Fais-moi plaisir, Erin, dis-leur NON
Par emcee le mardi 27 mai 2008, 23:42 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
... Même si la satisfaction sera de courte durée, on aura bien rigolé encore
une fois. Rien qu'à voir leurs têtes le soir du résultat.
Bon, après, ça s'est gâté ...
Irish referendum on the Lisbon Treaty
To the people of Ireland:
Don't let your voice be ignored by just saying yes
Vote NO to Lisbon Treaty
Just for the fun of it.
Because
whatever you say
THEY are the winners.
No way they will surrender Europe to the people and let us decide on
what Europe WE want
UNLESS ....

Les Irlandais sont les seuls Européens
de l'Union à pouvoir ratifier par un vote populaire les réformes des
institutions de l'Union Européenne.
Cette consultation aura lieu le 12 juin et les partisans du OUI et du NON
s'activent vivement. Avec les mêmes arguments des deux côtés, ou presque, que
ceux qu'on avait avancés pour le référendum de 2005.
Pour les Irlandais, cette consultation sera peut-être la dernière du
genre.
L'Europe entière est à l'écoute. Non seulement en France et aux Pays-Bas, où le
vote populaire a été piétiné, mais encore dans les pays où le traité a été (ou
sera) ratifié par voie parlementaire pour éviter les mésaventures désagréables
et les entourloupes trop évidentes.
Voici un article intéressant qui fait un tour rapide de la
question.
“Good Europeans”
Only Ireland Can Vote on EU's Future, par HARRY BROWNE
May 17 / 18, 2008
Publié dans Counterpunch
"les Bons Européens"
Seule l'Irlande peut se prononcer sur l'avenir de l'Europe.
Combien l'élite politique européenne doit maudire la mémoire de Raymond
Crotty.
C'est à la suite d'une action en justice intentée par l'activiste et économiste
de renom que la Cour Suprême d'Irlande a décidé en 1987 que les nouveaux
traités européens devraient faire l'objet d'un amendement de la constitution et
donc seraient soumis par référendum à l'approbation du peuple irlandais.
C'est la raison pour laquelle le Traité de Lisbonne, comme ses prédécesseurs
depuis ces vingt dernières années, est tributaire du simple bon vouloir de
l'électorat irlandais.
Aucun autre état de l'Union n'exige un vote populaire chaque fois que l'UE
change ses dispositions institutionnelles.
Toutes ces années, nous nous sommes comportés dans l'ensemble en "bons
Européens" (qui savaient de quel côté était beurrée la tartine, avec le
cheptel subventionné, avec les routes plus larges, etc.) et nous avons voté
OUI.
En plein essor du Tigre Celtique, néanmoins, nous avons rejeté le traité de
Nice en 2001, même s'il a été approuvé après avoir été à nouveau soumis au vote
en 2002 suite à l'ajout de quelques gentillesses dans une "déclaration" qui
faisait référence à la tradition irlandaise de neutralité militaire.
Aujourd'hui, c'est le tour d'un traité prétendument négocié à Lisbonne
l'année dernière. Mais en fait, ce traité n'est qu'une version allégée de la
Constitution européenne mise au rancart après que les Français et des
Hollandais (l'Irlande n'en avait pas eu la possibilité) l'eurent rejetée à
l'issue d'un référendum en 2005.
(Une "constitution", apparemment, nécessiterait un mandat populaire
ailleurs que dans ces deux pays; pas les simples traités, et celui de Lisbonne
a récemment été approuvé haut la main par tous les parlements de
l'Europe).
Le referendum en Irlande est prévu pour le 12 juin et les sondages indiquent
que le résultat pourrait être serré. A la lumière des pirouettes sémantiques de
l'UE, il semblerait qu'en tant que "bons Européens", la moindre des
choses serait de nous montrer solidaires de nos frères français et hollandais
en rejetant ce qu'ils n'ont plus désormais le pouvoir de rejeter.
Malgré tout, Paris et Amsterdam ont depuis longtemps remplacé l'église du coin
comme destination de week-ends pour la petite bourgeoisie irlandaise avide de
vols bon marché. Si voter non, c'est suffisamment bien pour ces continentaux
élégants et stylés, alors, c'est sûrement suffisamment bien pour nous,
non?
Ce n'est pas ainsi que la plupart des responsables politiques voient les
choses ici, évidemment. Non seulement ils veulent qu'on leur épargne
l'humiliation d'un nouveau rejet, mais ils sont dans l'ensemble attachés
idéologiquement à la notion d'Europe élargie, plus "efficace" telle que décrite
dans le Traité, avec une coopération plus étroite en matière de politique
étrangère et d'affaires militaires, et un engagement ferme pour la
privatisation des services publics et d'autres mesures néo-libérales au sein de
l'Union et à l'extérieur.
En fait, l'adéquation entre les idéologies des élites à Dublin et dans le
reste de l'UE rend quelque peu ridicules certains des arguments des défenseurs
de gauche actuels du NON, ceux qui ne s'intéressent qu'à l'abandon de la
souveraineté nationale à Bruxelles.
Livré à lui-même, tout gouvernement irlandais imaginable dans l'immédiat serait
au moins aussi réactionnaire qu'un diktat imposé par Bruxelles.
Et en effet, les partisans du NON de droite sont à peine plus plausibles quand
ils s'inquiètent de ce qu'une intégration plus grande dans l'UE pourrait, à
terme, menacer le régime fiscal qui favorise les entreprises de façon
exceptionnelle.
Cela dit, on devrait également, bien sûr, envisager l'éventualité qu'un jour
peut-être, il se trouvera des responsables politiques et des gouvernements, en
Irlande et dans l'UE en général, peu enclins à être tenus par la prédominance
de la concurrence et de la libéralisation du commerce décrétées dans le traité
de Lisbonne.
En effet, Lisbonne codifie certains des pires aspects de l'orthodoxie
néolibérale actuelle alors même que celle-ci est discréditée par ce qui se
passe dans le monde réel.
Bizarrement, le groupe le plus visible qui a fait campagne pour le NON
jusqu'à présent réunit une poignée de gros capitalistes irlandais dont les
arguments de droite contre le traité sont assez différents de ceux que
donnaient lors des précédents référendums quelques tarés conservateurs qui
arguaient que l'Europe allait obliger l'Irlande à légaliser l'avortement.
Libertas, une organisation qui n'existait pas auparavant,
créée par Declan Ganley, un millionnaire étroitement lié à l'armée US, et
soutenu par un autre, Ulick McEvaddy, a recouvert le pays d'affiches dénonçant
le Traité, et a employé l'une des agences de relations publiques d'Irlande la
plus marquée politiquement pour s'assurer que Libertas est le premier nom qui
vient à l'esprit des journalistes quand il s'agit de mentionner les partisans
du NON.
Ces gars de Libertas sont des eurosceptiques dans la lignée des
conservateurs britanniques, pas vraiment la tasse de thé habituelle en Irlande,
et leurs liens avec le milieu des services secrets US ont fait tiquer certaines
des quelques personnes qui s'intéressent à ce genre de choses. Leur objectif,
semble-t-il, est de gagner ce référendum afin de s'en servir comme tremplin
pour créer un réseau paneuropéen de "libertariens" de droite qui combattent ce
monstre de régulation qu'est l'UE. Or, il se trouve que McAvaddy a connu
quelques avatars avec ledit monstre.
Leurs idées trouvent un certain écho dans la population parce que l'UE est en
effet quelque peu monstrueuse.
Le terme de "déficit démocratique" qui circule depuis ces dernières
années est un euphémisme pour dire que l'Europe est dirigée par des
commissaires non élus démocratiquement qui exercent leur fonction par
désignation, leurs directives ayant force de loi dans tous les états
membres.
L'UE comptant désormais 27 membres, sous le Traité de Lisbonne, chaque état
membre n'aura pas de commissaire de son propre pays pendant cinq années sur
quinze (pour ce qui est de l'Irlande, ce sera une bénédiction, dans la mesure
où les gouvernements ici ont toujours envoyé à Bruxelles quelques anciens
responsables politiques qui sont bien trop néolibéraux même pour la scène
politique locale, l'actuel commissaire chargé "des marchés intérieurs et des
services" , Charlie McCreevy en étant l'exemple type).
Certes, le Traité de Lisbonne renforce quelque peu le rôle de contrôle du
parlement européen qui, curieusement, n'aurait toujours pas le pouvoir de
présenter des projets de lois.
Certains europhiles progressistes respectables voient d'un bon œil le fait que
le parlement devienne une institution, disant que c'est là que les idées
différentes sur le développement de l'Europe peuvent être débattues et là que
l'on peut aborder la question du "déficit démocratique" représenté par
la Commission, le conseil des ministres et, sous Lisbonne, les nouveaux
président et ministre des affaires étrangères.
Ce scénario courageux et prometteur ne tient pas compte de deux faits
saillants:
UN, les pouvoirs du parlement restent manifestement faibles;
et DEUX, cela fait longtemps que celui-ci est accusé dans tous les pays
européens d'être un lieu de parlottes onéreux où des personnalités politiques
de moindre envergure bénéficient d'un régime des dépenses plus que généreux
(ainsi que des journalistes mineurs: le parlement a payé les billets d'avion de
reporters pour qu'ils rendent compte des débats dans le but de convaincre
l'opinion publique que quelque chose d'important s'y passe
peut-être).
En bref, cette vision de l'UE qui l'emporte aux extrémités de l'échiquier
politique, à savoir celle d'une élite qui s'auto-perpétue et qui a réussi à
asseoir son autorité sans trop d'égards pour les subtilités des fondements de
la démocratie, comporte plus qu'un soupçon de vérité.
La "Charte des Droits fondamentaux" qui a été ajoutée au
Traité n'est que du ''window-dressing
'' quand on voit que les décisions judiciaires de l'UE, ces dernières années,
ont de plus en plus été prononcées en faveur des intérêts commerciaux.
Une autre idée, courante il y a cinq ou six ans, quand la "vieille Europe"
résistait vaguement à l'administration Bush avant l'invasion de l'Irak, c'est
que l'UE pourrait servir de contrepoids important, voire progressiste, à la
politique internationale des Etats-Unis.
Cette hypothèse a été écartée quand est apparue clairement, avec le temps, la
faiblesse de cette opposition et quand l'UE a joué un rôle destructeur en
Palestine en supprimant les aides en représailles à l'élection du
Hamas.
En outre, en 2008, la planète fonde ses espérances, peut-être tout aussi
vaines, non pas sur l'Europe, mais sur l'élection d'Obama à la présidence des
Etats-Unis.
Mais si, au lieu de cela, c'est MacCain qui est élu en novembre prochain, alors
refera surface l'argument sur le contrepoids, et reviendra sur le tapis la
question de savoir si la coopération militaire de l'UE peut conserver une
certaine autonomie ou bien si elle est structurellement subordonnée à l'OTAN et
aux Etats-Unis.
Mais les limites de ce débat devraient déjà être évidentes et l'Irlande
elle-même en fournit de larges preuves.
Malgré les revendications de plus en plus vides de sens de neutralité militaire
en Irlande, les aéroports irlandais, surtout Shannon, ont facilité les vols
militaires américains et les transports de troupes, de même que les transports
secrets de détenus de la CIA.
Cette coopération avec l'impérialisme américain n'était pas une initiative de
l'UE (en effet, le travail le plus important du parlement européen ces
dernières années a été de mettre sous étroite surveillance, même si cela a été
vain, les transports illégaux des prisonniers des Etats-Unis via les pays
européens, cela, au grand dam du gouvernement irlandais).
Actuellement, les troupes irlandaises servent au Tchad dans une mission
coordonnée par l'UE, et avec l'aval de l'ONU (condition sine qua non de la
participation de l'Irlande) - mission qui sert visiblement les intérêts du
néo-colonialisme français en Afrique.
Les activités actuelles de l'Irlande montrent clairement qu'un état membre
de l'Europe, et, en plus, un état fièrement post-colonial qui se targue de
neutralité, peut à la fois prêter main forte à l'impérialisme américain et
soutenir l'impérialisme de certains pays européens dans le Tiers monde, et cela
même sans l'augmentation des dépenses militaires, sans le
renforcement de la coopération militaire, ni la liste élargie des
"tâches" pour lesquelles les troupes de l'UE pourraient intervenir à
l'extérieur de l'Europe prévus par le traité de Lisbonne.
Cet article n'est pas un argument désespéré pour appeler à voter OUI.
Néanmoins, les partisans du NON de divers bords, qui prétendent que les
autorités en Irlande sont forcées par une Union Européenne toute-puissante
d'adopter des politiques économiques et militaires qu'elles combattraient en
d'autres circonstances, me semblent plutôt fantaisistes.
Oui, la ratification du Traité de Lisbonne permettrait aux élites ici d'agir
sans état d'âme selon leurs pires instincts, mais cela n'est que le début d'une
argumentation en faveur du NON.
Les bonnes raisons de voter Non (un non existentiel sartrien) dépassent
largement les revendications de souveraineté nationale.
Voter NON (même si cela peut faire théoriquement plaisir à
quelques agents secrets à Washington) est un acte de solidarité mondiale:
avec ceux dont les voix ont été ignorées dans les autres pays européens;
avec ceux qui travaillent pour les services publics menacés de
privatisation;
avec ceux qui, dans les pays en développement, ont déjà été les premiers à
souffrir des politiques commerciales et militaires cruelles de l'UE, et ceux
qui pourraient l'être à l'avenir
avec ceux qui savent parfaitement qu'une deuxième superpuissance néolibérale
arrogante et irresponsable, c'est bien la dernière chose dont a besoin à
l'heure actuelle la malheureuse population mondiale.
Voir les sites suivants: www.caeuc.org et www.pana.ie pour des arguments contre Lisbonne plus
substantiels, de gauche et anti-impérialistes.
Et www.indymedia.ie
pour l'histoire étrange de Libertas.
Harry Browne donne des cours à l'Institute of Technology de
Dublin.
Son livre, ‘Hammered by the Irish: How the Pitstop Ploughshares disabled a
US war-plane – with Ireland’s blessing’, sera publié prochainement par
Counterpunch Books.
......................................................................................................................................
Autres liens:
IBEC (Irish Business and Employers Confederation) more honest than government
about Lisbon (en anglais)
http://www.swp.ie/news/latest/ibecm...
Campagne pour le NON
http://www.erc2.org/index.php?id=15...
Et(en anglais):
Arguments pour et contre le traité
http://www.erc2.org/160.0.html

Les
syndicats se prononcent pour le NON
You have to eat it all
("Il faut tout avaler". Campagne pour un référendum dans tous les pays
européens. Excellent)
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Campagne pour le "YES".
Sea, sex and sun.
La classe.

Et puis, un grand classique. Qui a beaucoup aidé à la victoire du OUI, en
France ...
Attention, éloignez les enfants.
The Yes needs the No to win...


Commentaires
Ma chère Emcee,
Puisque tu encourages tes camarades de gauche à voter non avec leurs adversaires de droite en Irlande, je vais en définitive aller boire cet apéro à Ales avec mon ami facho.
Bises
Pas une mauvaise idée, il faut toujours savoir ce que l'ennemi a dans la tête. Et puis, un apéro, ça ne se refuse pas.
Non, les Irlandais ne sont pas les seuls qui peuvent faire basculer le traité de Lisbonne. L'Allemagne n'a pas encore ratifié le traité (même si elle est déjà passée dans les deux chambres) et pourrait même encore être confrontée pour la première fois de son histoire à un réferendum (c'est pas gagné). En effet une plainte constitutionnelle (Verfassungsklage) a été posée par certains parlementaires (Gauweiler CSU) et le tribunal constitutionnelle de Karlsruhe doit encore se prononcer. Le problème est que le traité est clairement anticonstitutionnel et qu'une des solutions au dilemme auquel est confronté cette cour (elle voterait en fait pour sa propre destitution) est d'invoquer le paragraphe 156 (de mémoire) de la constitution qui obligerait à un référendum.
Il me semble (sans certitude) que la situation est à peu près similaire en Tchéquie.
Certes, mais les Irlandais sont les seuls de tous les pays européens qui aient clairement dans leur législation l'obligation d'organiser un vote populaire pour toute modification des institutions européennes (et pas seulement pour une nouvelle constitution). C'est ce que veut dire le titre et ce qui est expliqué dans le premier paragraphe.
Si les Allemands (et peut-être les Tchèques) sont consultés par voie référendaire, c'est qu'ils auront obtenu que le traité soit considéré comme une nouvelle constitution.
Déjà, pour le Traité précédent, il y avait eu débat, me semble-t-il, pour savoir s'il s'agissait d'un traité ou d'une constitution (d'où son nom de "traité constitutionnel", qui était une supercherie imaginée par les élites dirigeantes). Cette fois-ci, ils l'ont appelé "traité" pour ne pas être justement tenus d'organiser de vote populaire.
Qui, là, aurait concerné d'autres pays européens, dont la France. Si ma mémoire est bonne, et si j'ai bien compris les arcanes des institutions.
Cela dit, si les Allemands étaient, finalement, également consultés, ce serait une bombe pour les planqués de Bruxelles et ceux qui les y ont envoyés. Et une véritable chance de faire capoter leurs funestes desseins.
Ah bah ça y est ! J'avais réussi à me désintoxiquer du "winzeyes" et c'est reparti, rien qu'aujourd'hui j'en suis à 12 ! Je ne te remercie pas, hein...
Mais sinon, sarkozi il avait dit que ce serait un mini-traité de rien du tout qui allait presque rien changer, alors on n'a pas à s'inquiéter normalement...
Les liens suivants ne marchent pas ils renvoient vers ton site :
www.caeuc.org
www.indymedia.ie
@JP Martin: c'est vrai, 'winzeyes", c'est hyper-contagieux. Pire qu'une chanson de Sardou qu'on entend le matin à la radio juste avant de partir. Après on est obligé de raser les murs pour éviter de rencontrer des copains.
Quant au mini-traité, hélas, une fois de plus, on s'est fait escroquer. Bah, une fois qu'on est habitué ... Ce sont les 3500 premières fois qui font mal. Après, ça va tout seul.
@T34, merci de m'avoir prévenue. Je ne sais pas comment j'ai fait cette erreur. Les voici:
http://www.caeuc.org/
http://www.pana.ie/
http://www.indymedia.ie/
Il y en a 1 qui suit !
speriamo bene ...
baci
Aaaaarh! Bien la peine de se décarcasser!
Les prochains posts seront sur Carla & (Ni)co avec des anecdotes sulfureuses.. Au moins tout le monde pourra participer.
Y a aussi les musulmans qui marchent bien. Ca te booste un compteur au-delà de toutes espérances.
Béotiens!.
céleste, speriamo che non saremo delusi una volta di piu!
J'adore le premier commentaire !
Puisque certains votent non pour de mauvaises réponses, appelons à voter oui !
En parlant de facho, c'est pas sarko qui disait "mais simplement parce que Le Pen dit que le soleil est jaune devrais-je dire qu'il est bleu ?"
Le fait est que toute cette construction européenne s'est faite contre les peuples, contre les services publics, contre la protection des droits, de l'environnement et à fond pour le capital et les multinationales, et - désolé pour ce trait d'anti américanisme primaire - dans l'intérêt des USA !
(d'ailleurs, merci aux académiciens de nous trouver un autre mot, je suis anti-Etats-unien primaire, pas anti-Américain).
Le seul but de l'europe : le libre échange. Et des les années 50, à qui profite une telle "libération" ?
gg est anar. Il ne vote pas. Je n'arrive pas à m'y résoudre encore, même si on voit bien que le résultat est le même. Et que ce sera de pire en pire. Mais c'est un débat compliqué car il y a même des anars qui votent (en rasant les murs, tout de même!). Et puis, curieusement, il n'y a rien tant qu'un anar pour éplucher les résultats du vote. Non?
Moi, après chaque élection, je me dis "je ne vote plus. Fini." Jusqu'à la suivante. Où je replonge, hélas. Pourtant, il n'y a rien de réjouissant à la clé. Alors parfois, autant aller prendre l'apéro avec un facho (private joke).
Quant au "libre-échange": une belle saloperie. Je suis en train de travailler sur ce thème.
Prochainement sur vos écrans de mes nuits blanches.
C'est plié !!!
The no win ze yes againste ze yes !!!
YAIAIAIAIAISSSSSE!
Yaisse!
Long live Erin! UP YOUR ARSE, Brussels and the little French bastard!
Le prez aurait déclaré: "l'Irlande n'est pas la France". Bin, oui, c'est ça, elle compte encore plus pour du beurre!
Pour qui il nous prend, le chihuaha de Bush? (tiens, il a bien choisi son jour pour dîner avec son mètre 85!)
Quant aux capitales européennes, pareil: "c'est quand même pas à l'Irlande de nous dire ce qu'on doit faire quand nous avons tous dit oui à l'Europe"!
Bin voyons!
Qui c'est qui est plus nombreux, le peuple français, néerlandais et irlandais ou les parlements des autres pays européens, STUPID?
Et puis, faites donc voter les autres, qu'on rigole encore!
Un responsable politique irlandais pour le oui a déclaré:" c'est certainement qu'on n'a pas assez expliqué aux électeurs".
Imbécile! Plus on nous a expliqué, mieux on a compris que c'était NON! NON et NON!
GUINNESS !!!
:o)
Je débouche ma bouteille de Guinness et je trinque avec vous !
Sans oublier de dire "Thank you Irish people !"
:o)
Tout à fait d'accord, Tournée générale de Guinness.
Les Irlandais ont toujours été un peuple exceptionnel. Ils confirment aujourd'hui.
We love you, Ireland. CHEERS!
Une question me turlupine. A en croire les médias français, le non irlandais est passé pour de mauvaises raisons (peur de devoir payer plus d'impôts, nationalisme...). Info ou intox ?
Réaction quasi unanime des éditorialistes français : c'est une grande défaite de la démocratie. Un référendum "anti-démocratique", bah voyons...
De toute façon, la victoire ne sera que de courte durée, ils trouveront bien un nouveau moyen détourné de faire passer ce traité, hélas...
Il n'y a pas de raison que les Irlandais soient plus bêtes que les autres, en particulier les Français - qui ont voté Non sciemment devant l'imposture de ce traité constitutionnel. A l'issue du vote, en France et aux Pays-Bas, les médias, les "experts" et les parti politiques ont décrété que c'était parce que nous n'avions "rien compris".
Curieux, tout de même, avec tous les spécialistes qui se sont dévoués pour nous décortiquer le projet dans ses moindres détails. Quand les partisans du oui ne nous parlaient que de la partie vitrine de leur projet, les DDH. Ou que leurs réponses à nos objections étaient des ricanements - style: mais où allez-vous donc chercher tout ça? Bin, dans ce qui est écrit noir sur blanc, couillon.
En Irlande, il y avait comme chez nous les partisans du oui, dont l'argumentation pauvrissime "Regardez tout ce que l'Europe a fait pour nous, ne soyez pas des ingrats" n'a pas berné la population qui s'est retrouvée encore plus mal lotie, justement à cause de l'Europe.
Là-bas, également, leurs services publics sont menacés, etc.
Alors qu'il y ait aussi eu des Le P et De V locaux, certes, mais ce n'est pas la majorité.
Quant à l'abstention importante, ne serait-elle pas due au fait qu'ils se sont fait balader précédemment en les faisant revoter "bien" deux ans plus tard et au fait que de toute façon, ils ne seraient pas plus écoutés que les Français et les Néerlandais, alors, à quoi bon?
Un tel cynisme de la part des classes dirigeantes laisse pantois. Et l'autre qui parle d'"incident"!