Dans une société où seules comptent les petites phrases, la vérité n'a plus d'importance

Le mois dernier, Tzipi Livni, la ministre israélienne des affaires étrangères déclarait aux Nations Unies devant les chefs d'état du monde entier qu'il était temps d'agir contre l'Iran. "Tout le monde s'accorde à dire ", a-t-elle dit, "que l'Iran nie l'holocauste et parle franchement de son ambition de *balayer de la carte un état membre, le mien en l'occurrence*. Et tout le monde s'accorde à dire que, en violation des résolutions du conseil de sécurité de l'ONU, il se consacre activement aux moyens de parvenir à ses fins. Trop de gens voient le danger mais continuent de passer tranquillement à côté, en espérant que quelqu'un d'autre s'en chargera. Il est temps que l'ONU et les états du monde entier tiennent les engagements qu'ils ont pris, à savoir que cela ne se reproduira plus jamais. Qu'ils disent trop, c'est trop, qu'ils agissent tout de suite et défendent leurs valeurs fondamentales".

Pourtant, un peu plus tard, dans le courant du même mois, on apprend par Haaretz, journal souvent décrit comme le "New York Times israélien", que cette même ministre Tzipi Livni avait déclaré quelques mois auparavant dans une série d'entretiens privés que, d'après elle, "les armes nucléaires iraniennes ne constituaient pas une menace tangible pour Israël".
Haaretz ajoute: "Livni critiquait également l'importance exagérée que le premier ministre israélien, Elmud Olmert, portait à la question du nucléaire iranien, affirmant qu'il cherchait à rallier la population autour de lui en jouant sur ses peurs les plus fondamentales".
Que sommes nous en nous contredisant à ce point pour faire étalage d'une telle hypocrisie?

Et voici ce que dit Fareed Zakaria, rédacteur en chef de Newsweek International: "La seule fois où les Etats-Unis ont discuté avec Téhéran, c'était vers la fin de la guerre en Afghanistan dans le but de créer un nouvel ordre politique dans le pays".

James Dobbins, le représentant de Bush à la conférence de Bonn avait déclaré que les 'Iraniens s'étaient montrés très professionnels, francs, fiables et pleins de bonne volonté. Ils avaient également émis des réserves quant à notre réussite. Ils ont su convaincre l'Alliance du Nord (les ennemis afghans des Taliban) d'accepter les derniers compromis que nous leur demandions'."
James Dobbins explique que les Iraniens avaient cherché à améliorer leurs relations avec les Etats-Unis par son intermédiaire et par celui d'autres en 2001 et plus tard.
Même après le discours sur l'Axe du Mal, se souvient-il, ils ont proposé de coopérer en Afghanistan.
Quand Dobbins a annoncé cette proposition à une réunion à Washington, celle-ci a été accueillie par un silence de mort. Donald Rumsfeld, le ministre de la Défense de l'époque, rapporte-t-il, a baissé les yeux sur ses notes, faisant semblant de chercher quelque chose. Ils n'ont jamais donné de réponse aux Iraniens. Pourquoi se fatiguer? Ils sont cinglés."
Dobbins a rajouté "la version initiale des accords de Bonn avait omis d'invoquer la démocratie et la lutte contre le terrorisme. C'est le représentant iranien qui avait constaté ces deux oublis et qui était parvenu à faire spécifier que le nouveau gouvernement afghan devait s'engager à les mettre en œuvre".

Or, c'est à peine quelques semaines plus tard, quand Hamid Karzai avait été installé dans ses fonctions de dirigeant provisoire en Afghanistan, que le président Bush faisait figurer l'Iran sur la liste des pays de l'Axe du Mal – drôle de remerciement en retour de l'aide de Téhéran à Bonn. Un an plus tard, peu après l'invasion de l'Irak, toutes les relations bilatérales entre Téhéran et Washington étaient suspendues. Depuis lors, la partie de bras de fer au sujet du programme nucléaire en Iran est de plus en plus acharnée.
Peu après l'invasion de l'Irak en 2003, l'Iran avait tenté de se rapprocher de Washington par l'intermédiaire de l'ambassadeur de Suisse qui contactait par fax le Ministère des affaires étrangères US.
Le Washington Post disait que, dans ce message, "l'Iran proposait un dialogue ouvert avec les Etats-Unis, en mettant tout sur la table (comme par exemple, une complète coopération sur les programmes nucléaires, la reconnaissance d'Israël et l'arrêt du soutien iranien aux activistes palestiniens)".
"Méprisant cette initiative, l'administration Bush faisait officiellement part, en revanche, de ses griefs à l'ambassadeur suisse qui avait envoyé le fax".

Richard Hass, responsable de l'organisation politique au ministère des affaires étrangères à l'époque, et actuellement président du conseil des relations extérieures, a déclaré que la démarche de l'Iran avait été repoussée d'emblée parce qu'au gouvernement on "penchait pour un changement de régime".

Donc, nous avons bien confirmation. Les Israéliens le savent et les Américains aussi. L'Iran ne constitue aucune menace pour les autres pays.

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Avant l'invasion de l'Irak, je posais cette question dans un article: "Quelle raison valable Saddam Hussein aurait-il eue d'attaquer les Etats-Unis à part une irrésistible envie de suicide national collectif? Il n'avait aucune raison. Les Iraniens non plus. Parmi les nombreux mensonges utilisés pour légitimer l'invasion de l'IraK, le plus énorme de tous est que si, en fait, Saddam Hussein avait eu ces armes de destruction massive, cette invasion aurait été justifiée.
Les Etats-Unis et Israël ont longtemps cherché à dominer le Moyen-Orient, considérant l'Irak et l'Iran comme les obstacles les plus importants à leurs ambitions. Irak est à l'heure actuelle en pleine déroute. Et l'Iran est en attente de subir le même sort. Et ensuite, peut-être, les bases militaires américaines omniprésentes, en comblant le vide entre l'Irak et l'Afghanistan permettront à Washington de réaliser leur l'objectif d'encercler totalement la Chine, cela, pour mieux surveiller la circulation du pétrole entre le Golfe Persique et la région de la mer Caspienne.

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Il fut un temps où je pensais que l'unique but de la politique hostile des Etats-Unis envers l'Iran était d'empêcher les Iraniens d'acquérir l'arme nucléaire, qui priverait Israël et les Etats-Unis du monopole sur le Moyen-Orient et de leur ultime outil d'intimidation.
Mais aujourd'hui, il semble que détruire les installations militaires de l'Iran, nucléaires ou autres, les détruire au point qu'elles seraient inutilisables ni en défense ni en attaque, c'est l'objectif de l'administration Bush, ainsi que, peut-être, un quelconque changement de régime. L'empire laisse le moins de place possible au hasard.

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Cuba et le péché originel

Depuis le tout début de la révolution cubaine, les divers anti-communistes et les capitalistes purs et durs du monde entier se sont acharnés à rendre compte des échecs, réels ou présumés, de la vie à Cuba, chaque faiblesse présumée étant attribuée aux faiblesses présumées du socialisme. C'est simplement un système qui ne marche pas, nous dit-on, étant donné la nature humaine, particulièrement dans ce monde de consommation, moderne, compétitif et mondialisé.

En réponse à ces nombreuses attaques, les défenseurs de la société cubaine ont régulièrement rappelé que les nombreuses sanctions draconiennes imposées à Cuba par les Etats-Unis depuis 1960 sont largement responsables de la plupart des problèmes signalés par les détracteurs.
De leur côté, les détracteurs, affirment que c'est juste un bon prétexte qu'ont trouvé les défenseurs de Cuba pour excuser tous les échecs de leur système socialiste.
Il serait bien difficile aux détracteurs de prouver leurs dires. Il faudrait pour cela que les Etats-Unis renoncent à toutes les sanctions et ensuite, il faudrait attendre suffisamment longtemps pour que la société cubaine se soit remise de ses pertes pour qu'elle puisse démontrer ce que vaut son système quand il n'est pas soumis aux attaques incessantes du pays le plus puissant du monde.

Les sanctions (que Cuba appelle blocus économique), destinées à générer le mécontentement envers le gouvernement cubain, ont été aggravées sous le gouvernement Bush, à la fois par leur nombre et par leur côté vindicatif.
Washington a alourdi les sanctions contre ceux qui commercent avec Cuba ou établissent des relations avec le pays en matière d'échanges culturels ou touristiques; par ex, le Trésor Public américain a gelé les comptes de la Banque Caraïbe des Pays-Bas aux USA parce qu'elle a une agence à Cuba et interdit aux compagnies américaines et aux particuliers de traiter avec la banque hollandaise.
Le Trésor Public a infligé une amende de 34000 $ à L'Alliance des Baptistes, accusant certains de ses membres et des fidèles d'autres cultes d'avoir fait du tourisme à Cuba lors d'une visite pour des motifs religieux ; càd, qu'il leur reproche d'y avoir dépensé de l'argent. (Comme l'a dit G. Bush: "la loi interdit aux Américains de voyager à Cuba pour leur plaisir").
Les tribunaux américains et les agences gouvernementales ont aidé les compagnies américaines à bannir les marques célèbres de cigares "Cohiba" et de rhum Havana Club.
L'administration Bush a envoyé aux fournisseurs de services Internet une note leur enjoignant de ne pas faire de commerce avec six pays spécifiques, dont Cuba. Faire limiter l'accès à Internet fait partie des mesures diverses prises par Washington ces dernières années; mais les détracteurs de Cuba prétendent que les problèmes de connexion sont dus au contrôle exercé par le gouvernement cubain.
Aux Etats-Unis, les Cubains n'ont le droit d'envoyer qu'une somme d'argent limitée à leur famille à Cuba, une restriction qui n'est imposée par Washington à personne d'autre, qu'il soit étranger ou ressortissant américain. Même pendant les pires moments de la guerre froide, il n'y avait pas eu de restriction sur les sommes d'argent que ceux qui habitaient aux Etats-Unis pouvaient envoyer à leur famille vivant dans les pays satellites de l'URSS en l'Europe de l'est.
En 1999, Castro poursuivait en justice les Etats-Unis, demandant une indemnisation de 181 milliards de dollars pour les pertes économiques et humaines subies pendant les 40 premières années de cette agression. Les plaignants accusaient Washington d'être responsable de la mort de 3478 Cubains et d'en avoir blessé ou rendu infirmes 2099. Dans les cinq années qui ont suivi, évidemment ce bilan s'est encore alourdi.
En effet, les sanctions diverses et variées, importantes ou minimes, rendent difficile, voire impossible, l'obtention de toutes sortes de produits et de services, et à un prix plus élevé, de surcroît - qu'il s'agisse de produits de base indispensables pour la pratique de la médecine, pour les transports ou l'industrie cubaines ou de conférences entre professionnels auxquelles Américains et Cubains ne peuvent pas assister ensemble.

Ce qui est cité ci-dessus ne sont que des exemples parmi tant d'autres des souffrances qu'infligent les Etats-Unis aux Cubains sur le plan physique, psychologique et économique.

Pendant des années, les dirigeants américains et les médias se complaisaient à appeler Cuba le "paria international". On ne l'entend plus beaucoup dire actuellement.
L'une des raisons en est peut-être l'adoption d'une résolution à l'Assemblée Générale de l'ONU appelant à la levée sans condition de l'embargo économique imposé par les Etats-Unis sur Cuba.

Voici les résultats du vote:

OUI-NON
1992 59-2 (US, Israël)
1993 88-4 (US, Israël, Albanie, Paraguay)
1994 101-2 (US, Israël l)
1995 117-3 (US, Israël, Ouzbékistan)
1996 138-3 (US, Israël, Ouzbékistan)
1997 143-3 (US, Israël , Ouzbékistan)
1998 157-2 (US, Israël )
1999 155-2 (US, Israël)
2000 167-3 (US, Israël, îles Marshall)
2001 167-3 (US, Israël, îles Marshall )
2002 173-3 (US, Israël, îles Marshall)
2003 179-3 (US, Israël, îles Marshall )
2004 179-4 (US, Israël, îles Marshall, Palau)
2005 182-4 (US, Israël, îles Marshall, Palau)
2006 183-4 (US, Israël, îles Marshall, Palau)
2007 184-4 (US, Israël, îles Marshall , Palau)

Le péché de Cuba, que l'Amérique ne peut pas absoudre, c'est d'avoir fondé une société qui peut servir d'exemple à une alternative au modèle capitaliste, et, qui plus est, de l'avoir fait à la barbe même des Etats-Unis. Et en dépit des épreuves infligées par les Etats-Unis, Cuba a, il est vrai, inspiré un nombre incalculable de populations et de gouvernements dans le monde entier.

Karen Lee Wald, qui écrit depuis longtemps sur Cuba a dit; "Les Américains ont plus de stylos, de crayons, de bonbons, d'aspirine, etc. que la plupart des Cubains. Eux, en revanche, ont un bien meilleur accès aux soins médicaux, à l'éducation, au sport, à la culture, aux crèches, aux services pour les personnes âgées, à la fierté et à la dignité que la plupart d'entre nous aux Etats-Unis.

Dans un discours devant l'Assemblée générale prononcé en 1996, le vice président cubain, Carlos Lage a déclaré: "Chaque jour, dans le monde il y a 200 millions d'enfants qui dorment dans les rues. Pas un seul n'est cubain."
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Le 6 avril 1960, L.D. Mallory, haut responsable du ministère des Affaires étrangères américain a écrit dans un document interne annuel: "La majorité des Cubains soutiennent Castro … le seul moyen envisageable de détruire ce soutien interne, c'est d'installer la désillusion et l'amertume en créant du mécontentement et des difficultés économiques … tous les moyens possibles devraient être utilisés rapidement pour affaiblir la vie économique à Cuba.
"Mallory proposait 'une ligne d'action radicale en refusant des aides financières et des denrées à Cuba, en faisant baisser la monnaie et le salaire réel, afin de provoquer la famine et la détresse et de renverser le gouvernement".
Plus tard la même année, l'administration Eisenhower avait instauré l'embargo.

Hugo, le dictateur diabolique a encore frappé


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http://www.handsoffvenezuela.org/vi...

Les toutes dernières preuves qu'Hugo Chavez est bien un dictateur, nous dit-on, c'est qu'il veut faire ajouter un amendement à la constitution pour supprimer la règle qui limite le nombre de mandats présidentiels.
C'est la proposition la plus controversée de son train de réformes, approuvées récemment au sénat vénézuélien et qui seront soumises aux citoyens par référendum le 2 décembre.
Les législateurs ont sillonné le pays pour débattre de ces propositions avec des groupes locaux au cours de plus de 9000 réunions publiques, comportement plutôt insolite pour une dictature - comme l'est, d'ailleurs, une autre des réformes proposées, à savoir instaurer une journée de travail de 6 heures maximum afin que les travailleurs puissent avoir davantage de temps pour leur "épanouissement personnel".
Les medias américains et l'opposition au Venezuela laissent entendre que Chavez veut pouvoir rester en place tant qu'il veut. Ce qu'ils oublient de souligner, s'ils en parlent, c'est qu'il n'y a rien d'automatique dans cette démarche, Chavez devra chaque fois se faire réélire.
On ne précise pas non plus que ce n'est pas le seul pays où le nombre de mandats présidentiels ne serait pas limité. C'est le cas pour la France, l'Allemagne, le Royaume Uni, si ce n'est tout le reste de l'Europe et une grande partie du monde. Et il n'y avait pas de limite au nombre de mandats présidentiels aux USA au cours des 175 premières années de son existence, jusqu'à ce que soit ratifié, en 1951, le 22° Amendement.
Les présidents américains avant cette période étaient-ils tous des dictateurs?
Et, est-ce un hasard, je me demande, si les deux pays de l'hémisphère occidental dont les USA tiennent le plus à renverser le gouvernement (le Venezuela et Cuba) sont ceux où le baseball est le plus populaire en dehors des Etats-Unis?

Motif numéro 3467 d'avoir des doutes sur notre système de libre-échange transmis par Dieu.

J'ai acheté récemment mon premier téléphone portable et je l'ai emporté avec moi à Burlington, Vermont, tout ça pour m'apercevoir qu'il ne fonctionnait pas là-bas. Apparemment, AT&T/Cingular n'a pas installé de relais dans la région. Mais les autres opérateurs ont bien des relais et les téléphones de leurs clients fonctionnent. C'est pas futé comme système, ça?
Avoir un système de téléphonie national unique avec des relais utilisables par tout le monde contrarierait, je suppose les partisans de la "liberté" et ceux qui se prosternent au sanctuaire de la concurrence.
Alors, au lieu de cela, on nous propose une "autre solution commerciale" et, ainsi, les joies de la concurrence sont préservées.
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Imaginez simplement les avantages que vous tireriez si vous pouviez téléphoner un peu partout pour trouver la caserne de pompiers qui vous fera le meilleur prix si votre maison était brusquement la proie des flammes.

Un importun assis à la table de l'opinion respectable

Dans l'édition de septembre de cet bulletin, j'ai présenté une critique du nouveau livre de Tim Weiner, journaliste au New York Times, "Un héritage de cendres: histoire de la CIA".
J'ai formulé pas mal de critiques sur ce livre, surtout en ce qui concerne les omissions sur les opérations de la CIA et leurs conséquences sur les populations étrangères. Le résultat, c'est que ces nombreuses omissions permettent de brosser un portrait de la politique étrangère des Etats-Unis minimisant les actions les plus destructrices pour la paix, la prospérité et le bonheur dans le monde.
C'est toujours la même histoire – les médias décident quels sujets traiter en priorité, puis, c'est eux qui jugent du nombre de facettes que comporte un même sujet; et enfin, c'est encore eux qui décident quelle couverture médiatique sera la plus "équitable". Le problème idéologique essentiel des médias américains c'est qu'ils pensent qu'ils n'ont pas d'idéologie.
Mais je me suis demandé si je n'étais pas un peu injuste avec Weiner dans un cas ou dans plusieurs; peut-être avait-il des raisons valables d'avoir omis certains points; peut-être que dans les 700 pages de son livre, dont 155 pages de notes en petits caractères, j'avais raté quelque chose qui n'avait pas été oublié comme je le croyais. J'ai donc envoyé un exemplaire de ma critique, espérant une réaction de sa part, et j'ai écrit au NYT pour avoir son mail.
J'ai reçu une réponse par mail de Weiner directement où il disait; " Cher monsieur Blum, j'ai lu votre critique il y a plusieurs jours. Et j'ai lu tous vos livres. Cordialement. Tw".
Aucune réaction sur ce que j'avais écrit. Pas de mises au point. Je serais surpris d'apprendre qu'il ait fait plus que feuilleter quelques pages d'un seul de mes livres. Sa lettre c'est sa façon de me dire: "Je ne souhaite pas du tout que vous me contactiez à nouveau. Nous n'appartenons pas au même monde. Nos vérités ne sont pas les mêmes, et ni mon éditeur ni le New York Times ne me paient pour propager les vôtres."
William Blum (Voir notes de références de l'auteur dans l'article original)

Note:

  • Ce qui est entièrement faux, d'ailleurs, Ahmadinejad n'a jamais dit cela, mais les médias se sont plu à propager cette traduction erronée d'une de ses phrases

(NB: les illustrations ont été ajoutées par mes soins)

Quelques liens:
D’autres signes d’une guerre américaine contre l’Iran, par Peter Symonds
7 novembre 2007, le Grand Soir
Dedaj: Cuba pour les nuls |
Autres articles de William Blum sur ce blog:
Bush sème la panique
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
Hillary, la guerre et l'Empire
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
Les anti-Empire américain attaquent
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
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«La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations
Emile Zola

«Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre
Thomas Jefferson et/ ou Benjamin Franklin

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Guerre Iran-Irak 1980-1988

Arrêtez les massacres!

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ADDENDA

Dernière minute
Quelques niouzes sur les pitres mondiaux:

Dessin de Steve Bell
http://www.guardian.co.uk/cartoons/...
Mouhaha! Ca commence! Albion, dont nous n'avons pas épargné le PM, Tony Blair, Bliar le menteur, ne va pas nous faire de cadeau pour notre Napoléon de caniveau. Juste retour des choses, finalement, entre deux nations qui se sont toujours cordialement mal entendues.

Article en anglais: The French Berlusconi
http://www.guardian.co.uk/commentis...

Et Bush, sur l'Irak, le 8 nov. 2007
Bush: If I Were Iraqi, I'd Support My Endless, Illegal Occupation
http://www.alternet.org/blogs/video... (voir la courte vidéo; transcription ci-dessous)
... Bush insisted that "freedom's happening" and Iraq isn't in a "quagmire": "I don't -- you know quagmire is an interesting word. If you lived in Iraq and had lived under a tyranny, you'd be saying: God, I love freedom, because that's what's happened.
And there are killers and radicals and murderers who kill the innocent to stop the advance of freedom. But freedom's happening in Iraq. And we're making progress".

Qu'est-ce qu'on disait plus haut? Même pas peur!

Et puis, je vous remets la vidéo:
http://www.youtube.com/watch?v=ZYUf...

Casting de rêve, non?

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