Pourquoi les agriculteurs irakiens pourraient choisir la mort plutôt que l'ordonnance 81 de Paul Bremer

Quiconque entend parler de l'épidémie actuelle de suicides d'agriculteurs au centre de l'Inde, où les cultivateurs se suicident à une allure terrifiante ne peut qu'être effaré.

Mais parmi les plus troublés, se trouve sans doute Paul Bremer le diplomate américain, l'ancien manitou de l'Irak après-invasion.

Pourquoi Bremer? Parce que les agriculteurs indiens préfèrent se donner la mort quand ils se retrouvent pris à la gorge entre les mauvaises récoltes et les dettes à cause des cultures OGM et des droits de propriété intellectuelle – une agriculture conçue sur le même modèle que celui qui a été imposé en Irak quand il était chargé d'administrer l'Autorité Provisoire de la Coalition (CPA, Coalition Provisional Authority), l'organisme américain qui gouvernait le nouvel Irak au tout début.

Pendant les 400 jours où il était administrateur de la CPA, Bremer a émis une série de directives appelées communément les "100 ordonnances". Les ordonnances de Bremer ont créé les fondations du nouvel Irak, et parmi eux, l'ordonnance 81, mise en vigueur par Bremer le 26 avril 2004 et dont le titre officiel est: "Amendements concernant les brevets, le design industriel, les renseignements secrets, les circuits intégrés et la diversité des plantes".

L'ordonnance 81 n'a pas suscité beaucoup de réactions dans la presse quand elle a été publiée. Et le peu de couverture médiatique dont elle a bénéficié contenait souvent des informations erronées.
Les articles affirmaient que ce qu'avait fait le représentant des US en Irak équivalait à décréter qu'à partir de la mise en application de la directive, chaque agriculteur irakien en personne (qui cultivait la terre de Mésopotamie depuis des milliers d'années) n'aurait plus jamais le droit de réutiliser les semences qui restaient sur leurs terres ou d'en échanger avec leurs voisins, mais qu'il auraient l'obligation de les acheter à des grands groupes semenciers américains comme Monsanto.

Cela n'est pas tout à fait exact. L'ordonnance 81 n'était pas aussi intransigeante, et ce n'était pas non plus une injonction coloniale aussi évidente. En fait, ce décret était un coup tordu juridique.

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Le but de l'ordonnance 81 était de garantir de solides protections de la propriété intellectuelle sur les semences et les plantes comme l'exigent les compagnies telles Monsanto (groupe dont le siège social est à St Louis et qui fournit des semences OGM et d'autres produits brevetés destinés à l'agriculture) avant de s'implanter sur un nouveau marché comme celui du nouvel Irak.

Ces nouvelles protections permettaient ainsi l'ouverture du marché en Irak. En résumé, l'ordonnance 81 était la façon qu'avait trouvée Bremer de faire savoir à Monsanto qu'on avait créé en Irak les mêmes conditions que celles qui avaient conduit à la réussite époustouflante de Monsanto en Inde.

En publiant l'ordonnance 81, Bremer n'exigeait pas que tous les agriculteurs partent en chœur s'approvisionner chez le premier commerçant qui vendait des semences Monsanto. Mais si l'expérience en Inde était une référence, il n'avait pas besoin de le faire.

En Inde

Voici comment cela fonctionne en Inde. Dans la région centrale du Vidarbha, par exemple, les agents commerciaux de Monsanto vont de village en village pour présenter les avantages extraordinaires et révolutionnaires du coton Bt, la semence OGM de Monsanto vendue en Inde sous l'enseigne Bollgard. Ces représentants parlent des fabuleuses récoltes dont ont bénéficié les cultivateurs du Vidarbha grâce à ces produits, couvrant les villages d'affiches sur lesquelles figurent des "histoires authentiques d'agriculteurs qui ont utilisé les semences de Coton Bt". Selon ces représentants, les semences traditionnelles ne soutiennent pas la comparaison avec les merveilleuses semences brevetées de Monsanto, de la même façon qu'un vieux bœuf est ridicule à côté d'une belle vache de Jersey.

Cette remarquable opportunité qu'offre le coton Bt est due en partie, disent les représentants, au fait que le Bollgard a été modifié génétiquement pour contenir le bacillus thuringiensis (Bt), une bactérie qui, prétend la compagnie, réduit l'emploi de pesticides.

Les plantes de coton Bt sont "Roundup® Ready", un terme inventé par Monsanto qui signifie que les plantes peuvent être aspergées de leur pesticide maison sans crainte, ce qui finalement n'est pas si mal que ça. (le Roundup® extermine sans pitié toutes les plantes non modifiées génétiquement).

Ca paraît génial, non? Le hic, c'est que le Bollgard® et le Roundup® coûtent une fortune. Et c'est ainsi que les agriculteurs du Vidarbha, quelque peu désespérés de ne réaliser qu'une maigre marge bénéficiaire avec leur production de coton dans cette région aride et sèche, se sont précipités à la banque ou dans les organismes prêteurs locaux afin d'emprunter l'argent liquide nécessaire pour s'embarquer avec Monsanto. Sur 3000 dollars empruntés à une banque, un producteur du Vidarbha peut en débourser jusqu'à la moitié pour l'achat de semences de coton Bt pour un seul semis.

Et c'est la même chose pour la saison suivante et celle d'encore après. Dans l'agriculture traditionnelle, les agriculteurs peuvent recycler les semences d'une récolte pour les planter la fois suivante, ou bien échanger des semences avec leurs voisins à peu ou pas de frais. Mais s'il s'agit de semences OGM comme le coton Bt, Monsanto a les droits exclusifs de la minuscule graine à l'intérieur de chaque enveloppe et contrôle donc le brevet. Et un agriculteur qui souhaite réutiliser les graines d'une plante Monsanto doit repayer à chaque saison une licence à la compagnie. Mais les agriculteurs qui choisissent, littéralement, de jouer leur exploitation en pariant sur le coton Bt et d'autres OGM ne sont pas forcément fous ou mystifiés. Les cultures OGM détiennent bien la promesse extraordinaire de récoltes plus abondantes (ce qui est terriblement important pour des agriculteurs qui nourrissent leur famille et la population locale avec des terres et de la main d'œuvre limitées).

Mais quand il s'agit d'OGM, tout va bien quand tout va bien.
L'agriculture est un jeu de hasard et le revers de cette grande gratification possible qu'offrent les OGM, c'est, bien sûr, de grands risques. Quand tout tourne mal, les cultivateurs qui ont investi des sommes importantes pour acheter les produits Monsanto, se retrouvent au fond d'un trou bien plus profond que ceux qui s'en sont tenus à une agriculture traditionnelle. Après une mauvaise récolte, les cultivateurs peuvent se retrouver pratiquement dans l'impossibilité d'obtenir un nouveau prêt soit de la banque soit d'un organisme prêteur. Sans argent pour se sortir de là, le trou dans lequel ils sont tombés se creuse de plus en plus.

Et c'est précisément dans ce trou que se sont retrouvés les agriculteurs de la région du Vidarbha en Inde, où les mauvaises récoltes (surtout celles de coton Bt) ont atteint un niveau épidémique.

Peut-être est-ce parce que le coton BT n'est pas adapté aux méthodes agricoles de l'Inde centrale qui dépendent de l'irrigation; le Bollgard et l'aridité de la région du Vidarbha peuvent être aussi peu compatibles que les bottes de combat et les costumes classiques de chez Brooks Brothers de Bremer. C'est peut-être dû aux périodes de mousson anarchiques et inhabituellement sèches qui ont empoisonné l'Inde récemment.

Mais dans tous les cas, le résultat, c'est que de plus en plus d'agriculteurs en Inde se retrouvent criblés de dettes, sans grand espoir de s'en sortir. Et la solution radicale que tant d'entre eux - des milliers et des milliers - ont trouvée c'est de se donner la mort.

Il est difficile d'établir des statistiques fiables mais même les prévisions les plus basses sont carrément effarantes. Le gouvernement indien et les ONG estiment que jusqu'à présent, cette année, plus d'un millier d'agriculteurs se sont suicidés dans le seul état du Maharashtra.
Le New York Times en fait état dans son article "''17,000 Indian farmers in 2003 alone''"
Et une émission spéciale de PBS "''The Dying Fields''" , diffusée le mois dernier affirme qu'un agriculteur se suicide dans le Vidarbha toutes les huit heures.

Mais, l'espace d'un instant, essayons de ne pas être pessimistes.
Et disons plutôt que les agriculteurs irakiens se rendent compte des risques qu'il y a à investir dans des semences OGM aux bénéfices aléatoires.
Disons qu'ils rejettent l'idée que la propriété intellectuelle qui se cache dans les semences qu'ils plantent appartient non pas à la nature mais à Monsanto.
Disons qu'ils préfèrent s'en tenir aux méthodes d'agriculture sans OGM et sans licence d'exploitation.

Le fait est qu'ils n'ont peut-être pas le choix.

Et c'est là que l'ordonnance 81 commence à ressembler fort à une obligation d'adopter des pratiques agricoles basées sur l'utilisation des OGM, comme l'ont annoncé les cyniques dès la parution de la directive.

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Lisez la lettre de la loi, et l'ordonnance 81 semble se borner à utiliser l'administration publique pour créer une structure tout bonnement favorable à une compagnie comme Monsanto. Cette loi favorise l'adoption d'une industrie agroalimentaire sur le modèle des Etats-Unis aujourd'hui, mais n'impose pas véritablement que Monsanto soit aux manettes.
Donner effectivement les clés à Monsanto c'est plutôt l'affaire du secteur de la biologie.
La biologie? Et comment ça?
C'est une bonne question pour Percy Schmeiser, le cultivateur du Saskatchewan qui apparaît dans le documentaire « ''The future of food'' » de Deborah Koons Garcia , où l'agriculteur s'est retrouvé embarqué dans un procès houleux concernant la présence de Roundup® Ready dans des plantes de canola en bordure de son exploitation.

L'agriculteur canadien affirmait n'avoir jamais acheté de semences de canola à Monsanto, n'avoir jamais planté de semences Monsanto et était proprement atterré que des OGM se soient retrouvés sur ses terres agricoles.

Peut-être, suggérait-il, les plantes en question étaient-elles le produit de quelques semences échappées d'un camion qui était passé le long de son exploitation.

Monsanto ne voulait rien savoir de l'hypothèse suggérée par Schmeiser sur la façon dont les semences avaient atterri là. Pour la compagnie, Schmeiser était en possession d'un produit agricole dont la propriété intellectuelle appartenait à Monsanto. Peu importait comment cela s'était produit. Cette interprétation de Monsanto sur l'impact de la contamination de semences est, bien entendu, sensée si son objectif est de finir par posséder les droits de la vente mondiale des semences. Et cette ambition pourrait bien se réaliser dans un avenir proche.
En fait, une enquête réalisée en 2004 par un syndicat de scientifiques ( The Union of Concerned Scientists ) montre qu'une grande partie des semences aux Etats-Unis est déjà contaminée par les OGM. Si cette contamination perdure sans qu'il on y mette le holà, une grande part des semences du monde entier finiront par être sous patente de l'un ou l'autre grand groupe agroalimentaire.

Dans un territoire agricole comme celui de l'Irak, la contamination par les OGM pourrait à court terme donner à Monsanto l'emprise sur le marché. Les agriculteurs irakiens d'après ordonnance 81 qui veulent résister à l'utilisation d'OGM et s'en tenir aux méthodes agricoles traditionnelles n'en auront peut-être pas la possibilité.

Les générations futures de producteurs irakiens découvriront peut-être qu'un revendeur de semences à Karbala vend les mêmes produits brevetés que tous les autres magasins de la ville.

Et quand ce sera le cas, ce qui était naguère une collectivité d'agriculture traditionnelle (où les risques financiers sont partagés et où la diversité génétique est multipliée grâce aux échanges entre agriculteurs voisins) finira par devenir le berceau de producteurs isolés, prisonniers des grands groupes privés mondiaux de l'agroalimentaire aux enjeux économiques importants.
C'est un monde qui n'est pas étranger à Bremer, l'ex ponte de l'Autorité Provisoire de la Coalition, si ses fréquentations constituent une quelconque indication.

Robert Cohen, auteur du livre Milk A-Z (Le lait de A à Z) appelle le gouvernement de Bush le "Cabinet Monsanto".

Parmi les nombreux liens entre cette compagnie et la Maison Blanche actuelle: l'ex ministre de l'Agriculture, Ann Veneman, a fait partie du Conseil d'Administration de Calgene, filiale de Monsanto; Don Rumsfeld, qui fut ministre de la Défense a été pendant huit ans président de Searle, autre filiale de Monsanto; Clarence Thomas était conseiller juridique dans le secteur des pesticides et de l'agriculture chez Monsanto avant d'être nommé à la Cour Suprême par George Bush père.
Ces liens, plus que tout, pourraient expliquer le zèle et l'opportunité du moment qui ont motivé l'ordonnance 81.
Supposons un instant qu'une agriculture transgénique mondialisée soit ce qui servirait à long terme le mieux les intérêts du nouvel Irak. Même dans le meilleur des cas, un changement de politique important dans un secteur économique clé provoquerait à n'en pas douter de la détresse à court terme.
Quand Bremer a publié son ordonnance, on ne peut pas dire que l'Irak était en bonne posture: il venait d'être envahi et son gouvernement avait été démantelé. Si on tient compte du besoin pressant de stabilité immédiate qu'avait l'Irak en avril 2004, l'Ordonnance 81 commence à ressembler à la victoire de la connivence et de l'idéologie sur une politique réfléchie.

En Inde, les militants écologistes, comme Vandana Shiva , cherchent activement à défaire le lien entre ce monde des grands groupes industriels de l'agroalimentaire US et les agriculteurs dans les villages et petites villes en Inde. Shiva, dans le documentaire de PBS, "Dying Fields", (les champs qui se meurent) supplie les agriculteurs de cesser de donner leur argent à des semenciers privés et de revenir aux semences produites localement. Même si Monsanto vend également en Inde des semences pour la culture du maïs, du riz, des tomates et des pommes de terre, c'est avec le coton que Monsanto s'impose, comme le sait bien Shiva. "Vous êtes accros au coton Bt, " dit-elle, en réprimandant les agriculteurs. Mais, si le fait que perdure le cycle OGM / mauvaise récolte peut servir d'indication, peu d'agriculteurs indiens font cas de ses propos.

Les agriculteurs en Irak à l'époque de la nouvelle agriculture d'après-ordonnance 81 s'en sortiront-ils mieux? Peut-être.

Peuvent-ils parvenir à engranger les bénéfices des cultures OGM en troquant leur dépendance à Monsanto ou à d'autres grands groupes privés au bénéfice de récoltes plus importantes promises par leurs semences brevetées et dont la propriété intellectuelle est protégée?

Espérons-le.

Mais il est possible que les agriculteurs en Irak connaissent bel et bien les mêmes épreuves que celles que subissent les agriculteurs en Inde - un monde où les cultivateurs ne comptent plus sur leurs terres agricoles et la population locale pour répondre à leurs besoins, un monde où, quand arrivent les temps difficiles, la seule issue semble être l'issue finale.

Un monde où, dans un coup d'éclat digne d'un drame shakespearien peut-être, le cultivateur emprunte quelques roupies une toute dernière fois à une banque ou à un usurier, achète un ultime flacon de Round up et (comme cela s'est produit tant de fois en Inde) en finit une bonne fois pour toutes en avalant tout son contenu.

Nancy Scola is a Brooklyn-based freelance writer. Nancy has worked on Capitol Hill and on the prepresidential campaign of former Virginia Gov. Mark Warner, and is currently a blogger at the political blog MyDD.

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Spéciale dédicace à Céleste qui nous raconte si bien l'Inde en nous faisant partager ses voyages et ses rencontres
http://celestissima.blog.20minutes....

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Notes annexes:

Ordonnances de Paul Bremer

L’Amérique n’a pas à vendre l’Irak, par Naomi Klein
http://www.paxhumana.info/article.p...

''Les Etats-Unis imposent à l’Irak leurs semences génétiquement modifiées par F. William Engdahl''
http://www.horizons-et-debats.ch/29...

De la reconstruction à la privatisation de l’Irak
http://www.cetim.ch/fr/intervention...

INDE

Echec du coton Bt
http://www.merid.org/fs-agbiotech/f...

Étude : Échec du Coton Bt dans le Vidarbha
Date: 3/2/2007
http://www.merid.org/fs-agbiotech/f...

Et aussi: Comment Monsanto vend les OGM (Monde Diplo)
http://www.monde-diplomatique.fr/20...

Note perso

Les OGM: Imposés par les gouvernements à la solde des multinationales, dans les pays pauvres dès que l'occasion s'en présente, ils sont peu à peu introduits subrepticement en Europe.
Si on les laisse faire, bientôt les terres cultivables de la planète seront tributaires de quelque grand groupe semencier comme Monsanto, sans espoir de retour en arrière.
La guerre, les OGM les collusions avec les multinationales nous sont imposés par des gouvernements qui se font élire en caressant l'électeur primaire dans le sens du poil.

C'est TERRIFIANT, MAIS CE N'EST PAS TOUT.

Sournoisement, ces mêmes multinationales de l'agroalimentaire sont en train de dévaster la planète et de piller les populations pauvres pour produire les agrocarburants censés remplacer le pétrole qui va se raréfier. Les pays pauvres sont désormais contraints de rouler pour que les pays riches continuent de rouler.

OGM, agrocarburants, exploitation éhontée des ressources des pays pauvres et invasion des pays récalcitrants assortie du massacre de populations civiles qui souvent ne profitent même pas de loin de la manne dont dispose leur pays, voilà les réponses des prudes pays occidentaux. Ces pays occidentaux qui s'efforcent, avec des cris d'orfraie, de rejeter de chez eux les miséreux et les opprimés qu'ils ont contribué à produire, année après année, siècle après siècle, directement ou indirectement, sur la terre entière.

Ces pays occidentaux qui donnent d'une main l'aumône aux pays pauvres d'un air condescendant alors qu'ils leur reprennent au centuple de l'autre main.

Et VOUS, là-bas, qui répétez bêtement ce qu'on vous serine à longueur de médias, allez-vous un jour utiliser votre cerveau de piaf pour réfléchir un tant soit peu?

Renseignez-vous un peu au lieu de jouer les perroquets des pilleurs cyniques de votre planète et de celle de vos enfants.

ALERTE! LES AGROCARBURANTS ENVAHISSENT LA PLANETE!

Voir dans le Grand Soir (une mine)
''Non à la folie des agrocarburants ! par Grain''

''Le marché : « trou noir » de l’énergie ! Un nécessaire débat, par Charles Barbey''.
''Les agrocarburants présentent un bilan écologique médiocre, Hervé Kempf''.

Diplo: Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants
http://www.monde-diplomatique.fr/20...

Amis de la terre: Les agrocarburants : solution ou futur problème environnemental ?
http://www.amisdelaterre.org/Les-ag...

"Agrofuels", dans Grain (en anglais)
http://www.grain.org/nfg/?id=502

Socialist worker
Biofuels are not an eco solution
http://www.socialistworker.co.uk/ar...

En France:
Une usine d’éthanol à base de maïs en Aquitaine
http://www.amisdelaterre.org/Une-us...

AGROCARBURANTS : nourrir l’homme ou la machine ?
jeudi 30 août 2007 par Sylvie CARDONA
http://www.aves.asso.fr/article.php...

Dans Politis, un article très intéressant (hélas, pas en ligne: on se demande ce qu'ils font de leurs archives. Si c'est pour les garder dans un coin poussiéreux …).
« La contamination par les OGM est inéluctable »
PAR Patrick Piro; jeudi 6 septembre 2007

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