Plus de milliardaires et plus de pauvres aux US: attendez-nous, on arrive!
Par emcee le mercredi 31 octobre 2007, 18:06 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
La liste des 400 de Forbes n'est pas assez ambitieuse pour accueillir tous
les milliardaires américains.
La liste s'arrête à ceux qui ont engrangé cette année un milliard trois cents
millions de dollars.
Grâce aux réductions d'impôts. Grâce à la spéculation. Grâce à
l'esclavage.
Pendant ce temps, des millions d'Américains croupissent dans des logements
sordides, ou sont obligés de revendre leurs biens, ont des emplois de m… et
n'ont droit ni à une couverture sociale, ni à une retraite décentes – quand ils
y ont accès.
Pendant ce temps-là aussi, les infrastructures publiques s'effondrent par
manque d'entretien et de crédits. Eh, oui, les services publics, tant honnis
par les capitalistes, ne font plus recette.
La situation est catastrophique, mais les Républicains, le benêt en tête, et
les Démocrates regardent ailleurs et se gargarisent de la belle réussite des
entreprises américaines.
Parallèlement, en France, un petit chef teigneux s'apprête à emboîter le pas au
big brother américain.
Voici quelques chiffres hallucinants.
Article de Holly Sklar, publié dans Dissident
Voice Le 23 octobre 2007: "Billionaires Up, America
Down"
Milliardaires en hausse, Amérique en
baisse
Quand il s'agit de fabriquer des milliardaires, l'Amérique s'en sort très
bien. Jusqu'en 2005, les multimillionnaires figuraient encore sur la liste de Forbes qui recense les 400
premières fortunes en Amérique.
En 2006, la liste ne comportait plus que des milliardaires.
Cette année, il faudrait passer de 400 à 482 entrées pour tous les
caser.
Un milliard de dollars, c'est un paquet de thunes. La reine Elizabeth,
monarque britannique depuis plus de 50 ans, devrait ajouter 400 millions de
dollars aux 600 millions de sa fortune pour parvenir au million de dollars. Et
il lui faudrait 300 millions de plus pour atteindre la somme plancher de 1,3
milliards de dollars permettant d'accéder à la "liste des 400" de Forbes. La
moyenne des membres de la liste pèse 3,8 milliards de dollars.
A l'heure actuelle, explique Forbes, c'est la bourse qui est reine.
Près de la moitié des 45 nouveaux inscrits, d'après Forbes, "ont fait
fortune grâce aux fonds spéculatifs (hedge funds) et aux "''private
equities''". John Paulson, directeur financier se retrouve sur cette liste
après avoir empoché plus d'un milliard de dollars cet été en vendant à
découvert des crédits subprime (crédit hypothécaire
-mortgage - aux emprunteurs à risque) "
Le vingtième anniversaire de la liste des 400 de Forbes n'est pas un jour de
célébration pour l'Amérique.
Nous avons un nombre record de milliardaires - et un nombre record de saisies
immobilières. Nous avons un nombre record de milliardaires: 482 – et un nombre
record de personnes sans couverture santé: 47 millions.
Depuis l'an 2000, se sont ajoutés à ceux déjà existant 184 milliardaires et
5 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
En 2006, le seuil de pauvreté officiel pour une personne était fixé à 10.294
dollars par an, atteignant là son niveau le plus bas.
Avec ça, vous ne pourrez même pas vous payer 1 kg de caviar (($9.800) et 25
cigares ($730), d'après l'"indice Forbes du coût d'une vie de luxe".
Le seuil de pauvreté de 20.614 dollars pour une famille de quatre personnes est
inférieur au prix de trois mois de décoration florale ($24.525).
La redistribution des richesses s'opère des pauvres vers les riches.
Selon l'étude réalisée par Edward Wolff, professeur d'économie à
l'Université de New York, entre 1983 et 2004, la fortune moyenne du 1% des
ménages les plus riches a augmenté de 78%. Parallèlement, le revenu des 40% les
plus pauvres a diminué de 59%.
En 2004, la valeur nette d'un ménage sur six était nulle ou négative. Pour
près d'un sur trois elle représentait moins de $10.000 dollars, y compris la
valeur résiduelle de leur habitation.
Et ça, c'était avant la crise du crédit immobilier. En 1982, quand il n'y avait
"que" 13 milliardaires sur la liste de Forbes, le PDG le mieux payé touchait
108 millions de dollars par an et le travailleur moyen à plein temps 34.199
dollars, en calculant avec le taux d'inflation en 2006. L'an dernier, le
gestionnaire de fonds spéculatifs le mieux payé a empoché 1,7 milliards de
dollars, le PDG le mieux rémunéré a perçu 647 millions de dollars, et le
travailleur moyen 34.861, avec une couverture santé et une assurance vieillesse
en voie de disparition.
La liste des 400 de Forbes est bien plus qu'à l'origine un club huppé réservé
aux hommes. Le nombre de femmes qui y figurent est tombé de 75 en 1982 à 39
aujourd'hui.
Les 400 Américains les plus riches représentent une fortune estimée au
minimum à 1,54 billions (= milliards de 1000 milliards!) de
dollars. Cette somme représente plus de 1% 11% de
notre PIB qui s'élève à 13,8 billions de dollars – ce qui correspond à la
valeur annuelle de l'ensemble des marchandises et des services du pays pour une
population de 303 millions de personnes.
En 1982, la fortune des 400 de Forbes représentait moins de 3% du PIB des
Etats-Unis.
Et les riches, fait remarquer Forbes, versent une part moins importante de leur
revenu que le reste de la population.
Grâce à des réductions d'impôts massives, les riches peuvent se payer davantage
de yachts géants, accompagnés de gadgets comme des hélicoptères et des minis
sous-marins.
Et pendant ce temps, les infrastructures des ponts, des digues, des réseaux de
transports, des parcs et autres équipements publics hérités des générations de
contribuables précédentes tombent en ruine par manque d'entretien et les trous
dans les filets sociaux de sécurité s'élargissent de plus en plus.
D'après "les citoyens pour une justice fiscale" (Citizens for Tax
Justice), les 1% des ménages les plus riches (revenu moyen 1,5 millions de
dollars par an) vont économiser à eux tous 79,5 milliards de dollars sur leurs
impôts de 2008.
C'est plus que les budgets du Ministère des Transports, du Ministère des PME,
de L'Agence de Protection de l'Environnement et de la Commission de Sécurité
des produits de consommation réunis.
On estime à 715 milliards de dollars les économies réalisées par le 1% les plus
riches entre 2001 et 2010 grâce aux réductions d'impôts. Ce qui a aggravé la
dette publique de 715 milliards de dollars supplémentaires, plus les intérêts.
Les enfants et petits enfants des travailleurs sous-payés d'aujourd'hui vont
payer l'addition des dépenses somptuaires des ploutocrates actuels et de leur
escorte de lobbyistes.
Il est grand temps que le Congrès américain revienne sur les réductions
d'impôts des riches et s'attaque aux lacunes des lois fiscales qui font que les
spéculateurs de fonds ont un taux d'imposition inférieur à celui de leurs
secrétaires.
Les inégalités sont revenues comme pendant les années 1920.
C'était mauvais pour le pays à l'époque. C'est mauvais pour le pays
aujourd'hui.
Holly Sklar
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Notes annexes
Faire son shopping décomplexé:
http://luxurylounge.wordpress.com/c...
et http://shopping.edicom.ch/luxe/cat....
…………………………………………………………………………………………………......
Notes perso
Mais quelles recettes miracles ont donc été appliquées pour qu'on en
arrive là?
Les riches plus riches
Tout commence par des cadeaux tous azimuts aux entreprises
(réductions d'impôts, réduction des charges des entreprises; aides aux
implantations; cotisation patronale d'assurance maladie selon le bon vouloir du
patron (et il veut de moins en moins), procédures de licenciements simples,
code du travail allégé, etc. et, de fait, aux cadres sup
(salaires ahurissants, stock options, parachutes dorés, avantages en nature,
etc.).
Cela, par souci de "croissance" et d'encouragement aux "créations
d'emplois" (qui seront de toute façon donnés aux moins exigeants, d'abord
dans le pays, puis éventuellement aux clandestins du pays et pour finir, à
l'étranger).
Et aussi: la
__spéculation__:
rachats d'entreprises, fusions, restructurations, etc.
Pour que les riches s'enrichissent, il faut dépouiller les autres,
évidemment.
Et plus on les dépouille plus on ramasse.
On démantèle les services publics, qui pompent trop de fric, tout ça pour des
assistés geignards et des ingrats.
Et on ne se cantonne pas frileusement à son propre pays: on écume la
planète.
Et pour que cela n'apparaisse pas comme un pillage pur et simple (le
libéralisme a ses coquetteries, tout de même) et surtout que cela ne se
retourne pas contre eux, on va:
- Culpabiliser les pauvres (s'ils sont pauvres, c'est qu'ils
ne valent pas plus que ça);
- les dresser les uns contre les autres (opposer les
MAUVAIS: les fainéants et les profiteurs du "système"; les
assistés; les grévistes; les immigrés … et les BONS: les
honnêtes travailleurs (qui "se lèvent tôt"); les "victimes", les "otages"; les
citoyens intègres, etc.
- et, enfin, réprimer toute velléité de rébellion (les
incarcérations massives, ça rassure le gogo et donne l'impression que le
gouvernement veille), mettre le pays en état d'alerte permanent (menaces
terroristes, par ex) et en profiter pour placer toute la population sous
étroite surveillance (fichage, caméras, etc.)
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Et en France, me direz-vous?
On y vient! On y vient!
Le démantèlement de la société s'opère depuis des années, avec l'air de ne pas
y toucher pour les socedèmes, et avec la pelleteuse pour les autres.
Et aujourd'hui, c'est carrément au rouleau compresseur.
Et avec la même arrogance et la même duplicité que les Bush, Cheney et
consorts, les mêmes grosses ficelles qui ont marché auprès d'une certaine
frange de la population aux US (et qui commence à se poser des questions, à
défaut de pouvoir y répondre, tellement la société a été cloisonnée).
Rappelez-vous les propos de notre prez de la rèpe, du croque-mort qui lui
sert de preum's, et de tous les autres, relayés avec emphase par les bourrins
de la libération des marchés qui causent dans le poste et assènent leur credo à
longueur de semaines, de mois, d'années:
La France ne "peut plus continuer comme ça" - la France sombre - la
France est en faillite - il faut des réformes immédiates – les impôts pèsent
sur les entreprises et, prises à la gorge, elles ne peuvent plus embaucher ou
s'en vont à l'étranger - les coûts salariaux sont énooooooooooooormes – le trou
de la sécu est bééééééééééant – etc.
Et là, quelles sont les premières mesures du nabab, sitôt
installé sur le trône?
Les réductions d'impôts pour les riches et l'exonération des droits de
succession – toujours pour les riches, évidemment (si on a une
once de neurones, il est facile de comprendre que les autres n'auront plus rien
à transmettre à leurs rejetons une fois les factures payées).
Au temps pour les réformes nécessaires pour un pays au bord du gouffre. (Un peu
comme si vous n'aviez plus de quoi boucler votre fin de mois et que vous
choisissiez comme remède de vous précipiter chez Fa*ch*n pour y faire vos
provisions).
Puis, s'attaquer bille en tête aux salariés (en s'appuyant
sur l'approbation des autres, toujours selon le principe d'"équité", la théorie
du "cépajuste"), aux immigrés, à tous les privilégiés -
chômeurs, RMIstes, fonctionnaires ...- et aux services
publics.
C'est ainsi qu'on a depuis six mois de règne :
- Régimes spéciaux démantelés à grands frais;
- Immigrés, traqués et terrorisés;
- Tribunaux d'instance démantelés à la tronçonneuse;
- Fonctionnaires non remplacés (donc précarité et augmentation du chômage, en
particulier des jeunes – mais ça ne fait rien: on trouvera bien un moyen de
maquiller les chiffres et / ou d'accuser les jeunes de ne pas vouloir
travailler);
- Services publics privatisés ou supprimés;
Etc.
Et pendant ce temps là, le roitelet - avec la complicité de ses bouffons -
s'accorde des privilèges régaliens (se fait octroyer une augmentation indécente
de son argent de poche, récupère pour son compte les édifices publics de
prestige ...), lui et sa suite plongent dans les caisses de l'état pour
sillonner la planète en jet privé ou moyen de locomotion de luxe et pour
arroser leurs riches "amis", délocalisent à grands frais
le conseil des ministres (alors que, je le rappelle, nous sommes en
"faillite"), mobilisent des foules de policiers au moindre déplacement
(1500 à 2000 en Corse hier, c'est dire le contact qu'ont eu les ministres avec
la population locale!) , paralysent inutilement toute une ville par leur
bêtise, leur folie des grandeurs et leur morgue. (Sans parler du mépris affiché
vis-à-vis de l'"empreinte carbone ", juste après les gesticulations du
Grenelle!)
Là, l'équité fonctionne dans l'autre sens: on nivelle par le haut. Le
"cépajuste" est remplacé par le "yapadrézon".
Comme: yapadrézon que les félons de la finance répondent de leurs
exactions.
SI c'est pas COPIER intégralement un programme qui a prouvé qu'il ne
MARCHE PAS, ça!
Du moins, si l'idée de départ, c'est de gouverner un pays.
Et vous, vous, continuez à penser que les "réformes" de ce type sont faites
pour "redresser" la France et améliorer votre situation? ô
pôvre!
A moins que tous ces milliardaires, ça vous procure le grand frisson, comme le
Paradis éternel qu'on nous promet pour nous tenir tranquilles.
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Mais accordons au potentat hexagonal ce mérite: IL NOUS AVAIT PREVENUS. Il l'a
fait tout au long de la campagne mais les gogos pensaient qu'il allait les
venger des leurs petites rancoeurs personnelles (mettre les autres au travail,
virer tous les bougnoules, couper le RMI à ce profiteur de voisin, enfermer
tout ce qui remue, supprimer ces feignants de fonctionnaires, etc.).
... la suite dans le commentaire #1(plus de place dispo et je ne
sais pas comment faire différemment)
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Dernier point, Céleste nous raconte une histoire de patron en
Italie.
Et dans ce monde de brutes, il y en a quand même à qui il reste quelque
humanité et certains scrupules.
Avant qu'il soit bouffé par un de ces requins de la finance, peut-être.
Ou enfermé dans un asile psychiatrique. Pour comportement déviant.
Commentaires
Rafraîchissement de mémoire.
Revoyons ce qu'il disait à l'envi à travers des extraits de deux de ses discours.
Deux approches différentes ou comment convaincre de Dunkerque à Tamanrasset.
D'abord à Nice, devant un nid de droite bien franchouillarde de (petits ) bourges et de rentiers. Puis à St Etienne où il s'adresse davantage au monde ouvrier.
Au milieu des appels du pied, de l'enrobage démago et de tout un ramassis de mensonges et de fourberie: son programme. Clair.
(lire, si on a le courage, les discours en entier pour voir comment ils sont bien ficelés pour rouler le primate).
EXTRAITS
Nice, le 30 mars 2007
La morale en politique et discours à la façon d'un prêcheur (MLK, en l'occurence, on n'a peur de rien. Mais à vouloir se comparer aux plus grands, on n'en paraît que plus petit) et les mensonges patentés''
[Entre crochets, mes commentaires]
"Cette élection est peut-être la plus décisive des 30 dernières années.
Pour la première fois depuis 30 ans, c’est la morale et non la gestion qui se retrouve placée au cœur de la politique.
Pour la première fois depuis 30 ans, on parle de morale dans une campagne électorale.
Pour la première fois depuis 30 ans il ressort du débat électoral que la France n’est pas confrontée à une simple crise de moral, mais à une véritable crise morale"
[martelez-vous ça dans le crâne: AVANT: pas bien, pas de morale. France d'après: BIEN. Déjà, cela aurait dû mettre la puce à l'oreille, il y était AUSSI AVANT, le fourbe, mais l'électeur a la mémoire très courte].
"Je veux dire la vérité aux Français. Je veux leur dire la vérité sur la France.
Je veux leur dire ma vérité sur la politique et sur la morale.
Je rêve [I have a dream. Le chacal!] d’une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa peau ou sur sa religion ou sur l'adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère.
Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d’être Français, les mêmes rêves et les mêmes ambitions, qu’ils aient le sentiment de vivre dans le même pays avec les mêmes chances et les mêmes droits. Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs … [beurk!]
Je veux dire la vérité à la jeunesse. (…)
(bla ... bla ... restaurer le sentiment de l’égalité et de la justice).
Je veux dire à tous les éducateurs que rien ne peut se faire s’ils ne travaillent pas ensemble, s’ils ne se parlent pas, s’ils se méfient les uns des autres [???].
Tous doivent être conscients que dresser l’enfant contre la société, ne lui enseigner que la rancœur et la révolte, c’est trahir l’enfant, trahir sa confiance, son innocence. [PAS écouter salauds d'" éducateurs" barbus soixante-huitards qui disent de "brûler voitures"].
Je créerai les conditions de l’indépendance financière et de la responsabilisation des jeunes en instituant une allocation formation subordonnée à la poursuite assidue d’une formation et à la réussite aux examens. Je lui adjoindrai la possibilité d’emprunter à taux zéro pour financer un projet de formation de création d’entreprise. J’inclurai dans la réforme universitaire l’objectif de rendre plus facile la poursuite des études avec un petit travail salarié dont le salaire sera défiscalisé.
[à Programme: les étudiants recevront une "allocation" – et non plus une bourse d'études - au mérite et devront travailler pour se payer les études, sauf les riches, bien sûr].
Lire (si vous pensez tenir le coup) l'intégrale ICI http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_nice
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Autre discours:
ST Etienne. Réunion publique du jeudi 9 novembre 2006
http://www.up.univ-mrs.fr/veronis/Discours2007/transcript.php?n=Sarkozy&p=2006-11-09>?
Extraits
C’est dans cette ville qui se bat pour vivre, c’est au cœur de cette France qui ne veut pas renoncer, c’est au milieu de tous ces Français qui ne comprennent pas qu’il soit si difficile de gagner sa vie et d’élever ses enfants en travaillant, qui ne comprennent pas qu’on puisse détester la France et prétendre y rester [entendre: tous ces bougnoules qui menacent la France], qu’on cherche toujours des excuses aux voyous, qu’on s’intéresse toujours au sort de ceux qui ne veulent rien faire et jamais au sort de ceux qui font des efforts pour s’en sortir [la gauche: pas bien; la gauche excuse la délinquance et développe l'assistanat]
(…).
S'ensuit une longue tirade sur la mondialisation (à lire pour voir le niveau de duplicité).
Travailler plus:
Je propose de supprimer toutes les charges sur les heures supplémentaires de sorte que ceux qui le veulent puissent travailler davantage pour gagner plus.
Je propose d'exonérer les patrimoines petits et moyens de tout droit de succession [pas les grands?]. Pour que le fruit du travail de toute une vie cesse d'être confisqué après avoir été taxé à plusieurs reprises. Parce que je crois à la famille et au droit de transmettre le patrimoine d'une vie de labeur à ses enfants et à ses petits-enfants. [si on a une once de neurones qui fonctionne, on sait bien que c'est du pipeau: le patrimoine que cèderont les Français à leur progéniture sera, dans le meilleur des cas, réduit à zéro].
Je suis venu vous proposer une politique où on gagne plus quand on travaille plus [encore une louche].
Je suis venu vous proposer une politique de hausse du pouvoir d’achat et non de réduction du travail. [pareil]
On ne réduira pas davantage le chômage en continuant à faire supporter au travail tout le poids du financement de la protection sociale [état-providence: de la merde].
Les charges sociales excessives dans notre pays pénalisent chaque jour un peu plus la production française [les pauvres patrons ].
Je souhaite que l'on réfléchisse à la manière dont les importations pourraient être mises à contribution pour financer notre protection sociale et alléger les charges pesant sur le travail. (…). [pas assez clair? Je vous en remets combien?]
Ce sont les réformes qui feront la croissance. Et c'est la croissance qui permettra la réduction du déficit.( …)
La France sacrifie ses dépenses d’avenir parce qu'on n’a pas le courage de toucher aux dépenses du passé [les services publics?].
Je suis venu vous proposer de tailler dans la dépense improductive [les services publics?] et de donner la priorité à l’investissement
Je suis venu vous proposer de pourchasser tous les gaspillages, de supprimer tous les organismes qui ne servent à rien [les petits tribunaux d'instance, les bureaux de poste ruraux ou les gares de proximité, par ex?], de liquider toutes les politiques inefficaces, de combattre toutes les fraudes et les abus [mais seulement du fraudeur de base, bien sûr], de réformer avec vigueur l’Etat pour qu’il soit plus efficace sur ses missions essentielles (…). [bin, oui, c'était bien les services publics].
Je propose qu'on réforme en profondeur la gouvernance de nos universités pour leur donner les moyens nécessaires à leur autonomie [en clair: "privatiser"]. Je veux qu'elles s'affirment comme les meilleures universités d'Europe, pour la qualité de l'enseignement prodigué et des diplômes délivrés [autrement dit: compétition, mérite, sélection: adieu l'Education pour tous] …
Nous devons nous mobiliser pour faire revenir tous les talents, scientifiques, chefs d'entreprise, cadres de haut niveau, artistes [??? Les vieux rockers dégénérés? Mouhaha!], car nous aurons besoin de tout le monde pour faire gagner la France [où on comprend que des hordes de professionnels auraient fui cette France qui perdait, donc]
La France, ce n'est pas seulement le pays des 35 heures, des clandestins, des bus incendiés et du RMI [joli coup d'un seul. Ils sont tous là: les profiteurs, les immigrés les voyous et les feignasses de fonctionnaires qui nous pourrissent la vie tous les jours].
(...)
On ne protège pas les Français si on décourage l’embauche en rendant le droit du travail excessivement rigide et le coût du licenciement exorbitant dans un monde où la réactivité de l’entreprise est la condition de sa survie. [On ne peut plus clair, non? Droit du travail par-dessus les moulins. Débarrassons nous de tous ces archaïsmes!]
Toute personne au chômage qui satisfera à l'obligation dûment vérifiée d'une recherche active d'un emploi verra ses droits à indemnisation préservés (…). Mais en cas de manquement à cette obligation, par exemple en cas de refus d'un emploi correspondant aux qualifications de la personne ces droits devront être réduits. En cas de refus répétés, ils devront être supprimés.
Il est temps de parler vrai. La solidarité c'est pour aider ceux qui veulent s'en sortir, pas pour protéger ceux qui ne font rien [culpabiliser et couper les vivres à celui qui ne trouve pas de boulot et non pas celui qui n'en crée pas, licencie,et délocalise, évidemment]
"Quant aux entreprises, je réclame la modulation du taux de l'impôt sur les sociétés de sorte que celles qui créent de l'emploi et investissent soient avantagées" [exonérer les entreprises qui donnent du boulot, comme si c'était par philanthropie débridée. Merci patron!]
La France armée pour la mondialisation, ce ne sont pas des services publics régulièrement paralysés par des grèves aux motivations de plus en plus aléatoires. Il est temps d'instaurer un vrai service minimum garanti par la loi [ah, voilà les infâmes grévistes et leurs infortunés otages! J'avais peur qu'il n'en parle pas].
Mais aujourd'hui, au lieu de progresser, l’Europe stagne. [bin, oui, la faillite de l'Europe, on vous dit. Et cela à cause de ces cons qui ont voté non au référendum].
Etc. etc. Le reste à l'avenant.
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ALORS? On retrouve bien tous les ingrédients qu'on a vus plus haut pour les US et qui mettent le pays au bord de l'apoplexie, non?
Mais alors, ces "réformes urgentes" lancées au pas de charge et sans concertation pour redresser la "France qui sombre", ce ne serait pas du pipeau aussi?
Si, en France, avec ces métodes calquées sur le modèle américain, on se retrouve finalement dans la situation des Américains criblés de dettes, de ceux qui arrivent tout juste à boucler les factures, de ceux qui vivent mal, de ceux qui sont dans la misère, de ceux qui n'ont pas de couverture santé (47 millions,je rappelle) - ou qui ne couvre pas grand-chose, de ceux qui auront trimé toute leur vie et finiront avec une retraite de misère, etc. CA SERT A QUI de faire ces réformes urgentes?
<Brigade de relecture/>
Cette somme représente plus de 1% de notre PIB -> Cette somme représente plus de 11% de notre PIB
</Brigade de relecture>
Sinon c'est un superbe texte que tu nous a écrit, là. Il aurait même mérité un billet pour lui tout seul je trouve.
Merci, VLG de corriger. Dès qu'il y a des chiffres qui dépassent la centaine, je m'embrouille. Et j'ai beau faire attention, y a un moment où ...
Merci aussi pour tes encouragements.
J'ai hésité à les séparer.
Je voyais bien que je dépassais la limite du supportable pour un lecteur averti. Mais, d'abord, le clavier ne cessait de crépiter malgré moi (et encore, j'ai fait bref ;-D) et au départ, je voulais faire le parallèle avec ce qui se passe aux US, au cas où quelque électeur repenti de l'agité se poserait quelques questions et chercherait des réponses.
C'est pas gagné, je sais.
NB: il y a tellement de mots (bien fait pour moi), que je n'ai pas retrouvé où je parlais de 1% du PIB.
Si quelqu'un le voit passer, merci de me le signaler.
Dans la traduction :
Les 400 Américains les plus riches représentent une fortune estimée au minimum à 1,54 billions (= milliards de milliards!) de dollars. Cette somme représente plus de 1% de notre PIB qui s'élève à 13,8 billions de dollars – ce qui correspond à la valeur annuelle de l'ensemble des marchandises et des services du pays pour une population de 303 millions de personnes.
OK, merci, je corrige. Je croyais qu'il s'agissait de la France...
euh ... tu es sûr?
Bah oui, je copie/colle la VO :
The 400 richest Americans have a conservatively estimated $1.54 trillion in combined wealth. That amount is more than 11 percent of our $13.8 trillion Gross Domestic Product (GDP) — the total annual value of goods and services produced by our nation of 303 million people. In 1982, Forbes 400 wealth measured less than 3 percent of U.S. GDP.
Et puis ça serait bizarre qu'il regrette la diminution de la part de richesse des milliardaire dans la richesse totale.
Y a un message qui n'est pas passé :
1,54 billions (= milliards de milliards!) : le billon (trillion en amerloque) c'est 1000 milliard (et c'est assez :D )
ô punaise, heureusement que tu es là! je me suis embrouillée pour de bon dans ces milliards et ces billions.
Faudrait que j'en touche un ou deux pour m'entraîner. Et puis, ça m'apprendrait à pas savoir compter!...
Je corrige encore.
merci.
Tout cela prouve une chose: j'ai bien fait de pas choisir prof de maths ou "expert" comptable comme carrière ;-D
Post S: c'est le dico en ligne qui a traduit comme cela, à savoir milliard de milliard. En général, il est fiable. De mon côté, je ne me suis posé aucune question existentielle à ce niveau.
Je viens de regarder à nouveau, ils renvoient sur ce lien: http://www.askoxford.com/asktheexperts/faq/aboutwords/billion et je n'y comprends plus rien.
Parce que les Brits et les Américains ne disent pas la même chose, en plus. GB Shaw avait raison quand il disait que c'étaient "deux peuples séparés par la même langue".
Allez, je n'hésite plus, je m'envoie un autre com' pour donner plus de précisions, question d'en remettre une autre couche.
Les prêts aux pauvres aux US: des familles endettées et prises dans un cercle infernal.
J'en avais parlé ici:
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
Le Nouvel Obs (qu'on ne peut taxer de gauchisme, ni d'anticapitalisme, d'ailleurs) en parle aujourd'hui là: http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/pa....
Le prez ici veut inciter les ménages à racheter leur logement HLM. A les endetter, donc et à de désengager.
Pour les étudiants, le prez leur a "promis" (cf. discours) l'accès à des crédits à taux zéro pour payer leurs études (ce qui veut dire, en clair, que les droits d'inscriptions vont flamber, comme aux US et en GB, que l'Etat, donc, ne va plus assurer le formation de la jeunesse et que les jeunes vont entrer dans la vie active avec des dettes à rembourser. Ca y est, le cercle infernal va nous tomber dessus, à nous aussi.
Merci qui?
Il paraît qu'il y a des facs bloquées en ce moment. \O/
«Parce que les Brits et les Américains ne disent pas la même chose, en plus.»
Ouaip c'est la loose. Va donc traduire corn si tu sais pas si c'est en anglais ou en américain.
emcee,
dans la même logique,tu as le résultat du grenelle:
l'état va surtaxer les produits fossiles:
tout bon smicard se dit:
le chauffage va augmenter.
NON répond Nathalie Kosciusko-Morizet
Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,
l'état va trouver un accord avec les banques afin que les propriétaires de maisons anciennes puissent faire des prêts afin d'isoler leurs maisons.
l'opération est,soit-disant nulle(les économies couvriraient les fais)
MAIS
en y réfléchissant
NON,
l'opération n'est pas nulle
-le pauvre se retrouve endetté par obligation(juste pour éviter de subir la hausse)
-le très pauvre(souvent déjà très endetté)n'aura jamais de prêt et donc subira la hausse de plein fouet.
dans mots-croisés,le journaliste demande aux écologistes ce qu'ils pensent de la proposition:
Yannick Jadot
Directeur des campagnes de Greenpeace France
Porte-Parole de « l’Alliance pour la Planète »
dit:
on ne va pas critiquer le gouvernement sur cette mesure,c'est nous qui l'avons proposée...
coucou emcee
du fait du bon boulot
je te fais des bisous 
Exact, VLG, "corn" en anglais est un véritable casse-tête. Au départ, en brit, c'est le blé, et aux US, c'est le maïs, mais en plus, parfois, ils mélangent les termes, ce qui est, pour un non-anglophone ou un non spécialiste de l'agroalimentaire, de la torture mentale
Et on n'a pas besoin de ça.
@ pascal, remarques très pertinentes: c'est toujours le pauvre qui paiera.
Pareil pour la vignette pour les voitures: le gars qui a un vieux tacot pour vaquer à ses activités devra s'acquitter d'une taxe, alors que celui qui a les moyens aura une voiture "non polluante".
Et le tour est joué: appauvrir les pauvres et les classes moyennes sans encombrer les riches avec ces soucis bassement matériels.
narj, merci. bisous à toi aussi
Mais comme disent nos chers "socialistes" ... il ne faut pas diaboliser l'argent ! DSK (cette raclure de bidet moisie) le prouve très bien !
Les riches, les très riches, font marcher l'économie ! et puis si on supprime les riches, on ne peut plus vendre le "rêve américain" ... comme cette histoire avec laquelle ils ont fait un film avec Will Smith. Le gars qui passe de SDF à Milliardaire ... c'est pas beau ça ? Toi aussi exploite, détruit, tue par procuration avec ton stylo et ton ordinateur ... toi aussi venge toi de ta misérable existence sur les autres.