T'as pas cent papiers?
Par emcee le samedi 22 décembre 2007, 01:16 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent

Juste un relais. Lisez. Faites passer.
Depuis quelques années maintenant, c'est l'acharnement contre les
immigrés.
Certains sont en France depuis longtemps, ils ont une famille, ils ont eu des
enfants sur notre sol. Mais il faut faire du "chiffre".
Aujourd'hui, ils ont la peur au ventre.
En France!
Comment , me diras-tu, peut-on avoir peur dans un pays
"démocratique"?

Et ce ne sont pas les seuls.
La France a peur.
Peur de sa police, peur de sa justice, peur de ses élus.
Peur de ce qui va encore bien pouvoir lui tomber sur la tête.

Immigrés, sans papiers, étudiants, syndicalistes, personnes âgées, malades,
sans abri, chômeurs, travailleurs, retraités.
Plus personne n'est protégé par les institutions.
La pauvreté, la précarité et la misère
sociale s'installent inexorablement.
Les lois, les unes après les autres, défont le tissu social dont nous étions
fiers.
Il faut payer, payer et encore payer.
Nous ne pouvons pas rester les bras ballants à regarder les hommes
tomber.
Le ver est dans le fruit
En
France, la délation gagne du terrain
On
ne compte pas les SDF morts dans la rue
Un après-midi au pays des droits de l’homme
Des réseaux existent. Rejoignez-les:
Communiqué récent
Un exemple parmi tant d'autres.
Léo, d’origine ivoirienne, 35 ans, adopté il y a 25 ans par un Français dont il
porte le nom, a été arrêté le 6 novembre et expulsé vers la Côte d’Ivoire le
17… Sa famille a monté un collectif de soutien.
Son histoire est à lire ici http://amisducollectifdeleo.blogspo...
Une pétition, qui demande le retour de Léo et l’arrêt des expulsions des
enfants adoptés est en ligne ici
RESEAU EMPLOI FORMATION INSERTION
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN, NOUS NOUS OPPOSONS À LA DELATION DES TRAVAILLEURS ET
CHOMEURS ETRANGERS
Texte+ lien vers la pétition
Un collectif contre les "rafles" du métro
Et aussi:
J'en oublie.
Niouzes:
Manifestation de
sans-papiers 21/12/2007

Les 1.400 morts que personne n’a vus
Pendant ce temps-là,

...


Commentaires
"Comment , me diras-tu, peut-on avoir peur dans un pays "démocratique"?".
Ce postulat (que notre pays est démocratique) ne mérite-t-il pas, désormais et de plus en plus, d'être relativisé?
Y a-t-il une frontière précise ou un continuum? Si certains pays sont indiscutablement démocratiques, et d'autres absolument pas, existe-t-il des "entre deux"? Le bascul de l'un à l'autre est-il brutal ou progressif? Quels sont les critères?
Suffit-il de s'en tirer par un sophisme? "Impossible qu'il se passe de telles choses dans un pays démocratique tel que le nôtre"
Je ne pense pas, pour ma part, qu'il y ait des pays "indiscutablement démocratiques".
Les élites en place savent très bien faire en sorte de ne pas laisser le peuple décider par lui-même et lui offrent, ainsi, un choix limité de possibilités (dont, très souvent, le bipartisme).
Sans parler de tout ce qui sert le pouvoir politique pour influencer les populations (propagande, médias, épouvantails désignés, etc.).
Cependant, il est des pays où les contre-pouvoirs existent encore et où le peuple est davantage représenté ou entendu.
Actuellement en France, nous ne sommes même plus dans ce que j'appellerai une "démocratie relative".
Quand le chef d'état s'empare de tous les pouvoirs, quand il décrète qu'il a été élu par une majorité de votants sur un programme (et que, donc, on n'aurait plus rien à dire), quand les lois sont votées en catimini sans concertation, sans débats ni négociations préalables, quand les décisions sont prises par caprice, exécutées au pas de charge et contre l'avis des professionnels, quand le pouvoir musèle les médias, quand ceux qui manifestent sont réprimés d'une façon ou d'une autre, etc., on n'est plus dans une démocratie.
Et seuls ceux qui appartiennent aux élites prétendent le contraire. Et tentent d'endormir la population avec ce postulat.
C'est la raison pour laquelle il y avait des guillemets à "démocratie".
Comment appeler la situation politique actuelle?
Ca, l'avenir nous le dira assez vite, sans doute. Les choses se précisent ...