Etats-Unis: et si on revenait à la solidarité, maintenant?
Par emcee le dimanche 20 avril 2008, 23:17 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Le peuple états-unien, pris dans l'engrenage de la prospérité factice et la
société de consommation à crédit qu'on lui a vendues comme étant du bonheur, a
négligé les valeurs ancestrales de convivialité et d'entraide.
Aujourd'hui, avec la fin annoncée des énergies fossiles, avec les problèmes
environnementaux qui en ont découlé, il s'agirait de revenir à une vie sociale
de proximité.
La décroissance, quoi. Même si ce n'est pas dit comme ça par Bill McKibben dans
"Where Have All *The Joiners Gone?"
Article publié le 13 avril 2008 dans Orion Magazine et paru dans Common
Dreams
Mais où sont passés les champions de la convivialité?
Les énergies fossiles à bas prix ont fait ce que nous sommes devenus.
A savoir, riches, puissants – regardez-nous! Nous savons faire fondre la
calotte glaciaire! Faire monter le niveau des océans!
Mais les énergies fossiles à bas prix ont également fait de nous le premier
peuple au monde à pouvoir se passer de ses voisins.
Réfléchissez au nombre de fois où, au cours d'une journée ordinaire, vous
demandez aux personnes qui habitent à côté de chez vous de vous rendre un
service. A la rigueur, pour faire du covoiturage pour emmener vos enfants à
l'école ou au foot.
Si vous habitez dans une zone rurale, il y a peut-être une caserne de pompiers
bénévoles qui permet à tous d'avoir une assurance abordable.
Mais tout ce qui concerne l'alimentation, le fuel, la maison, les vêtements et
les loisirs arrive très probablement de loin et anonymement. Une météorite
pourrait atterrir dans votre impasse demain et éliminer vos voisins que votre
quotidien n'en serait nullement affecté.
Or la réalité était toute autre depuis pratiquement la nuit des
temps. Il y a deux cents ans, si un Américain voulait avoir un steak
dans son assiette, il lui fallait, par exemple, convaincre ses voisins de
l'aider à construire une grange pour y entreposer du foin qui servirait à
nourrir ses vaches tout l'hiver.
Et puis de l'aider à récolter son blé. Sans doute seraient-ils, également, tous
venus le battre- il n'y avait pas de machines superflues. Un des voisins aurait
abattu la vache et un autre aurait fait cuire le pain si toutes ces tâches ne
pouvaient être effectuées à la ferme familiale.
Il en allait de même pour ce qu'on considérait être les tâches
féminines. Laurel Thatcher Ulrich, dans un article
remarquable paru dans Feminist Studies, démontre que l'idée
que nous nous faisons de l'autosuffisance des familles d'agriculteurs est
absurde.
Le travail ne consistait pas seulement à cueillir des baies ou à laver le
linge; à écosser les légumes ou à confectionner des édredons.
Prenons l'exemple de la laine. Il y avait 11 différentes tâches à accomplir,
depuis la garde des moutons jusqu'à la préparation finale de la laine, et,
comme le fait remarquer Ulrich: "Seule une famille exceptionnelle aurait
été à même de maîtriser tous les savoir-faire et de disposer des instruments et
de la main d'œuvre appropriés pour pouvoir réaliser toutes ces étapes à
domicile"…
Ce qui était vrai pour la laine l'était également pour le lin, dit elle. (
…).
Certains de ces services pouvaient parfois être rémunérés, mais, pour la
plupart, ils faisaient partie d'échanges de bons procédés, et beaucoup d'entre
eux n'étaient tout simplement pas comptabilisés, car tout le monde avait
inévitablement besoin d'un coup de main.
Douglas Harper, dans "Changer d'emploi",
un récit poignant sur les exploitations laitières au nord de l'état de NY, a
interrogé des fermiers assez vieux pour avoir connu l'époque où "Nous partions
donner un coup de main. Les gens n'étaient pas si occupés en ce temps-là. Ou
alors, ils prenaient le temps". (…).
Si vous voulez encore voir comment ce système fonctionnait, allez visiter une
ferme amish.
Et si nous en sommes là, c'est parce que, avec l'avènement des énergies
fossiles bon marché, ainsi que la prospérité et la mondialisation - et la
spécialisation qu'elle a permise, tout a changé pour ceux qui ont suivi le
mouvement (c'est-à-dire pour tout le monde sauf les Amish).
On pourrait faire le même constat pour pratiquement tous les métiers, de
boulanger à banquier, mais restons-en à l'agriculture.
Quand il n'y avait que le cheval vapeur et le potentiel humain, il fallait de
l'aide.
Quand il y a eu des machines puissantes, on n'en a plus eu besoin tout
simplement. Avec une moissonneuse-batteuse on pouvait tout faire
soi-même.
Et toutes ces machines ont permis aux exploitations agricoles de constamment
s'agrandir, ce qui a eu pour résultat logique de mettre une distance bien plus
grande entre les petites exploitations familiales restantes.
On pourrait considérer que c'est simplement l'évolution du monde.
Sauf sur deux points.
L'un, c'est, bien sûr, que l'époque des énergies fossiles bon marché touche
peut-être actuellement à sa fin, soit parce que les réserves s'épuisent, soit
parce que nous prenons au sérieux le réchauffement de la planète et que nous
réduisons sérieusement notre consommation.
Dans un cas comme dans l'autre, le système de production industrielle invisible
et à grande échelle dont nous avons fini par dépendre pour nous nourrir, nous
vêtir et dynamiser nos existences commence peut–être à s'écrouler.
Et l'autre problème, c'est que c'est peut–être nous qui allons nous écrouler.
Nous ne sommes pas faits pour vivre si loin de nos semblables (nous descendons
du singe qui passe la majeure partie de la journée à faire la toilette d'un
autre, d'abord dans le but pratique de l'épouiller, et surtout parce que cela
leur permet de créer les liens profonds qui donnent à leur vie du sens et de la
sécurité).
La vie économique de l'Homo Sapiens a toujours été fondée sur ce genre de
relations - jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à notre génération.
Les études montrent que, quand on vit dans des quartiers où les garages sont
remplis de voitures, on a deux fois moins d'amis intimes.
Nous invitons nos amis, notre famille ou nos voisins deux fois moins qu'avant.
(…).
Nous n'avons plus besoin des autres, et c'est ce que nous avons accompli de
plus lamentable (plus lamentable encore que le changement climatique, qui, lui,
au moins, est anonyme et impersonnel).
Une fois que nous sommes engagés dans cette voie, il est difficile de faire
marche arrière; être "voisin" c'est une qualité comme toutes les autres, et
c'est un talent qui a disparu au fur et à mesure que nous devenions hyper
individualistes.
Par exemple, si vous avez besoin du traditionnel bol de sucre, allez-vous
sonner chez votre voisin ou montez-vous dans la voiture pour aller en chercher
à la superette?
Une étude montre que ¾ des Américains n'ont pratiquement pas de relations
amicales avec leurs voisins directs. (…).
La grande question de ce siècle pourrait bien être avec quelle rapidité
sommes-nous capables de réapprendre à cultiver des relations de bon
voisinage.
Prenez l'agriculture à nouveau. Le mouvement en faveur des productions
locales favorise la demande de créations de petites exploitations
agricoles.
Si cette tendance se poursuit, on pourrait bien revenir au temps où il y avait
plus d'agriculteurs que de détenus en Amérique (ce qui sera une bonne chose si
on envisage de réduire la quantité de pétrole nécessaire pour produire nos
denrées alimentaires).
Mais si cela doit arriver, il ne faudra pas seulement des marchés paysans – il
faudra des zones rurales, avec des petits producteurs locaux en nombre
suffisant et qui mettront leurs connaissances en commun.
Spencer Blackwell, un des meilleurs jeunes agriculteurs de mon
coin du Vermont a récemment obtenu un diplôme après avoir produit des céréales
et des légumineuses sur des terrains appartenant à "Intervalle" à
Burlington - sorte d'incubateur pour jeunes agriculteurs qui
possède une douzaine d'exploitations leur permettant de se faire la main sur
toute une année.
"Peut-être était-ce un peu comme dans les années 1800, quand une personne
sur deux cultivait la terre" dit-il.
"On a besoin d'apprendre des trucs (comme, par exemple, quelle est la
meilleure période pour planter les cultures de couverture en hiver) et, là,
vous avez quelqu'un à portée de main pour vous expliquer."
On peut également emprunter du matériel, ce qui est utile parce, comme le fait
remarquer Blackwell, presque tous les articles dans les magasins d'outillage
sont conçus pour les très grandes exploitations. Je n'ai pas l'intention de
produire du brocoli sur 500 hectares, je ne veux cultiver que 2 hectares",
dit-il.
Pour nous autres qui n'avons pas l'intention de nous lancer dans
l'agriculture, réapprendre les rapports de convivialité, cela veut dire faire
partie d'une AMAP (Association pour le maintien de
l'agriculture paysanne) ou se servir au marché paysan (où les clients ont dix
fois plus que dans une supérette la possibilité de faire la causette chaque
fois qu'ils s'y rendent).
Cela veut dire installer des panneaux solaires sur le toit de la maison pour
pouvoir offrir une bière bien fraîche aux voisins (et bien sûr, cela veut dire
avoir acheté cette bière chez le brasseur local).
Cela veut dire acheter les CDs au chanteur à l'issue de ses concerts, écouter
la radio publique locale au lieu de XM Satellite radio qui diffuse ses
programmes d'on ne sait où.
Cela veut dire ne pas encourager la notion de réseau de transports publics de
masse planifié par les pouvoirs publics, mais prendre quelquefois le bon vieil
autobus qui s'arrête près de chez nous.
Cela veut dire accepter la "non-indépendance" (ce qui peut nous
paraître une notion "non-américaine", mais qui est, en fait, tout le
contraire).
Tocqueville, dans le plus énorme cliché de l'histoire des sciences politiques
américaines, a dit que nous étions un peuple de
"*joiners".
Nous nous sommes éloignés de cela, nous sommes devenus un peuple de
spécialistes de virées solitaires en voiture.
Mais dans un monde qui tend partout, apparemment, à devenir plus
impitoyable,avec ce drôle de climat, les prix en augmentation et les bénéfices
en chute libre, un voisin, c'est ce dont nous aurons le plus besoin.
Bill McKibben is a scholar in residence at Middlebury College; many of his
essays are collected in the new Bill McKibben Reader: Pieces from an Active
Life''. © 2008 Orion Magazine''
Note:
- Tocqueville a dit des Etats-Unis (dans "De la Démocratie en
Amérique") que c'était une "Nation of joiners", c'est-à-dire, où dominaient
l'art de l'association, de fortes pratiques de la solidarité et le souci des
autres.
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Note perso:
Et la solidarité, bordel?
Alors que les Etats-Unis en sont passés par là avec la catastrophe humaine que
cela implique pour tout un peuple, voilà que nous, en France, nous nous lançons
dans la même expérience. Et que cela n'émeut pas grand monde.
Comment peut-on gober les boniments d'une bande de camelots même pas subtils
qui, de toute évidence, ne cherchent que leurs profits en laissant quelques
grosses miettes à une frange de la population, qui servira de vitrine à leur
idéologie?
D'autant que cela ne date pas d'hier.
Tenez, souvenez-vous: Ronald Reagan.
Ronald Reagan, président des Etats-Unis de 1981 à 1989, dans son discours
d'investiture prononcé le 20 janvier 1981 annonce la couleur en déclarant que
« l'État n'est pas la solution à nos problèmes... L'État est le
problème ».
Puis sitôt après, il annonce un plan de réduction
fiscale.
Sous prétexte de relancer l’investissement, il réduit fortement les impôts des
entreprises et des personnes physiques dont les nantis seront les seuls
bénéficiaires.
Comme ces mesures ont augmenté le déficit budgétaire, il se sert de la
situation qu'il a créée pour décider de "réduire les dépenses de l’État"...
en taillant dans les dépenses sociales.
Ses premières victimes: les chômeurs, les handicapés et les familles dépendant
de l’aide alimentaire, entre autres.
Puis, il transfère aux États de l’Union la responsabilité de l’aide
sociale.
En 1980, 40% des chômeurs recevaient des indemnités ; en 1984 ils ne sont
plus que 29% car, entre-temps, on a supprimé les allocations chômage à près de
deux millions de personnes.
Parallèlement, Reagan décide aussi de s’en prendre au mouvement
ouvrier organisé.
En août 1981, les contrôleurs aériens se mettent en grève.
Reagan la déclare illégale et donne deux jours aux grévistes pour reprendre le
travail. Ils seront licenciés en masse, remplacés par l'armée le temps de
renouveler les effectifs.
Dans les mines de cuivre de l’Arizona, des milliers de mineurs en
grève seront licenciés également. Le gouverneur de l’Arizona, soutenu
par Reagan, envoie dans les localités en grève la Garde nationale, avec des
tanks et des hélicoptères.
Les directions syndicales ne réagissent alors que très
mollement.
Et par la suite, dans tous les secteurs, elles se serviront de ces exemples
pour déclarer, faisant écho à ce que disent Reagan et le patronat, que "la
grève, ça ne marche pas", ce qui aura pour conséquence, à l'issue des
négociations salariales, l'aggravation des conditions de travail et la baisse
des salaires des travailleurs, qui perdront 15% de leur pouvoir d’achat entre
1973 et 1987.
Le taux de chômage augmente considérablement (15 millions de
chômeurs en 1987), les sans-abri et les "working
poor" se multiplient dans tout le pays.
Budget militaire.
Dès 1983, Reagan dénonce ce qu’il appelle "l’empire du Mal"
(l’Union soviétique).
Ce qui va lui permettre de justifier les programmes d’armement, dont celui dit
de "la guerre des étoiles".
Et c'est ainsi qu'en cinq ans, les plus grands groupes privés américains (IBM,
General Motors, Honeywell, Ford, Chrysler, AT&T, etc.) recevront de l'Etat
jusqu'à 500 milliards de dollars.
Evidemment, comme le déficit public s'est accru d'autant, Reagan
compensera avec l'argent destiné aux dépenses sociales.
Pour ce qui est de la politique extérieure, on trouve Reagan au Proche-Orient
(en Libye et au Liban, guerre Irak-Iran) et en Amérique Latine (Cuba, invasion
de l"'île de Grenade ou aides aux "contras" au Nicaragua). Au Cambodge, il arme
les Khmers Rouges. En Afghanistan, il arme la guérilla
afghane, c à d, les talibans.
Alors, ça ne vous rappelle rien?
Epilogue:
Reagan est mort en 2004, à 93 ans. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il a
longtemps passé ses journées à ramasser les feuilles mortes de son parc, que
des camions livraient en toute saison.
Et il ne se souvenait même pas qu'il avait été président des
Etats-Unis.

Commentaires
Toujours aussi pertinent et intelligent, par ici!
Décidément, une bonne crèmerie.
Faudra que je tente de déménager pas trop loin de chez toi avant la fin du pétrole...
merci, Agnès. Avec plaisir. En plus, j'ai plein d'amis (voire de voisins) qui n'engendrent pas la mélancolie. Tu ne serais pas dépaysée.
Curieux comme les grands esprits se rencontrent. pendant que tu étais par ici, j'étais en train de lire ton article très fouillé sur Monsanto. Nickel.
toujours aussi tonique, emcee !
merci voisine
Ah! françois, on essaie! ;-D
bonjour
je suis adhérent d'une AMAP et membre d'un SEL (service échange local)
on peut tout à fait modifier notre façon de cpnsommer en réintoduisant les échanges avec les voisins et en fonctionnant en réseau ....
VIVE LA CRISE
C'est impossible la solidarité aux U$A.
Pourquoi pas une sécurité sociale , quelle horreur , une crime socialiste :
http://www.youtube.com/watch?v=HZqS...
Voilà comment on leur ment :
http://www.youtube.com/watch?v=o-8T...
L'auteur a écrit : « Certains de ces services pouvaient parfois être rémunérés, mais, pour la plupart, ils faisaient partie d'échanges de bons procédés, et beaucoup d'entre eux n'étaient tout simplement pas comptabilisés, car tout le monde avait inévitablement besoin d'un coup de main.»
Hé bé, voilà qui ne devait pas faire l'affaire des investisseurs ! Si je comprends bien il n'y avait pas que les services publics, le savoir et autres trucs encore sans péage qui leur échappaient mais presque tout !
Et cela explique aussi pourquoi les transports à bas coûts ont été l'aubaine du XXe siècle et à qui ça a servi !
Merci pour cet excellent article!
Bonjour à tous,
Bobi, les Amap fleurissent dans la partie du monde où je suis. Hélas, les spéculateurs aussi. Et les terrains agricoles sont constamment en danger.
Triste époque où les saccageurs sont les maîtres à bord.
Pour ce qui est du sel, il y a du pour et du contre, je pense. Mais l'idée de départ est excellente. Un seul truc me gêne: on ne verse pas d'obole pour les impôts et donc la solidarité à plus grande échelle et les infrastructures nécesaires. Enfin, c'est ce que j'ai compris.
T34: encore d'excellents docs à voir. C'est terrifiant. quand je pense que le monde occidental se gausse de la désinformation dans les autres parties du monde! Quand son mari était prez, Hillary, en 1993, avait préparé une réforme pour instaurer une couverture santé universelle aux US. Big Pharma et autres lobbys médicaux ont fait capoter l'affaire.
@ croa: cela ne leur a pas échappé longtemps, hélas. Ils ont vite compris comment faire du blé avec l'agriculture aussi.
J'ai pensé à une chose en visionant le second lien que j'ai mis. Ils font référence à un reportage de globovision (chaine d'opposition vénézuelienne , avec un logo jaune en forme de G , avec une objectivité zéro , exemple : comment ils traitent les partisans de Chavez http://www.youtube.com/watch?v=lF75...).
Ils disent qu'il y a deux systèmes de santé cubains , un pour les cubains tout pourris et un autre pour les étrangers tout beau. C'est faux , il y a des milliers de médecins cubains qui exercent en mission humanitaire à l'étranger , sachant celà les cubains n'accèpteraient pas (du style : Fidel serait abattu) d'avoir un système de santé à deux niveaux.
bonjour
très beau texte, je l'ai mis en lien à la suite du billet que je viens de publier;
l'argument est différent mais néanmoins semblable.
L'avantage de la propagande libérale ou capitaliste, c'est qu'elle n'a pas de nom, elle n'est pas une propagande, elle n'est pas "dictée", elle a l'aspect d'une information "libre" ... "mais enfin nous sommes en démocratie !" ...
Je crois également que l'ère de l'énergie gratuite a été le plus grand désastre de notre jeune humanité, et il faudra bien apprendre à en sortir, malgré ce que disent les partisans de la science et de la fuite en avant ...
Merci pour cet article, l'épilogue sur la fin de Reagan est pitoyable...
C'est étonnant comme tout le monde reprend en coeur la disparition des énergies fossiles ...Le pétrole va s'épuiser c'est certain...Mais il y a qdm un truc qui m'épate moi, quand va-t-on se décider a regarder vraiment cette planète qui n'est qu'une boule de plasma en fusion a peine refroidie en surface...De l'énergie ce n'est pas ce qui manque en fait, et qui pourrait bien nous envoyer valdinguer au fond du cosmos...Mais bon y a dieu et la " terre mère" nous sommes dans de bonnes mains camarade...
Mais sincèrement cette énergie ( bio-thermie?) je crois que des petits malins pensent déjà a faire leur beurre avec....après avoir fourgué le reste.
Je vais reprendre mon "catalogue des ressources" moi.
Bonjour,
J'avais des problèmes pour accéder à mon blog et pas le tps de m'en occuper, c'est la raison pour laquelle j'ai tardé à répondre. Et à publier le com' de céleste. Désolée.
Merci céleste. Je viens d'aller voir ton nouvel article. Très intéressant, une fois de plus. Je vais aller y mettre mon grain de sel dès que possible.
Coco, tu as raison: le capitalisme n'a pas de visage. On parle des "morts du communisme", jamais des "morts du capitalisme". Ceux-là ne se comptabilisent pas, parce qu'ils sont tout simplement niés.
Et pourtant ... Il y en a tous les jours, ne serait-ce que par la guerre ou la privation de nourriture, les plus "comptabilisables".
@ Dom, l'énergie, si elle existe, doit être rentable pour la poignée de pilards de la planète. Peu en importent les conséquences pour les miliards d'individus restants.
Si c'était le cas contraire, les pays occidentaux seraient en train de préparer intelligemment la sortie du tout-pétrole.
Seulement voilà, les chercheurs sont de plus en plus employés par ceux-là mêmes qui veulent dominer le monde.
@ T34: il était évident que ces docs étaient une propagande éhontée. Entre autres, ce vieillard famélique qu'on nous montre.
Si on voulait faire les choses intelligemment, les factures d'énergie seraient exponentielles : peu chères pour le "minimum vital", puis avec des prix en augmentation pour ceux qui surconsomment, histoire d'inciter les gens à vraiment faire attention. Autrement dit, tout le contraire de l'économie de marché, qui veux inciter à consommer plus en faisant des prix dégressifs.
Evidemment que ce serait l'idéal, comme organiser des transports en commun qui éviteraient de circuler tout seul en voiture, Laisser les gares dans les centre-villes, baisser les tarifs des trains au lieu d'inciter à predre la voiture, voire l'avion parce que cela revient moins cher .
Etc., etc.
Plein de trucs encore dont ils ont parlé à la mascarade qu'ils ont appelée Grenelle et sur lesquels s'asseoient allègrement les pouvoirs publics, qui font carrément l'inverse.
Excellent article, comme tous ceux de ce blog. Mais ce n'est pas gagné pour revenir à la solidarité, le voisin étant devenu dans nos sociétés presque un ennemi, tant il est devenu étranger ! Amicalement
Merci beaucoup, bénédicte.
La solidarité, il va bien falloir qu'elle revienne. Quand les gens arrêteront de se laisser embobiner par la propagande sécuritaire et se rendront compte qu'on les leurre pour mieux les dominer!
Il y a quand même un espoir avec ce qui se passe avec RESF, où des personnes de toutes tendances politiques s'unissent pour lutter contre les arrestations (et expulsions) de sans papiers et de leurs enfants.
emcee je découvre ton blogue grâce à l'ami RL qui en fait de la réclame sur le sien.
je ne regrette pas de t'avoir connue, les interventions en milieu scolaire, les réunions de la ldh...sans parler de certain couscous dont je me souviendrai longtemps.
Continuons. On est qd même quelques uns(es) à ramer sur la même galère. Je vais faire connaître ta prod aux copains Latinos.
Seul problème: traduire le tître.....faudra que je trouve un équivalent !
Chau...m*
merci Mauricio.

Eh bien, traduire, quand c'est intraduisible, j'en connais les affres
Essaie toujours avec "des arapèdes et des boucans"
Effectivement l individualisme et le manque de partage fait parti de notre vie cela en devient meme insupportable .
Moi qui est connu un autre monde que celui là c est bien triste de voir ses effet desastreux sur notre société.
"Ne e conforme point au monde qui t entoure" encore faut il en avoir le courage et la volonté cela ne se fera pas d un coup de baguette magique je vous assure mais en acceptant la difference de l autre .
merci et bonne journée que dieu vous benisse tous et toute