Monde en vrac: les escrocs de la finance, les arrangements de Bush avec la Constitution et Marina
Par emcee le mardi 14 octobre 2008, 11:30 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Alors, cruels, arrogants ou incapables? Ou les trois?
Les crapules de la finance internationale, la menace des néocons d'instaurer la
loi martiale aux Etats-Unis, l'affaire Marina Petrella et les dernières
déclarations du ministre des affaires étrangères français au menu du
jour.
La finance internationale se moque de nous, ou je me fais des
idées?
Même pas mal! Après avoir exposé devant le monde entier l'étendue de leur
ignominie, les prédateurs de la planète, sans un mot d'excuse ni de remords,
évidemment, s'en sont allés directement piocher dans les caisses publiques
qu'ils oubliaient, ou plutôt méprisaient, de remplir naguère - sous les
prétextes légitimés par les marionnettes au pouvoir placées là par leurs
soins.
Eh oui, c'est comme ça. Ceux qui se sont constitué des fortunes extravagantes
grâce à ce système capitaliste infâme (et qui donnent volontiers à leurs
œuvres de
charité , question de ne pas donner au pot public commun tout en se faisant
de la pub –et des ronds – à toutes les étapes), n'ont apparemment pas levé le
petit doigt pour restituer ne serait-ce qu'une partie de ces gains indus. Bien
au contraire.
L'argent des contribuables, y a que ça de vrai. Ca sert à tout, aux grands
groupes privés, aux guerres (dont les précédents sont les bénéficiaires directs
et quasiment exclusifs), etc.
Cela pourrait servir pour le bien public (sécu, aides sociales, éducation,
etc.), mais non: les intérêts privés ne veulent pas. Cet argent doit passer par
eux pour qu'ils le fassent prospérer à leur avantage sur le dos de la
population.
Je disais donc: aucun acte de contrition de la part de ces salauds, qui, sans
vergogne, s'en sont allés faire la quête auprès de leurs polichinelles pour se
renflouer.
Pire encore, les PDG des entreprises mises en faillite, justement par ces mêmes
PDG, n'ont pas oublié de repartir avec les parachutes dorés et autres primes
qu'ils s'étaient assurés par contrat en entrant dans la société.
C'est dire s'ils sont prêts à faire amende honorable et à assainir le monde des
affaires (pas qu'on avait des illusions, m'enfin …).
Ici, il s'agit des Etats-Unis. Mais en cherchant bien
…
Par exemple (voir en anglaisici):
Résumé perso:
AIG: Ruiné par une petite filiale londonienne, l'ex-numéro un
de l'assurance a été sauvé de la faillite le 16 septembre grâce à un prêt
relais de 85 milliards de dollars de l'Etat. Au 30 septembre, AIG avait déjà
tiré 61 milliards de dollars sur ce prêt. La Fed en remettra 37,8 milliards de
dollars plus.
Déjà, c'est fort de café que ces escrocs ne soient pas noyés corps et
biens.
Oui, mais voilà, il y a mieux: pendant qu'on saignait le contribuable aux
quatre veines, et moins d'une semaine après l'investissement de l'Etat, ces
bouffis de chez AIG, des responsables de AIG et des courtiers indépendants,
partaient en goguette, aux frais de la princesse, dans l'un des complexes
hôteliers les plus huppés du pays, en Californie.
Tout cela pour la modique somme de … on respire … 440.000 dollars, dont près de
200.000 dollars pour les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), et plus de
150.000 dollars pour les repas, ainsi que 23.000 dollars de soins de remise en
forme.
Une paille.
Martin Sullivan, l'ex PDG de AIG en poste pendant 3 ans et
responsable du bordel ambiant, lui, empoche 5 millions de dollars de
prime de performance (sic) et Joe Casano, le
directeur des produits financiers, dont les investissements heureux ont conduit
à la quasi-faillite du groupe, encaisse 1 million de dollars par mois en tant
que consultant pour la firme dans le but de … tenez-vous bien … mettre de
l'ordre dans les investissements tout pourris qui ont été effectués sous sa
compétence.
Quelques jours après la faillite de Lehman Brothers, les
employés des filiales de la banque à l'étranger s'étranglaient en apprenant
qu'une prime globale de 2,5 milliards de dollars (en moyenne un quart de
million chacun), prévue avant la faillite, serait versée aux employés de
l'agence de New York.
Fin septembre, le PDG d'une entreprise de pièces détachées pour voitures était
battu à mort en Inde par les ouvriers en colère qui venaient d'être licenciés.
Sans aller, évidemment, jusqu'à ces extrémités, on pourrait imaginer que les
PDG des grands groupes qui ont dupé et escroqué des millions de personne
devraient rendre compte de leurs exactions.
Pas du tout: rarement poursuivis, tout au plus recevront-ils une petite tape
sur les doigts, voire seront-ils enfermés pour une brève période dans une des
prisons dorées pour cadres supérieurs.
…….............................................................................................................................
Etats-Unis toujours:
M. Bush est un homme prévoyant.
Sachant que la faillite du pays et le don de milliards de dollars d'argent
public à des escrocs ne va peut-être pas faire plaisir à tout le monde, le
cinglé de la Maison Blanche fait mettre les chariots en cercle et envoie la
cavalerie.
Thousands
of Troops Are Deployed on U.S. Streets Ready to Carry Out "Crowd
Control"
Par Naomi Wolf, 9 octobre 2008
Des milliers de soldats sont déployés dans les rues aux
Etats-Unis, prêts à appliquer les méthodes de "contrôle des
foules".
Le 1° octobre, la 1° Brigade de la Division de la Troisième Infanterie,
c'est-à-dire 3 à 4 mille soldats, a été déployée sur le territoire américain.
Avec pour mission d'appliquer les méthodes de "contrôle des foules"
comme en Irak, afin de contenir les "individus indisciplinés" et de
gérer un éventuel état d'urgence national. Je suis à Seattle et j'ai appris la
nouvelle par le frère d'un des soldats qui se livrent actuellement à des
exercices d'entraînement.
Amy Goodman (de Democracy Now! NDT) a écrit dans un article qu'un
porte-parole de l'armée avait confirmé qu'ils disposeraient d'armes létales et
non létales et de tanks pour maîtriser les mouvements de foules.
George Bush ayant invalidé la loi "Posse Comitatus" (loi qui
limite le pouvoir du gouvernement fédéral de recourir à l'armée pour assurer le
maintien de l'ordre), l'interdiction pour l'armée de patrouiller le territoire
national est donc levée.
Il a également décrété que, puisque dans le cadre de la "Guerre contre le
Terrorisme", les Etats-Unis sont en guerre dans le monde entier, c'est
donc le monde entier qui est le théâtre d'opérations. Et, donc, que les
Etats-Unis en font partie.
C'est également lui qui a décidé de modifier de la loi de 1807 sur
l'insurrection (Insurrection Act) pour se conférer des pouvoirs bien
plus étendus en cas d'"insurrection", terme vague, ou de beaucoup
d'autres "situations" définies selon ses critères à lui.
En cas d'"insurrection", la Constitution autorise la suspension de
l'habeas corpus (loi qui protège des détentions arbitraires).
Avec une force armée aux ordres, le pouvoir que s'est octroyé Bush de décider
si un groupe de manifestants ou d'électeurs furieux sont des
"insurgés" s'en trouve ainsi renforcé.
Brad Sherman, député de Californie a déclaré devant la Chambre
des Repréentants (ce qui a été filmé par la chaîne C-Span et est visible sur
You Tube ) que des
membres de la Chambre des Députés avaient été avertis en privé que la loi
martiale serait instaurée en l'espace d'une semaine s'ils ne votaient pas le
projet de loi sur le plan de relance:
"La seule façon de faire adopter ce projet de loi, c'est de créer et d'entretenir un climat de panique …
Beaucoup d'entre nous avons été avertis au cours de conversations privées que si nous votions contre ce projet lundi, le ciel nous tomberait sur la tête, que le marché chuterait de 2 à 3000 points le premier jour et à peu près pareil le lendemain, et il a même été suggéré à quelques députés que la loi martiale serait proclamée en Amérique s'ils votaient contre."
Si cela est vrai - et le député Sherman n'est pas du genre à délirer, je
vous demande de réfléchir à ceci: s'ils sont capables de menacer de proclamer
la loi martiale actuellement, il est stupide de partir du principe qu'ils ne
brandiront plus jamais cette menace.
Il est également stupide de penser qu'il suffit d'élections démocratiques pour
que cette menace soit levée.
Et pourquoi déployer la 1° brigade? Si ce déploiement des forces armées permet
quelque chose, c'est bien de mettre ce genre de menace à exécution.
J'ai rencontré David Antoon, vétéran du Vietnam, colonel de l'US AIR
Force à la retraite et patriote, pour avoir des précisions:
- Si le président donnait l'ordre à la 1° Brigade d'arrêter les membres du
Congrès, qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher?
- Rien. Le seul pouvoir dont ils disposeraient serait de geler les crédits. Le
Congrès n'aurait plus qu'à aller supplier les hauts gradés de l'armée de ne pas
obéir à des ordres illégaux.
- Mais ils sont légaux aujourd'hui.
- Exact.
- Si le président donnait l'ordre à la 1° Brigade d'arrêter un groupe
d'électeurs, qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher?
- Rien. Cela se terminerait devant les tribunaux, mais le mal aurait été
fait.
- Si le président donnait l'ordre à la 1° Brigade de tuer des civils, qu'est-ce
qui pourrait l'en empêcher?
- Rien.
- Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de faire arrêter le rédacteur en chef du
Washington Post?
- Rien. Il pourrait faire comme en Irak – envoyer un tank à Washington et
lancer un obus sur l'immeuble du Washington Post, comme cela a été fait pour
Al-Jazira , et
prétendre que c'était une erreur de tir!
- Que se passerait-il si des soldats de la 1° Brigade refusaient de prendre les
armes contre des citoyens américains?
- Ils seraient probablement considérés comme déserteurs, comme en Irak, ils
seraient arrêtés et risqueraient une peine de 5 ans de prison. Une enquête
d'Ann Wright montre que, pour la guerre en Irak, les déserteurs (des
réservistes qui refusaient de retourner en Irak) étaient condamnés à des peines
plus lourdes que des criminels de guerre.
- Est-ce que le Congrès dispose de sa propre armée?
- Non, le Congrès n'a pas directement le contrôle d'unités militaires. Les
gouverneurs disposent de la Garde Nationale, mais ils sont sous les ordres du
président si celui-ci proclame l'état d'urgence.
- Qui peut arrêter le président?
- Seul le ministre de la Justice peut donner l'ordre d'arrêter le président,
soit à la fin de son mandat soit à l'issue d'une procédure
d'"impeachment".
(NB: Le procureur Vincent Bugliosi affirme qu'il est possible à un représentant
du ministère public de poursuivre le président pour assassinat s'il représente
un des districts où résidai(en)t un ou plusieurs soldats tué (s) en
Irak).
- Etant donné le danger, êtes vous favorable à un impeachment?
- Oui, d'un simple *signing statement" (déclaration écrite) le
président a abrogé la loi "Posse Comitatus" (qui, depuis la
fin de la Guerre de Sécession, interdit aux dirigeants du pays – passibles,
alors, d'une peine de prison de 2 ans - d'envoyer les troupes sur le territoire
national).
Il devrait, donc, faire l'objet d'une procédure d'impeachment engagée par les
deux partis au Congrès pour empêcher l'utilisation de l'armée et de mercenaires
contre des citoyens américains.
- Les Américains devraient-ils en appeler aux hauts gradés de l'armée pour
qu'ils se dissocient publiquement de cette initiative et demandent à leurs
propres troupes de ne pas obéir à ces ordres?
- Tout gradé de l'armée doit faire acte de loyauté envers la Constitution. Tout
officier devrait se désolidariser publiquement de tout ordre
anticonstitutionnel, même s'il émane du président.
- Mais si ces mesures sont maintenant légales, s'ils disent" n'obéissez pas à
ces ordres", que leur arriverait-il?
- Peut-être seraient-ils arrêtés et poursuivis comme ceux qui refusent de
participer à la guerre illégale actuelle. Il s'agirait, alors, de ce qu'on
appelle un coup d'état.
- Mais c'est déjà un coup d'état. - Oui. ......
''Naomi
Wolf'' est cofondatrice de l’American Freedom Campaign, un mouvement
pour la démocratie en Amérique. Elle est l'auteur de plusieurs livres, dont
"Give Me Liberty – How to become an American revolutionary" (paru en 2008), la
suite du best seller: The End of America: A Letter of Warning to a Young
Patriot (2007), "La fin de l'Amérique: lettre d'avertissement à un jeune
patriote".
Notes annexes:
*Crowd Control (ou CC, "contrôle des foules"): mesures
permettant d'entraver les mouvements des contestataires (pose de barrières,
utilisation d'armes non létales: gaz lacrymogènes, etc.).
- C-SPAN: La chaîne câblée américaine qui retransmet les travaux de la
Chambre des représentants et du Sénat américains, a été créée le 19 mars 1979 à
l'initiative des sociétés de câble américaines, qui voulaient rendre les
travaux parlementaires accessibles au plus grand nombre.
Un "signing statement" (littéralement "déclaration signée")
est un document officiel par lequel le Président fait connaître son
interprétation d’une nouvelle loi. Ici, il est sous-entendu que
l’interprétation que fait Bush de certaines lois apporte des restrictions
dommageables aux droits et libertés.
Liens à voir également:
Révélation :
les US avaient classé l’hôtel Palestine à Bagdad comme cible militaire... avant
de tuer deux journalistes.
Le Grand Soir.
Wayne Madson
Report : des sources au sein de la FEMA confirment un projet de Loi
Martiale aux Etats-Unis
id.
Mettre l'armée dans les rues pour rétablir l'ordre. Qu'est-ce que je disais,
hein?
Ils sont tellement prévisibles!
Hélas.
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Pendant ce temps …
En France
Pendant que les PDG se gavent sur le dos des contribuables et des petits
épargnants;
Pendant que le PDG de la France fait des moulinets en promettant des sanctions
terribles à l'encontre des "responsables" de la crise - comme s'ils n'étaient
pas tous mouillés et cela, depuis des années!
D'ailleurs, ils ont tellement du mal à choisir qu'aucune sanction n'est tombée
à ce jour.
... Donc, pendant que ...
Marina is not alive and well and living in
France.
Parce que les irresponsables qui nous gouvernent à idéologie tendue ne sont
attachés qu'à appliquer leur doctrine malsaine et mortifère envers et contre
tout, à faire vivre et prospérer les escrocs, à protéger leur clan, à se servir abondamment dans
les caisses publiques , ils laissaient mourir de désespoir une femme qui
s'était réinsérée dans la société et qui vivait une vie tranquille avec son
compagnon et ses deux filles.
Une femme qui faisait partie de ceux qui avaient été accueillis en France, où
François Mitterrand, alors président de la république s'était engagé à ne pas
extrader "les réfugiés italiens qui ont participé à l'action terroriste
avant 1981…ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s'étaient
engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans
la société française".
Mais que valent des engagements pour des truands?
Et puis, la nouvelle est tombée: Marina ne sera finalement pas
extradée.
Etrangement, elle aurait appris la bonne nouvelle le mercredi de la bouche des
deux soeurs Bruni (promues visiteuses d'hôpitaux providentielles par le
souverain poncifs) mais ce n'est que le dimanche suivant (12 octobre) que nous
en avons été informés par la presse.
Bizarre, non, cet élan de générosité soudaine et cette grande discrétion? Deux
aspects du prèze qui nous avaient complètement échappé.
Oui, eh bien, raison de plus pour se méfier!
Parce que ce n'est pas la première fois que le bouffon manque à sa
parole!
Alors, pourquoi donc cette volte-face?
On pourrait penser que le prix Elie Wiesel qu'il a reçu lors de son séjour à
New York (et qui récompense, je le rappelle "des êtres exceptionnels qui
ont consacré leur vie à combattre l’indifférence, l’intolérance et
l’injustice”, pas moins) lui est monté à la tête et qu'il vise maintenant
le prix Nobel de la paix directement.
Remarque, il y sera en bonne compagnie. Kissinger et mère Teresa, entre
autres.
Mais on pourrait aussi penser (mais ce serait faire du mauvais esprit, s'pas?)
que là, il était bien obligé de capituler s'il ne voulait pas avoir un cadavre
à extrader. Et que cela aurait fait sacrément désordre avec toutes les
casseroles qu'il accumule par ailleurs.
Parce ce que, voyons comment ça s'est passé:
Marina est incarcérée en août 2007.
Le 3 juin 2008, Fillon signe le décret d’extradition.
En prison, Marina se laissant mourir, les (ir)responsables décident alors de la
libérer pour la "retaper" et la remettre à Berlu et sa clique de fachos dans un
état présentable.
Cynisme.
Je n'invente rien, c'est la ministre de l'injustice elle-même qui
l'avait dit. . D'ailleurs, la même déclarait: Marina Petrella est "soignée
et bien soignée" (Marina is alive and well and living in France for the
moment, en quelque sorte) et: "Les conditions de détention sont
équivalentes et les soins qui peuvent être prodigués en Italie sont similaires
à ceux qui peuvent être prodigués en France".
Impudeur, désinvolture et stupidité.
Car, voilà, la faculté n'y a rien pu: non seulement il n'y avait pas
d'amélioration, mais Marina
déclinait encore.
Alors, il a bien fallu faire un coup d'éclat, pour des raisons
"humanitaires", il se fout pas de notre gueule, pépère?
D'abord, cette "clause humanitaire" prévue par la convention
européenne d'extradition de 1957, aurait pu être évoquée bien avant.
Ou ne pas être évoquée du tout, d'ailleurs. Pourquoi ces immondices avaient-ils
donc décidé en premier lieu de remettre en cause la parole donnée au nom de la
France?
Alors, ce revirement, ce pseudo élan de générosité, on n'y croit pas une
seconde. Lui non plus, d'ailleurs, qui doit se les bouffer d'avoir été obligé
de reculer.
Mais il faut avouer que ça la foutait mal que ce président temporaire de l'UE,
donneur de leçons jusqu'à la tribune de l'ONU, laisse mourir une femme chez
"lui" et dont les faits qui lui étaient reprochés remontaient à … 1981 (27
ANS!). NON?
Et puis, si toute cette affaire, ça pouvait faire diversion pendant que les
patrons continuent de se gaver sur le dos de l'Etat, pendant qu'on privatise la
Poste, qu'on instaure le travail le dimanche, qu'on réforme l'Education
Nationale pour la donner comme le reste sur un plateau aux copains, qu'on
remplit les prisons et qu'on en construit de nouvelles (à gestion privée),
qu'on vide les hôpitaux, qu'on ferme les tribunaux, qu'on enferme des sans
papiers et qu'on refuse l'entrée à des organismes de défense, que des
sans-papiers et des travailleurs se suicident, etc.
En plus, qu'est-ce que c'est que d'envoyer la Grande Potiche recueillir les
fruits de Sa prétendue Grandeur d'âme? Elle n'a rien à faire dans les affaires
d'état que je sache.
Déjà, avec les infirmières bulgares, il l'avait mise entre les pattes des
diplomates qui oeuvraient depuis des mois.
Là, il envoie les deux frangines comme missi dominici. Si l'une a tout de même
ouvert sa gueule pour dénoncer cette détention, l'autre n'a pas dû s'en
préoccuper beaucoup, parce que, depuis le temps, quelque chose se serait passé
(d'ailleurs l'autocrate a déclaré que c'est lui qui l'avait envoyée au chevet
de Marina).
De plus, je me suis laissé dire que Valeria, sa sœur, n'était plus persona
grata à l'Elysée parce qu'elle gonflait les aliboffis de Bouffi avec ses Droits
de l'Homme.
Et puis, il n'a pas de ministres pour faire le boulot?
Par exemple, celui des affaires étrangères, euh, non, pas celui-là, non, tiens
le ministre de tout: Portefeux, au moins il aurait eu le plaisir pour une fois
d'annoncer une bonne nouvelle à un ressortissant étranger.
A Sofia en Bulgarie, le "président" français, après la libération des
infirmières et du médecin détenus en Libye, dont il avait attribué le mérite à
son mannequin, avait déclaré:
"Chaque fois que quelqu'un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français".
Et si c' est en France que ça se passe?
C'est bien de vouloir soigner son image internationale, dommage que cela ne
tienne pas la route une seconde quand il s'agit d'appliquer ces principes ici
même, dont, je le rappelle (hélas, je sais, on préférerait effacer cette image
de notre mémoire), il est encore le président omni-im-potent.
Marina Petrella, écrivez-lui:
CMME
100 rue Ste Anne
75014 Paris
Les ONG mises en danger de mort
Et pendant ce temps-là, le ministre des affaires étranges, lui, s'en va
déclarer devant la presse israélienne :
"Officiellement, nous n'avons aucun contact avec le Hamas mais officieusement, il y a des organisations internationales qui entrent dans la bande de Gaza, en particulier des ONG françaises qui nous donnent des informations."
Sinistre individu, qui met en danger les missions humanitaires sur le
terrain pour se rendre intéressant et faire son important. C'est
lamentable.
MSF et Médecins du Monde dénoncent les propos de ce triste
sire qui faillit à tous ses devoirs (dont celui de réserve) et qui préfère
protéger les multinationales que les travailleurs humanitaires dont il est
responsable en premier chef. Et ce n'est pas comme s'il ne connaissait pas la
question, ni comme si c'était un perdreau de l'année.
Mais qu'est-ce qu'il a foutu tout ce temps dans les ONG?
Porté des sacs de riz devant les caméras?
Voir
là.
…………………………………………………………………………………………
Et une petite dernière pour la route (de toute façon, on est déjà bien
énervé):
l'environnement est une "affaire sérieuse" dit-il
sans rire, traitant un écologiste courageux, faut dire, d'"agité du
bocal".
Pour ce coup-là, c'est "suikidiki-yé.
Les mots ont un sens
Sur ce, bonne journée.
Le temps que je finisse ce billet, d'autres ignominies auront probablement
chassé celles-ci du devant de l'actualité.
Commentaires
Il est clair qu'avec cette histoire de "crise financière", on se fout de nous une fois de plus !
J'en arrive à me demander si tout ça n'était pas un peu prémédité dans le but de s'en mettre encore plus plein les fouilles, en toute impunité... Les cours remontent ! C'est magique !
Ils savent qu'ils peuvent qu'ils peuvent compter sur les deniers publics.
Ils savent aussi que la peur empêchent les citoyen-ne-s de moufter.
Et bien sûr, les mesures et les sanctions à l'encontre des assassins financiers c'est du baratin de politicards. Ils sont eux-même à la solde de ceux qui tirent les ficelles.
Je viens de lire le point de vue de George Monbiot qui est assez intéressant:
« Cet effondrement du crédit est tout petit lorsqu’on le compare à celui que subit la nature. Ces deux crises ont la même cause. Dans les deux cas, ceux qui exploitent les ressources ont exigé des taux de rendement impossibles à tenir, et utilisé des crédits qui ne pourront jamais être remboursés. Dans les deux cas nous avons choisi d’ignorer les conséquences vraisemblables. Je croyais que ce déni collectif de réalité était spécifique au changement climatique. Je sais désormais que c’est la première réponse devant chaque catastrophe à venir. »
La suite en anglais chez Contre Info:
http://contreinfo.info/article.php3...
Tout à fait exact, Pachenka, le capitalisme se nourrit des crises, des guerres, des catastrophes naturelles, profitant de l'abattement des populations.
On le voit bien ici: après avoir promis de renflouer les banques, Fillon annonce dans la foulée la "poursuite des économies", à savoir celles sur la santé, l'éducation et les autres services publics. Bertrand (ou un autre) lance son idée de travail du dimanche, prétendant que cela devrait "relancer l'économie". Il faut vraiment ne comprendre rien à rien pour ne pas se rendre compte que c'est du pipeau intégral.
Pour les guerres, il y a belle lurette, par ex, que les grands groupes américains sont en Irak, s'occupant de la "reconstruction" pendant que l'armée se charge de la démolition.
A la NO, après Katrina, les entreprises privées se sont partagé les décombres encore fumants. Etc, Etc.
Et, hélas, pour moi, pas l'ombre d'un espoir à l'horizon.
Ce point de vue de george Monbiot me parait d'une rare justesse.
Ceci dit, l'état, c'est les banques, et les banques, c'est l'état : 80% de la monnaie créée l'a été par elles.
Ce n'est donc pas l'état qui sauve les banques, mais l'état qui se sauve lui-même en se mettant à la place des banques.
Et en endossant toute la fausse monnaie qu'elles avaient créées, avec sa bénédiction.
Cette pirouette fonctionnera-t-elle?
Personne ne peut le jurer.
Mais si elle rate, il reste encore une solution, celle qu'avait autrefois trouvé l'Allemagne : Hitler.
@ Emcee
"Et, hélas, pour moi, pas l'ombre d'un espoir à l'horizon."
Je te comprends. Je pensais que les gens en auraient ras le pompon de se faire entuber pour la énième fois. On dirait plutôt qu'ils préfèrent se contenter de serrer les fesses dans l'espoir que ça passera bien vite...
Mais aux USA, il se passe toujours des choses épouvantables.
Etats-Unis : La crise entraîne une vague de violence:
http://www.interet-general.info/art...
Bien évidemment, la racaille de la finance s'en fout pas mal.
oui, un déchainement d'actes désespérés est bien à craindre.
les gens étouffent, ils n'ont plus de perspectives d'avenir, ni pour eux, ni pour leurs enfants.
en ce qui concerne Marina Petrella, côté italien, la non extradition est très mal vécue, pratiquement par tout le monde, .
désir de justice?
plutôt un désir de vengeance
The rise of the police state ...
D'aucuns pensent que nous assistons à l'émergence de l'empire, ça peut paraître fou, mais comment un tel géant peut-il continuer à subsister si il ne prend pas des mesures absolument drastiques ?
Et le pire, c'est que les nains dont nous sommes, qui croient que le salut est dans le suivisme aveugle des idéologies dictées par ces neocons, ils vont certainement découvrir tôt ou tard qu'ils n'ont en réalité aucun ami.
Loi martiale, techniquement, la guerre aux pauvres et la guerre à l'amérique du sud auraient déjà dû faire hurler nos "démocraties" ... le patriot act et ses suites ... pareil. Alors dans un brouhaha d'applaudissements, la loi martiale passera sans peine. Et la fable de Star Wars aura des allures de prophétie.
La crise?quelle crise?la crise elle dure depuis trente ans,on appelle ça une crise systèmique,mais les libéraux veulent pas le dire des fois que ça donne des idées de changement aux prolos et exploités en tous genre!
Quand à la visite de Naboléon au salon de la toto et poux roulants,le tri avait été bien fait que de l'UMPiste bon teint s'il vous plait,alors l'écolo y faisait un peu tache dans...l'environnement!
Et voilà la dernière:10,5milliards d'euros sortis du budget pour les banques.Mais on en a pas besoin!mais si mais si prenez,et allez jouer à l'économie casino avec,vous risquez rien c'est l'argent de ces couillons de contribuables!
Quant on sait qu'avec 1 milliard on mettait au net tous les hôpitaux,on couvrait de déficit de la sécu avec 4.
Et en plus ces 360 milliards sortis du chapeau!
L'arrogance de ces messieurs dames est là,parce qu'ils pensent que personne ne voit rien!
Désolée, je vous ai un peu abandonné-e-s, mais j'étais occupée avec une traduction, entre autres.
Encore un truc effrayant, d'ailleurs: http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7286, où il est dit que les US se concoctent des armes "moins" létales pour repousser les manifestants.
Exact, ils s'organisent contre toute résistance à leurs exactions. Et Minimum Premier leur emboîte le pas. (Quel "choix" judicieux!). Subrepticement d'abord, en orchestrant la vindicte contre les basanés d'Outre-Périph, puis en réprimant les "agités" syndicaux, plus ou moins lâchés par les autres, d'ailleurs, http://amate-palindromes.blogspot.com/, en se déplaçant avec une armée de CRS et autres gardes du corps et en envoyant des invitations au préalable à ceux qui auront l'honneur d'approcher le roi (sur la vidéo où un écolo a réussi à s'infiltrer, on voit une femme avec un beau carton d'invitation: il n'a pas encore bien pris la mesure de ce qu'est le rôle d'un président de la République, apparemment). Cela fait combien de franchises médicales, tout ça?
Mouhaha! J'ai lu que quand il est allé voir les ouvriers (triés sur le volet, pourtant) de Renault, il a dit "C'est pas Eurodisney, ici" à un ouvrier (chais plus pourquoi) et le gars lui a répondu: "C'est ça, quand l'huissier viendra chez moi, je lui dirai: on n'est pas à Eurodisney ici". Aux dernières nouvelles on n'a pas de nouvelles du gars.
@ céleste: pour Marina, j'ai lu cela qqpart et j'ai perdu le lien. Eh bien, c'est sûr: ils auraient dit NON au départ, ils ne se seraient pas ridiculisés (et déshonorés, mais ça, ça leur fait ni chaud ni froid) à la lâcher quand elle était à l'article de la mort. Et les Italiens n'auraient pas moufté.
Maintenant, il y a aussi Battesti sur la brèche. Qq'un sait qqchose?
Quant à l'Italie, c'est le même foutoir qu'ici, comme dit un com'. Terrifiant. http://www.celestissima.org/si-on-bloque-notre-futur-nous-bloquerons-tout/
Au fait, ils sont passés où tes com', céleste? Il n'y en a presque plus, si je n'ai pas eu la "berlu".
je voulais en écrire un sur l'école, mais faute de temps, j'ai dû différer.
Continue Emcee, moi perso j'avoue que je suis un peu sur le cul ces temps ci pour écrire...
merci pour tes traductions et ta hargne !
bises
Oups! Emcee,
Serge Reynaud n'a pas été lâché.
Les deux syndicats concernés, Sud et CGT (qui avaient appelé à la grève et votaient au conseil de discipline) l'ont soutenu, et l'Huma aussi (il y a eu un papier, un peu stalinien, certes, on ne se refait pas, mais favorable et unique dans la presse nationale).
(En revanche, la grève elle-même n'avait pas été soutenue au niveau national: les confs n'avaient pas relayé.
Pour Battisti, j'avais l'info que son sort se décidait le 16 oct au Brésil, mais depuis, plus de nouvelle (bonne nouvelle?)
Bises
@ Coco: oui, j'ai vu ça. Bof, l'important n'est pas forcément d'écrire (même si cela aide peut-être les autres à se sentir moins seuls dans ce monde de brutes), mais de réfléchir et de militer.
@ gg: c'est ce que je voulais dire, en fait. Bien sûr que la base est souvent présente sur le terrain, mais si ce n'est pas relayé en haut lieu, autant "siffler au violon".
Et la dénonciation de ce genre de "petits événements sans importance" ne semble plus du tout faire partie des priorités des confs au niveau national - qui vont, par ailleurs laisser faire la privatisation comme une lettre à la Poste.
Ce qui permettra de mettre enfin au pas (ou de se débarrasser de) ces agités jamais contents de leur sort.
Sacré monde de brutes.