Les dessous de la "réorientation sexuelle" aux Etats-Unis
Par emcee le jeudi 20 décembre 2007, 01:04 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Pour changer des mickeys hexagonaux, voici un sujet qui sort un peu des
sentiers battus.
Aux Etats-Unis, toujours en pointe sur les ghettos, la propagation de la haine
et la colère de Dieu, la
Droite Chrétienne organise pour les homosexuels des stages de "conversion à
l'hétérosexualité" dans des ministères "ex-gay" (traduction
copiée-collée de l'anglais pour plus de commodité).
Mais ces "ministères", qui, au départ, semblaient partir d'un "bon sentiment"
sauce béni-oui-oui, sont devenus des machines de guerre permettant de faire
pression sur le gouvernement pour contrecarrer le mouvement pour les droits des
LGBT.
La vie actuelle, on le voit une fois de plus, ce n'est pas
disneyland.
Voici un texte très long que je n'ai pas tout traduit mais dont j'ai tenté
de garder les informations essentielles.
Une histoire dont on n'entend pas beaucoup parler de ce côté -ci de
l'Atlantique. Et pourtant, cela existe, de même que les programmes sur la
chasteté avant le mariage - qui ont reçu plus de subventions que le planning
familial, la guerre du Bien contre le Mal et toutes ces joyeusetés infâmes
sorties des cerveaux morbides des néo-cons et autres tarés de
bénitiers.
"Christian "Ex-Gay" Movement Grows, Brainwashing
Thousands"
Par Casey Sanchez, paru le 15 décembre 2007, dans "Alternet".
Le mouvement chrétien de réorientation sexuelle en pleine
expansion aux Etats-Unis
Des milliers de personnes actuellement
endoctrinées
John Smid possède un diplôme d'études secondaires, un certificat de pasteur
et un ou deux hectares de terrain, près de Memphis, Tennessee, où il "guérit"
les homosexuels.
Le programme"ex-gay" de Smid était connu depuis près de 20 ans sous le nom de
Love in Action" (LIA).
La majorité des jeunes gens qui s'y inscrivaient étaient issus de familles de
conservateurs religieux où l'homosexualité était un péché qui écartait une
personne de l'église, de sa famille et de son foyer. Pour se débarrasser de ces
"attirances non sollicitées envers des personnes du même sexe", ils
versaient 1000 dollars par mois, certains résidant au domaine pendant des
années.
A LIA, les responsables organisaient des séances de thérapie de groupe
destinées à rechercher les traumatismes de l'enfance, ainsi que des cours
permettant d'apprendre à passer un ballon de foot, changer l'huile de moteur ou
croiser les jambes de façon virile.
Dans le monde de ces "ministères ex-gay", on pense généralement que l'attirance
pour le même sexe a pour origine des sévices sexuels subis au cours de
l'enfance ou l'éducation de parents qui n'ont pas su inculquer la virilité à
leurs fils.
Puisque le but était d'instaurer une nouvelle dynamique parents-enfant, les
clients de LIA n'avaient pas le droit d'appeler leurs familles.
Les résidents du domaine de LIA qui travaillaient à Memphis devaient se
débrouiller pour contourner une "zone interdite" qui couvrait pratiquement la
moitié de la ville, afin d'éviter la dizaine de librairies pour adultes et
avaient l'ordre de ne pas adresser la parole aux étrangers.
(…)
Contrairement à ses clients, Smid, lui, n'était pas isolé du monde extérieur.
En 2005, quand il y a eu enquête sur LIA pour administration de psychotropes et
pour inscription illégale de mineurs, il semblait certain que le site allait
être fermé. Mais Smid avait sauvé son entreprise en attaquant l'état du
Tennessee, aidé en cela par l'avocat principal de l'"Alliance Defense Fund", la
branche juridique de la Droite Chrétienne.
Aujourd'hui, "Love In Action" s'intègre dans un phénomène en pleine expansion
communément appelé "mouvement pour une thérapie de réorientation sexuelle", et
qui comprend des centaines de programmes liés à des institutions religieuses
dans tous les US.
Bien que l'objectif déclaré de ce mouvement soit de convertir les homosexuels à
l'hétérosexualité et de les amener à Dieu, actuellement, il s'investit, en
réalité, davantage dans la lutte contre le mouvement pour les droits des
homosexuels en essayant de démontrer que la sexualité n'est pas immuable comme
la couleur de la peau ou le sexe. Les "ministères des ex-gays" étaient au début
des refuges pour les hommes et les femmes qui cherchaient à concilier foi et
sexualité. Mais entre les mains de la Droite Chrétienne, ils sont devenus de
parfaits instruments de propagande qui dépeignent les homosexuels comme des
hétéros déficients et des malades mentaux obsédés par le sexe.
Un mouvement en plein boom
Love In Action ne se décrit plus comme une thérapie mais
comme un "ministère". Il a abandonné son programme de séjours pour le remplacer
par un stage "intensif" (appelé "Refuge") de 4 jours pour un
forfait de 2000 dollars, et destiné aux familles et aux adolescents.
Focus On the Family, l' organisation la plus importante et la
plus riche de la Droite Chrétienne, emploie actuellement Smid pour donner des
conférences plusieurs fois par an sur la masturbation et sur "la guérison de
l"homosexualité" dans une tournée appelée "Love Won
out".
Il ne reste actuellement plus que trois centres d'hébergement sur le modèle de
LIA des années 90. Mais des ministères ex-gay comme Refuge sont nombreux. Il y
a au moins 200 programmes de ce genre aux Etats-Unis dans les églises, les
centres de conseils en religion et les campus universitaires confessionnels.
Smid fait partie du conseil d'administration d'Exodus International, une
organisation qui comprend 150 ministères ex-gay répartis dans 17 pays
différents.
La plupart de ceux qui dirigent ces ministères ne cherchent pas à inciter à la
haine: ils voient leur activité comme une œuvre d'amour et de compassion. Ils
sont sincères, ils pensent bien faire et ne font pas ça pour de l'argent,
explique Peterson Toscano (qui a séjourné à LIA pendant deux ans au début des
années 90 et qui dirige actuellement un mouvement de "Survivants des ex-gay").
Mais ces dernières années, ce mouvement a été co-opté par des groupes
homophobes qui disent que l'homosexualité est une force maléfique qui menace de
détruire l'Amérique. Ces groupes emploient de plus en plus des militants des
ex-gay comme porte–parole, financent la recherche pour la conversion et ouvrent
d'autres ministères.
Focus on the Family, dont le siège est à Colorado Springs, Colorado, dirige
aujourd'hui son propre ministère itinérant, "Love Won Out" (l'Amour a Gagné)
qui a attiré plusieurs centaines de participants dans plus de 50 villes depuis
2001.
Pat Robertson, fondateur de la Christian Coalition finance des
travaux sur les "thérapies de conversion", et feu Jerry Falwell, directeur de
Moral Majority, qui prétendait que les gays, les lesbiennes et autres agents du
progressisme étaient à l'origine des attentats du 11 septembre, était un des
conférenciers vedettes lors de la conférence ex-gay de 2006. (…)
L' American Family Association, un autre groupe de la Droite
Chrétienne distribue une vidéo "It's not gay", où on voit des témoignages
d'ex-gays qui affirment que 95% des couples homos ne sont pas monogames.
D'autre part, l'AFA s'appuie sur des arguments pseudo-scientifiques pour
affirmer que les homos ont une espérance de vie inférieure aux hétéros et
qu'ils sont bien plus susceptibles qu'eux de faire subir des maltraitances aux
enfants (ce qui est entièrement faux, évidemment).
Watchmen on the Walls, un groupe homophobe international rend
les homosexuels responsables de l'Holocauste. (…).
D'autres groupes, "The Traditional Values Coalition", en
Californie, et "Coral Ridge Ministries", en Floride, ont même
créé leurs propres centres de vacances "ex-gay" et la journée nationale de
"sortie de l'homosexualité" (National Coming Out of Homosexuality
Day), qui tombe le lendemain de la Journée Nationale du Coming out
("National Coming Out Day").
Leur objectif, disent-ils, est de contredire les homos qui "prétendent qu'ils
sont nés ainsi et qu'ils ne peuvent pas changer".
De nouvelles créations?
La thérapie de réorientation réparatrice ou sexuelle, théorie
pseudo-scientifique sur laquelle se fonde le mouvement ex-gay, a été
discréditée par pratiquement tous les grands organismes médicaux,
psychiatriques, psychologiques et professionnels.
L'"American Psychological Association", par exemple, a déclaré
en 2006: " il n'y a simplement aucune preuve scientifique tangible
permettant d'affirmer qu'on peut changer l'orientation sexuelle. Ce qui nous
inquiète, c'est que les positions tenues par NARTH the
National Association for Resear... et Focus on The Family créent un climat
qui favorise la discrimination et les préjugés". (…)
Jim Burroway, webmaster du site "Box Turtle
Bulletin", qui traque le mouvement ex-gays, dit qu'un des thèmes
principaux de leur idéologie c'est l'idée que l'homosexualité "n'existe
absolument pas". Les gays et les lesbiennes sont décrits comme "cassés
sexuellement" ou comme des hétéros qui souffrent d'attirance pour le même
sexe.
La fracture sexuelle, d'après la doctrine des ex-gays survient généralement au
cours de la petite enfance, à cause d'une mère dominatrice, d'un père distant,
ou suite à des sévices sexuels.
La seule fois où le terme de "gay" apparaît dans le vocabulaire des
ex-gay, c'est dans l'expression "mode de vie gay" qui s'entend comme
un mélange de vie hédoniste faite à la fois de rencontres éphémères et de
maladies sexuellement transmissibles et qui finit par une mort précoce ou par
la rupture une fois que les traits juvéniles ont disparu.
Le milieu ex-gay a peu de termes pour décrire le monde réel dans lequel des
homosexuels et des lesbiennes ont des charges d'élus, sont invités dans des
programmes de télé et élèvent des enfants.
Au mieux certains homos et lesbiennes célèbres sont étiquetés:
"gay-identified" (homosexuels notoires).
Alan Chambers , le président d'Exodus et d'autres leaders plus
radicaux d'ex-gay les appellent des"gays radicaux", simplement parce
qu'ils ne cherchent pas activement à renoncer à leur attirance pour le même
sexe. Et les églises qui acceptent les homosexuels sont taxées de "faux cultes
". (NDLT: jeu de mots seulement en fr).
Cependant, même beaucoup de partisans des ex-gay conviennent que la conversion
totale à l'hétérosexualité est, au mieux, un objectif insaisissable.
(…)
"Péché ancestral"
Exodus, avec un budget d'un million de dollars, et NARTH fournissent aux
stages ex-gay et aux thérapeutes du matériel pédagogique qui offre un volant
incroyable de méthodes et de théories.
Exodus compte plus de 150 ministères dans tous les US, au Canada, en Australie,
en China, en Europe, au Japon, en Amérique latine, aux Philippines et à
Singapour. Quelques-uns s'adressent aux Latinos et aux Noirs en Amérique, ainsi
qu'aux sourds et malentendants.
(…)
Aux Etats-Unis, des coordonateurs pour 14 régions géographiques distinctes
s'assurent que les ministères locaux sont accrédités par Exodus et travaillent
avec du personnel compétent.
Malgré cela, les ministères d'Exodus ont, semble-t-il, autant de méthodes de
travail qu'il n'y a de régions.
Des ministères comme Living Waters, un programme populaire des
néo-pentecôtistes, considère, par exemple, que l'homosexualité est un esprit
introduit par "le péché ancestral" qui peut être extirpé grâce à
l'exorcisme.
Joseph Nicolosi, président de longue date de NARTH, psychothérapeute accrédité,
explique que tout homme qui pense être homosexuel n'a tout simplement pas
"assumé sa masculinité".
NARTH, dont le siège est à Encino, Californie, offre du matériel de
consultation à plus de mille adhérents, qui sont des conseillers ex-gay
religieux ou laïcs. Un des anciens patients personnels de Nicolosi, Daniel
Gonzales, raconte que la plupart des séances de thérapie se faisaient par
téléphone. "Chaque fois que je me sentais attiré par un garçon, j'étais sensé
me lier avec lui pour le démystifier. Il n'est jamais venu à l'esprit de
Nicolosi que certains des garçons qui me plaisaient n'étaient pas
hétéros".
Après un an de consultations à 250 dollars de l'heure, Gonzales ne se sentait
pas moins homosexuel. Il a donc abandonné la thérapie, dit-il, quand il a
réalisé qu'il aurait à se plier à cette gymnastique mentale jusqu'à la fin de
sa vie".
Wayne Besen, qui a effectué une enquête pour la campagne pour les droits des
homosexuels a passé 4 ans à étudier les thérapies ex-gay pour son livre paru en
2003: "Tout, mais hétéro: les scandales et mensonges qui se cachent
derrière le mythe ex-gay".
Dans un des ministères, où il s'était inscrit incognito, les hommes devaient
porter des élastiques autour du poignet et les faire claquer chaque fois qu'ils
sentaient qu'ils "regardaient quelqu'un avec concupiscence ou qu'ils étaient
saisis par des fantasmes".
Dans un autre ministère, on les obligeait à se donner la main et à réciter une
prière contre la masturbation.
Le lien présumé entre masturbation et homosexualité est une idée très répandue
dans les ministères. Jayson Graves, par ex, dit dans son émission de radio où
il dialogue avec les auditeurs, que la masturbation est la porte ouverte à
l'attirance pour le même sexe parce que, dit-il, c'est une sorte de
"relation sexuelle avec soi-même".
Une des méthodes de thérapies c'est le "toucher qui guérit", qui veut que les
hommes qui luttent contre leur homosexualité se prennent dans les bras l'un de
l'autre et se bercent. (…)
Alex Liberato s'est retrouvé dans un stage de 10 jours de Journey Into Manhood
("en voyage pour la masculinité") quand on avait dénoncé son homosexualité
alors qu'il était étudiant dans une université ultraconservatrice de l'Utah. La
majorité du traitement consistait à se remémorer leur relation parents-enfant
au cours de la petite enfance. Mais il y avait des séances où on demandait aux
hommes de s'enlacer.
L'idée de passer un dernier week-end dans cet endroit loin de tout, à devoir
toucher et être touché par des inconnus le révulsait, dit Liberato. Il explique
qu'on lui a fait comprendre qu'il n'était pas impossible que les hommes soient
obligés de se soumettre à ces séances entièrement nus. Il se trouvait dans le
parking, il est monté dans sa voiture et il est parti.
(…)
Les extrémistes
Vers la fin des années 90, les groupes homophobes les plus puissants de la
droite évangélique avaient créé leur propre version de thérapies ex-gay. A
l'époque, l'idée de conversion n'était pas très populaire et, même si les
églises dénonçaient l'homosexualité dans leurs sermons, peu d'entre elles
souhaitaient être montrées du doigt et stigmatisées pour accueillir des
ministères ex-gay. (…)
Au départ, l'opposition venait des chrétiens eux-mêmes et non pas de la
communauté homosexuelle.
Mais en 1998, plus d'une vingtaine de congrégations de la Droite Chrétienne
s'est réunie à Colorado Springs, sur l'immense complexe du siège de Focus on
the Family. (…). Là, décision a été prise de dégager 600.000 dollars pour
insérer des publicités dans le New York Times et USA Today dans le but de
populariser le terme d'"ex-gay".
Leur nouvelle stratégie consistait également à obtenir un durcissement des lois
contre la sodomie de manière à faire incarcérer les homosexuels, ce qui, a été
ultérieurement rejeté par la Cour Suprême comme étant
anticonstitutionnel.
Malgré cela, les responsables de ce mouvement persistaient à affirmer que leur
action était un message d'espoir et de compassion.
Au départ, les thérapeutes des ex-gay étaient enchantés de cette manne et cet
intérêt soudains venant de la part des puissants groupes de la Droite
Chrétienne qui les avaient ignorés pendant des dizaines années. (…).
Mais ils ont vite réalisé que cette injection de fonds visait à constituer un
groupe de pression pour lutter contre les droits des homosexuels plutôt que de
favoriser le développement de ministères ex-gay.
Jouer avec les chiffres
Mais les partisans et les idéologues du mouvement ex-gay n'ont pas perdu
tout espoir que la science confirmera un jour leur point de vue.
Pour étayer leurs affirmations que l'homosexualité n'est qu'un choix de vie
déviant, les responsables d'ex-gay citent une étude effectuée sur une période
de quatre ans basée sur des questionnaires par téléphone à raison de 3/4
d'heure par sondé tous les ans.
Les conclusions sont parues en septembre dernier.
Sur près de 100 personnes interrogées, seulement 11% ont admis avoir fait un
pas vers l'hétérosexualité. Mais personne ne reconnaît être devenu complètement
hétérosexuel. Et, selon les auteurs de l'enquête, même parmi le groupe des 11%,
aucun n'a affirmé ne plus avoir eu de pulsions homosexuelles, ni admis que son
"hétérosexualité" était désormais simple et sans équivoque.
Les enquêteurs avaient, à l'origine, tablé sur 300 participants, mais ils se
sont aperçus que beaucoup de ministères étaient mystérieusement réticents à
coopérer. Pendant toute la période qu'a duré cette enquête, un quart des
participants a renoncé.
Leurs motivations n'ont, elles, pas fait l'objet d'une étude.
Malgré cela, cette enquête a été saluée par Exodus, Focus on the Family et the
Southern Baptist Convention comme étant "la preuve scientifique de ce que, nous
homosexuels, avons toujours su, à savoir, que ceux qui luttent contre cette
attirance pour le même sexe peuvent en être libérés".
Plus étonnant encore, Focus on the Family annonce un taux de réussite de
67%. Pour arriver à ce chiffre, le groupe compte ceux qui ont renoncé à toute
relation sexuelle, ou ceux qui avaient encore des rapports ou des pulsions
homosexuels mais qui "exprimaient le désir de poursuivre la thérapie".
Et malgré leurs affirmations que "se libérer de l'homosexualité est possible" ,
les responsables d'Exodus semblent parfaitement conscients que peu, si ce n'est
aucun, parmi les milliers de personnes qui suivent leurs stages changent
d'orientation sexuelle.
(…)
Des clins d'oeil de connivence
Ce qui frappe d'abord le novice à une conférence d'Exodus, c'est le plaisir,
semble-t-il, de s'adonner aux stéréotypes gays.
A la conférence d'Exodus, en juin dernier à l'université de Concordia à Irvine,
Calif., les jeunes gens portaient des jeans de créateurs et des T-shirts
moulants. Ils avaient les oreilles percées et les cheveux coupés par des
stylistes.
Burroway, le webmaster homo de Box Turtle Bulletin, décrit les conférences
d'Exodus comme"un des événements les plus 'gays' auxquels il ait
assisté".
A la conférence d'Irvine, le vice président d'Exodus, Randy Thomas, le maître
de cérémonie, agitait ses poignets. En annonçant une après-midi de liberté aux
participants, sa voix est devenue soudain plus aiguë pour dire: "Vous allez
pouvoir acheter plein de trucs exquis".
En bref, les participants d'Exodus sont libres de faire des clins d'oeil à leur
passé homosexuel.
Mais un simple coup d'œil à ces séminaires d'Exodus montre que la route vers la
"guérison" est pavée de beaucoup de haine de soi.
Des dégâts, quels dégâts?
Ce même week-end tout près de là, sur le campus de l'Université de
California-Irvine, une centaine d'hommes et de femmes se réunissaient pour la
toute première conférence des "Survivants des ministères
ex-gay", appelée: "Réparer les dégâts, affirmer nos vies
ensemble". Pour certains d'entre eux, c'était un espace de guérison.
Scot Tucker, un autre stagiaire de LIA qui vit maintenant son homosexualité au
grand jour, dit que, pendant des années, il s'était culpabilisé de ne pas
devenir hétéro jusqu'à ce qu'il réalise que ces programmes avaient l'effet
contraire, en l'isolant dans un "ghetto" d'homos cherchant à devenir
hétéros.
(…)
Emily Brown and Janet Smith contributed to this report.
................................................................................................................................................
Liens
DE LA
BARBARIE NAZIE A LA RECONNAISSANCE LEGALE
Le "coming out": pas facile
http://www.dailymotion.com/video/x2...
……………………………………………………………………………………………………
Note perso:
La"conversion sexuelle", encore une histoire bien sordide.
Les homosexuel(le)s? les médias n'en parlent que lors du folklore de la Gay
Pride ou d'événements ponctuels.
Et rien n'avance, finalement, au contraire: ils (elles) sont encore confiné(e)s
dans un ghetto hétéroclite et improbable par les fantasmes mêmes des
hétéros.
Et ce n'est pas près de changer avec ces pervers qui vivent leurs fantasmes par
procuration tout en prétendant combattre le "mal".
Et où c'est qu'il y a le plus de tordus et de pervers dans le monde?
Hein?
Et hypocrites avec ça.
………………………………………………………………………………………………………..
Et maintenant, quelques vidéos un peu plus gaies. (Un peu d'humour ne fait pas
de mal, après toute cette fange).
Homoparentalité
http://www.dailymotion.com/video/xp...
Pub pour "Travelot"
http://www.youtube.com/watch?v=9RYr...
Pub pour préservatifs.
http://www.dailymotion.com/video/x7...
Et une autre, pour Noël:
http://www.youtube.com/watch?v=C4OG...
(Certaines des vidéos sont honteusement piquées sur ce site trouvé en fouinant un peu: http://www.gayclic.com/)

Commentaires
C'est hallucinant !
Bientôt en France ?
N'est-ce pas? Je savais que cela existait mais il y avait peu d'articles là-dessus.
En France, possible, mais il semblerait que ce soit plutôt un truc de religions issues du protestantisme. Mais, bon, on le voit bien, ici, on n'est plus à l'abri de rien. Et quand on a même des prêtres au gouv. ...
C'est pas le président Iranien à qui on faisait dire il n'y a pas si longtemps "il n'y a pas d'homos dans notre pays" ?
Ah certes la manière de faire est plus discrète aux USA, mais à fondamentaliste, fondamentaliste et demie ...
Pitoyable.
Une de ces sectes apparait dans des épisodes de la sublime et démente série Queer as Folk (US) que je ne saurais trop conseiller à tous, un peur régal et une réflexion constante.
Et au fait, Vanneste a fait parler (oh si peu) de lui récemment. Sur le site les mots sont importants, il y a un bel article sur cette belle ordure.
Hélas, oui, les US n'ont pas l'exclusivité de l'homophobie et de toutes les formes de discriminations!
Vanneste en est un exemple flagrant en France, réinvesti qu'il a été par l'UMP malgré ses propos odieux.
Nous ne sommes plus à l'abri de rien ici et les rafles de "basanés" en sont une illustration flagrante (cf article de VLG).
Cependant, ce que l'article montre, ce sont les méthodes qu'emploie l'extrême droite aux Etats-Unis pour faire du lobbying contre les droits légitimes de la personne.
C'est la même manoeuvre pour le droit à l'avortement, les droits des minorités, etc.
Des génuflexions et des armes mortelles.
Ca se voit où Queer as Folk? J'en ai entendu parler mais jamais vu. Mais je ne suis pas une référence ...
QAF passait sur Pink, mais là je pourrais pas te dire.
Sinon tu peux commander les DVD car il est interdit de télécharger comme chacun sait :p
Je te conseille sincèrement c'est une série super attachante.
Il y a 5 saisons en tout. Ca a été suivi par The L world.
merci, Coco.
J'étais un peu bousculée ces temps-ci pour te répondre.
Et pour écrire un com' sur ton blog, où les posts sont tombés comme à Gravelotte ces derniers jours.
Tu me dis par ailleurs que tu avais uns chute de moral: difficile d'avoir la pêche sur l'avenir quand le présent est de jour en jour plus lugubre et où celui qu'ils ont élu est toujours plus vulgaire et plus arrogant. Et où sa seule préoccupation, c'est de passer à la TV pour montrer toutes ses conquêtes personnelles. Les femmes, les horloges de poignet, les tours de manège ou les voyages en jet privé.
Aucune éthique, aucun scrupule. Menteur et voleur.
Chers compatriotes qui continuez à le soutenir: non seulement, vous vous êtes fait b... par la marchandise, mais, en plus, vous y prenez encore du plaisir.
Les collabos d'hier sont les ancêtres de ceux d'aujourd'hui.
Prêts à tous les reniements et à toutes les bassesses pour se tailler au passage un morceau de bifteck.
atterrant!
en Italie les mouvements gay sont en lutte perpétuelle contre le Vatican, qui veut tout régenter.
et la classe politique gouvernante, parait-il de gauche, suit les diktats du pape.
par exemple, le pacs à l'italienne a été refusé.