Politique étrangère aux Etats-Unis: que veulent les citoyens américains?
Par emcee le vendredi 4 avril 2008, 01:20 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Entre la réalité - la recrudescence des attentats
anti-américains, l'escalade de la violence dans le monde, les incendies allumés
ou entretenus par les US … - et la fiction – une main de fer
pour lutter contre le terrorisme, protéger les citoyens US, régler les conflits
à l'étranger et rétablir une "démocratie" visible nulle part après
leur passage – les Américains choisissent majoritairement la seconde
option.
C'est terriblement inquiétant de voir qu'on se laisse plus persuader par des
discours, même si ce sont des mensonges grossiers, que par l'évidence et la
logique.
C'est terriblement inquiétant de voir qu'un nouveau va-t-en-guerre délirant
comme Mc Cain pourrait bien remplacer l'équipe de fous assoiffés de sang et de
pétrole actuellement à la tête des Etats-Unis.
C'est terriblement inquiétant de voir que le gouvernement américain et les
médias manipulent constamment l'opinion. Aujourd'hui, sur la Chine et le
Tibet.
C'est, en gros, ce que dit William
Blum dans l'article qui suit.
Ce n'est pas nouveau, mais cela mérite d'y réfléchir encore et toujours. Parce
que cela arrive aussi tout près de chez nous.
Nous, les Français arrogants, fiers de nos droits de l'homme, de notre culture,
de notre histoire, serions-nous aussi manipulables que ces grands enfants
d'Américains? Allons, donc!
Tough Enough to be President?
China, Tibet and the Propaganda Olympics
Par William Blum
Publié dans "CounterPunch"
Weekend Edition
March 29 / 30, 2008
Assez de poigne pour être président?
La Chine, le Tibet et les Olympiques de la
propagande
Les dernières manifestations au Tibet et la répression par les autorités
chinoises ont fait revenir les sempiternels sermons des pays occidentaux sur
l'oppression et le contrôle illégitime qu'exerce le gouvernement chinois sur
les Tibétains.
Bien que je n'aie pas de sympathie particulière pour les autorités chinoises
(je pense que leur régime est cruel), il y a lieu ici de situer les événements
dans un contexte historique.
De nombreux tibétains se considèrent comme autonomes ou indépendants, mais il
n'en reste pas moins que le gouvernement de Beijing estime que le Tibet fait
partie de la Chine depuis plus de deux siècles.
Les Etats-Unis ont clairement attesté leur position en 1943:
"Le gouvernement des Etats-Unis a pris en compte le fait que le gouvernement chinois affirme depuis longtemps son droit de suzeraineté sur le Tibet et que la Constitution chinoise compte le Tibet parmi les régions qui forment le territoire de la république de Chine. Le gouvernement américain n'a à aucun moment émis d'objection à l'une ou l'autre de ces affirmations".
Après la révolution communiste, en 1949, les autorités américaines se sont
montrées plus ambiguës à ce propos.
Alors même que les Chinois s'en prenaient aux manifestants tibétains, la police
de New York City matraquait les manifestants pour le "Tibet libre" devant le
siège des Nations Unies et menaçait littéralement de les tuer.
Tout cela est enregistré sur cassette vidéo.
Le Washington Post publiait récemment un article expliquant
que la population chinoise approuvait majoritairement la répression contre les
manifestants tibétains.
Le titre de l'article était: "les actes de répression du gouvernement de
Beijing majoritairement soutenus par la population. La fierté ethnique
alimentée par la propagande gouvernementale." L'article expliquait comment
les autorités de Beijing avaient "éduqué" l'opinion publique sur le Tibet
"grâce à la propagande'.
Il s'agit là d'une conception plutôt intéressante. Imaginez que le
Washington Post ou tout autre organe de presse classique en Amérique
explique que si les Américains soutiennent la guerre en Iraq c'est à cause de
la propagande gouvernementale qui leur a été inculquée.
Pareil pour ceux qui soutiennent la guerre en Afghanistan …
Pareil pour ceux qui ont approuvé le bombardements en Yougoslavie ….
Pareil pour plusieurs dizaines d'autres invasions, bombardements, renversements
de gouvernements, et divers
crimes de guerre commis par les US sur une période s'étendant sur plus d'un
demi-siècle.
Le ministre des affaires étrangères allemand a prévenu la Chine que sa
réaction face à la crise au Tibet pourrait compromettre le bon déroulement des
JO de Beijing. "Le gouvernement fédéral allemand dit au gouvernement
chinois: de la transparence! Nous voulons savoir exactement ce qui se passe au
Tibet". Il a aussi averti la Chine qu'elle devait éviter toute violence
dans le conflit avec les manifestants tibétains.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont exigé que C*ca®, Visa®,
Gen*ral El*ctric® et d'autres compagnies internationales précisent quels
accords ont été passés avec le gouvernement chinois en vue des prochains
JO.
Le ministre des affaires étrangères français a laissé planer la menace d'un
boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux à cause de la réaction de la Chine
envers les manifestants.
Et le président du parlement européen a déclaré que les pays européens ne
devraient pas écarter la possibilité de menacer la Chine de boycotter les jeux
si les violences se poursuivaient au Tibet.
C'est sympathique de voir se réveiller la conscience de l'Occident. Ils sont
super forts pour ça, quand la cible n'est pas un des leurs, et, en particulier,
s'il s'agit d'un pays communiste.
En 1980, 62 pays - parmi lesquels les Etats-Unis, le Canada, l'Allemagne de
l'ouest, le Japon et Israël - ont boycotté les JO de Moscou pour protester
contre l'invasion de l'Afghanistan l'année précédente.
Quatre ans plus tard, Les JO avaient lieu à Los Angeles.
Pas un seul membre du "Monde Libre" ne les a boycottés, alors que
l'année précédente, les Etats-Unis avaient envahi la Grenade et renversé le
gouvernement, avec bien moins de motifs politiques que les Russes n'avaient
d'envahir l'Afghanistan.
L'invasion de la Grenade était aussi peu légitime et morale que l'invasion de
l'Irak en 2003.
L'Union Soviétique et 13 de ses alliés ne se sont pas rendus à Los Angeles,
mais quand les Russes ont annoncé le boycott, ils n'ont parlé que d'inquiétude
concernant des problèmes de sécurité.
Le président Reagan avait déclaré à l'époque de l'invasion de la Grenade que
c'était "une colonie soviéto-cubaine qui se préparait à construire un
bastion militaire important pour exporter le terrorisme et saper la démocratie,
mais nous sommes arrivés juste à temps".
On aurait pu penser que Moscou aurait cité la Grenade au moins pour la
satisfaction de jeter à la figure de Washington l'Afghanistan et le boycott de
1980. Le fait que les Russes n'en aient pas fait mention montre bien leur
manque d'intérêt pour ce minuscule état insulaire et pour son prétendu avenir
en tant que bastion militaire soviétique.
L'administration Reagan, avec l'énormité et la diversité des mensonges qui ont
accompagné l'invasion de la Grenade, détenait là sans doute un record, jusqu'à
ce que l'administration Bush le pulvérise 20 ans plus tard en Irak.
"Assez de poigne pour devenir président?"
Genghis Khan est "trop mou" d'après certains
électeurs.
Un des thèmes récurrents de la campagne d'Hillary Clinton est
qu'elle a plus le genre d'expérience requise pour traiter des questions de
sécurité nationale et d'affaires étrangères que Barack
Obama.
Dans une publicité célèbre de la campagne de Clinton, on entend:
"Il est trois heures du matin, vos enfants dorment paisiblement; mais il y a un téléphone à la Maison Blanche qui sonne; il se passe quelque chose de terrible quelque part dans le monde et on demande aux électeurs qui ils voudraient qui réponde au téléphone et bien sûr ils voudraient que ce soit Hillary avec sa formidable expérience.
(Si elle a un jour expliqué en quoi consistait cette merveilleuse expérience, j'ai loupé l'épisode. Peut-être s'agit-il de son expérience de mort imminente en Bosnie?).
Caractéristique de la clique de plus en plus nombreuse des partisans
conservateurs de Clinton, le Washington Times apportait
récemment son soutien à cette thèse. Le journal de droite avait interviewé un
groupe d'"officiers de l'armée à la retraite, de cadres de l'industrie et
de responsables actuels de la défense, majoritairement conservateurs" où
ils signalaient le manque d'expérience d'Obama en matière de sécurité
nationale.
Et voilà. Et il en va ainsi depuis de nombreuses années. Qu'est-ce donc que
cette fixation sur l'expérience pour prétendre être élu? Ce n'est pas sorti de
l'imagination d'Hillary Clinton.
Si je dois faire réparer ma voiture, je cherche un mécanicien spécialiste dans
le type de véhicule que je possède.
Si je devais me faire opérer, je me mettrais en quête d'un chirurgien très
expérimenté et spécialiste de ce genre d'intervention.
Mais quand il s'agit de donner un mandat électif à quelqu'un, la condition sine
qua non, c'est son programme ligne politique.
Sur quel candidat porteriez-vous votre choix?
Sur celui qui est absolument contre tout ce qui vous tient à coeur mais qui a
occupé des postes importants, ou sur celui qui partage vos convictions sur tous
les points importants mais qui n'a jamais encore été élu?
Y a-t-il l'ombre d'un doute sur quelle personne porterait notre choix, en
général?
Alors, pourquoi donc cette question de l'"expérience" revient-elle si
souvent sur le tapis dans les campagnes électorales?
Dans un sondage national récent, on a demandé à des électeurs inscrits
comment ils voyaient les candidats en matière de politique étrangère et de
sécurité nationale.
43% estiment qu'Obama ne serait "pas assez ferme" (probablement à
cause du facteur "expérience"), alors que seuls 3% pensent qu'il serait "trop
ferme".
Pour Clinton, les pourcentages sont de 37% et 9%.
Les preuves sont accablantes: des dizaines d'années de politique américaine
très ferme (non: brutale) au Moyen Orient ont augmenté
considérablement les actes de terrorisme contre les Américains; pareil en
Amérique Latine il y a quelques dizaines d'années en arrière.
Et pourtant cette logique reste une notion totalement inconnue de la majorité
des électeurs américains, qui pensent que ce qui marche, c'est la poigne (même
s'ils savent que cela ne marche pas avec les Américains – voir la réaction au
11 sept).
John Mc Cain - qui se glorifie d'avoir largué un nombre
incalculable de bombes sur le Vietnam, qui n'avait jamais fait de tort ni à
lui, ni à son pays avant que lui et son pays ne l'envahissent, qui maintenant
parle de bombarder les populations en Iran, et qui nous dit qu'il est prêt à
rester en Irak pendant une centaine d'années - est encore considéré comme
"pas assez ferme" par 16% des sondés et "trop
ferme" par seulement 25% d'entre eux.
Que faut-il donc aux Américains pour qu'ils réalisent que l'un de leurs
candidats est un psychopathe sanguinaire? Comme les deux détraqués qu'il va
peut-être remplacer.
Comment notre immense expérience de 225 ans de démocratie en est-elle arrivée
là?
Et pourquoi fait–on fréquemment référence à Mc Cain en le qualifiant de
"héros de guerre"?
Son avion de combat a été abattu, il a été capturé et fait prisonnier pendant
plus de cinq ans. Qu'y a-t-il d'héroïque là dedans?
Dans la plupart des autres professions, on appellerait un tel bilan un
échec.
Winston Churchill a dit: "le meilleur argument contre la démocratie
c'est une conversation de cinq minutes avec un électeur de base".
Et si cela ne marche pas pour vous, essayez une conversation de cinq minutes
avec pratiquement n'importe quelle personnalité politique américaine. Ce machin
qu'on appelle la démocratie continue de servir de substitut à l'émancipation
des êtres humains.
Une dernière réflexion concernant Obama: s'apprête-t-il à prendre de la
distance par rapport à Martin Luther King, comme il l'a fait
avec son propre pasteur, le révérend Jeremiah
Wright ?
King a dénoncé avec virulence la guerre du Vietnam et traité les Etats-Unis
de "pays le plus violent du monde". Comme Wright, il a été vivement
condamné pour ses propos.
Comme l'a dit TS Eliot: 'l'humanité ne peut guère supporter la
réalité".
William Blum is the author of Killing Hope: U.S. Military and CIA
Interventions Since World War II, Rogue State: a guide to the World's Only
Super Power. and West-Bloc Dissident: a Cold War Political Memoir.
He can be reached at: BBlum6@aol.com
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Note perso
La Chine et l'Occident

Alors, boycott ou pas boycott?
D'abord, les pays occidentaux nous baladent pour nous faire croire qu'ils
s'intéressent aux droits de l'homme, juste pour dire. On a vu comment,
ailleurs.
En réalité, c'est un bras de fer politique et, en fin de compte, je suis prête
à parier qu'il n'y aura qu'un boycott "allégé" (juste histoire de montrer à la
Chine qu'on existe, et qu'on a l'opinion publique avec nous et qu'elle ne peut
pas tout se permettre sous prétexte qu'elle nous tient à la gorge,
hein?).
Personnellement, je ne suis pas pour le boycott, comme ça, au dernier
moment, alors que des villes ont engagé des frais considérables pour cette
mascarade.
Frais considérables sur le dos de qui?
Sur le dos des populations pauvres, évidemment.
Qui ont été délogées, déplacées (vers où? Tout ce beau monde s'en fiche,
évidemment. Tout ce qu'il veut, c'est ne pas les avoir en travers de son
chemin) pour construire de magnifiques équipements éphémères pour que nos
athlètes musclés et intègres puissent évoluer dans un environnement aseptisé
propice à la saine émulation du sport et à l'amitié entre les peuples.
Ces pauvres qui ont servi d'esclaves (on dit de "bénévoles" quand on est poli!)
pour qu'il ne manque pas un bouton de guêtre à la fête des multinationales et
de la gonflette, l'exotisme en plus.
Et qui, encore, en pâtira, si les municipalités prennent le bouillon?
Les pauvres, évidemment. Mais par définition, ils ont moins à perdre que les
riches, non? Alors de quoi se plaindraient-ils? (Quand t'as trois fois rien au
départ, c'est presque une promotion que de de te contenter de rien).
Pas de logement? Pas d'aides sociales? Un pauvre, ça survit partout. Y a qu'à
voir: il y en a toujours plus, c'est dire si ça a la peau dure.
Un riche, lui, il tiendrait pas cinq minutes.
Le boycott, c'est le sommet de l'hypocrisie occidentale (je ne parle,
évidemment pas des défenseurs sincères des droits de l'homme mais de l'"élite"
politico-économico-médiatique et du cloaque dans lequel elle évolue).
Et, QUI a choisi la Chine pour les JO?
Le Comité Olympique, qui, on le sait, agit en toute indépendance. (Comme RSF,
d'ailleurs, mais c'est une autre histoire).
Etait-ce un hasard? Que nenni!
En choisissant la Chine, ils savaient pertinemment:
Que les droits de l'homme n'y étaient pas respectés (loin de là!);
Que les problèmes existaient déjà au Tibet (et ailleurs);
Que rien ne serait réglé entre-temps;
Et qu'ils n'en avaient rien à braire de tout ça s'il y avait du méga-pognon à
se faire et la possibilité de s'attirer les bonnes grâces de la Chine, question
de la faire adhérer à leur grand projet humanitaire d'hégémonie mondiale.
Choisir la Chine, c'était l'amener à en venir à grands pas aux normes
occidentales et la faire accueillir les multinationales pour qu'elles puissent
y prospérer comme ailleurs (qui donc y construit des tours de plusieurs
dizaines d'étages en lieu et place des habitations traditionnelles, qui, elles,
sont rasées sans pitié par ces béotiens?).
La dramaturgie est désormais élaborée. Les Tibétains se sont révoltés à
point nommé.
En scène pour l'acte I: l'Indignation internationale.
Alors, boycott? Pour moi, c'est NON.
En revanche, agissons pour que les JO, ce grand cirque stupide et
factice, cette imposture qui produit des montagnes de bénéfices pour les
intérêts privés et des montagnes de déficits pour les services publics, soient
définitivement jetés avec les immondices de l'histoire.
……………………………………………………………………………………………………
Tibet: où est la vérité?
Voici des articles du Grand Soir (il y en a d'autres sur le site) qui
livrent une réflexion plus poussée sur le sujet, hors des sentiers battus et
des discours officiels partisans.
http://www.legrandsoir.info/spip.ph...
http://www.legrandsoir.info/spip.ph...
Commentaires
Une page montrant certaines manipulations des médias occidentaux.
http://www.bjinformation.com/Lhassa...
Un petit coucou, emcee, pour te dire que je suis en cambrousse, et sans bécane : à la semaine prochaine!
Sur le premier paragraphe de l'article :
La plus grande réussite de la propagande depuis Goebbels c'est la politique étrangère des Etats Unis et la différence de perception de cette politique par le peuple Etat-uniens.
Vu des Etats unis ça donne ça :
http://www.dailymotion.com/group/85...
Vu d'Amérique Latine ça donne ça :
http://www.youtube.com/watch?v=Ct7h...
@ T34: des infos et des vidéos très intéressantes. merci pour les liens.
@gg, bonne semaine!
Une chanson qui résume bien l'époque :
Zamba del che
Vengo cantando esta zamba
con redoble libertario,
mataron al guerrillero
Che comandante Guevara.
Selvas, pampas y montañas
patria o muerte su destino.
Que los derechos humanos
los violan en tantas partes,
en America Latina
domingo, lunes y martes.
Nos imponen militares
para sojuzgar los pueblos,
dictadores, asesinos,
gorilas y generales.
Explotan al campesino
al minero y al obrero,
cuanto dolor su destino,
hambre miseria y dolor.
Bolivar le dio el camino
y Guevara lo siguio:
liberar a nuestro pueblo
del dominio explotador.
A Cuba le dio la gloria
de la nacion liberada.
Bolivia tambien le llora
su vida sacrificada.
San Ernesto de la higuera
le llaman los campesinos,
selvas, pampas y montañas,
patria o muerte su destino.
traduction :
Je viens chanter cette zamba (style de musique populaire d'Amerique du sud NdT)
avec des accords libertaires,
ils ont tué le guerrillero
Che commandant Guevara.
Jungles, pampas et montagnes
la patrie ou la mort (patria o muerte est le slogan de la revolution cubaine NdT) tel est son destin.
Les droits humains
on les viole en tant d'endroits,
en Amérique Latine
dimanche, lundi et mardi
(l'idée ne passe pas bien en français je trouve; il s'agit de dire que la violation des droits humains est quelque chose de routinier, qu'on fait en tout premier lieu, dès le début de la semaine NdT)
Ils nous imposent des militaires
pour mettre au joug les peuples,
des dictateurs, des assassins,
des gorilles des généraux.
(gorila (gorille) c'est un terme un peu vieillot actuellement, mais dans les années 1960-70 c'était comme ça qu'on appellait en Amérique latine les gouvernants qui étaient pour la manière forte et pour le facisme; beaucoup de muscle et peu de cervelle. NdT)
Ils exploitent le paysan
le mineur et l'ouvrier,
combien de douleur dans son destin,
faim misère et douleur.
Bolivar lui montra le chemin
et Guevara le suivit:
liberer notre peuple
de la domination exploiteuse.
A Cuba il a donné la gloire
de la nation liberée.
La Bolivie aussi le pleure
sa vie sacrifiée.
Saint Ernesto de la Higuera (la Higuera (le Figuier) c'est la localité où il mourut NdT)
c'est ainsi que l'appelent les paysans,
jungles, pampas et montagnes,
la patrie ou la mort tel est son destin.
MP3
http://www.communisme-bolchevisme.n...
Video
http://www.youtube.com/watch?v=cQ63...
Magnifique chanson! Merci encore. Et merci pour les explications en marge, également.
J'ai oublié le nom de l'auteur : Victor Jara.
L'article est vraiment très bien écrit, merci pour l'avoir publié, et c'est dans la même veine que celui de Chomsky...
Les USA, quoi que l'on veuillen ous faire avaler sur la puissance des "anti-américains" font ce qu'ils veulent et ne rendent jamais de compte à personne...
Je crois que sarko est le premier président français qui hérite directement du modèle électoral US, et on en a la preuve tous les jours...
Ce matin au programme : quelle aide sociale va-t-on bien pouvoir supprimer ?
Fuck les JO