Gaza à perte de vies
Par emcee le lundi 3 mars 2008, 22:21 - Moyen Orient - Lien permanent
A Gaza, c'est l'horreur humanitaire.
Bombardements de la population civile, blocus, privation d'outil de travail et
de nourriture, suppression des aides, contrôles incessants, intimidations,
longues files d'attente pour toute démarche quotidienne, refus arbitraires de
l'armée israélienne …
La routine.
La "communauté internationale", elle, fait "tss, tss".
Et nos va-t-en-guerre nationaux s'enferment dans leurs bunkers, le temps que
passe l'orage.
Quelle honte!
Dans cet article
de l'"Observer", paru dimanche 2 mars, le journaliste,
Peter Beaumont, parle non seulement des raids sur Gaza, mais
des brimades qu'Israël fait subir aux malades dont l'état de santé nécessite un
transfert sanitaire hors du territoire.
Comment ça s'appelle, déjà? Torture? Oui, pas loin, non?
Le vice-ministre israélien de la Défense, lui, ne s'embarrasse pas de
circonvolutions: il menace de faire subir un "holocauste" aux habitants de la
Bande de Gaza.
Ignoble.
Ils n'ont donc aucune pudeur.
Mais où va le monde, disait ma grand-mère. Si elle revenait, elle
saurait.
A la catastrophe.

Des dizaines de personnes tuées au cours de raids à
Gaza
- Plus de 50 personnes sont mortes au cours de combats avec les
Israéliens.
- L'Observer révèle les obstacles que rencontrent les personnes
gravement malades pour aller se faire soigner à l'extérieur de
Gaza
L'armée israélienne a tué au moins 60 Palestiniens hier (près de la moitié
étant des civils, dont quatre enfants) au cours de la plus violente attaque
dans la Bande de Gaza depuis que le groupe islamique Hamas a pris le pouvoir en
juin dernier. Ces derniers décès portent à 80 le nombre de Palestiniens tués
depuis qu'un tir de roquette en provenance de Gaza avait tué un Israélien de 44
ans dans la ville de Sderot. Deux soldats israéliens sont également morts au
cours de l'offensive. Tard la nuit dernière, trois missiles tirés par un
hélicoptère israélien frappaient le bâtiment abritant le premier ministre du
gouvernement du Hamas, Ismail Haniyeh.
Selon les témoignages, s'il n'y a pas eu de victimes, mais le bâtiment a été
détruit.
Ce dernier massacre survient en même temps que les conclusions d'une enquête
réalisée par "The Observer" révélant qu'Israël fait à nouveau délibérément
obstruction au transfert à l'extérieur de Gaza de malades nécessitant des soins
urgents, cela, dans le but d'intensifier encore sa politique de punition
collective vis-à-vis des Palestiniens.
Le nombre de morts n'a cessé de grimper au cours de la journée d'hier alors que
les troupes israéliennes bombardaient les militants palestiniens qui tiraient
des roquettes et des mortiers sur Israël.
Cette opération survient à la suite des déclarations, la semaine dernière, de
Matan Vilnai, le vice-ministre israélien de la Défense, où il menaçait la
population de Gaza d'un "holocauste" si les tirs de roquettes ne
cessaient pas.
Un résident raconte les combats autour du camp de Jabaliya et les conditions
atroces qu'ont connues les populations civiles quand les forces israéliennes y
ont pénétré. Cette incursion semblait être le prélude à une éventuelle invasion
israélienne et est survenue quelques jours à peine avant la visite annoncée de
la secrétaire d'état américaine, Condoleezza Rice, avec pour objectif de faire
progresser les négociations de paix.
La nuit dernière, les Etats-Unis ont appelé à l'arrêt des violences et déploré
les pertes de vies humaines dans la Bande de Gaza.
"Il y a une nette différence entre des attaques terroristes à la roquette
qui visent des civils et des actes d'autodéfense", a déclaré le porte
parole de la Maison Blanche. Devant l'augmentation du nombre de victimes, les
dirigeants palestiniens ont menacé d'annuler les négociations de paix avec
Israël.
Parallèlement, Israël était accusé de durcir encore sa politique
d'obstruction à l'encontre des malades dont l'état nécessite de sortir de Gaza
pour subir un traitement approprié (malgré un arrêt de la Haute Cour d'Israël
qui stipule que "même les grands criminels ont droit aux soins
médicaux").
Officiellement, Israël autorise tous les mois des centaines de Palestiniens à
franchir la frontière pour aller se faire soigner. Mais, comme l'a établi
l'Observer, ces chiffres ne rendent pas compte de l'opacité d'un
système de plus en plus inhumain où on décide arbitrairement de ceux qui auront
le droit de franchir le barrage d'Erez, le point de passage principal.
Ce système, d'après les professionnels de la médecine palestiniens, a déjà
causé la mort prématurée d'un certain nombre de Palestiniens. Et, alors que se
multiplient les condamnations d'Israël pour la punition collective qu'il
inflige aux Gazaouis, cette question est devenue emblématique de l'attitude
intraitable d'Israël.
C'est une loterie avec des pertes de temps considérables, où l'obtention d'un
permis peut prendre des mois et où un patronyme qui ressemble trop à celui d'un
militant recherché peut suffire à se voir refuser un traitement médical (même
pour ceux dont la vie est en danger).
Certains affirment qu'au cours des entretiens avec le Shin Bet (Services
Généraux de Sécurité israéliens), on a fait pression sur eux pour qu'ils
deviennent agents de renseignement. Ces allégations sont étayées par neuf
déclarations sous serment de patients à Gaza, recueillies par l'association
israélo-palestinienne "Physicians for Human Rights Israel"
(PHR, Médecins pour les Droits de l'Homme en Israël), qui affirment avoir subi
des pressions pour qu'ils collaborent avec Israël en échange des soins.
Là où les conséquences de la politique israélienne sont le plus évidentes,
c'est quand on voit la foule qui se presse désespérément devant le cabinet du
docteur Bassam al-Badri, où une masse de gens bloque le couloir et envahit sa
petite salle de consultation. Les bons jours, il y a une centaine de personnes;
les mauvais, ce nombre est multiplié par deux. Il y a des femmes qui souffrent
d'un cancer du sein, des hommes qui ont des fractures aux jambes, des personnes
âgées dont les yeux sont voilés par la cataracte.
Badri représente le seul espoir d'obtenir un permis pour aller se soigner en
Israël, en Jordanie ou en Egypte. Son travail consiste à adresser des lettres
pour l'orientation des patients au ministère de la santé palestinien.
''Nous rédigeons 700 à 800 lettres par mois. Mais toutes ne sont pas prises en compte. En décembre dernier, les autorités de Gaza ont autorisé 669 transferts sanitaires. Et parmi ceux-là, 156 ont été refusés par Israël et 132 cas sont encore en attente. La moitié ou le tiers de ceux qui viennent ici ne reçoivent aucune réponse de la part d'Israël" explique Badri.
Dans le cabinet de Badri, il y a Nariman Hamouda, une jeune femme timide de
28 ans accompagnée par sa mère Kawkab.
Au cours de la première Intifada, dans les années 80, la sœur de Kawkab, qui
avait Nariman dans les bras, a fait une chute qui a provoqué des lésions graves
au coude de la petite fille. Bien qu'elle ait été soignée en Israël, Nariman,
qui a fait une nouvelle chute l'an dernier s'est vu refuser l'entrée dans le
pays. Et aujourd'hui, elle effectue une nouvelle demande.
"On ne sait pas pourquoi ils l'ont refusée" dit Badri. "Parfois, ils
choisissent une victime expiatoire dans une famille. Parfois, c'est parce le
nom ressemble à celui de quelqu'un d'autre, ou parce que quelqu'un de la
famille est recherché."
Pour ceux à qui on refuse un laissez-passer, le seul espoir, c'est le PHR, qui
s'adresse à la Haute Cour pour les cas graves. La déposition du Shin Bet sur
les raisons de son refus de laissez-passer est entendue en dehors de la
présence des avocats des requérants. Le mois dernier, la cour composée de trois
juges a d'abord refusé d'examiner un seul cas, puis n'a accepté d'entendre que
les requêtes concernant des personnes qui mourraient à coup sûr si elles ne
recevaient pas de soins "le jour même".
"Depuis que Gaza a été déclarée 'entité hostile' en
septembre dernier" explique Miri Weingarten du PHR, "la situation a
énormément empiré".
La définition de ce qu'est un cas humanitaire grave est devenue extrêmement
cynique". Mais même ceux qu'on autorise à sortir du territoire (comme Abdul
Kader Munzir, 19 ans, blessé par balles à l'estomac alors qu'il était allé
porter secours à sa tante pendant un raid israélien) disent qu'on leur a fait
subir un traitement inhumain.
La première fois qu'on l'a autorisé à franchir le barrage d'Erez", raconte son
père Munzir, on a obligé Abdul et sa mère à attendre de 8 heures du matin à 5
heures du soir. Puis, on leur a dit de repartir chez eux. Sa mère leur a dit:
Il faut absolument que nous passions aujourd'hui. Si on ne nous laisse pas
sortir, il va encore falloir attendre cinq mois'".
Bien qu'il soit resté 20 jours à l'hôpital en Israël, on ne s'est pas du tout
occupé de lui.
Au lieu de ça, on l'a renvoyé à Gaza en lui disant de déposer une nouvelle
demande. Il y a ceux qui n'y parviendront jamais et qui perdront la vie dans
les arcanes du système d'orientation des patients.
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ET ... Dans le Guardian aujourd'hui, autre
témoignage:
Une seule balle, une autre victime – et aucun espoir de trouver
un médecin.
Rory McCarthy in Jabalia; The
Guardian, Monday March 3 2008
Il y a d'abord eu une explosion dans la rue. Puis, le sifflement d'une seule
balle qui a pénétré directement dans l'appartement à l'étage au-dessus de
qu'habite Raed Abu Saif, et où sa fille Safa venait de se rendre. C'était
samedi après-midi, à 4 heures environ.
Abu Saif s'est précipité à l'étage où il a trouvé sa fille Safa, 12 ans,
allongée par terre dans la salle de séjour. Elle avait un trou dans la
poitrine, là où la balle était entrée et un dans le dos là où elle était
ressortie. Elle a agonisé pendant trois heures.
A l'extérieur, dans le quartier de Zimmo Square, à l'ouest de
Jabalia, dans la Bande de Gaza, il y avait maintenant une
forte présence militaire, avec des tanks et des soldats et les détonations du
combat qui faisait rage. C'était trop dangereux pour que les ambulances
puissent passer et trop dangereux pour qu'Abu Saif puisse partir à pied en
transportant sa fille. Alors, il est allé chercher des pansements, a refermé
les blessures comme il a pu et l'a tenue dans ses bras pendant qu'elle perdait
son sang.
"Elle m'a dit qu'elle avait mal, qu'elle ne pouvait pas respirer'", dit-il, "Quelques minutes avant de mourir elle m'a dit d'arrêter d'appuyer sur sa blessure, que ça l'empêchait de respirer. Je ne faisais que caresser ses cheveux. Puis j'ai vu ses yeux se convulser. J'ai mis la main sur son cœur, il avait cessé de battre".
La mère d'Abu Saif portait un drapeau blanc que la famille avait
confectionné avec morceau de drap. Sa femme, Samar, est venue avec eux dans la
rue, portant le corps inanimé de Safa. Un tank israélien était garé un peu plus
loin et dirigea les phares sur eux. Par deux fois, le tank a tiré en l'air
juste au-dessus de leur tête, racontent-ils, jusqu'à ce qu'ils finissent par
renoncer et retourner chez eux passer la nuit dans l'appartement, la famille,
six autres enfants et Safa.
Ce n'est qu'hier qu'Abu Saif a réussi enfin à se rendre sans encombres à la
morgue de l'hôpital, où le corps de sa fille était préparé pour l'inhumation.
Mais la mère de Safa et ses frères et sœurs, dans l'impossibilité de rejoindre
le cortège funéraire, était restés à la maison autour de laquelle se
déroulaient les combats. Sur les toits d'immeubles voisins étaient postés des
soldats israéliens. C'est de là, pense la famille, qu'a été tirée la balle qui
a tué Safa.
Selon certaines estimations, les opérations militaires israéliennes de ces
cinq derniers jours ont tué au moins une centaine de Palestiniens, parmi
lesquels de nombreux civils. Pour la journée de samedi seulement, le
"Palestinian Centre for Human Rights" a compté 49 victimes civiles; l'agence
Reuters indique que les autorités médicales palestiniennes en ont dénombré une
soixantaine. Deux soldats israéliens et un civil ont été tués dans la ville de
Sderot, en Israël.
Même mesuré sur l'échelle de la violence que connaît Gaza, c'est un bilan
terrible. La première réaction est arrivée hier quand Mahmoud Abbas, le
président palestinien, a suspendu les négociations de paix avec Israël, jusque
là infructueuses, peu avant la visite de Condoleezza Rice qui espérait relancer
les négociations.
Puis, en Cisjordanie, il y a eu des manifestations de soutien à Gaza, à
Ramallah et Hébron (où les troupes israéliennes ont abattu un garçon de 14
ans).
Les dirigeants d'Israël justifient ces opérations avec virulence. "Personne
au monde ne peut nier qu'en visant le Hamas les chances de paix seront
renforcées", a déclaré à Jérusalem le premier ministre israélien, Ehud
Olmert.
Certes, beaucoup des Palestiniens qui sont morts étaient des militants, dont
certains responsables de tirs de roquettes sur les villes en Israël.
On pouvait voir des soldats du Hamas à Jabalia avec leurs uniformes de combat
noirs, certains étant armés, et un avec ce qui ressemblait à un détonateur.
Mais qu'il y ait des civils, dont des enfants, parmi les morts et les blessés,
c'était inévitable.
Hier, dans la journée, on a vu une foule de plusieurs centaines de personnes
dans un cortège funéraire transporter dans les rues une petite fille, Salsabeel
Abu Jalhoum, morte à l'âge de 21 mois.
Il y en a eu beaucoup d'autres, comme Mohammad Maboheh, un garçon de 16 ans,
qui a été abattu alors qu'il était sur le balcon, dans le quartier d'Abed Rabbo
de Jabalia, et dont le père était aux soins intensifs hier soir après avoir
reçu une balle dans la poitrine.
Et puis, il y a Mustapha Banna, 20 ans, allongé sur un lit de l'hôpital Kamal
Adwan, bourré de sédatifs, après que ses jambes ont été broyées par un obus
israélien qui a explosé près de sa maison à Beit Lahiya jeudi après-midi. Une
roquette palestinienne avait été tirée quelques minutes avant par des militants
dans un champ voisin.
Et puis, il y a eu Eyad et Jacqueline Abu Shabak, des frère et sœur de 16 et 17
ans, abattus vers minuit vendredi dans la salle de séjour de leur maison dans
le quartier d'Abed Rabbo de Jabalia, à peine à quelques centaines de mètres du
lieu où Safa allait trouver la mort plus tard ce jour même.
Eyad a reçu une balle en pleine poitrine et est mort un peu plus tard à
l'hôpital, sa sœur, touchée à la tête, est morte à l'endroit même où elle est
tombée. Leur oncle, Hatim, 32 ans, était assis devant la tente funéraire hier
et disait ouvertement qu'il désapprouvait lui aussi les tirs de roquettes des
militants palestiniens. Puis, il a dit: "Mais nous, nous sommes coupables
de quoi?".
Commentaires
Et on apprend ce matin la mort d'un nouveau né, tué par les soldats israéliens.
C'est monstrueux et on n'en voit pas la fin.
Holocauste, qui est un mot si choquant, me parait correspondre à une menace réelle (bien que, probablement, exagérée)..
Israel ne poursuit pas à Gaza un but de guerre, mais un but politique : contraindre la population à désavouer le Hamas.
En conséquence, les exactions militaires n'y sont plus des bavures, mais une stratégie.
On est aux limites du crime de guerre décidé en haut lieu et, arrête-moi si je me trompe, il me semble que c'est une nouveauté (celui de Sabra et Chatila avait été exécuté par les Phalanges et non directement Tsahal)
Le livre noir du libéralisme grave jour après jour de nouveaux chapitres sanglants.
A "la catastrophe", que nous allons, ta grand-mère aurait raison.
Et un jour, ce sera "choisis ton camp, camarade". Pour moi, c'est tout vu.
Parce que, enfin, je fais pas du romantisme sombre, mais de quelles forces disposons-nous pour les arrêter avant une "catastrophe" (pour nous, parce que la catastrophe, pour les victimes, elle est là, bien là) ?
Bordel ! nos voix réunies ne sont qu'un murmure.
Nos pétitions, rien d'autre que des symboles, même pas opérants.
Nos manifestations, trop chiches, pas relayées par les mierdas.
Nos bulletins de vote, parfaitement inutiles au regard des enjeux réels.
Alors, quoi ?
(chuis pas gaie ce soir)
Oui, le terme d'holocauste" me choque vraiment . Si un autre qu'un juif l'avait prononcé, il y aurait eu, à juste titre, une levée de boucliers internationale.
Pourquoi ce fumier se permet-il ces outrances? Comme s'il considérait qu'il avait une légitimité à utiliser ce terme. C'est obscène, non seulement pour les victimes de cette époque sinistre, mais pour ce qu'il fait (et compte faire) subir aux habitants de Gaza, comme s'il avait droit , lui, à l'impunité pour des atrocités commises sur des êtres humains au titre de réparation de celles commises pdt la guerre.
Quant aux intentions d'Israël, elles ont bien été clairement formulées par le PM israélien: éliminer le Hamas. Et peu importent les dommages collatéraux. Au contraire, même, comme tu le dis, puisque cela retournera la population contre le Hamas.
Cette époque est un vrai cauchemar.
Oui, apparemment , à Sabra et Chatila, il s'agissait des Phalanges.
Ah, Ko, ton com' a été publié pendant que je rédigeais ma réponse à gg.
Bin, moi pareil. Justement, je traînais pour écrire parce que toute cette fange me révulse.
Et c'est vrai, que faire?
Quand on voit qu'on est lâchés traîtreusement par la gauche PS, qui a montré un peu plus de panache par le passé (même si ...) et qui en est réduite à faire le canard sur les grands choix de société et la volonté du peuple, je me demande quand (ou 'si') on se relèvera un jour.
Comme le soleil ce matin, si ;-))
J'ai rêvé cette nuit que je faisais un grand discours qui galvanise les foules, dans un rassemblement en soutien aux victimes du libéralisme mondial (et aux côtés des Palestiniens il y avait les latinos agressés par les ricains...)
C'était bien, on était nombreux et déterminés.
On va dire que c'était un rêve prémonitoire symbolique, hein ? ;-
Ah, ça va mieux, donc. Moi aussi, soleil radieux, c'est toujours ça.
Eh, oui, rêve prémonitoire, ce serait pas mal du tout, ça! Mais tu es courageuse: prendre en mains le Moyen Orient et tout le continent américain à toi toute seule. Bon, je suis d'accord pour venir te tenir le micro pdt les discours ;-D
NB: eh oui, l'Amérique latine aussi est dans le collimateur des néo-cons. Mais si ces endormis de Ricains descendaient massivement dans la rue contre toutes les guerres et départs de feu que leur imposent (et leur font payer chèrement) les Républicrates, au lieu de se laisser hypnotiser par Fox news, ça élaguerait un peu!
Allez, bonne journée.
Une question que je me suis posée: pourquoi tu ne tiens pas un blog?
@ céleste,
je viens de retrouver ton com'. Hier soir, tard, il n'y était pas encore, puisque j'ai vérifié. Je n'ai pas encore résolu le mystère ...
Un bébé tué. Comment ces femmes peuvent-elles supporter ces épreuves terribles: porter un enfant et se demander combien de temps elles vont pouvoir en profiter. C'est monstrueux, comme tu dis.
La violence au moyen orient ne s'arrêtera que lorsqu'il n'y aura plus de pétrole dans la région.
La violence est la garantie de la domination et du pillage qu'ils soient le fait des monarchies ou des dictatures locales, le tout profitant en premier lieu aux pays industrialisés et à la dictature molle de la démocratie.
Heureusement le pétrole a une fin.
(@ emcee : parce que j'ai déjà essayé, sous l'amicale pression d'un guru insistant, mais que décidément, non, je tiens pas le rythme, et j'aime autant commenter chez les copains-copines ;-))
@ presqu'anonyme
Je crains fort que la pénurie de pétrole ne fasse pas cesser la violence. Il y en aura une autre. Hélas.
Les impérialistes ont une imagination débordante. Et ils auront toujours besoin que les peuples s'entretuent pour conserver leur suprématie.
Pour le reste, je suis d'accord.
@Ko, dommage. mais je comprends, il faut produire constamment si on veut avoir un peu de lectorat (et , donc, de feedback) et avoir toujours dans la tête un billet d'avance. C'est très prenant.
L'avantage du blog, c'est (pour moi, en tous cas) d'avoir à classer ses idées, à chercher des réponses et à approfondir les sujets. Ce qu'on peut faire aussi, d'ailleurs, en postant des com'. Mais d'une façon différente.
Addendum
"Holocauste" ou "shoah"?
Le premier terme a été imposé par les Américains (Holocaust) et est le terme utilisé par les historiens anglo-saxons.
Dans la bible, "holocauste" se réfère à un sacrifice religieux où la victime était détruite entièrement par le feu et c'est pour cette raison qu'il est rejeté par les victimes et les historiens occidentaux.
Toutefois, « par convention, il désigne l’ensemble des génocides et crimes contre l’humanité commis par les nazis et leurs alliés et dont furent victimes les Juifs, les Tsiganes, les homosexuels, les aliénés et handicapés, les opposants politiques et religieux, les élites polonaises, des populations civiles russes et serbes massacrées, etc.".
"Shoah", popularisé en France par le film de Claude Lanzmann, est le terme que préfèrent utiliser les juifs européens.
Shoah, mot hébreu, signifie catastrophe et s’applique uniquement au génocide organisé contre les juifs par les nazis dans le cadre de la Solution finale. Il résulte d’une volonté de donner un mot à l’indicible, de dégager la spécificité de l’extermination de juifs.
Apparemment, le ministre a utilisé le terme hébreu de "shoah' dans son discours. Se défendant d'avoir voulu dire autre chose que "catastrophe", il a été vivement critiqué, notamment en Israël.
Alors, shoah ou catastrophe, il n'empêche que le ministre savait très bien ce dont il parlait. On n'utilise pas certains termes innocemment.
Un peu comme si notre prez parlait de trouver une "solution finale" au problème des sans-papiers, ou visait à l"'extermination" des services publics.
Même si on sait qu'il en est capable.
Mais ça, c'est une autre histoire.
Et, la question à 10 balles : ils sont où, nos vertueux chevaliers blancs si prompts à traiter d'antisémite ou de raciste ou de fasciste la moindre critique à l'égard d'Israël ou de Bush...
Tenir un blog, ça a l'air effectivement d'être un très bon moyen de formaliser un peu tout ce qui nous trotte dans la tête. C'est vrai que je fais ça autrement, dans les commentaires, et dans les discussions entre militants. Et surtout je profite de votre travail de recherche et de synthèse, à vous autres, blogueu-euses régulièr-e-s !
Un grand merci pour ça. 
Réponse: bin, tapis dans l'ombre.
C'est vrai que rédiger un com', si on veut dire quelque chose d'intéressant, s'entend, demande une réflexion et une mise en forme de ladite. Et cela sur toutes sortes de sujets.
C'est également un excellent exercice qui aide,justement, à formuler sa pensée dans les discussions militantes.
Celui qui a dit un jour "De la discussion jaillit la lumière" ne devait pas être un sot ;-D
J'avoue qu'il ne vous reste plus qu'à parler du 11 septembre ou d'écologie et vous faites les parfaits terroristes domestiques !
Je suis d'accord avec Ko, un blog pour ne pas parler de soi, mais coucher ses idées et réflexions et partager et apprendre... Dans ce domaine emcee est vraiment une source précieuse !
Tu as raison, coco, nous sommes à contre-courant de la tendance largement majoritaire. Et c'est en réunissant nos petites forces que nous ferons peut-être réfléchir les autres. Qui sait?
Quant au 9/11, j'ai lu ton dernier billet, il est encore très bon, comme d'hab.
Pas encore eu le temps de poster un com' mais ça ne saurait tarder.
t'inquiète chérie... je ne chasse pas le commentaire...
j'essaie de décrypter comme sur d'autres sujets... force est de reconnaitre que ce n'est pas un sujet populaire, et l'image créée de toutes pièces de "complotiste" a encore de beaux jours devant elle.
d'une certaine manière, même si la forme est différente, ça revient à se battre contre le capitalisme, on est au mieux écouté, au pire décrit comme un doux dingue... mais avec possibilité de subir les pires attaques et amalgames...
quand on veut discréditer le message, on tape sur le messager
Comme pour tout, on ne nous croit pas alors que ce sont des évidences. Sans aller jusqu'à accepter aveuglément une thèse pour 9/11 qui serait tout aussi loufoque, on peut tout de même se poser qqs petites questions, non?
Mais cela n'effleure pas une immense majorité de nos concitoyens qui gobent tout sans lever un cil.
Comment ne pas tiquer quand on nous raconte, par ex, que le passeport d'un terroriste a été retrouvé intact après l'effondrement des tours et donc la chute de tonnes de béton, de mobilier etc.?
Cela ne relève pas d'un QI supérieur à la normale, ça pourtant.
Et si on nous raconte des salades d'entrée, comment croire la suite? Surtout quand ce sont des invraisemblances de la même veine et qu'elles sont démontées par des spécialistes pointus qui ne viendraient pas se mouiller publiquement s'ils n'étaient pas sûrs de leur fait.
Enfin, on pourrait en parler pdt des heures....
Ca c'est comme ceux qui ont voté NS et qui disent maintenant qu'il regrettent, qu'ils ne croyaient pas que ... bla bla bla. On le leur a bien dit, pourtant?
Tiens, pas plus tard que ce soir, j'étais dans un groupe et tout le monde en avait contre NS. Il y a une femme qui dit brusquement: "Eh bien, qu'il les fasse ses réformes, et qu'il se casse!". C'est dire le niveau de réflexion!
Je suis sûre qu'elle ne sait même pas ce qu'elle voulait dire.
Je n'ai pas relevé. Ca sert à quoi?