On prend l'oseille et toi, tire-toi!
Par emcee le lundi 6 octobre 2008, 23:07 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Les pauvres sont priés de ne pas la ramener DU TOUT pendant que les riches
se partagent le magot.
Ah, les vautours!

(oups! Il paraît que quand on donne des noms d'animaux aux gens, on est
fasciste. Même des noms d'oiseaux?)
Pendant la crise qu'ils ont créée, les néocons, pas le moins du monde gênés
aux entournures, gardent un oeil sur les pauvres pour les punir de leurs
propres turpitudes. L'Union Sacrée ne concerne que les riches.
Alors, comme il faut trouver des sous pour se refaire, on racle tous les fonds
de tiroirs publics qu'on a jusqu'alors négligé de vider, on tape dans les
contributions de ceux qui n'ont pas été exonérés d'impôts, on rogne encore
davantage sur ce qui reste des aides sociales, on pique les économies des
pauvres, on vire ceux qui osent se rebiffer.
Et s'il le faut, on enverra, l'armée … euh, non, pas l'armée, y a plus beaucoup
de chevaux frais – ils caracolent dans de lointaines contrées peuplées de
barbares.
Non des mercenaires de chez Blackwater ou autres qui se feront un plaisir
d'obtempérer. Et c'est pas des tranquilles, ceux-là.
Et puis, les camps,
eux, ils sont déjà tout prêts à fonctionner, avec le personnel et
touskifo.
L'incarcération massive, c'est pas ça qui leur fait peur.
Ils sont champions du monde.
Ah! L'armée, justement, parlons-en!
Le 17 septembre le sénat a approuvé, par 88 voix pour et 8 contre, un
budget record pour l'armée en 2009 : $612,5 milliards, dont $70 milliards
pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan pour une partie de l'année
fiscale.
Les sénateurs: Barack Obama (Illinois), John McCain Arizona) et Joe Biden,
Delaware) n'ont pas pris part au vote. Eh oui, faut fâcher personne en ce
moment.
Notons tout de même que ce n'est pas facile de recouper l'info sur le ouèbe: ni
les grands médias, ni les responsables politiques de quelque importance n'ont
jugé bon d'ébruiter cette nouvelle. Ne serait-ce, je sais pas, moi, pour dire
qu'ils étaient contents que l'Amérique soutienne ses boys.
C'est à se demander …
Ca se passe pas loin de chez nous: en Amérique. Mais, en plus, en cherchant
bien …
**********************************************************************************
Voici deux documents consécutifs qui illustrent une fois encore le
cynisme des puissants et leur arrogance vertigineuse.
Le premier: comment mettre hors d'état de nuire ces salauds
de grévistes qui font qu'à critiquer le gouvernement.
Le *NLRB limite les grèves politiques
Un coup terrible porté aux droits des travailleurs
Par ROBERT SCHWARTZ
CounterPunch, Edition du Weekend
Octobre 3 - 5, 2008
Un arrêté ignoré par l'avocat principal du National Labor Board,
ou NLB (« Conseil Syndical National ») cet été a porté un sérieux
coup aux droits des travailleurs américains de protester contre les politiques
gouvernementales.
Le *1° mai 2006, des centaines de
milliers de travailleurs immigrés ont cessé le travail pour manifester
contre la législation restrictive sur l'immigration. Certains ont été licenciés
et ont déposé plainte auprès du conseil syndical.

Ronald Meisburg, le directeur juridique du National Labor Relations
Board (commission nationale des relations de travail),
réagissait en publiant une directive sur la mobilisation politique en juillet
dernier qui permet aux patrons de licencier sur–le–champ les employés qui
participent à des arrêts de travail pour des motifs politiques.
Cette directive, qui est apparemment passée inaperçue jusqu'à présent à la fois
parmi les syndicats et leurs conseillers juridiques, ne peut pas faire l'objet
d'un appel.
Traditionnellement, les travailleurs du monde entier ont recours à deux sortes
de grèves pour atteindre leurs objectifs, les grèves économiques quand il
s'agit de revendications professionnelles et les grèves politiques qui visent
la politique gouvernementale.
Les grèves politiques aux USA ne sont pas aussi fréquentes qu'en Europe ou en
Amérique Latine. Mais il y en a eu, comme par exemple, en 1970, la grève des
mineurs qui réclamaient une législation concernant la silicose et, cette année,
celle des dockers de la côte ouest contre la guerre en Irak.
Les manifestations énormes pour les droits des immigrés en mai 2006 ont
peut-être provoqué les grèves les plus politiques de l'histoire américaine. A
la suite de cela, de nombreux travailleurs, principalement latinos, ont été
licenciés. Parmi eux, il y avait des employés de trois restaurants.
La Veranda, un restaurant de Philadelphie, a licencié cinq employés qui avaient
annoncé au gérant qu'ils ne viendraient pas travailler. A Fresno, Californie,
un restaurant a renvoyé 8 employés sur 13 pour n'avoir pas respecté les
obligations de présence. Et un restaurant d'Applebee, dont la directive
n'indique pas clairement l'adresse, a licencié plusieurs employés qui avaient
quitté le travail plus tôt.
Aucun de ces employés n'était syndiqué.
Ces plaintes concernant le 1° mai 2006, où les travailleurs ont perdu leur
emploi à cause d'un arrêt de travail pour motifs politiques, semblent être les
premières à avoir été déposées au NLRB.
Dans la mesure où le droit du travail donne à tous les travailleurs (et pas
seulement à ceux qui sont syndiqués) le droit de faire grève sur des questions
qui affectent leur mode de vie, certains de ces travailleurs ont porté plainte
auprès du NLRB pour violation de la législation sur le travail, réclamant leur
réintégration et les arriérés de salaires.
Les employés affirmaient qu'ils avaient les mêmes droits que les grévistes
syndiqués, et en particulier, le droit de faire grève sans autorisation
préalable sur les questions concernant leurs conditions de travail.
Les services de Meisburg ont rejeté les accusations des employés. Dans
l'arrêté, Meisburg, un avocat d'affaires nommé par le président Bush, affirmait
– ce qui était une première - que les grèves ne sont protégées par la loi
nationale sur les relations de travail (National Labor Relations
Act) que si elles s'adressent à un employeur responsable de l'objet du
conflit.
Il y a trente ans de cela, la Cour Suprême avait décrété que les
travailleurs pouvaient participer à des activités politiques sur leur lieu de
travail si les problèmes invoqués avaient un impact important sur les droits
des travailleurs ou leurs conditions de travail. Meisburg a déclaré dans une
note en bas de page que sa position était en accord avec la décision de la
Cour, même si aucun autre directeur juridique auparavant ne l'avait interprétée
ainsi.
Même si la directive Meisburg ne va pas jusqu'à interdire les grèves
politiques, l'effet est le même. Si le prochain directeur juridique ne révoque
pas cette décision, les travailleurs syndiqués et non-syndiqués qui font grève
contre la politique governementale sur l'immigration, la santé, ou le prix du
fuel, prennent le risque de perdre leur emploi immédiatement et
définitivement.
Robert Schwartz a écrit un guide
juridique à l'adresse des syndicats: "Strikes, Picketing, and Inside
Campaigns: A Legal Guide for Unions"
Article d'origine: [A Serious Blow to the Rights of U.S. Workers
NLRB Limits Political
Strikes|http://www.counterpunch.org/schwartz10032008.html]
Notes annexes:
- NLRB: National Labor Relations Board, commission nationale
des relations de travail
NB: le premier mai n'est pas férié aux
Etats-Unis. La Fête du travail est le Labor Day, célébré depuis 1894 le premier
lundi de septembre (les syndicats US n'ayant pas voulu s'aligner sur leurs
homologues européens aux tendances marxistes). Voir: Histoire du 1° mai
……………………………………………………………………………………………………………
Second doc:
A Washington, il y a, en plein centre du quartier des affairis …euh … des
affaires, un bâtiment, le Franklin School Shelter qui, je vous
le donne en mille (dollars), accueille des … sans-abri. Ca, c'est narguer,
non?
Alors, le maire, à qui on en promet un bon prix, on s'en doute, veut
débarrasser le centre d'hébergement de ces pouilleux pour le vendre à des gens
bien propres sur eux. Il a réussi à faire vider les lieux au mois de septembre.
Mais l'affaire n'est pas terminée. Ca renâcle côté manants.
Argh! On peut jamais être tranquille.
A lire prochainement …

Le Franklin School Shelter: trop beau pour toi
Commentaires
Un peu de patience, il y a doit quand même bien y avoir une parcelle de générosité même dans le plus ingrat des patronnactionnaires voyous délocalisés à Dubaï : http://pourceau.files.wordpress.com...
A quoi vont servir vraiment ces 600 camps de concentration ?
Et ces interdictions de grève pour raison politique avec risque de licenciement immédiat...c'est quoi ?.Cà ressemble étrangement à de l'esclavage.
Arbeit!
Merci pour tes posts Emcee
Ce qu'il y a de marrant, c'est que la droite (les républicains) a voté contre le renflouement des banques avec l'argent du contribuable, tandis que la gauche (les démocrates) y a été massivement favorable.
Et je me pose cette question, tout de même : y a-t-il un lobby PS à Washington?
DSK y ferait-il sentir son influence?
Des noms d'animaux aux gens, fasciste? Moi, je trouve pas du tout. Mais ça me chagrine pour les animaux. Je suis de l'avis de Prévert:
http://www.superketti.com/Anthologi...
Les vautours se contentent de manger à leur faim, et par ailleurs font un travail de nettoyeurs de charognes très utile.
Ce qui n'est pas le cas de ceux dont tu parles. Je suggère "charognes". Et qu'on appelle les vautours pour nous en débarrasser.
Je suis d'accord avec cultive ton jardin , il ne faut pas comparrer les vautours aux financiers c'est insultant pour les vautours , eux ils débarrassent la nature des charognes.
Arretons d'insulter les vautours , hyènes , requins et autres animaux.
En parlant d'animaux, relire "la ferme des animaux" d'Orwell c'est un auteur qui n'a jamais été aussi moderne.
(on limite trop souvent son oeuvre au seul "1984")
Merci pour vos réactions.

@gg: le PS à Washington? Pas impossible. Au moins pour prendre des cours de duplicité. Même si l'élève a pratiquement dépassé le maître.
@ Jardin, je suis entièrement d'accord pour les animaux. Aucun animal ne peut être aussi cruel que l'être humain. Car l'animal ne tue en général que pour se nourrir ou pour se défendre, rapace ou requin ou autre. Je n'avais pas pensé à "charogne", mais comme, en fait, je cherchais une photo en illustration, elle n'aurait sans doute pas eu l'impact souhaité. J'avais trouvé une photo de fumier, mais c'est pareil: il n'avait pas l'air menaçant que je recherchais. Et j'ai eu du mal à trouver, justement parce que les photos de rapaces sont souvent prises par des gens qui les aiment et les respectent.
Et encore, le contexte de cette photo, ce sont des vautours qui attendent sagemment leur tour pour participer au repas après avoir tué un animal. Rien de cruel ni de menaçant.
Ah, les vaches!
En plus, j'ai triché!
Oups, j'ai oublié: celui qui a parlé de fascisme ou assimilé, c'était, si ma mémoire est bonne, le "philosophe" globe-trotter romanquêteur en parlant de Badiou. Donc, une référence, autant en matière de fascisme que d'animaux ... et de taon d'autres sujets.
Merci pour l'info et la traduction, une fois de plus, même si, je ne le cache pas, en me confirmant toujours plus dans ma façon de voir le monde, tes contributions ne me remontent pas le moral...
Ce ne sont plus des marchesque l'on franchit une à une, mais des escaliers que l'on avale à marche forcée. Jusqu'où ? et quand ?
Quoique le tas de fumier n'est pas menaçant mais très explicite.
Quant à Dubaï nos "amis"capitalistes ont trouvés un terrain de jeu à leur mesure(voir l'huma du 7/10).
Mais oui ma bonne dame pendant la crise on continue de s'enrichir!
Sur les camps j'aimerais avoir encore plus de préçision
Merci pour vos commentaires pertinents.

Bon, la prochaine fois, promis, je mets le tas de fumier et j'évite vautours, condors (pourtant, j'aimais bien aussi les "néocondors", Non? Bon, non.), et autres serpents ou crocodiles de marigot.
J'espère, toutefois, avec mon fumier, ne pas avoir Via Campesina sur le dos!
Sur les camps de la Fema, il y a ceci (en anglais): http://www.freedomfiles.org/war/fema.htm. Je voulais faire un billet là-dessus mais l'actu m'a dépassée. J'y reviendrai.
C'est glaçant.
Mais comme dit Kob, on ne vient pas ici pour avoir la pêche
Si, ça donne la pêche, au contraire, d'en voir qui ne consentent pas.
Via campesina...ou moi, car le fumier aussi est très utile. Mais je te concède que l'image du vautour, ou même du "néocondor" (quelle trouvaille!) est bien plus expressive.
On peut peut-être transiger, tu utilises l'image... et tu fais l'éloge des vautours en contre point.
J'avoue que l'idée ne me vient pas seulement de Prévert, mais aussi de Siné: au moment de la guerre d'Algérie, il avait comparé les paras à des bouchers, et quand les paras se sont estimés insultés, il a présenté ses excuses... aux bouchers.
froid dans le dos!
Thatcher et Reagan avait ouvert le bal!
éliminer les syndicats, asservir les travailleurs
depuis leurs successeurs ont affiné les techniques
vivement que ça s'arrête!
Je me doutais que le fumier, ça n'allait pas te plaire non plus

Je crois que j'ai trouvé une solution pour la prochaine fois
Zut, j'ai oublié! Prévert et Siné, des amoureux des chats! Pourtant, j'en connais de fort hostiles ...

Les Innommables, il n'est pas impossible qu'ils aquièrent nom et tangibilité face au tribunal, il me semble qu'ils sont inquièts en ce moment ...
Les néocons c'est pas mal,mais ça dédouane les ancienscons,pourtant c'est pareil c'est des cons.
Mais nul n'est parfait.Surtout eux quand on est trop nombreux dans une prison c'est plus facile de s'en évader,surtout quand les gardiens sont près à y entrer
Jean-claude: "néocon", je suppose que je ne t'apprends rien, est l'abréviation de "neoconservative" néoconservateurs. Il est vrai qu'en français, cela tombe très bien (quoique "con" en anglais, cela veut dire "escroquer" et donc, c'est tout aussi approprié). Ce que recouvre cette tendance exactement, je n'en sais fichtre rien, à part que c'est le genre de politique qui mène à la catastrophe sauf pour quelques-uns, qui, quelle que soit l'étiquette, de toute façon, s'en sortent plutôt bien depuis des générations.
Les vautours c'est pas mal,j'aimais bien celui de Tex Avery et ceux de Lucky Luke!!!