers et contre tout, à faire vivre et prospérer les escrocs, à protéger leur clan, à se servir abondamment dans les caisses publiques , ils laissaient mourir de désespoir une femme qui s'était réinsérée dans la société et qui vivait une vie tranquille avec son compagnon et ses deux filles.
Une femme qui faisait partie de ceux qui avaient été accueillis en France, où François Mitterrand, alors président de la république s'était engagé à ne pas extrader "les réfugiés italiens qui ont participé à l'action terroriste avant 1981…ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s'étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française".
Mais que valent des engagements pour des truands?
Et puis, la nouvelle est tombée: Marina ne sera finalement pas extradée.
Etrangement, elle aurait appris la bonne nouvelle le mercredi de la bouche des deux soeurs Bruni (promues visiteuses d'hôpitaux providentielles par le souverain poncifs) mais ce n'est que le dimanche suivant (12 octobre) que nous en avons été informés par la presse.
Bizarre, non, cet élan de générosité soudaine et cette grande discrétion? Deux aspects du prèze qui nous avaient complètement échappé.
Oui, eh bien, raison de plus pour se méfier!
Parce que ce n'est pas la première fois que le bouffon manque à sa parole!
Alors, pourquoi donc cette volte-face?
On pourrait penser que le prix Elie Wiesel qu'il a reçu lors de son séjour à New York (et qui récompense, je le rappelle "des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice”, pas moins) lui est monté à la tête et qu'il vise maintenant le prix Nobel de la paix directement.
Remarque, il y sera en bonne compagnie. Kissinger et mère Teresa, entre autres.
Mais on pourrait aussi penser (mais ce serait faire du mauvais esprit, s'pas?) que là, il était bien obligé de capituler s'il ne voulait pas avoir un cadavre à extrader. Et que cela aurait fait sacrément désordre avec toutes les casseroles qu'il accumule par ailleurs.
Parce ce que, voyons comment ça s'est passé:
Marina est incarcérée en août 2007.
Le 3 juin 2008, Fillon signe le décret d’extradition.
En prison, Marina se laissant mourir, les (ir)responsables décident alors de la libérer pour la "retaper" et la remettre à Berlu et sa clique de fachos dans un état présentable.
Cynisme.
Je n'invente rien, c'est la ministre de l'injustice elle-même qui l'avait dit. . D'ailleurs, la même déclarait: Marina Petrella est "soignée et bien soignée" (Marina is alive and well and living in France for the moment, en quelque sorte) et: "Les conditions de détention sont équivalentes et les soins qui peuvent être prodigués en Italie sont similaires à ceux qui peuvent être prodigués en France".
Impudeur, désinvolture et stupidité.
Car, voilà, la faculté n'y a rien pu: non seulement il n'y avait pas d'amélioration, mais Marina déclinait encore.
Alors, il a bien fallu faire un coup d'éclat, pour des raisons "humanitaires", il se fout pas de notre gueule, pépère?
D'abord, cette "clause humanitaire" prévue par la convention européenne d'extradition de 1957, aurait pu être évoquée bien avant.
Ou ne pas être évoquée du tout, d'ailleurs. Pourquoi ces immondices avaient-ils donc décidé en premier lieu de remettre en cause la parole donnée au nom de la France?
Alors, ce revirement, ce pseudo élan de générosité, on n'y croit pas une seconde. Lui non plus, d'ailleurs, qui doit se les bouffer d'avoir été obligé de reculer.
Mais il faut avouer que ça la foutait mal que ce président temporaire de l'UE, donneur de leçons jusqu'à la tribune de l'ONU, laisse mourir une femme chez "lui" et dont les faits qui lui étaient reprochés remontaient à … 1981 (27 ANS!). NON?
Et puis, si toute cette affaire, ça pouvait faire diversion pendant que les patrons continuent de se gaver sur le dos de l'Etat, pendant qu'on privatise la Poste, qu'on instaure le travail le dimanche, qu'on réforme l'Education Nationale pour la donner comme le reste sur un plateau aux copains, qu'on remplit les prisons et qu'on en construit de nouvelles (à gestion privée), qu'on vide les hôpitaux, qu'on ferme les tribunaux, qu'on enferme des sans papiers et qu'on refuse l'entrée à des organismes de défense, que des sans-papiers et des travailleurs se suicident, etc.
En plus, qu'est-ce que c'est que d'envoyer la Grande Potiche recueillir les fruits de Sa prétendue Grandeur d'âme? Elle n'a rien à faire dans les affaires d'état que je sache.
Déjà, avec les infirmières bulgares, il l'avait mise entre les pattes des diplomates qui oeuvraient depuis des mois.
Là, il envoie les deux frangines comme missi dominici. Si l'une a tout de même ouvert sa gueule pour dénoncer cette détention, l'autre n'a pas dû s'en préoccuper beaucoup, parce que, depuis le temps, quelque chose se serait passé (d'ailleurs l'autocrate a déclaré que c'est lui qui l'avait envoyée au chevet de Marina).
De plus, je me suis laissé dire que Valeria, sa sœur, n'était plus persona grata à l'Elysée parce qu'elle gonflait les aliboffis de Bouffi avec ses Droits de l'Homme.

Et puis, il n'a pas de ministres pour faire le boulot?
Par exemple, celui des affaires étrangères, euh, non, pas celui-là, non, tiens le ministre de tout: Portefeux, au moins il aurait eu le plaisir pour une fois d'annoncer une bonne nouvelle à un ressortissant étranger.

A Sofia en Bulgarie, le "président" français, après la libération des infirmières et du médecin détenus en Libye, dont il avait attribué le mérite à son mannequin, avait déclaré:

"Chaque fois que quelqu'un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français".

Et si c' est en France que ça se passe?
C'est bien de vouloir soigner son image internationale, dommage que cela ne tienne pas la route une seconde quand il s'agit d'appliquer ces principes ici même, dont, je le rappelle (hélas, je sais, on préférerait effacer cette image de notre mémoire), il est encore le président omni-im-potent.

Marina Petrella, écrivez-lui:
CMME
100 rue Ste Anne
75014 Paris

Les ONG mises en danger de mort
Et pendant ce temps-là, le ministre des affaires étranges, lui, s'en va déclarer devant la presse israélienne :

"Officiellement, nous n'avons aucun contact avec le Hamas mais officieusement, il y a des organisations internationales qui entrent dans la bande de Gaza, en particulier des ONG françaises qui nous donnent des informations."

Sinistre individu, qui met en danger les missions humanitaires sur le terrain pour se rendre intéressant et faire son important. C'est lamentable.

MSF et Médecins du Monde dénoncent les propos de ce triste sire qui faillit à tous ses devoirs (dont celui de réserve) et qui préfère protéger les multinationales que les travailleurs humanitaires dont il est responsable en premier chef. Et ce n'est pas comme s'il ne connaissait pas la question, ni comme si c'était un perdreau de l'année.
Mais qu'est-ce qu'il a foutu tout ce temps dans les ONG?
Porté des sacs de riz devant les caméras?
Voir .
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Et une petite dernière pour la route (de toute façon, on est déjà bien énervé):
l'environnement est une "affaire sérieuse" dit-il sans rire, traitant un écologiste courageux, faut dire, d'"agité du bocal".
Pour ce coup-là, c'est "suikidiki-yé.
Les mots ont un sens

Sur ce, bonne journée.
Le temps que je finisse ce billet, d'autres ignominies auront probablement chassé celles-ci du devant de l'actualité.