GB, avortement, et contraception: le cardinal voit rouge
Par emcee le jeudi 28 février 2008, 22:47 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
En France, en Italie, en Espagne et ailleurs, l'Eglise catholique, entraînée
par Benedict Sixtine, élu en toute connaissance de cause, multiplie aujourd'hui
les attaques contre la contraception et l'avortement.
Ce phénomène n'est pas nouveau, certes, mais à l'heure actuelle, l'Eglise se
sent d'autant plus forte que les partis de droite sont prêts à donner un sacré
coup de pouce à l'index.
Au Royaume Uni, la religion catholique, même si (ou plutôt parce que) elle est
marginale, est depuis longtemps beaucoup plus influente et militante.
Le fait que l'ancien PM, ce faux-cul devant l'Eternel, se soit récemment
converti au catholicisme est significatif du personnage.
Voici un
article de George Monbiot, paru dans le
Guardian, le 26-02-08, sur la question de
l'avortement, au RU et dans le monde.
Titre original: Face facts, Cardinal. Our awful rate of abortion is
partly your responsibility
Regardez les choses en face, Cardinal. Vous avez votre part de
responsabilité dans le nombre effarant d'avortements dans notre
pays.

Je suis d'accord avec Son Eminence quand il parle de la détresse que suscite
la mort d'enfants qui ne verront pas le jour; mais sa politique ne sert qu'à
accroître le taux d'avortements.
Qui porte la plus grande responsabilité pour la mort d'enfants à naître dans ce
pays?
J'accuse le plus haut dignitaire de l'Eglise catholique en Angleterre et au
Pays de Galles, son Eminence le Cardinal Cormac Murphy-O'Connor.
Je l'accuse d'être en partie responsable du taux d'avortements anormalement
élevé.
Mais d'abord, disons que je suis d'accord avec le cardinal sur un point.
"Quelles que soient notre foi religieuse ou nos convictions
politiques," écrit Murphy-O'Connor, le nombre d'avortements au
Royaume-Uni, "ne peut être qu'une source de détresse et de profonde angoisse
pour chacun d'entre nous".
Tout à fait. Mais pourquoi ce nombre a-t-il autant grimpé? Serait-ce la montée
du progressisme? Le défaut d'abstinence?
Aussi étrange que cela puisse paraître, les faits prouvent le contraire. La
semaine dernière, le cardinal a dissout le Conseil d'Administration d'un
hôpital au nord de Londres. Il avait accepté qu'un service de médecine générale
s'installe dans les locaux de l'hôpital où les médecins, comble de l'horreur,
informaient les femmes sur les méthodes de contrôle des naissances.
Bien que financé en partie par la Sécurité sociale (le NHS), St John & St
Elizabeth's est un hôpital catholique, qui interdit aux médecins de prescrire
des contraceptifs ou d'adresser les femmes à des services qui pratiquent
l'avortement. Le cardinal dit qu'il veut que l'hôpital apporte une aide
médicale à ce qui va "véritablement dans l'intérêt de l'être
humain".
A de nombreuses reprises, Murphy-O'Connor a lancé des attaques contre
l'avortement et la contraception. C'est à cela qu'il sert: l'objectif principal
de la plupart des religions étant d'exercer un pouvoir sur les femmes.
Mais même si nous ne sommes pas d'accord avec cette position, nous ne remettons
guère en question la cohérence ou les effets d'une telle politique. Il est
temps de s'y mettre. La façon la plus efficace d'empêcher la mort d'enfants à
naître, c'est d'encourager la contraception.
Dans l'histoire de la plupart des pays qui accèdent aux technologies médicales
modernes, il y a une période où les taux de contraception et d'avortement
augmentent simultanément. Les fondamentalistes chrétiens laissent entendre que
ces deux tendances sont étroitement liées, et les attribuent à ce que le pape
appelle "la mentalité laïque et relativiste".
En réalité, c'est un signe de transition démographique.
Quand les sociétés connaissent de plus en plus de prospérité et que les femmes
ont de meilleures perspectives d'avenir, elles ne désirent pas avoir beaucoup
d'enfants. Dans les premières années de cette transition, il est souvent
difficile et peu ancré dans les moeurs de chercher à se procurer des
contraceptifs, alors les femmes ont également recours à l'avortement pour
limiter le nombre de naissances.
Mais, comme le montre une étude publiée dans le journal "International
Family Planning Perspectives", sitôt que le taux des naissances se
stabilise, l'utilisation de contraceptifs continue d'augmenter tandis que le
nombre d'avortements baisse. Dans ce cas précis, une tendance résulte de
l'autre: "la hausse de l'utilisation de contraceptifs a pour effet une baisse
du nombre d'avortements". Le nombre d'avortements chute quand 80% de la
population utilise des moyens contraceptifs efficaces.
Une enquête publiée par le "Lancet montre qu'entre 1995 et 2033, le
taux d'avortements provoqués dans le monde est passé de 35 pour mille femmes
par an à 29. Cette période coïncide avec le développement de la "culture
laïque mondialisée", que déplore vivement le pape.
Quand on analyse les chiffres, il est clair que, sauf dans l'ex-Union
Soviétique, le nombre d'avortements est plus élevé dans les sociétés
conservatrices et religieuses.
Dans la partie d'Europe occidentale où une majorité de la population est peu
pratiquante, le taux moyen d'avortements est de 12 pour mille femmes.
Dans les pays européens du Sud où la religion a plus d'influence, ce taux est
de 18 pour mille.
Aux Etats-Unis, où la fréquentation des églises est encore plus élevée, il y a
23 avortements pour mille femmes, le pourcentage le plus élevé de tous les pays
riches.
En Amérique centrale et du sud, où l'église catholique a le plus d'influence,
les pourcentages sont de 25 et 33 respectivement. Dans les sociétés très
conservatrices de l'Afrique orientale, c'est 39 pour mille.
Le seul qui échappe à cette règle, c'est le Royaume Uni, où le pourcentage est
supérieur de 6 points à celui de nos voisins d'Europe occidentale.
Je ne dis pas qu'il n'y ait qu'une seule cause à cela: les chiffres
indiquent également qu'il y a eu des changements démographiques. Mais il est
clair que les convictions religieuses ne contribuent guère à faire baisser le
nombre d'avortements et contribuent énormément à le faire augmenter.
Les pourcentages les plus élevés de tous les pays (44 pour mille) se trouvent
dans l'ex-Union Soviétique car, sous le régime communiste, il était
pratiquement impossible de se procurer des contraceptifs. Mais, grâce à un
meilleur accès à la contraception, c'est également là qu'on constate la chute
la plus spectaculaire: en 1995, le pourcentage des avortements était deux fois
plus élevé.
On a vu une légère hausse du nombre d'avortements en Europe occidentale,
attribuée, aux Etats-Unis par le Guttmacher Institute, à l'immigration
de personnes peu informées sur la contraception".
L'explication est, en d'autres termes, logique: davantage de contraception
entraîne une diminution des avortements.
Il y a également une relation évidente entre l'éducation sexuelle et la
baisse des taux de grossesses non désirées. Un rapport de l'UNICEF montre
qu'aux Pays Bas, où le pourcentage d'avortements est le plus faible, une baisse
importante des grossesses non désirées chez les adolescentes résulte du fait
que la société est à la fois relativement inclusive et plus ouverte sur les
questions de sexe et d'éducation sexuelle, y compris sur les moyens
contraceptifs.
En revanche, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, où les pourcentages de
maternités précoces sont les plus élevés de tous les pays développés, même si,
officiellement, il existe une "information et des services concernant la
contraception, il règne une atmosphère étriquée faite de gêne et de
secret".
Un article paru dans le "British Medical Journal" établit qu'il
existe quatre programmes au Royaume Uni qui ont pour objectif de dissuader les
adolescents d'avoir des rapports sexuels.
Le journal a découvert qu'il y avait, au cours de ces stages, une augmentation
du nombre des grossesses parmi les partenaires de jeunes gens qui y
participaient.
Cela n'est pas surprenant. Les adolescentes ont des rapports sexuels, quoi que
leur disent les adultes, et celles qui sont le moins informées sur la
contraception sont celles qui courent le plus de risques de tomber
enceintes.
Plus les autorités religieuses et la presse conservatrice condamnent la
contraception, l'éducation sexuelle et les rapports avant le mariage, et plus
le nombre d'avortements est élevé.
Et le cardinal contribue donc à maintenir le nombre de grossesses non désirées
à un niveau élevé.
Mais les souffrances que son Eglise fait subir aux femmes dans les pays
riches ne sont rien à côté du calvaire qu'elle leur inflige dans les pays
pauvres.
Car, comme le signale l'article du Lancet, il n'y a pas de lien entre la
légalisation sur l'avortement et le nombre d'avortements. Les femmes qui n'ont
pas accès aux contraceptifs chercheront tout autant à avorter en cas de
grossesse non désirée.
Un rapport de l'OMS montre que près de la moitié des avortements dans le monde
sont illégaux et facteurs de risques élevés.
En Afrique orientale et en Amérique Latine, où les conservateurs religieux
veillent à ce que l'avortement ne soit pas légalisé, il n'y a pratiquement que
des avortements clandestins.
Parmi les méthodes employées: avaler de l'essence de térébenthine ou de la
javel, enfoncer des baguettes ou des cintres dans l'utérus, broyer l'abdomen,
ce qui fait souvent éclater l'utérus et tue la patiente…
L'OMS estime qu'entre 65000 et 70000 femmes meurent chaque
année des suites d'avortements illégaux, et que 5 millions de femmes souffrent
de complications graves. L'organisation explique que ces effets sont les
"conséquences visibles de ces lois restrictives".
J'espère que *David Cameron, qui parle d'imposer des restrictions à la
loi sur l'avortement au Royaume Uni, visualise bien ces solutions de
rechange.
Quand le pape dit à l'évêque du Kenya (le pays au monde où la crise est la plus
aiguë) qu'ils doivent défendre "à tout prix" les valeurs familiales
traditionnelles face aux associations qui offrent des avortements sans risques,
ou quand il se rend au Brésil pour y dénoncer le programme de contraception, il
condamne les femmes à mort.
Quand George Bush supprime les aides aux associations de planning familial qui
font de l'information sur les avortements médicalisés, il veille,
paradoxalement, à ce que les contraceptifs soient remplacés par les foeticides
sordides.
Ces gens–là propagent la misère, la maladie et la mort.
Dire qu'ils se disent "pro-vie".
George Monbiot
Notes annexes:
Cameron: leader du parti conservateur britannique "You're
out of step with women, Cameron" (tu n'es pas dans le coup, avec les
femmes, Cameron)
Illustrations tirées majoritairement de :
http://www.feesdulogis.net/NOVEMBRE...
Sur le site, de très bons articles, également, sur l'histoire du
féminisme.
Tout savoir sur l'IVG
http://martinwinckler.com/
USA:
avortements illégaux (fr)
A
catastrophe for the conservatives: abstinence leads to pregnancy
May 14, 2004 (anglais)
(Catastrophe pour les conservateurs: l'abstinence entraîne une augmentation des
grossesses non désirées)
Avertissement:
Que l'on comprenne bien: ni Monbiot, c'est clair, ni moi-même ne préconisons
l'avortement comme moyen de contraception, évidemment.
Il y a actuellement divers moyens de contraception et il est facile (en France,
en tout cas) de s'en faire prescrire, même si on a moins de 18 ans.

L'avortement, cependant, doit rester accessible à toutes les femmes et se
pratiquer en milieu médical dans les conditons d'hygyène requises.
Comme le dit Monbiot, une femme qui ne désire pas mener à terme une grossesse
cherchera une solution pour avorter, que ce soit dans une clinique ou dans des
conditions épouvantables mettant gravement sa vie en danger et compromettant
ses chances d'avoir des enfants au moment où elle le désirera.
Note perso
La roue tourne, ne l'oublions jamais. C'est parce que nous sommes passif-ves ou
résigné-e-s que les conservateurs peuvent revenir à la charge contre nos acquis
de façon incessante.
Et ce qui était acquis finit par ne plus l'être à personne.
En France, où on aurait pu se penser relativement à l'abri grâce à la loi de
1905 sur la laïcité mais également à la désaffection des fidèles, on constate
une recrudescence des assauts des religieux et de leurs adeptes intégristes
pour remettre en cause la liberté des citoyens et surtout des femmes.
Cela, bien orchestré par un ministre de l'Intérieur fanfaron devenu, depuis,
président caractériel, ainsi que par ses éminences grises, fondamentalistes
revanchardes.
Et le prez, qui se découvre, brusquement et contre toute évidence, des
convictions religieuses, s'en va faire des génuflexions dans toutes les
boutiques et arrière-boutiques confessionnelles, et se permet même de recevoir,
en grand pompe (sur duo de talonnettes), l'émissaire international de la
scientologie ou d'envoyer un message de félicitations à quatre
diacres catho intégristes
Sa Petitesse ne nous épargne vraiment RIEN.
Mais il aurait tort.
Combien sommes-nous à nous indigner?
Et pourtant, nous
devrions tous déjà être dans la rue (pour cela et pour plein d'autres raisons,
d'ailleurs).
Ces entorses incessantes au principe de laïcité ne sont pas des fanfaronnades
anecdotiques: elles préjugent d'une volonté de retour à l'obscurantisme, à la
mainmise de l'Eglise sur notre vie quotidienne et sur la société civile, et à
l'anéantissement de la République indivisible, laïque, démocrate et
sociale, telle qu'elle est définie par la Constitution .
Mais la Constitution, qu'est-ce que c'est, de nos jours? Un vieux bout de
parchemin que l'on réécrit au gré des humeurs d'une minorité sans scrupules et
sans culture.
Autres documents:
Interventions policières contre les centres
d'IVG:
En Espagne''
Et en
Italie, par Céleste



Commentaires
nous sommes en pleine régression et c'est terriblement inquiétant.
en période de crise les femmes sont toujours les premières victimes, les boucs émissaires.
la cellule familiale patriarcale est l'unité la mieux contrôlable par tous les fascismes de tous poils.
il faut vraiment se mobiliser, et vite
et l'ONU envisage de reconnaitre le délit de diffamation des religions (je ne trouve plus la source mais j'ai lu hier un article très inquiétant sur le sujet)
courage, sinon bientôt on ne pourra plus être athée, on ne pourra plus baiser, on ne pourra plus rire, on ne pourra plus critiquer, tout juste travailler, si on a de la chance
Non, nous ne les laisserons pas faire.
Ils se radicalisent, ils agissent à découvert ? Nous aussi, radicalisons-nous, remettons le torchon à brûler !
Ça peut commencer samedi prochain (même si je n'aime pas ces "jours de", habituellement, mais là : saisissons-nous de l'occasion, frangines)
Je fais tourner ton billet (as usual !)
Merci, les filles.
En effet, l'heure est grave. Et tu as raison, Ko: il faut faire quelque chose samedi prochain (même si moi non plus, je ne suis pas fan des journées de, trois petits tours et puis s'en vont).
On assiste à un retour en force de tous les obscurantismes et les femmes ont intérêt à ne pas se croire à l'abri d'un retour arrière. Nous n'avons en France le droit de vote que depuis à peine 60 ans. Nous n'allons pas nous laisser faire ... amicalement
La question de l'avortement aujourd'hui n'est pas d'abord idéologique. Concrètement c'est celle de nombreuses femmes qui sont contraintes d'avorter sous des pressions relationnelles ou économiques. Sont elles maîtresses de leur corps?
Voir ce dossier sur le sujet :
http://unvoyageauliban.bafweb.com/d...
j'aime bien ce que vous faites ... comme d'hab...
juste une remarque ...
prendre comme référence un site qui est une des machines d'endoctrinement de l'agro-industrie, est ce bien raisonnable ???
je veuc parler de doctissimo, hein ... qui quelle que soit la qualité des contenus , est une plateforme trés usitée par les marchands de "yaourts qui guérissent" ...
on peut trouver aussi bien ailleurs sur la question de l'IVG ...
Toutes les femmes qui ont avorté ont été obligées d'avorter, quelles qu'en soient les raisons - personnelles, familiales, financières ou autres.
Personne ne nie que cela peut être un traumatisme et ce n'est certes pas un geste anodin dans la majorité des cas.
La question n'est pas là!
D'abord, les femmes qui n'ont pas accès à la contraception subiront un jour ou l'autre une grossesse non voulue.
La première des choses, c'est, donc, de militer pour la contraception, bien évidemment.
Or, votre conception (et celle des anti-avortements en général), c'est je ne veux pas savoir, qu'elles se débrouillent pour ne pas tomber enceintes et si elles le sont, elles doivent mener à terme leur grossesse coûte que coûte.
Et, dans le cas contraire, vous préférez ignorer les avortements clandestins, rejetant l'opprobre sur ces femmes si elles en meurent ou en sortent handicapées à vie - et autrement plus traumatisées.
Belle mentalité! Préconiser le pire et s'en laver ensuite les mains!
Vous renvoyez sur des témoignages de femmes traumatisées par l'avortement. C'est bien triste tout cela.
Mais avez-vous seulement recherché également des témoignages sur des femmes qui ont été obligées de garder leur enfant, parce que la société et des gens comme vous leur interdisent toute alternative, toute porte de secours?
Avez-vous recueilli des témoignages d'enfants traumatisés à vie parce qu'ils n'étaient pas désirés?
Etes-vous allé visiter les endroits où les enfants ont été abandonnés, soit parce que leur mère ne pouvait pas les nourrir, soit parce qu'elle était morte - des suites de la folie des hommes?
Savez-vous ce qu'est la vie d'une femme qui doit assumer un enfant handicapé, le porter à bout de bras toute une vie durant (et souvent seule, parce que les hommes ne supportent pas d'être confrontés à leurs propres faiblesses)?
Savez-vous le calvaire quotidien de ces femmes qui se demandent comment leur enfant finira une fois qu'elles ne seront plus là?
Militez-vous activement, au moins, dans votre grande empathie pour l'être humain, pour qu'il y ait des structures adaptées pour les handicapés, pour que ces enfants (et ces adultes, par la suite) soient accueillis dignement, pour que leurs mères soient soulagées, pour qu'ils aient des subventions suffisantes pour pouvoir vivre dans la société et se faire seconder toute leur vie?
NON, sans doute pas, monsieur, ou alors en déployant bien moins d'énergie et de virulence que pour jeter l'anathème sur les femmes qui veulent avorter. Ca se saurait. On en aurait vu les effets.
Mais, ce n'est sans doute pas votre problème majeur.
Votre intérêt pour l'humain s'arrête obstinément à l'embryon. Les trois quarts de l'humanité peuvent bien crever ou vivre dans la douleur, pourvu que l'embryon soit sauvé. Alléluia!
Bel exemple de "charité chrétienne"!
Les femmes ne sont pas "maîtresses de leur corps"? La faute à qui?
@ Les Marques,
Bonjour, d'abord et merci. Je n'avais pas vu le com' avant de poster la réponse au com' précédent.
Ah, bon? Je ne savais pas que Doct***** était tout ça. HORREUR!
Je ne le lis pas du tout, en général (à cause de la pub, d'ailleurs) mais je l'ai souvent vu en lien chez le Monolecte, donc, je l'ai assumé comme parfaitement fiable.
D'autre part, les explications étaient , me semble-t-il, fort pertinentes et complètes.
J'essaie d'être vigilante, mais ce n'est pas toujours évident de connaître les tenants et aboutissants.
Je chercherai donc un site plus conforme.
Merci de m'avoir prévenue.
Quand les hommes auront la possibilité de porter et de mettre au monde des enfants qu'ils en reparlent a ce moment la.
Le corps des femmes appartient aux femmes .
L'avortement n'est certes pas quelque chose que l'on fait de gaieté de coeur ,mais de la a dire que c'est traumatisant a vie il y a une marge .
C'est la culpabilité que l'on met sans cesse sur le dos des femmes qui fait qu'elles voient cela comme traumatisant et le fait de ne plus pouvoir avorter façilement.
Que les grenouilles hypocrite de bénitier s'occupent de leurs fesses .
Très juste!
Pourquoi, pourquoi vouloir séculièrement refuser le plaisir aux femmes. C'est vraiment une question lancinante. *Est-ce à dire que nos prélats en sont jaloux pour n'en avoir que si peu?
"Toutes les femmes qui ont avorté ont été obligées d'avorter, quelles qu'en soient les raisons - personnelles, familiales, financières ou autres.
Personne ne nie que cela peut être un traumatisme et ce n'est certes pas un geste anodin dans la majorité des cas." emcee, 7:
Pour ma part, je formulerais différemment: "ont choisi d'avorter" et non "ont été obligées". Cela ne vaut, bien sûr que pour les avortements dans un cadre légal, il existe sans doute des avortements contraints hors de ce cadre. Mais il est et reste absolument illégal et punissable d'avorter une femme sans son consentement clairement exprimé.
Certaines décisions d'avortement se prennent effectivement dans un cadre, tout aussi inadmissible, de contraintes sociales, financières ou autres. Il faut également lutter pour le droit à ne pas avorter.
Pourtant, toutes nos décisions se prennent dans un contexte de pressions diverses, plus ou moins fortes, plus ou moins regrettables (ou pas ). Il est important de dire que cela reste un choix, car cela permet d'affirmer le droit de choisir, ne pose pas la femme en victime et l'avortement comme un mal à éradiquer.
Une politique sérieuse et efficace de prévention doit bien sûr être mise en place, mais il y aura toujours un résiduel d'avortements, les meilleures contraceptions ont un taux d'échec incompressible. Et, compte tenu de la nature humaine, il restera certainement des résistances à toute prévention.
Reste qu'aux Pays Bas, par exemple, le nombre d'avortements calculés par rapport au nombre de naissances est trois fois inférieur à celui qui existe en France (200 000 avortements pour 800 000 naissances). Ce qui veut dire que nous avons encore du boulot.
Voici un site fiable et intelligent sur la contraception entre autres, celui de Martin Winckler, médecin rendu célèbre par ailleurs par son premier roman, "La maladie de Sachs".
http://martinwinckler.com/
Il est surtout complètement indépendant de la pression publicitaire des labos, ce qui est très important car elle est énorme dans le milieu médical, et incite à faire des choix erronés pour nous mais lucratifs pour eux.
Plus généraliste et plutôt professionnel, il y a le site de la revue Prescrire, seule revue médicale dépourvue de publicité.
Merci mc, pour toutes ces précisions fort intéressantes et étayées.
Je n'ai pas pensé à Martin Winckler. En fait, j'ai fait une recherche gogol et je suis tombée là-dessus. Merci à vous d'être vigilants. Je dénonce assez big pharma sur mon blog pour ne pas souhaiter leur faire de la pub bêtement!
Quand j'ai dit "obligées", j'ai été trop elliptique: je veux dire qu'elles ont opté pour la solution, quelles que soient les circonstances et les conditions (quelles que soient les pressions, par ailleurs), de mettre fin à une grossesse plutôt que d'avoir un enfant, parce que c'était l'alternative la plus envisageable.
Mais ce choix s'est imposé à elles parce qu'elles étaient enceintes (en outre, avec un pb à résoudre, toutes les femmes enceintes ne se posent, évidemment pas, la question!). Une femme ne fait pas le choix d'avorter dans l'absolu.
Et dans le cas d'avortements légaux, outre les conditions dans lesquelles se déroule l'intervention, les femmes ont la chance de pouvoir également rencontrer des spécialistes, compétents et neutres, qui l'aident et la conseillent dans sa démarche.
Et les prélats, comme dit ppaul, qui choisissent l'hypocrisie et le secret à une vie sexuelle assumée, feraient bien de remettre en cause leurs propres préceptes, plutôt que d'imposer les leurs aux femmes qu'ils confinent, de surcroît, à des rôles subalternes.
Très juste article, qui rappelle bien qu'être pro-avortement, ça n'est pas vouloir inciter ou forcer quiconque à avorter, c'est juste permettre l'avortement comme droit des femmes en dernier recours. Mais les anti-IVG se disent maintenant "pro-vie", pour mieux discréditer les pro-IVG qui deviendraient par là même "pro-mort", ou "anti-vie"... et à côté de ça, ils souhaiteraient interdire le préservatif pour des motifs religieux et oublient qu'interdire l'IVG, c'est revenir aux avortements clandestins et dangereux pour les femmes.
Le plus "drôle", c'est quand les anti-IVG voient la lutte contre l'avortement comme le top de la modernité et le brisage de tabous issus du "conservatisme soixante-huitard" (sic) :
http://www.blog-va.com/index.php/20...
Le problème est que vous auriez raison si il y avait corrélation entre hausse de la contraception et la baisse du nombre d'IVG. C'est pour cela que les chiffres du planning international me paraissent douteux, déjà qu'on sait qu'ils n'hésitaient pas à les truquer pour faire avancer leur cause. Il me semble qu'en France on ne cesse de constater justement l'inverse, à savoir plus la contraception monte, plus l'IVG augmente.
Et ça se comprend très bien, vu que la mentalité des femmes qui prennent la contraception, est celle d'éviter la naissance à tout prix. D'où devant l'échec de la contraception, une augmentation des IVG.
Quant aux 4 diacres intégristes, vous ne savez manifestement pas de quoi vous parler. Les intégristes catholiques sont-ils à mettre sur le même plan que d'autres intégristes qui ont aligné les morts ?
"Mais il est clair que les convictions religieuses ne contribuent guère à faire baisser le nombre d'avortements et contribuent énormément à le faire augmenter."
En France, c'est visible, oui...
Ceci est bien entendu faux, il y a eu une baisse, lente mais régulière, du nombre d'avortement en france depuis sa légalisation.
Merci, Moogle. En effet, 68, c'est l'épouvantail actuel. Encore un signe de la bêtise de la classe politique qui nous "gouverne".
Merci, VLG, de reprendre ces contre-vérités.
Evidemment, mieux vaut désinformer, ou dire que les chiffres sont "truqués". C'est tellement commode!
Les intégristes, je ne connais pas? Avec la Fraternité Saint Pie X et Mgr Lefèvre, qui a tout de même été excommunié par Jean Paul II en 1988.
S'ils sont aujourd'hui à nouveau en odeur de sainteté, c'est sans doute que l'actuel pape n'est pas bien éloigné de leur doctrine et aussi, certainement, parce que l'Eglise catholique en France a besoin de recruter, en terme de prêtres et de fidèles. Et qui donc va encore régulièrement à l'église de nos jours? Les intégristes et traditionalistes (je n'y peux rien, c'est comme cela qu'on les appelle et les différencie!), proches des mouvements de droite et d'extrême droite. j'abrège.
Quant à parler des "autres intégristes", comme vous dites (je suppose que vous voulez dire les "Arabes"?), ce n'était pas le sujet, ni celui de l'auteur de l'article.
Dire que l'Eglise catholique n'a pas de morts sur la conscience alors que les autres oui, c'est opérer un raccourci bien simpliste et bien arrangeant.
Et encore faut-il pouvoir compter les morts dus à la religion et ceux dus aux manipulations politiques en tous genres. Avez-vous des chiffres non truqués là-dessus vous-même?
Compte-t-on, par ex, les victimes catholiques et protestantes en Irlande comme des victimes d'une guerre de religion ou de la politique britannique?
Mais je ne veux pas entrer dans ce genre de débat, parce que cela me prendrait trop de temps, parce que l'Islam est très complexe également et que je refuse de me satsifaire de schématisation.
Et, de toute façon, il suffit de parler de l'Islam pour que tous les racistes de la blogosphère viennent débiter ici leurs poncifs, leurs insanités et leur haine.
D'autre part, je ne me complais pas à faire du chiffre.
Alors, très peu pour moi. Je me passe très bien de lire ici ce que je peux voir étalé triomphalement partout ailleurs.
Et tenter de leur faire comprendre quelque chose serait peine perdue.