Ainsi, les profs avaient-ils l'ordre de faire une lecture publique de l'adieu intime d'un adolescent à sa famille, imposée à d'autres ados par Rase-môquette numbeur ouane (oui, je sais, c'est pas bien de se gausser).

Indécent.

Il se trouve que cet adolescent de dix-sept ans, Guy Môquet, avait été désigné avec 27 autres communistes par le ministre français de l’Intérieur de l’époque (du nom de Pucheu) pour figurer sur une liste d’otages qu’il était possible d’exécuter, mais ce n'est pas le sujet de la lettre, évidemment (sinon, elle ne serait pas partie).
Ni ce que le prez voulait qu'on en dise, of course, à savoir "seulement" qu'il s'agissait d'une"victime de la barbarie nazie".
On devrait commencer à être habitués à cet étalage de vulgarité, d'ignorance, de récupération abjecte et d'arrogance.
Moi, je ne m'y fais pas encore bien.

Devant lui-même se rendre au lycée Carnot pour voir comment on lisait bien la lettre, il a dû "renoncer", vu qu'un comité d'accueil peu amène (qui l'avait fait savoir par courrier … n'ayons pas peur des mots … remarquable) l'y attendait.
Pas la peine de se fritter avec le petit peuple quand on a une cour servile et une armée de CRS à sa botte.

Mon idée, c'est que c'était même pas la peine de chercher quoi faire à la place (retournez dans vos classes, l'incident est clos, y a rien à lire).
C'est NON.
POINT.
On ne fait RIEN. On ne va pas revenir à l'ORTF et aux leçons de morale sur commande dictées à heure fixe par le pouvoir intrusif en place, non?

L'éducation ne se résume pas à la lecture de courrier perso hors contexte à une date précise, parce que cela plairait au président, mais à bien autre chose.
Ca, on le sait quand on a un tant soit peu profité en son temps de l'Ecole publique, laïque et Républicaine.
Qu'on en est reconnaissant. Et qu'on veut préserver cette institution pour les générations à venir.

Et puis, si chaque fois que le prez est "ému" par un texte, on va l'imposer à toute la population scolaire, ils vont se mettre au travail quand, les élèves? Déjà que les horaires et les programmes sont taillés à la hache, que le personnel d'encadrement fond comme neige au soleil, par la grâce, justement, de ce même personnage et de ses acolytes.
Qu'est-ce qu'il s'imagine? Que l'enseignement consiste en une série de dépêches sans rapport les unes avec les autres et sans analyse, comme à la télé aux ordres?

Imaginez les profs mobilisés au gré des émois de tsarko 1ier et un jour peut-être faudra-t-il s'atteler à la lecture d'un chapitre de "Sans Famille", un autre de Oui-Oui en vacances ou de la semaine de Suzette.
Et pourquoi pas leur imposer de réciter tous les matins à la première heure les résultats du CAC quarante?
Ca aussi, ça dégage son pesant d'émotion, surtout quand ce sont des amis perso ou des "frères"qui mouillent la chemise tous les jours et sur la scène internationale, excusez du peu.

A noter: cette brillante initiative qui a semé pour de bon l'émoi partout en France ne serait pas renouvelée l'an prochain.
Ce n'est pas une grande victoire, parce qu'elle serait devenue caduque d'elle-même, m'enfin. Toujours ça.
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Mais pendant qu'on parle d'un sujet qui fâche, on oublie tous les autres qui fâchent aussi.
Parce que l'actu tourne tellement vite qu'on en a la nausée.
Visez un peu: Lundi, GM,
Mardi ADN
Mercredi et jeudi: OGM, ou plutôt Grenelle de
Qu'est-ce qu'on fait vendredi? On va bien nous trouver autre chose.

Parce qu'on nous l'a assez dit:" les réformes sont nécessaires!".
Et le chœur des perroquets de scander:
"OUI, les RE-FORMES sont NE-CESSAIRES!"

Seulement, voilà, il y a en France des êtres malfaisants, infiniment minoritaires pourtant, qui refusent que la France soit améliorée.

Voyez donc ce qu'en dit Alain Duhamel dans Libé du mercredi 24 octobre 2007 (une belle combinaison, ma foi) à propos de la grève de jeudi dernier.

"Réformes : psychodrame à la française" (rien que le titre ...)
La France n’est pas douée pour les réformes. Ce qui se passe avec la réforme des régimes spéciaux de retraites nous en inflige une nouvelle démonstration
Nicolas Sarkozy en avait fait l’un des symboles de sa volonté de changement. La réforme des régimes spéciaux devenait ainsi un totem de la rupture. Le président de la République, largement élu, a donc voulu tenir parole et mettre ses actes de chef de l’Etat en concordance avec ses promesses de candidat, l’inverse même de la pratique chiraquienne en 1995. On aurait pu imaginer que la légitimité particulière des débuts de mandat allait peser fortement, d’autant plus que les Français, depuis l’allongement des cotisations de retraites dans le secteur privé puis dans les trois fonctions publiques, proclamaient avec chaque sondage qu’ils étaient favorables à la réforme (…).

On constate que c’est bien entendu l’inverse qui se produit. Les réformes à la française ne sont jamais des réformes tranquilles. Il leur faut nécessairement des crises, des affrontements, des psychodrames. Nous y voilà : la réforme des régimes spéciaux s’annonce comme une réforme exemplairement française. D’abord, bien entendu, parce qu’elle commence par des grèves. Dans les pays civilisés, les réformes entraînent toujours des crispations, surtout lorsqu’elles impliquent des sacrifices, comme c’est le cas pour les régimes spéciaux. Chez nos voisins, dans les autres pays de l’Union européenne, on débute cependant par des négociations, par le dialogue, on se met autour d’une table selon des procédures codifiées, et l’on discute. La grève n’intervient qu’en dernier ressort si tout a vraiment été tenté. Elle est vécue comme un constat d’échec.

Ici, c’est le contraire, au moins dans le secteur public et en particulier dans les entreprises publiques de transport, là où les syndicats peuvent provoquer des grèves thromboses. La grève inaugure le cycle de la réforme, afin d’évaluer le rapport des forces. On s’affronte d’abord, on discute ensuite. Le modèle français date toujours des années 70. Il reflète aussi fidèlement cette particularité nationale : dans l’Hexagone, le syndicalisme est le plus faible d’Europe, il est divisé, offert en permanence à toutes les manœuvres gouvernementales, constamment exposé aux surenchères d’appareils rivaux. L’anémie syndicale, l’éparpillement, l’archaïsme des méthodes et des idéologies, les convictions politiques inconciliables s’enchevêtrent pour arrêter les horloges…

(Si vous tenez à voir le reste, c'est mais je vous préviens, vous allez vomir tout votre quatre-heures.).

En gros, si vous voulez, et c'est neuf, c'est frais, c'est fin dans l'analyse, c'est que les syndicats multiples, archaïques, divisés (sauf quand ils s'allient vilement contre le gentil gouvernement et le peuple tout entier), peu représentatifs du travailleur (qui lui, évidemment est prêt à monter sur le manège enchanté), ils font rien qu'à empêcher de tourner rond.
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Tests ADN : adoption du projet de loi sur l'immigration

Les députés ont adopté, hier, par 282 voix contre 235, le projet de loi sur l'immigration comportant le dispositif controversé du recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

Eh bien voilà, malgré les efforts méritoires du rédac'chef du journal "satirique" du mercredi et de "toute l'équipe de CH" (vous avez pas trouvé bizarre qu'ils ne signent pas de leur nom? Et vous en tirez quoi comme conclusion? Moi, j'ai une idée, mais on va encore me dire que je fais du mauvais esprit), malgré la montée au créneau de ce que compte le pays de penseurs éclairés contre les tests ADN, ce projet de loi a été adopté tel quel.

Argh, France, ta démocratie fout l'camp.
Si même tout ce beau linge ne peut faire fléchir le prez, ce ne sont pas quelques syndicats archaïques et frileux qui le pourront. La mécanique est en marche, on ne pourra plus l'arrêter.

Je n'épiloguerai pas sur ces épisodes navrants, sur l'inconstitutionnalité de ces mesures, sur le bouleversement qu'elles vont entraîner sur les valeurs sur lesquelles est fondée la République, ni sur tout ce qui n'est pas dénoncé par cette pétition : la traque sans merci d'êtres humains sur notre sol, les défenestrations, les détentions d'enfants, la désintégration de familles, etc. Cela a été parfaitement bien dit par ailleurs, par RESF , entre autres, et j'y adhère.

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OGM, "bio"-carburants, réchauffement de la planète, en bref, Grenelle de

Là aussi, comme il fallait s'en douter, la montagne va accoucher d'une souris. Avec, en apothéose, le prez qui vient au pas de charge faire une synthèse des débats auxquels il n'aura pas assisté.
Si c'était pas téléphoné d'avance, ça.
Rien ne changera: la logique du profit (ce qu'ils appellent pudiquement "croissance") étant la seule motivation, il s'agit donc de faire semblant de s'intéresser au sort de la planète tout en continuant à la piller tranquillement.
Par d'autres moyens. Du bio, du bon, du bidonné.

Cela, en endormant la populace à qui on demande, par exemple, d'éteindre les lumières à heure dite pour faire un"geste pour la planète" (mouhaha). Comme le disent mes camarades (et non pas mes "compagnons", ce qui prêterait à confusion – les mots ont un sens précis tout de même, contrairement à ce que prétend la "plume" du prez – et avec cet énorme talent de bouffon, on se demande où elle est, la plume!) , donc, disais-je, comme le disent mes camarades Ici et ici

Et puis, si le cœur vous en dit, je vous conseille vivement la lecture de cet article "Le piège des agrocarburants".
Attention, comme le café: pas après 17h.
Et pas sur la digestion, sinon, ça profite pas et c'est pas bien de jeter la nourriture.

NB: il y aura, quand même, probablement un moratoire pour les OGM (d'ailleurs, Borloo l'avait dit et la FNSEA est d'accord. Tout baigne donc).
... Euh ... un moratoire comment?
Comme celui pour la constitution européenne?

... Voilà, chaque jour apporte sa peine dit-on.
Aujourd'hui, les peines sont lourdes. Très lourdes.

Et moi aussi, la nuit, je fais un geste pour la planète.

J'éteins … j'allume … j'éteins …