La Chine pour l'Occident: l'Empire du Bien et du Mal.
Par emcee le samedi 3 mai 2008, 00:34 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Aujourd'hui, le monde occidental, qui (par convoitise) a tant appelé de ses
vœux l'adhésion de la Chine à l'économie de marché, étale au grand jour ses
contradictions, à savoir l'incompatibilité évidente qu'il y a à imposer des
règles économiques et sociales injustes et à se poser en défenseur de la
démocratie et des droits de l'homme.
Alors, tout s'emmêle dans la plus grande confusion et la plus grande
désinformation, la Chine devenant l'incarnation du bien (immense terrain
commercial sur le plan national) et du mal (danger de rivalité directe sur le
plan international).
Alors, il s'agit de la discréditer, mais de ne point la fâcher complètement.
Pas facile sans qu'on voie les ficelles.
D'où le cirque médiatique à quelques mois des JO, mis en scène par des
sous-fifres manipulés à la fois par les dirigeants occidentaux qui disent
réfléchir à l'éventualité d'un boycott de la cérémonie d'ouverture et
par les puissances économiques qui ne cessent de leur côté de jurer leurs grand
dieux que, non, elles n'ont rien, absolument rien contre la Chine et qu'elles
viennent à peine d'apprendre l'existence du Tibet (ou quelque chose du
genre).
Alors, il s'agit de poursuivre les affaires juteuses avec la Chine et de se
cantonner au Tibet pour y dénoncer les violations des droits de l'homme, le
reste n'étant que roupie de sansonnet.
Faire des affaires, grappiller le moindre profit. Et tant pis si ce sont les
êtres humains qui, une fois de plus, en pâtissent. Big business n'a pas
vocation à se préoccuper de ces détails mesquins.
Pour commencer, voici un article "China is Our E-Waste Dumping
Ground" publié par Terry J. Allen dans Alternet, le 5 janvier
2008.
Et qui concerne le traitement du matériel électronique dont nous nous
débarrassons trop souvent sans état d'âme.
Connaissez-vous le port de Guiyu?
Guiyu, c'est un petit port dans le sud-est de la
Chine à deux-trois heures de Hong Kong .
C'est là qu'arrivent une grande partie des déchets électroniques des
Etats-Unis, du Japon et du Royaume-Uni.
Article (les illustrations ont été ajoutées):
La Chine est notre dépotoir électronique

Des femmes trient les fils qui ont été arrachés des ordinateurs. Triés le
jour, ces fils sont brûlés la nuit à l'endroit même où vivent les
familles.
Guiyu, China. December 2001''. © Basel Action Network2006
Les Etats-Unis envoient jusqu'à 80% de leurs déchets électroniques toxiques
en Chine, tout en réalisant des bénéfices par la même occasion.
La route qui permet de transporter des produits nocifs de la Chine aux
Etats-Unis, n'est pas à sens unique. L'Amérique expédie vers la Chine jusqu'à
80% de déchets électroniques (des ordinateurs, des téléphones cellulaires, des
télés, et autres articles mis au rebut). L'an dernier seulement, les Etats-Unis
ont exporté assez de déchets pour recouvrir un terrain de foot et sur une
hauteur de plus d'un kilomètre et demi.
Alors, tandis que les médias enfourchent leur cheval de bataille sur la
peinture au plomb (le danger que représentent les produits fabriqués en Chine),
ayez donc une pensée pour les travailleurs chinois qui meurent pour nous
débarrasser de millions de tonnes de saloperies toxiques.
La plupart des déchets atterrissent dans la petite ville portuaire de Guiyu,
une ville à activité unique située à quatre heures de Hong-Kong et qui empeste
les fumées acides et le plastique en combustion. Ses rues étroites sont bordées
de 5500 petits ateliers de récupération appelés par euphémisme
"recycleurs". Ils emploient 80% des familles de la ville (plus de
30.000 personnes) qui récupèrent le cuivre, l'or et d'autres métaux précieux
sur 15 millions de tonnes de déchets électroniques.

En haut, une femme s'apprête à briser un tube cathodique de moniteur
d'ordinateur pour récupérer le plomb à l'intérieur. Encore plus dangereux:
l'inhalation de la poudre de phosphore qui recouvre l'intérieur.
En bas: Une imprimante recouverte de plastique brûle à ciel
ouvert.
© Basel Action Network 2006
Source
Guiyou, Chine
Sans masque ni gants, les ouvriers de Guiyu trempent les cartes mères dans
des bains d'acide, arrachent et broient les boîtiers en plastique des moniteurs
et font griller leurs composants au-dessus de braseros.
Ils sont exposés à des lésions cérébrales, des problèmes pulmonaires, des
malformations congénitales à cause des toxines carcinogènes comme le plomb, le
mercure, le cadmium et les retardateurs de flamme bromés, ainsi qu'à la dioxine
à des doses jusqu'à 56 fois supérieures aux normes admises par l'OMS. Quelque
82% des enfants de moins de 6 ans souffrent de saturnisme.
Alors que les ouvriers touchent un à trois dollars par jour en s'exposant à une
mort précoce, le secteur du "recyclage" (à la fois aux Etats-Unis et en Chine)
rafle des bénéfices substantiels. Non seulement les exportateurs américains,
évitent le recyclage propre imposé aux Etats-Unis, mais ils se font du fric en
vendant leurs déchets à l'étranger.
Une fois désossés, les ordinateurs contiennent plus d'or par tonne que 17
tonnes de minerai d'or et les circuits imprimés peuvent comporter 40 fois plus
de cuivre que le minerai. Ne serait-ce qu'à Guiyu, les ouvriers récupèrent 5
tonnes d'or, une tonne d'argent pour une somme estimée à 150 millions de
dollars par an.
De nombreux exportateurs américains prétendent qu'ils recyclent et non pas
qu'ils se débarrassent.
Mais une enquête effectuée par le GOA (Government Accountability Office,
organisme qui contrôle les actions du gouvernement) conclut qu'il est difficile
de vérifier si les produits électroniques usagés qui sont exportés sont
effectivement destinés à être réutilisés, ou s'ils sont en fin de compte
traités avec précaution une fois qu'ils quittent les côtes américaines".
Il est interdit aux pays développés d'envoyer leurs déchets toxiques dans les
pays en développement depuis la Convention de Bâle, traité international de
1992 qui a été ratifié par tous les pays industrialisés … sauf par les
Etats-Unis.
N'ayant pas à appliquer la loi internationale, n'étant pas contrôlés par
Washington, les intermédiaires américains portent simplement la mention
"recyclable" sur les déchets électroniques et les expédient dans les endroits
où les lois environnementales sont laxistes, où les pouvoirs publics sont
corrompus et où la population est extrêmement pauvre.
La Chine répond à ces trois critères à la fois. Et une caisse d'emballage avec
un billet de 100 dollars scotché dessus se faufile aussi facilement qu'une
anguille dans le port de Guiyu.
Les déchets électroniques s'avèrent être un parfait créneau dans le commerce
entre la Chine et les Etats-Unis. L'appétit insatiable de l'Amérique pour les
produits chinois bon marché a créé un déficit commercial qui a dépassé les 233
milliards de dollars l'an dernier. Alors que les déchets électroniques ne
pèsent pas bien lourd pour combler ce déficit, ils contribuent à garantir que
les bateaux qui transportent les marchandises jusqu'aux rayons de Wal-Mart ne
repartent pas à vide pour la Chine.
La Grande Bretagne, après avoir détruit l'industrie textile locale en Inde
et avoir appauvri les tisserands du pays, a inondé sa colonie de textiles
venant d'Angleterre sur des bateaux anglais. La flotte de la Compagnie
Britannique des Indes orientales se rendait alors en Chine pour acheter du thé,
de la soie et d'autres marchandises pour assouvir l'appétit des Européens pour
les produits de luxe "exotiques".
Mais comme peu d'articles provenant d'Europe ou de l'Inde intéressaient les
Chinois, les bateaux voyageaient à vide, constituant, donc, un manque à gagner
sur le côté du triangle Inde-Chine. Cela, jusqu'à ce que l'Angleterre force les
paysans indiens à cultiver de l'opium, avec pour résultat de faire plonger la
population dans la famine à grande échelle à cause du détournement des terres
cultivables.
La flotte marchande a alors chargé les bateaux d'opium, introduisant celui-ci
de force en Chine par le port de Canton. Comme l'opium était interdit en Chine,
la Grande Bretagne a déclenché une guerre en 1839 pour forcer Pékin à accepter
cette drogue.
Et en 1905, plus d'un quart de la population masculine en Chine était
dépendante de l'opium.
Aujourd'hui, ce sont les Américains qui sont dépendants des articles à bas prix
venant de Chine. Et ce sont les politiques de notre propre gouvernement et les
entreprises privées qui nous poussent au vice.
Le marketing habile et le fétichisme des consommateurs incitent les Américains
à acheter les articles les plus récents, les plus légers, les plus importants,
les plus petits, les plus rapides, les plus courus. Et même si vous n'êtes pas
accro aux derniers gadgets sortis, il est impossible de faire réparer ou mettre
à niveau les anciens appareils.
Le demi milliard d'ordinateurs dont nous nous sommes débarrassés ces dix
dernières années doivent bien trouver une destination et les expédier en Chine
ou dans d'autres pays pauvres, c'est une solution gagnant-gagnant pour
l'industrie chinoise et américaine.
Quant à nous, populations de ces deux pays, nous pouvons toujours nous consoler
en appréciant l'ironie qui fait que les même bateaux qui transportent vers
l'Amérique des jouets et des denrées alimentaires dangereux repartent avec des
déchets électroniques mortels pour les Chinois.
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Documents annexes
Vidéo France 2 sur Guiyu
http://ma-tvideo.france2.fr/video/i...
Vidéo en anglais (avec cartes du trafic):
E-Waste: Dumping on the Poor 电子垃圾污染穷国
Recyclage des déchets (électroniques) en Chine 10 septembre
2006.
Danger! L'informatique, ça pollue!
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Note perso:
Tout est dit. Rien à rajouter à l'article et aux documents annexes. Si ce
n'est que ça fait froid dans le dos.
Droit des êtres humains, droit du travail, etc. tout cela est foulé aux
pieds par des pourritures qui, pour faire du profit, n'hésitent pas à
contourner les lois et à corrompre les intermédiaires. Et cela, au vu et au su
des gouvernements qui ferment les yeux.
Alors ...
Droits de l'homme? la belle excuse,
hein!
Les Droits de l'Homme, qui ont fait l'objet d'une Déclaration
Universelle adoptée le 10 décembre 1948, sont un prétexte bien pratique
pour dénoncer ceux qu'on veut stigmatiser et/ou assujettir. La Chine, Cuba,
l'Afghanistan, l'Iran, la Somalie, l'Irak …
Et puis, ça donne bonne conscience aux gogos. L'impression qu'on vit dans un
paradis, aussi.
Mais les Droits des êtres humains ne sont pas à géométrie variable, ni une
vue de l'esprit et ne s'arrêtent pas à quelques cas particuliers.
Ces droits devraient concerner tous les pays, démocratiques ou non.
Ce qui veut dire que les états dits "démocratiques" ne sont pas
au-dessus des lois et ne peuvent se poser en donneurs de leçons tout en
poursuivant leurs activités illicites.
Or à l'heure actuelle, il est plus rapide de faire la liste de ceux qui
appliquent ces principes (si on en trouve).
Tiens, d'ailleurs, sauriez-vous en citer un ou deux?
Et puis, c'est devenu très tendance de dénigrer ceux qu'ils appellent les
"droitsde l'hommistes" .
Naguère, c'était le pré-carré de l'extême droite.
Mais revenons à la Chine
Les derniers épisodes concernant les Droits de l'Homme et surtout du
Tibétain montrent bien l'hypocrisie des pays occidentaux et leurs indignations
bien ciblées.
Bien cachées derrière leurs hommes de paille, les puissances occidentales
lancent un avertissement à la Chine.
Pendant ce temps, les dirigeants, eux, se taisent, tergiversant sur leur
présence à la cérémonie d'ouverture des JO. Ou envoyant au feu, comme en
France, leur troisième couteau, leur marionnette des droits de l'homme, pour
ensuite démentir ses déclarations.
Pourquoi donc? Parce qu'il ne faut pas énerver la Chine plus que nécessaire,
évidemment. Juste montrer les dents. Faire les gros yeux.
Il ne s'agirait pas de couper les ponts et de se voir couper les vivres,
hein?
Alors, au lieu de s'en prendre aux violations effectives des droits de l'homme,
on mise tout sur le Tibet. (voir ce document fort complet et fort intéressant sur le Tibet ). Le Tibet,
ça parle aux Occidentaux, avec le souriant Dalai lama et les adeptes bobos du
bouddhisme tibétain.
Le Tibet: entre 25 et 40% de la superficie de la Chine (et
ainsi, si le Tibet devenait indépendant, la Chine en serait amputée d'autant.
Voyez l'idée qui germe?).
Les Tibétains: 2,4 millions de Tibétains habitant dans la
Région autonome du Tibet (92% de la population), plus un million dans la
province du Qinghai (22,5 %), 455 000 dans la province du Sichuan (53,7 %), 353
000 dans la province de Yunnan (33,1 %) et 643 000 dans la province du
Gansu.
Si on compte, cela fait 5 à 6 millions d'âmes réparties dans un pays qui en
compte … UN MILLIARD 300 000.
Cherchez l'erreur.
Cela voudrait-il dire qu'il n'y aurait qu'une poignée d'êtres humains
appartenant à une ethnie bien précise qui serait victime de la politique
répressive du gouvernement chinois?
Ou bien encore cela voudrait-il dire que les pays occidentaux n'auraient
connaissance que des abus commis au Tibet, faute d'être informés sur les 995
millions restants?
Pourtant, une simple recherche dans Google pourrait leur apporter quelques
éléments de réponse.
Par exemple,
Savez-vous combien il y a d'ethnies en Chine? Allez, un chiffre!
CINQUANTE-SIX! Eh oui. Si les Han représentent 91,6% de la population
nationale, il y a, selon le 5e recensement national en 2000, 18 ethnies qui ont
une population dépassant 1 million d'habitants, dont les Zhuang avec
16,179 millions d'habitants.
La vie en Chine, quelques exemples:
Dix problèmes de droits humains en Chine
(mais, rappelons-le, pour les étourdis: Bush vient de supprimer la Chine de
sa liste des "pires violateurs des DDH". Bush n'a peut-être pas internet?
)
Les ouvriers migrants du bâtiment victimes d’abus à Pékin
La face cachée de la Chine: l’accouplement du néolibéralisme et
du communisme
La face cachée de la Chine, ce sont ces millions d’ouvriers licenciés des
usines d’État, massivement mises en faillite à partir du milieu des années 1990
et qui représentent quelques dizaines de millions de laissés-pour-compte. Ce
pays de désolation, de chômage et de misère ne ressemble en rien à cette Chine
que la plupart des reporters occidentaux nous présentent comme un miracle issu
de la mondialisation. La suite … ici
Les droits des travailleurs:
Explosion d'une mine en Chine
et: Mineurs en Chine
Expulsion manu militari de populations
entières
Villageois expulsés
Des expulsions massives en vue des vertueux Jeux
Olympiques:
13 000 personnes expulsées par mois à l’approche des JO de Pékin
(06.12.2007)
Pékin démarre une campagne anti-mendiants
(4/1/2008 )
Et puis le travail des enfants.
La peine de mort et le reste.
Vous avez entendu parler de tout cela par tous les pitres qui se
réclament des Droits de l'Homme?
Alors, si on parlait SERIEUSEMENT des droits de l'Homme en
Chine?
Des méthodes brutales pour réprimer les Tibétains,
certes, mais en n'occultant pas opportunément tout le reste, partie immergée de
l'iceberg.
Ou alors, serait-ce que nous serions manipulés? Que les droits de l'homme, ce
serait juste pour nous faire gober autre chose?
Un peu comme les armes de destruction massive, quoi.
Noooon!
Ce n'est pas possible!
Et si, c'est possible, puisque c'est déjà arrivé.
Les médias occidentaux ricanent: ils pilonnent que le gouvernement chinois et
les médias manipulent la population pour qu'elle aille protester contre la
position de la France sur le Tibet devant des magasins Car**four dans plusieurs
villes de Chine .
Je ricane: les dirigeants et les médias français (et occidentaux) n'ont, là
encore, aucune raison de pavoiser sur l'objectivité de l'information dans leur
pays.
La preuve.
(Tiens, c'est un peu hors sujet, mais j'ai lu que tous les magasins Car**four
de Chine ont ouvert leurs portes jeudi 1er mai, jour férié.
Bravo pour le respect des travailleurs et l'"éthique" des pays occidentaux et
de la France en particulier!).
Epilogue:
J'aurais aussi pu parler de l'immense hypocrisie des JO, de ce soi-disant
rassemblement des peuples (orchestré encore par l'Occident), du massacre des
200 à 300 étudiants à Mexico dix jours avant les Jeux qui n'a provoqué aucune
réaction internationale (et encore moins un boycott) et de ces deux athlètes
noirs qui ont levé le poing sur le podium et ont été bannis à jamais de la
compétition, du mythe
Coubertin, dont le but était de montrer la supériorité de la "race"
blanche, des Jeux de Berlin et de bien d'autres choses encore.
Je finirai avec quelques liens très intéressants sur la question tibétaine et
qui changent de ce qu'on nous serine dans les médias occidentaux:
http://alainhubler.wordpress.com/20...
http://www.aacwiki.fr/phpBB/actuali...
El Ryu
Et voir absolument cette vidéo:
Free Iraq?
Free Tibet? Very good cause!
Impressionnant
Free Iraq, Free Tibet, Very good cause!!

Commentaires
total accord avec ce qui est écrit
j'ajoute qu'en Inde aussi on décortique nos vieux ordinateurs dans des conditions monstrueuses au niveau de la dangerosité (les mêmes qu'en Chine)
Ce monde est effrayant, plus la technologie progresse, plus l'humain disparait.
peut-on encore rêver?
"Imagine there's no countries,
It isnt hard to do,
Nothing to kill or die for,
And No religion too,
Imagine all the people
living life in peace..."
John Lennon
Oui, c'est vrai, céleste, en Inde, aussi.
De toute façon, les pays en développement sont devenus la poubelle des pays occidentaux.
Soit qu'ils y exploitent directement les ressources (pétrole, agrocarburants, etc.) sans prendre en considération ni l'écosystème ni , encore moins, les habitants; soit qu'ils délocalisent la production en se lavant les mains (ou presque) de ce qui se passe sur place; soit qu'ils leur envoient nos poubelles, et en particulier de produits nocifs (ordis, mais aussi containers d'uranium etc. ).
Il va bien falloir que cela cesse, non?
J'ai lu, dans le Canard de cette semaine un truc effrayant: en Nvlle-Calédonie une entreprise privée projette de faire devenir une usine chimique le 5° plus gros complexe d'extraction du nickel au monde.
Petit problème: leurs déchets hautement polluants vont se déverser dans les lagons alentour qui sont uniques pour leurs fonds marins, leur faune et leurs coraux.
J'abrège parce que l'article (p.4) est long mais il est plus complexe que cela.
Quand donc tout cela va-t-il s'arrêter?
Bien décrit le tortillage cynique et hypocrite des forces occidentalesl capitalistes (la "communauté internationale" coomme on dit) au sujet des "droits de l'homme" en Chine!
alors que sans doute les plus graves violations des droits de l'homme qui sont commises en Chine ce n'est pas envers la tibétains, mais envers les millions de travailleurs esclavisés dans les usines à haut rendement (et fournisseuses des grandes firmes occidentales) !
interessant ....
Merci Roland.
Je suis bien d'accord. Parce que les Tibétains, eux, sont relativement protégés par les projecteurs qu'a braqués sur eux l'Occident. Même si, bien sûr, ils ne sont pas à l'abri eux aussi de la répression chinoise.
Tout ça n'a aucune importance, on le voit bien.
Les droits de l'homme sont les droits de l'homme blanc riche, point.
Je crois que tout ça ne s'arrêtera que dans une catastrophe... nous sommes trop engagés dans cette auto-destruction, nous avons à nos têtes des dirigeants totalitaires, et à leur botte des médias aux ordres. Nous sommes une armée docile de destructeurs, et nous n'avons pas de comptes à rendre.
Les chinois meurent pour nous, les africains meurent pour nous, les irakiens aussi. Nous ne sommes pas en démocratie... en fait nous ne l'avons sans doute jamais été. Nos chaines à nous, ce sont justement les biens de consommation.