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Evidemment, c'est plus confort que l'avion de ligne 2° classe!

"En pleine crise énergétique, les nababs à la tête des grands groupes continuent de polluer l’atmosphère avec leurs jets privés"

Le jet privé, avantage dont bénéficient les cadres dirigeants d’entreprise, est (au sens propre comme au sens figuré) le signe éclatant d’une politique de privilèges devenue incontrôlable.
Si les actionnaires, les associations de consommateurs et ceux qui sont chargés de superviser les entreprises privées tiennent à se rendre compte de l’insuffisance actuelle de contrôle sur la gestion des entreprises en Amérique, ils doivent s’intéresser aux excès concernant les avions d’affaires.
Le chiffre d’affaires du secteur du jet privé a plus que doublé ces cinq dernières années, et les PDG d’entreprises constituent l’essentiel de la clientèle.
Outre dans le cadre des voyages d’affaires légitimes, beaucoup de chefs d’entreprises et leurs familles sont autorisés à utiliser l’avion privé de la compagnie pour leurs besoins personnels, frais endossés par les autres parties prenantes de la société, dont les actionnaires et les employés.
Et c’est nous qui payons le prix de la baisse de la qualité de l’air à cause de la pollution énorme provoquée par ces avions.
Les propriétaires de jets privés ont probablement remarqué que le prix du carburant avait augmenté de 418 % ces cinq dernières années, ce qui augmente de 5000 dollars le coût d’un vol New York-Los Angeles. Mais c’est une broutille pour l’ambitieux de haute volée qui a déboursé au départ 10.000 fois cette somme, voire plus, pour acheter l’avion.
Au moment où les candidats à la présidentielle des deux principaux partis promettent tous deux de donner aux actionnaires davantage de pouvoir de décision en ce qui concerne les privilèges accordés aux cadres dirigeants, cette affaire de jet privé mérite une attention spéciale.
Les parties prenantes d’une entreprise peuvent actuellement mieux contrôler l’utilisation par la direction des avions privés car de nouvelles règles exigent que soient rendus publics tous les avantages en nature dépassant 10.000 dollars.
L’utilisation à des fins personnelles des jets d’entreprise était l’avantage le plus courant dans 385 des 500 plus grandes sociétés répertoriées par Standard & Poor .
Une étude effectuée par Corporate Library révèle que plus de la moitié des 215 entreprises sur lesquelles ils ont enquêté permet, voire exige, que les cadres dirigeants utilisent les avions de la compagnie pour des voyages privés, ce qui représente pour les actionnaires un coût médian de plus de 180.000 dollars.
Parmi les compagnies où les avions d’affaires sont le plus utilisés, on trouve Abercrombie & Fitch, qui a accordé ces deux dernières années à Mike Jeffries, son PDG, pour 1,4 millions de dollars de voyages en avion privé et Starwood Hotels, qui a déboursé près de 900.000 dollars en 2006 pour payer les déplacements de son PDG entre sa résidence d’Atlanta et le siège de la compagnie à NY.
Parfois, ce sont les proches du PDG qui en profitent. John Tyson, le PDG de Tyson Foods a droit à 120 heures par an de temps de vol sur un avion de la société, qu’il peut morceler pour en faire bénéficier ses amis ou sa famille, qu’il soit ou non du voyage.
En 2007, Qwest Communications a craché plusieurs centaines de milliers de dollars pour que la femme et la belle-fille d’Edward Mueller, le nouveau PDG, puissent faire la navette entre le siège de Denver et une résidence qu’ils possèdent en Californie.
Il est courant, actuellement, que les entreprises les plus importantes exigent que leur PDG utilise les avions de la société pour tous les déplacements, y compris les voyages d’ordre privé, évoquant leur souci de veiller à la sécurité de leurs dirigeants.
David Yermack, professeur à la New York University School of Business, déclare que cet arrangement “c’est comme si on disait au PDG: ‘nous exigeons que pour votre équilibre alimentare, vous preniez vos repas dans un restaurant 5 étoiles et nous exigeons que, pour votre santé, vous buviez du champagne à 800 dollars la bouteille’ ".
Quand les membres du conseil d’Administration des entreprises accordent des avantages aussi scandaleux, on ne peut que se demander à quoi d’autre ils peuvent bien consentir. En effet, dans pratiquement toutes les affaires de corruption récentes, il était question d’avions de sociétés.
En 2007, Angelo Mozilo, de Countrywide Financial, mis en examen pour son rôle dans la crise des subprimes, menaçait de démissionner si la compagnie n’acceptait pas que sa femme prenne l’avion avec lui et si la compagnie refusait de prendre à sa charge les impôts à payer sur cet avantage en nature.
Le jet privé, avantage dont bénéficient les cadres dirigeants d’entreprise, est (au sens propre comme au sens figuré) le signe éclatant d’une politique de privilèges devenue incontrôlable.
Il est temps que les différents acteurs qui interviennent dans les entreprises, y compris les investisseurs financiers, réagissent pour faire perdre ces habitudes à leurs dirigeants.

Chuck Collins is a senior scholar at the Institute for Policy Studies. Sarah Anderson is a fellow at the institute and director of the Global Economy Program. They are co-authors of the report "High Flyers: How Private Jet Travel Is Straining the System, Warming the Planet and Costing You Money."

Pollution aérienne
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Note perso

C’est « Vol au-dessus d’un nid de cocus », en quelque sorte.
Avec la constitution de fortunes colossales, l’industrie de l’avion privé a fait un bond en avant ces dernières années. Les grandes compagnies se doivent d’avoir leur avion privé pour permettre à leurs dirigeants de se déplacer rapidement dans le monde.
Ajoutez à cette engeance, les célébrités comme les stars d’Hollywood, les personnalités politiques, les parvenus richissimes et le ciel se trouve vite encombré de petits avions privés, qui se posent dans des aéroports où les accueilleront des salons privés et du personnel obséquieux.
Tout ce beau linge évite ainsi l’humiliation d’avoir à faire la queue pour les formalités fastidieuses de passage en douane. Et la présentation de papiers qui, de toute évidence, sont en règle, puisqu’ils sont chez eux partout.
Une « élite » qui fait fi de l’environnement, de la pénurie de carburant et de son prix, et qui, cynisme suprême, rachète des points carbone (comme Al Gore) pour se donner bonne conscience et se la jouer écolo.
Une caste de privilégiés qui se répartissent les intérêts mondiaux en fustigeant les populations qu’ils laissent exsangues tout en leur distribuant quelques miettes pour laisser croire qu’ils s’intéressent.
Pollution aérienne, pollution terrestre et pollution maritime.
Beaucoup, de par leurs activités professionnelles, combinent les trois, soit directement, soit par le biais de leur entreprise.
Pétrole ou pas pétrole il en restera toujours assez pour leurs besoins personnels. Et après eux (voire pendant), le déluge. Eux, sont à l'abri.

Et ces PDG, qui écument la planète à la recherche de nouveaux contrats juteux, à l’affût de nouvelles proies sans défense, sont les mêmes qui déclarent avec morgue que les charges patronales sont trop élevées et qu’ils ne peuvent pas payer la couverture santé de leurs employés ou que s’ils veulent maintenir leur entreprise à flot, sont contraints de délocaliser leur production dans les pays où les législations sur le travail sont plus souples, comme les esclaves qu’ils emploient.

Eh oui, mais le pire, c’est qu’il y en a pour le croire.

Evidemment, parmi ceux-là, pas de penseur, pas d’intellectuel, mais des idéologues, des prédateurs, des cyniques, des tricheurs.
Tout un monde finalement bien banal chéri par la presse pipole, qui donne du rêve en pâture aux gogos qui peuvent ainsi s’imaginer que tout est possible, même pour eux.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Liens :
France :
Les revenus démesurés des grands patrons

USA :
Etre PDG aux USA, c'est gagner le gros lot
Et pour avoir une idée des mieux payés de la planète dans d’autres domaines, voir ici
Pendant ce temps, ailleurs, la famine :
http://www.alterinfo.net/La-famine-....

Quelle misère! Ils finiront par se brûler les ailes, non?

... Déjà, notre nabab à nous commence sérieusement à se demander où a bien pu filer sa bonne étoile.
Ici, chez nous. Où il a réussi à se mettre à dos l'armée française, tout de même.
Et FR3 qui lui a joué un petit tour et Rue 89 qui l'a largement diffusé .
Et en Europe , où il commence la présidence avec un sérieux handicap.
Le président polonais ne veut plus signer son traité de Lisbonne à lui et le commissaire européen chargé du commerce le boude, le tsarkovitch.
Et il n'aime pas du tout qu'on le boude.

Je SAIS, ce n'est pas vraiment le sujet du jour, mais je SAVOURE. Je PEUX?