Le mouvement chrétien de réorientation sexuelle en pleine expansion aux Etats-Unis

Des milliers de personnes actuellement endoctrinées

John Smid possède un diplôme d'études secondaires, un certificat de pasteur et un ou deux hectares de terrain, près de Memphis, Tennessee, où il "guérit" les homosexuels.
Le programme"ex-gay" de Smid était connu depuis près de 20 ans sous le nom de Love in Action" (LIA).
La majorité des jeunes gens qui s'y inscrivaient étaient issus de familles de conservateurs religieux où l'homosexualité était un péché qui écartait une personne de l'église, de sa famille et de son foyer. Pour se débarrasser de ces "attirances non sollicitées envers des personnes du même sexe", ils versaient 1000 dollars par mois, certains résidant au domaine pendant des années.
A LIA, les responsables organisaient des séances de thérapie de groupe destinées à rechercher les traumatismes de l'enfance, ainsi que des cours permettant d'apprendre à passer un ballon de foot, changer l'huile de moteur ou croiser les jambes de façon virile.
Dans le monde de ces "ministères ex-gay", on pense généralement que l'attirance pour le même sexe a pour origine des sévices sexuels subis au cours de l'enfance ou l'éducation de parents qui n'ont pas su inculquer la virilité à leurs fils.
Puisque le but était d'instaurer une nouvelle dynamique parents-enfant, les clients de LIA n'avaient pas le droit d'appeler leurs familles.
Les résidents du domaine de LIA qui travaillaient à Memphis devaient se débrouiller pour contourner une "zone interdite" qui couvrait pratiquement la moitié de la ville, afin d'éviter la dizaine de librairies pour adultes et avaient l'ordre de ne pas adresser la parole aux étrangers.
(…)
Contrairement à ses clients, Smid, lui, n'était pas isolé du monde extérieur. En 2005, quand il y a eu enquête sur LIA pour administration de psychotropes et pour inscription illégale de mineurs, il semblait certain que le site allait être fermé. Mais Smid avait sauvé son entreprise en attaquant l'état du Tennessee, aidé en cela par l'avocat principal de l'"Alliance Defense Fund", la branche juridique de la Droite Chrétienne.
Aujourd'hui, "Love In Action" s'intègre dans un phénomène en pleine expansion communément appelé "mouvement pour une thérapie de réorientation sexuelle", et qui comprend des centaines de programmes liés à des institutions religieuses dans tous les US.
Bien que l'objectif déclaré de ce mouvement soit de convertir les homosexuels à l'hétérosexualité et de les amener à Dieu, actuellement, il s'investit, en réalité, davantage dans la lutte contre le mouvement pour les droits des homosexuels en essayant de démontrer que la sexualité n'est pas immuable comme la couleur de la peau ou le sexe. Les "ministères des ex-gays" étaient au début des refuges pour les hommes et les femmes qui cherchaient à concilier foi et sexualité. Mais entre les mains de la Droite Chrétienne, ils sont devenus de parfaits instruments de propagande qui dépeignent les homosexuels comme des hétéros déficients et des malades mentaux obsédés par le sexe.

Un mouvement en plein boom

Love In Action ne se décrit plus comme une thérapie mais comme un "ministère". Il a abandonné son programme de séjours pour le remplacer par un stage "intensif" (appelé "Refuge") de 4 jours pour un forfait de 2000 dollars, et destiné aux familles et aux adolescents.
Focus On the Family, l' organisation la plus importante et la plus riche de la Droite Chrétienne, emploie actuellement Smid pour donner des conférences plusieurs fois par an sur la masturbation et sur "la guérison de l"homosexualité" dans une tournée appelée "Love Won out".
Il ne reste actuellement plus que trois centres d'hébergement sur le modèle de LIA des années 90. Mais des ministères ex-gay comme Refuge sont nombreux. Il y a au moins 200 programmes de ce genre aux Etats-Unis dans les églises, les centres de conseils en religion et les campus universitaires confessionnels. Smid fait partie du conseil d'administration d'Exodus International, une organisation qui comprend 150 ministères ex-gay répartis dans 17 pays différents.
La plupart de ceux qui dirigent ces ministères ne cherchent pas à inciter à la haine: ils voient leur activité comme une œuvre d'amour et de compassion. Ils sont sincères, ils pensent bien faire et ne font pas ça pour de l'argent, explique Peterson Toscano (qui a séjourné à LIA pendant deux ans au début des années 90 et qui dirige actuellement un mouvement de "Survivants des ex-gay"). Mais ces dernières années, ce mouvement a été co-opté par des groupes homophobes qui disent que l'homosexualité est une force maléfique qui menace de détruire l'Amérique. Ces groupes emploient de plus en plus des militants des ex-gay comme porte–parole, financent la recherche pour la conversion et ouvrent d'autres ministères.
Focus on the Family, dont le siège est à Colorado Springs, Colorado, dirige aujourd'hui son propre ministère itinérant, "Love Won Out" (l'Amour a Gagné) qui a attiré plusieurs centaines de participants dans plus de 50 villes depuis 2001.
Pat Robertson, fondateur de la Christian Coalition finance des travaux sur les "thérapies de conversion", et feu Jerry Falwell, directeur de Moral Majority, qui prétendait que les gays, les lesbiennes et autres agents du progressisme étaient à l'origine des attentats du 11 septembre, était un des conférenciers vedettes lors de la conférence ex-gay de 2006. (…)
L' American Family Association, un autre groupe de la Droite Chrétienne distribue une vidéo "It's not gay", où on voit des témoignages d'ex-gays qui affirment que 95% des couples homos ne sont pas monogames. D'autre part, l'AFA s'appuie sur des arguments pseudo-scientifiques pour affirmer que les homos ont une espérance de vie inférieure aux hétéros et qu'ils sont bien plus susceptibles qu'eux de faire subir des maltraitances aux enfants (ce qui est entièrement faux, évidemment).
Watchmen on the Walls, un groupe homophobe international rend les homosexuels responsables de l'Holocauste. (…).
D'autres groupes, "The Traditional Values Coalition", en Californie, et "Coral Ridge Ministries", en Floride, ont même créé leurs propres centres de vacances "ex-gay" et la journée nationale de "sortie de l'homosexualité" (National Coming Out of Homosexuality Day), qui tombe le lendemain de la Journée Nationale du Coming out ("National Coming Out Day").
Leur objectif, disent-ils, est de contredire les homos qui "prétendent qu'ils sont nés ainsi et qu'ils ne peuvent pas changer".

De nouvelles créations?

La thérapie de réorientation réparatrice ou sexuelle, théorie pseudo-scientifique sur laquelle se fonde le mouvement ex-gay, a été discréditée par pratiquement tous les grands organismes médicaux, psychiatriques, psychologiques et professionnels.
L'"American Psychological Association", par exemple, a déclaré en 2006: " il n'y a simplement aucune preuve scientifique tangible permettant d'affirmer qu'on peut changer l'orientation sexuelle. Ce qui nous inquiète, c'est que les positions tenues par NARTH the National Association for Resear... et Focus on The Family créent un climat qui favorise la discrimination et les préjugés". (…)
Jim Burroway, webmaster du site "Box Turtle Bulletin", qui traque le mouvement ex-gays, dit qu'un des thèmes principaux de leur idéologie c'est l'idée que l'homosexualité "n'existe absolument pas". Les gays et les lesbiennes sont décrits comme "cassés sexuellement" ou comme des hétéros qui souffrent d'attirance pour le même sexe.
La fracture sexuelle, d'après la doctrine des ex-gays survient généralement au cours de la petite enfance, à cause d'une mère dominatrice, d'un père distant, ou suite à des sévices sexuels.
La seule fois où le terme de "gay" apparaît dans le vocabulaire des ex-gay, c'est dans l'expression "mode de vie gay" qui s'entend comme un mélange de vie hédoniste faite à la fois de rencontres éphémères et de maladies sexuellement transmissibles et qui finit par une mort précoce ou par la rupture une fois que les traits juvéniles ont disparu.
Le milieu ex-gay a peu de termes pour décrire le monde réel dans lequel des homosexuels et des lesbiennes ont des charges d'élus, sont invités dans des programmes de télé et élèvent des enfants.
Au mieux certains homos et lesbiennes célèbres sont étiquetés: "gay-identified" (homosexuels notoires).
Alan Chambers , le président d'Exodus et d'autres leaders plus radicaux d'ex-gay les appellent des"gays radicaux", simplement parce qu'ils ne cherchent pas activement à renoncer à leur attirance pour le même sexe. Et les églises qui acceptent les homosexuels sont taxées de "faux cultes ". (NDLT: jeu de mots seulement en fr).
Cependant, même beaucoup de partisans des ex-gay conviennent que la conversion totale à l'hétérosexualité est, au mieux, un objectif insaisissable.
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"Péché ancestral"

Exodus, avec un budget d'un million de dollars, et NARTH fournissent aux stages ex-gay et aux thérapeutes du matériel pédagogique qui offre un volant incroyable de méthodes et de théories.
Exodus compte plus de 150 ministères dans tous les US, au Canada, en Australie, en China, en Europe, au Japon, en Amérique latine, aux Philippines et à Singapour. Quelques-uns s'adressent aux Latinos et aux Noirs en Amérique, ainsi qu'aux sourds et malentendants.
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Aux Etats-Unis, des coordonateurs pour 14 régions géographiques distinctes s'assurent que les ministères locaux sont accrédités par Exodus et travaillent avec du personnel compétent.
Malgré cela, les ministères d'Exodus ont, semble-t-il, autant de méthodes de travail qu'il n'y a de régions.
Des ministères comme Living Waters, un programme populaire des néo-pentecôtistes, considère, par exemple, que l'homosexualité est un esprit introduit par "le péché ancestral" qui peut être extirpé grâce à l'exorcisme.
Joseph Nicolosi, président de longue date de NARTH, psychothérapeute accrédité, explique que tout homme qui pense être homosexuel n'a tout simplement pas "assumé sa masculinité".
NARTH, dont le siège est à Encino, Californie, offre du matériel de consultation à plus de mille adhérents, qui sont des conseillers ex-gay religieux ou laïcs. Un des anciens patients personnels de Nicolosi, Daniel Gonzales, raconte que la plupart des séances de thérapie se faisaient par téléphone. "Chaque fois que je me sentais attiré par un garçon, j'étais sensé me lier avec lui pour le démystifier. Il n'est jamais venu à l'esprit de Nicolosi que certains des garçons qui me plaisaient n'étaient pas hétéros".
Après un an de consultations à 250 dollars de l'heure, Gonzales ne se sentait pas moins homosexuel. Il a donc abandonné la thérapie, dit-il, quand il a réalisé qu'il aurait à se plier à cette gymnastique mentale jusqu'à la fin de sa vie".
Wayne Besen, qui a effectué une enquête pour la campagne pour les droits des homosexuels a passé 4 ans à étudier les thérapies ex-gay pour son livre paru en 2003: "Tout, mais hétéro: les scandales et mensonges qui se cachent derrière le mythe ex-gay".
Dans un des ministères, où il s'était inscrit incognito, les hommes devaient porter des élastiques autour du poignet et les faire claquer chaque fois qu'ils sentaient qu'ils "regardaient quelqu'un avec concupiscence ou qu'ils étaient saisis par des fantasmes".
Dans un autre ministère, on les obligeait à se donner la main et à réciter une prière contre la masturbation.
Le lien présumé entre masturbation et homosexualité est une idée très répandue dans les ministères. Jayson Graves, par ex, dit dans son émission de radio où il dialogue avec les auditeurs, que la masturbation est la porte ouverte à l'attirance pour le même sexe parce que, dit-il, c'est une sorte de "relation sexuelle avec soi-même".
Une des méthodes de thérapies c'est le "toucher qui guérit", qui veut que les hommes qui luttent contre leur homosexualité se prennent dans les bras l'un de l'autre et se bercent. (…)
Alex Liberato s'est retrouvé dans un stage de 10 jours de Journey Into Manhood ("en voyage pour la masculinité") quand on avait dénoncé son homosexualité alors qu'il était étudiant dans une université ultraconservatrice de l'Utah. La majorité du traitement consistait à se remémorer leur relation parents-enfant au cours de la petite enfance. Mais il y avait des séances où on demandait aux hommes de s'enlacer.
L'idée de passer un dernier week-end dans cet endroit loin de tout, à devoir toucher et être touché par des inconnus le révulsait, dit Liberato. Il explique qu'on lui a fait comprendre qu'il n'était pas impossible que les hommes soient obligés de se soumettre à ces séances entièrement nus. Il se trouvait dans le parking, il est monté dans sa voiture et il est parti.
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Les extrémistes

Vers la fin des années 90, les groupes homophobes les plus puissants de la droite évangélique avaient créé leur propre version de thérapies ex-gay. A l'époque, l'idée de conversion n'était pas très populaire et, même si les églises dénonçaient l'homosexualité dans leurs sermons, peu d'entre elles souhaitaient être montrées du doigt et stigmatisées pour accueillir des ministères ex-gay. (…)
Au départ, l'opposition venait des chrétiens eux-mêmes et non pas de la communauté homosexuelle.
Mais en 1998, plus d'une vingtaine de congrégations de la Droite Chrétienne s'est réunie à Colorado Springs, sur l'immense complexe du siège de Focus on the Family. (…). Là, décision a été prise de dégager 600.000 dollars pour insérer des publicités dans le New York Times et USA Today dans le but de populariser le terme d'"ex-gay".
Leur nouvelle stratégie consistait également à obtenir un durcissement des lois contre la sodomie de manière à faire incarcérer les homosexuels, ce qui, a été ultérieurement rejeté par la Cour Suprême comme étant anticonstitutionnel.
Malgré cela, les responsables de ce mouvement persistaient à affirmer que leur action était un message d'espoir et de compassion.
Au départ, les thérapeutes des ex-gay étaient enchantés de cette manne et cet intérêt soudains venant de la part des puissants groupes de la Droite Chrétienne qui les avaient ignorés pendant des dizaines années. (…).
Mais ils ont vite réalisé que cette injection de fonds visait à constituer un groupe de pression pour lutter contre les droits des homosexuels plutôt que de favoriser le développement de ministères ex-gay.

Jouer avec les chiffres

Mais les partisans et les idéologues du mouvement ex-gay n'ont pas perdu tout espoir que la science confirmera un jour leur point de vue.
Pour étayer leurs affirmations que l'homosexualité n'est qu'un choix de vie déviant, les responsables d'ex-gay citent une étude effectuée sur une période de quatre ans basée sur des questionnaires par téléphone à raison de 3/4 d'heure par sondé tous les ans.
Les conclusions sont parues en septembre dernier.
Sur près de 100 personnes interrogées, seulement 11% ont admis avoir fait un pas vers l'hétérosexualité. Mais personne ne reconnaît être devenu complètement hétérosexuel. Et, selon les auteurs de l'enquête, même parmi le groupe des 11%, aucun n'a affirmé ne plus avoir eu de pulsions homosexuelles, ni admis que son "hétérosexualité" était désormais simple et sans équivoque.
Les enquêteurs avaient, à l'origine, tablé sur 300 participants, mais ils se sont aperçus que beaucoup de ministères étaient mystérieusement réticents à coopérer. Pendant toute la période qu'a duré cette enquête, un quart des participants a renoncé.
Leurs motivations n'ont, elles, pas fait l'objet d'une étude.
Malgré cela, cette enquête a été saluée par Exodus, Focus on the Family et the Southern Baptist Convention comme étant "la preuve scientifique de ce que, nous homosexuels, avons toujours su, à savoir, que ceux qui luttent contre cette attirance pour le même sexe peuvent en être libérés".

Plus étonnant encore, Focus on the Family annonce un taux de réussite de 67%. Pour arriver à ce chiffre, le groupe compte ceux qui ont renoncé à toute relation sexuelle, ou ceux qui avaient encore des rapports ou des pulsions homosexuels mais qui "exprimaient le désir de poursuivre la thérapie".
Et malgré leurs affirmations que "se libérer de l'homosexualité est possible" , les responsables d'Exodus semblent parfaitement conscients que peu, si ce n'est aucun, parmi les milliers de personnes qui suivent leurs stages changent d'orientation sexuelle.
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Des clins d'oeil de connivence

Ce qui frappe d'abord le novice à une conférence d'Exodus, c'est le plaisir, semble-t-il, de s'adonner aux stéréotypes gays.
A la conférence d'Exodus, en juin dernier à l'université de Concordia à Irvine, Calif., les jeunes gens portaient des jeans de créateurs et des T-shirts moulants. Ils avaient les oreilles percées et les cheveux coupés par des stylistes.
Burroway, le webmaster homo de Box Turtle Bulletin, décrit les conférences d'Exodus comme"un des événements les plus 'gays' auxquels il ait assisté".
A la conférence d'Irvine, le vice président d'Exodus, Randy Thomas, le maître de cérémonie, agitait ses poignets. En annonçant une après-midi de liberté aux participants, sa voix est devenue soudain plus aiguë pour dire: "Vous allez pouvoir acheter plein de trucs exquis".
En bref, les participants d'Exodus sont libres de faire des clins d'oeil à leur passé homosexuel.
Mais un simple coup d'œil à ces séminaires d'Exodus montre que la route vers la "guérison" est pavée de beaucoup de haine de soi.

Des dégâts, quels dégâts?

Ce même week-end tout près de là, sur le campus de l'Université de California-Irvine, une centaine d'hommes et de femmes se réunissaient pour la toute première conférence des "Survivants des ministères ex-gay", appelée: "Réparer les dégâts, affirmer nos vies ensemble". Pour certains d'entre eux, c'était un espace de guérison.
Scot Tucker, un autre stagiaire de LIA qui vit maintenant son homosexualité au grand jour, dit que, pendant des années, il s'était culpabilisé de ne pas devenir hétéro jusqu'à ce qu'il réalise que ces programmes avaient l'effet contraire, en l'isolant dans un "ghetto" d'homos cherchant à devenir hétéros.
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Emily Brown and Janet Smith contributed to this report.

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Liens

DE LA BARBARIE NAZIE A LA RECONNAISSANCE LEGALE

Le "coming out": pas facile
http://www.dailymotion.com/video/x2...
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Note perso:

La"conversion sexuelle", encore une histoire bien sordide.
Les homosexuel(le)s? les médias n'en parlent que lors du folklore de la Gay Pride ou d'événements ponctuels.
Et rien n'avance, finalement, au contraire: ils (elles) sont encore confiné(e)s dans un ghetto hétéroclite et improbable par les fantasmes mêmes des hétéros.
Et ce n'est pas près de changer avec ces pervers qui vivent leurs fantasmes par procuration tout en prétendant combattre le "mal".
Et où c'est qu'il y a le plus de tordus et de pervers dans le monde? Hein?
Et hypocrites avec ça.
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Et maintenant, quelques vidéos un peu plus gaies. (Un peu d'humour ne fait pas de mal, après toute cette fange).

Homoparentalité
http://www.dailymotion.com/video/xp...

Pub pour "Travelot"
http://www.youtube.com/watch?v=9RYr...

Pub pour préservatifs.
http://www.dailymotion.com/video/x7...

Et une autre, pour Noël:
http://www.youtube.com/watch?v=C4OG...

(Certaines des vidéos sont honteusement piquées sur ce site trouvé en fouinant un peu: http://www.gayclic.com/)