Ils ont tué le gamin sans faire tomber leur chapeau.

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La mère de Martin

Ce crime horrible a été entièrement filmé par une caméra de surveillance, et une (seconde) autopsie a démontré que Martin Lee Anderson, 14 ans, était mort asphyxié après avoir été brutalisé par des gardiens le jour même de son arrivée dans un camp disciplinaire en Floride.

Malgré les preuves irréfutables qu'ont apportées la vidéo et l'expertise médicale, il n'a fallu que 90 minutes à un jury composé exclusivement de Blancs pour décider que les gardiens n'avaient commis aucune faute - une erreur judiciaire si flagrante qu'elle rappelle les heures les plus sombres des infâmes lois Jim Crow .

Ces gardiens, soucieux de maintenir en place leurs chapeaux posés de façon désinvolte sur la tête tout le temps qu' a duré l'agression contre Anderson, ont bénéficié de l'impunité qu'accorde à profusion une société où la vie d'un Noir n'a aucune valeur.

On trouve pratiquement tous les ingrédients d'un snuff-film (l'exploitation, la cruauté, la violence et bien entendu, le meurtre) dans cette vidéo de 60 minutes qui saisit les premiers instants au camp de Panama City, en Floride et les dernières minutes de la vie de ce gamin de 14 ans, Martin Lee Anderson.

La plupart d'entre nous avons fait la connaissance de ce garçon efflanqué au moins à travers l'objectif de la caméra vidéo.

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Martin

Nous n'étions pas là pour faire les présentations au moment où le pauvre corps d'adolescent sans connaissance était cogné contre le béton maintes et maintes fois.
Nous n'étions pas là quand les gardiens se sont éloignés de Martin, en s'essuyant les mains comme si, lors de la raclée qui avait entraîné la mort du garçon, c'était la poussière qui s'y était déposée qui méritait aussitôt toute leur attention.
Nous n'étions pas là pour faire sa connaissance. Nous n'avons pu le faire qu'après coup.
Des présentations posthumes. C'est affreux pour nous et ce fut fatal pour Martin.
Dans cette vidéo qui montre des hommes mûrs en train de molester un enfant, ce qui choque, c'est leur apparente indifférence. Personne ne semblait troublé par les gestes désespérés de Martin Lee. Cet enfant essayait d'expliquer, il suppliait, et aucun de ces gaillards surdimensionnés ne semblait s'en émouvoir.
Ensuite, Martin est tombé dans le coma. Et même à ce moment-là, il n'a pas réussi à entrer en contact avec ces hommes. Ils ont continué à le bourrer de capsules d'ammoniaque pour "qu'il se ressaisisse" comme si le corps inanimé de Martin mentait et cherchait à les défier.

Pourquoi ont-il traité Martin de cette façon? Pourquoi, en plein milieu de la mêlée, ces hommes à la tenue militaire impeccable ont-ils été plus doués pour garder leurs chapeaux en place qu'à préserver la vie d'un enfant?
Pourquoi?
La réponse est révoltante, mais simple.

Ces hommes ont pu garder leur chapeau parce qu'ils savent qu'en Amérique, on garde son chapeau ou son bonnet bien calé sur la tête quand on se livre à des actes violents de haine raciale.

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Necktie party
Les Blancs endimanchés, enfants compris, pour aller assister au lynchage
Source

Ces hommes savaient ce que l'Amérique refuse de dire – ils savaient qu'ils n'auraient pas à passer une seule journée en prison, ils savaient qu'ils se retrouveraient devant un jury composé uniquement de Blancs et ils savaient qu'un jury appartenant à leur caste ne les condamnerait jamais pour le meurtre d'un enfant noir dans un camp disciplinaire. Ils savaient.

Un peu plus d'un an après, au bout d'une délibération de 90 minutes seulement, et malgré l'indignation que l'affaire avait soulevée, malgré les preuves filmées, malgré les conclusions du médecin légiste, malgré les aveux de culpabilité et les manifestations, un jury de Blancs, le couvre-chef bien calé sur la tête, a décidé que personne n'était coupable.

Parait-il que le Département de la Justice compte inculper les accusés pour violation des droits du citoyen et qu'un nouveau procès aurait lieu. Peut-être bien. Peut-être seront-ils condamnés.
Je l'espère. Mais, en fin de compte, si nous parlions franchement de notre héritage culturel après ce qui est arrivé à Martin Lee Anderson ici en Amérique.

Un jeune Noir a été battu, brutalisé et tué par asphyxie par des Blancs en uniforme. Son meurtre, enregistré sur cassette, est inscrit au fer rouge dans nos esprits. Le seul et unique devoir de l'état de Floride était de mettre le coupable en prison – et pour longtemps.
Mais, en Floride, un jury composé exclusivement de Blancs a refusé de déroger à la règle.
Après tout, il ne fallait pas que les chapeaux tombent.

Lizz Brown is a veteran journalist, broadcaster, activist, educator and attorney based in St. Louis.

Docs annexes
Vidéo de la scène (version courte)
http://www.youtube.com/watch?v=zHQs...

In Memory of Martin (Poème)

Article complémentaire (en anglais)

Plainte pour torture contre Donald Rumsfeld

... Pa-yyyyyyyyys de MEEEEEEERDE!

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Note perso

Et voilà, la société choisit de privilégier la brutalité plutôt que l'éducation des enfants et la prévention.
Elle préfère payer des tortionnaires plutôt que des éducateurs.
Elle préfère éloigner les enfants et les abandonner au désarroi et à la terreur plutôt que de les entourer d'attentions et d'amour.
Elle préfère une société de haine à une société de solidarité.
Où en est-on arrivé?

Apparemment, Martin était en liberté conditionnelle quand il a eu la mauvaise idée d'emprunter la voiture de sa tante pour aller faire une balade rodéo.
Il s'est alors retrouvé dans un camp disciplinaire.
Ils voulaient lui mettre du plomb dans la tête. N'ont même pas eu besoin.
Deux heures à peine après son arrivée dans cet établissement, les gardiens l'ont obligé à faire des tours de terrain en courant. Mais, au bout d'un moment, il s'est arrêté, refusant d'aller plus loin.
Souffrant d'anémie à hématies falciformes (globules rouges en forme de faucille), une maladie chronique héréditaire qui touche en majorité les Afro-américains, il n'en pouvait plus.

C'est alors que les gardiens, croyant qu'il faisait le mariole, l'ont entouré et ont commencé à lui cogner dessus jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Cherchant à le remettre sur pied pour qu'il revienne courir sur le terrain, ils l'ont forcé à plusieurs reprises à respirer de l'ammoniaque tout en mettant la main en bâillon. Ce qui l'a asphyxié.
En coma dépassé, il est mort officiellement le lendemain, quand les appareils médicaux ont été débranchés.

Dans la vidéo (âmes sensibles s'abstenir), outre la violence de ces brutes épaisses, ce qui m'a le plus révoltée, c'est cette pé*asse d'infirmière qui tournait autour du groupe comme un arbitre de catch.
A aucun moment, elle n'a cherché à s'interposer. Abrutie!

Vidéo complète
ICI: http://www.afrostyly.com/afro/actua...

Eh, oui, on se demande combien de temps encore on va appeler ce pays une démocratie.
Quand on enferme la jeunesse et qu'on lui fait subir des sévices, quand des prisonniers sont torturés avec l'aval du gouvernement (et de certains membres de l'opposition), quand la justice rend des verdicts iniques, quand les pauvres sont parqués dans des ghettos hors de la vue des autres, quand certains ne peuvent pas circuler librement dans leur propre pays sous le prétexte fallacieux qu'ils représentent un danger, quand le président et ses sbires s'obstinent à aller envahir des pays étrangers en racontant des salades à la population, quand on embastille, voire exécute, tous ceux dont on veut se débarrasser, j'en passe … peut-on encore parler de démocratie?
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En France, ça y est, on va suivre.
Ouf, les sauvageons, hors d'état de nuire!
Ouverture à Marseille d’un nouvel établissement pénitentiaire pour mineurs
Ils commenceraient avec ceux en bas de mon immeuble, ça m'arrangerait. ;-)
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Dans l'article "Beat Camp" de Mumia Abu-Jamal, publié le 18/10 2007, Muma dit (extraits):
"Ces soi-disant moniteurs auraient été davantage sanctionnés s'ils avaient tué un chien.
Mais là, c'était un jeune Noir. Le jury était pressé d'aller manger. Dans tout le pays, les familles ont pu constater que ces camps disciplinaires et les autres structures prévues où on enferme les mineurs ne sont guère mieux que des trous à rats.
Les enfants sont battus, brutalisés, privés de nourriture et mis en cage par l'Etat. L'Etat qui légalise les sévices contre les enfants. (…)
Il y a à peine quelques jours, sept employés d'un centre pénitentiaire dans l'est du Texas ont été licenciés.
Les autorités de l'état ont déclaré qu'il y avait dans ce centre, le Coke County Juvenile Center, des "conditions déplorables", comme des draps crasseux, des cellules badigeonnées d'excréments, et des cas de mineurs qui avaient été placés dans des cellules d'isolement pendant 5 semaines (New York Times, "National Briefing" (10/5/07).

Avec cette affaire Martin Lee Anderson, et avec les nombreux témoignages sur la violence et la torture qui sévissent dans d'autres établissements, on comprend clairement que l'Amérique est en guerre contre sa jeunesse. (…) J
'avais, hélas, parié avec d'autres gars dans le couloir de la mort ici que le procès en Floride se terminerait comme cela.
J'aurais préféré me tromper.
Lire la suite en anglais
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Il paraît que notre prez à nous part une fois de plus à Washington en visite officielle.
Avec Dati, Yade et d'autres.
Gageons qu'il y sera question des Droits de l'Homme.
Plume de presse vous informe à ce sujet
(http://olivierbonnet.canalblog.com/...mments]