Ne cherchez pas à vous venger des gangs violents. Prenez vos responsabilités.

Dix années de répression contre la jeunesse "sauvage" n'ont pas réussi à rendre la société plus paisible. Gordon Brown a raison de chercher une réponse plus appropriée.

Huit kilomètres et quatorze ans séparent les meurtres qui ont symbolisé la déliquescence de l'enfance.
La mort de Rhys Jones, tué par balles alors qu'il rentrait chez lui après un entraînement de foot, allait être inévitablement mise en parallèle avec le meurtre de James Bulger. L'image floutée d'un petit enfant tenant la main du plus grand garçon qui allait le tuer est gravée dans toutes les mémoires en Grande Bretagne comme étant l'illustration de l'innocence trahie.

Aujourd'hui, d'autres images remplissent la galerie de photos du cauchemar collectif: un enfant de 11 ans vêtu d'un maillot aux couleurs d'Everton, des clips vidéo sur You Tube de jeunes voyous de Croxteth manipulant des armes à feu, les fleurs qui s'entassent sur le parking du pub où le jeune Rhys est mort dans les bras de sa mère. Le lien entre les deux garçons est, semble-t-il, plus qu'un hasard de la géographie.

Rhys est né dans une société remodelée après le drame qui s'est déroulé dans le Merseyside en 1993.
Le meurtre de James Bulger commis par deux enfants de 10 ans était un crime si exceptionnel que rien de comparable ne s'était produit depuis.
Il y avait des leçons à tirer sur les racines de cette aberration, mais beaucoup d'observateurs préféraient y voir un pays corrompu dans l'âme.
Plus de 270.000 personnes ont préféré signer une pétition pour exiger que les meurtriers, Robert Thompson et Jon Venables, soient incarcérés à vie. Au procès, certains spectateurs hurlaient: "Tuez ces salopards!"
A Westminster, au milieu des appels pour le rétablissement du fouet, John Major, le Premier Ministre, exhortait la société à "condamner un peu plus et à comprendre un peu moins".
Tony Blair traitait le meurtre de "coup de marteau contre la conscience assoupie de la société" et prédisait l'avènement d'un "chaos moral".
Et c'est ainsi qu'un fait divers épouvantable allait servir de symbole à la carrière de Tony Blair en tant que premier ministre, au cours de laquelle cette descente imaginaire qui menait au "chaos" a été pavée de lois sur le droit criminel et jonchée de décrets sur les comportements anti-sociaux.

Alors que les délits commis par les mineurs étaient passés l'année précédant le meurtre de James Bulger de 140000 à 112000, le nombre d'enfants incarcérés doublait presque en dix ans, faisant de la Grande Bretagne le pays d'Europe occidentale où il y avait le plus grand nombre de mineurs derrière les barreaux. La justice pour mineurs, dans le pire des cas de figure possible, devenait le modèle de cette brutalité qu'elle était censée éradiquer. Dix-sept détenus mineurs sont morts sous le gouvernement Blair, dont deux d'entre eux dans les centres d'éducation surveillée dont la création avait été annoncée le lendemain du meurtre de James Bulger. L'un d'eux, Gareth Myatt, 15 ans, est mort asphyxié alors qu'il était maintenu par des policiers.

A quoi servait tout cela, cela n'a jamais été bien clair.
Les meurtres commis par des mineurs, comme pratiquement tous les crimes, étaient en régression. En 1995, 63 enfants de moins de 15 ans étaient assassinés. L'an dernier, ce chiffre était tombé à 31. Il n'y avait pas non plus de preuve que la prison était la solution, les taux de récidive ayant grimpé à plus de 80%. Quand Thompson et Venables sont ressortis, transformés, semble-t-il, après 8 ans de détention dans une maison d'arrêt, ils ont montré un exemple rare de rédemption à une société où beaucoup ne cessaient de réclamer bruyamment leur tête.

Aujourd'hui, les prisons sont pleines, un autre enfant est mort dans le Merseyside et nous revoilà à la case départ. Cette fois–ci, il y a peut être des raisons de s'alarmer de la perte des valeurs morales.

Jusqu'à présent, 18 enfants ont été tués par balle ou par arme blanche, cette année, et les pistolets, les couteaux et l'alcool constituent un écheveau de menaces qui sont plus réelles que d'obscurs phantasmes. Une fois encore, les journaux de la semaine dernière ont publié la liste des victimes de meurtres et la photo de leurs visages juvéniles et pleins d'espoir. Cette vague de meurtres anormale et inexpliquée ferait quasiment figure d'accomplissement d'une malédiction comme si ceux qu'on diabolise se conformaient soudain au stéréotype dans lequel on les a enfermés. La vie humaine, semble-t-il, ne coûte pas plus cher que la location d'une arme à feu.

A Croxteth Park, la mère de Rhys Jones pleure son fils et son père n'arrive pas à s'imaginer que l'uniforme tout neuf de l'école où il allait entrer ne sera jamais porté.
Quel progressiste oserait leur souffler les statistiques rassurantes sur la rareté d'une telle douleur?
Et pourtant l'hystérie, parmi les responsables locaux ou les leaders politiques, est absente ou peu manifeste. Certes, David Cameron (NDLT: leader du parti conservateur) parle d'"anarchie", mais cela prouve l'état de désespoir du Parti Conservateur plutôt que la société au sens large.
La politique de Gordon Brown, le nouveau Premier Ministre, sera peut-être bâtie sur cette réaction à la mort de Rhys Jones, tout comme la stratégie Blair s'est construite à partir du meurtre de James Bulger.
Jusqu'à présent, Brown s'est montré prudent et Jacqui Smith (NDLT: nouvelle ministre de l'intérieur) n'a pas sorti les boniments apocalyptiques des ministres de l'intérieur précédents. Aucun n'a cédé au mythe qu'on ne peut avoir une société meilleure qu'avec une justice à coup de poing.
Environ 30.000 enfants quittaient le lycée sans diplôme le lendemain même de la mort de Rhys Jones.
Un Britannique sur cinq n'a ni diplôme, ni travail, ni formation.
Aucun déterminisme brut ne décrète que les pauvres, surtout ceux qui n'habitent pas à la bonne adresse, finissent meurtriers ou morts, mais seul un imbécile refuserait d'admettre qu'il y ait un lien de cause à effet entre le dénuement et le risque de détention d'armes – d'armes à feu pour jouer au dur, ou d'armes blanches pour se protéger.
On peut essayer de réduire le nombre d'armes à feu, on peut augmenter le prix de l'alcool, mettre plus de présence policière dans les rues et enfermer à double tour les quelques délinquants vraiment violents. Mais rien de tout cela n'aboutira si le gouvernement ne convient pas que l'arme la plus mortelle, c'est la désespérance.
Comme le dit Richard Garside, directeur du Centre d'études juridiques: "la violence naît dans les sociétés inégalitaires et la Grande Bretagne est devenue bien plus inégalitaire au cours de ces vingt, trente dernières années". Blair le savait, Cameron aussi.
Brown semble disposé à approfondir la question. Il veut améliorer l'enseignement professionnel et encourager des programmes de formation conséquents et avec des moyens importants.
Il ne devrait pas hésiter. Ce ne sont pas des effets d'annonce et les résultats n'ont pas de portée immédiate. Cela ne va pas faire cesser les cris de vengeance ou sécher les larmes des mères. Cela ne va pas empêcher d'autres enfants, dans les mois ou les années à venir, de mourir dans des flaques de sang à l'endroit même où ils sont tombés.
Mais c'est la meilleure et la dernière solution possible.
Plus de dix ans de répression n'ont pas réussi à rendre la société plus paisible, plus heureuse ou plus rassurée.
Le meurtre de James Bulger a marqué le début d'une époque de représailles. Maintenant, au beau milieu de l'indignation que soulève la perte de la vie d'un autre jeune garçon, des voix s'élèvent pour reconnaître que ces monstres de la société sont souvent également des enfants effrayés, qu'on a laissé s'enfoncer depuis la petite enfance jusqu'à ce qu'ils découvrent le pouvoir terrifiant de détruire la vie des autres en ruinant la leur.
On lit des articles sur les 'Nogzies' et les 'Crockies, des gangs du Merseyside comme si nous étions tombés sur une nouvelle espèce animale inconnue, mais la société connaît ces tribus plus qu'elle ne les admet. Le gangsta rap ou l'"Hollywood swagger" sont peut être infâmes, mais derrière cette façade, il y a des parents malades ou en difficulté, des exclusions scolaires et tout le contexte triste de cette jeunesse "sauvage".
Ce sont les enfants qui sont nés dans cette société qui pleurait James Bulger et qui a choisi, au nom de l'humanité, de privilégier le châtiment plutôt que la prévention. Les résultats de cette politique sont omniprésents.

Actuellement, au beau milieu de l'horreur que provoque la mort inutile d'un jeune garçon on commence timidement à admettre que les enfants marginalisés ne font pas partie d'une race étrangère odieuse. Ils sont notre responsabilité et notre création.

mary.riddell@observer.co.uk

Notes:

Merseyside:
http://www.universalis.fr/corpus-en...

Tony Blair:
Premier mandat (1997-2001); Deuxième mandat (2001-2005); Troisième mandat (2005-2007)
Départ Le 27 juin 2007, le Premier ministre britannique se rend au palais de Buckingham pour présenter officiellement sa démission à la reine Elisabeth II. Son successeur, Gordon Brown, intronisé chef du Labour le 24 juin, est automatiquement désigné Premier ministre.
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Complément d'info: voir l'article de paysan bio sur le sujet.

http://paysan-bio.blogspot.com/2007...

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Note perso et précisions:

Une étude parue en janvier dernier indiquait que 20 enfants entre 5 et 15 ans avaient été tués en 2005/6 et 19, l'année précédente.
Et 236 personnes entre 16 et 29 ans avaient été tuées en 2005/6.
Les homicides avec arme à feu n'ont pas augmenté, mais il y aurait recrudescence de port d'arme blanche. Cela, ajouté à la consommation de substances …

Les gangs
Voir: http://www.guardian.co.uk/crime/art...

Apparemment, les membres des gangs seraient employés par des sociétés privées de surveillance qui se chargent de "protéger" les entreprises des agressions de gangs.
Tout un monde parallèle de violence, de racket et de crime.
L'alcool, la drogue, les gangs, les bandes rivales, le manque d'éducation et, donc, l'absence d'avenir autre que dans l'illégalité: le sort de bien trop de jeunes britanniques.

La politique spectacle de Tony Blair

Tous les ingrédients d'un film de série B sont réunis.
Misère, inculture, culpabilisation des parents, stigmatisation des pauvres, glorification de la réussite rapide et de l'argent facile.
Spéculateurs à la bourse de Londres qui empochent des fortunes en un jour, sociétés privées de surveillance qui se livrent à du racket, petits voyous incultes appâtés par l'argent facile.
Tony Blair et ses adeptes ont privilégié le glamour des fortunes indécentes vite faites;
Exalté la société de consommation (qui chasse tout particulièrement sur les terres juvéniles pour fourguer les derniers gadgets ou les fringues tendance);
Préféré la com' et le coup par coup aux mesures cohérentes et à long terme;
Et surtout, réduit l'instruction de masse à sa plus simple expression (allègement des programmes, ciblage des savoirs, délégation de l'Education à des groupes privés, confessionnels et / ou mercantiles– qui se débarrassent bien vite des trublions pour maintenir les standards, etc.). Et c'est ainsi que de nombreux enfants se retrouvent finalement à la rue. Sans bagage.
Mais tout ce beau monde a pourtant le culot de s'exonérer de toute responsabilité: si des enfants s'entretuent, c'est à cause des armes, de l'alcool, de la drogue, des jeux vidéos, du rap, d'Internet. Que sais-je encore. On va interdire tout ça, mettre ces sauvageons hors d'état de nuire et la solution est toute trouvée.
Sauf que …
Sauf que ... interdire sans proposer d'alternative, c'est permettre le développement d'un monde parallèle, d'une économie occulte et d'un univers de violence.
Sauf que …mettre en prison systématiquement, c'est exacerber les problèmes sans les résoudre.

Et qu'on ne vienne pas me chanter la chanson "moi, je pense aux victimes, gnagnagna …".
Ca c'est la version populiste et démagogique de ceux qui veulent endormir les gogos avec une argumentation simpliste, des larmes de crocodile et un discours dégoulinant de fausse compassion.
Bien sûr qu'on y pense aux victimes, nous aussi. On y pense même bien plus que ceux qui s'en glorifient.
Car, une fois que le mal est fait, hélas, et qu'éventuellement, le coupable est enfermé à double tour, c'est aux victimes potentielles qu'il faut penser.
Or, ceux qui prétendent "penser aux victimes" sont ceux qui, par leur inconséquence, vont laisser se perpétrer d'autres crimes similaires.
D'autres crimes atroces qui vont une nouvelle fois soulever la vindicte populaire et entraîner des mesures encore plus répressives.
Enfermer le criminel ne réduit à l'impuissance (momentanément) que cet individu et ne résout pas la question de tous les criminels potentiels (tous ces alibis aux lois liberticides à venir) qu'on laisse proliférer et se radicaliser par idéologie malsaine.

Et la France, me direz-vous, dans tout ça?

Avec la multiplication de lois sur la délinquance en cinq ans, au coup par coup, à la faveur de faits divers ou de visées électoralistes, élaborées sans concertation, sans étude d’impact préalable, sans allocation de moyens, l'ex-ministre de l'intérieur devenu Mani(pul)tou aux manettes, a battu tous les records de démagogie.
Où est la cohérence quand la même personne ne cesse de revoir sa copie à intervalles rapprochés, et avant même que tous les décrets d'application des précédentes aient été publiés?
Avant même de savoir si les changements donnent des résultats tangibles.
Par qui sommes-nous gouvernés? Par une girouette?

(Et il paraît que les trois-quarts des Français seraient "satisfaits". Il y aurait donc tant de gens en France qui ne voient pas les ficelles grossières, qui se laissent berner par cet imposteur? J'y crois d'autant moins qu'ils n'étaient pas 50% à avoir voté pour lui. Et brusquement, ils auraient été touchés par la grâce présidentielle? Allons, un peu de sérieux, les sondeurs! La preuve, j'ai lu par ailleurs que Fillon rassemblait .sur sa seule tête ... 49% d'opinion favorable. Fillon! Pour l'instant, à part aller aux enterrements et aux commémorations, on ne l'a pas beaucoup vu à l'oeuvre - même si c'est tant mieux. Mouhaha! DONC, si le taux zéro de satisfaction est à 49%, 71 moins 49, je pose zéro et je retiens deux ... ça fait 22%. Eh bien, VOILA! ... That's more like it!) )

Mais je m'égare.

Voyons quels sont les projets de cette nouvelle fine équipe gouvernementale, le chef suprême en tête:
Entre autres:
Réduire les postes d'enseignants;
Réduire les heures de cours et le nombre de disciplines;
Réduire l'éducation professionnelle et abandonner la formation au privé (qui, comme chacun le sait est philanthrope dans l'âme);
Supprimer des milliers de postes de fonctionnaires (c-à-d, ne l'oublions pas, d'enseignants, d'éducateurs, d'agents hospitaliers, d'assistantes sociales, de co-psy … de tous ces personnels au service des citoyens et en particulier de la jeunesse);
Alourdir les peines;
Construire des prisons,
Construire des centres d'éducation surveillée,
Construire des hôpitaux fermés pour pédophiles en fin de peine.

Et enfermer les mineurs.
Enfermer les mineurs
Enfermer les mineurs

Tiens, cela ne vous rappelle rien?

Justement ce qu'a fait pendant dix ans Tony Blair avec les bonheurs qu'on lui connaît.

ALORS: prévention ou répression?

L'ex-ministre de l'Intérieur, qui ne voulait pas que la police joue au foot avec les jeunes des quartiers, a remplacé les ballons par des balles en caoutchouc, à l'usage exclusif des policiers, cette fois.
Comme il est dit dans l'article, s'il y a des criminels irréductibles, il y a aussi une immense majorité d'enfants et d'ados qui ont besoin seulement d'un peu d'éducation, d'attention, de valorisation et de respect de la part d'adultes, fussent-ils des policiers.
Un encadrement.
De la prévention, quoi.

Mais voilà, la répression, l'incarcération (y compris des mineurs), les lois sur la récidive, les effets d'annonce, l'apparence d'inflexibilité, c'est bien plus gratifiant en matière de com' que les mesures de prévention qui nécessitent un travail pédagogique, une action de longue haleine, peu visible, et en coordination avec différents services.

Et c'est pourquoi, même si les études prouvent le contraire, le démagogue préférera la riposte à chaud, dans la foulée du fait divers opportun, même si elle est inadéquate, voire contre-productive.

Vidéosurveillance

Depuis une semaine, ils recherchent activement le meurtrier du petit Rhys Jones qui a été filmé par une des nombreuses cameras de surveillance autour du pub.

Mais, l'image est floue, le gars porte une capuche et les vêtements de "djeun's" interchangeables. Pas reconnaissable, donc.
Au temps pour les caméras-miracles.

Encore une lubie de notre neoconducator: faire installer des caméras partout. Alors, voyons ce qui se passe en GB, le pays européen le plus équipé en caméras et autres mouchards.

Quand le petit James Bulger a été emmené par ses meurtriers pour être torturé et finalement tué, ceux-ci ont été repérés et identifiés par les caméras de surveillance.
Mais les meurtriers, dans ce cas précis, avaient à peine dix ans à l'époque des faits. Donc, bien jeunes pour avoir conscience des chausse-trappes placées sur leur parcours.

Dans le cas du meurtre de Rhys Jones, il y avait sur le lieu du crime des caméras partout. Qui ont filmé le meurtrier. Mais, avec sa capuche et sans doute des vêtements passe-partout, il n'est pas identifiable.

Et donc, non seulement les caméras ne peuvent, évidemment pas empêcher un crime (mais simplement témoigner éventuellement d'une situation donnée), mais elles n'aident même pas à identifier à coup sûr les criminels (qui, on le voit, savent, au besoin, se rendre anonymes).
D'ailleurs, les policiers le disent: seul le travail de fourmi sur le terrain est payant.

Vous allez me dire, mais pourquoi alors engager tant de frais pour un truc bidon, alors que la présence sur le terrain de police de proximité, d'éducateurs et autres travailleurs sociaux s'avère être non seulement bien plus efficace, mais la seule solution, par ex. dans le cadre de la prévention?

Bin, oui, POURQUOI?

Je ne voudrais pas faire du mauvais esprit, mais l'installation des caméras dépend de sociétés privées. Hum.

On finirait presque par se demander: à qui profite le crime?

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Les prisons finlandaises: un modèle à suivre.

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Et puis, je me tue à le répéter:

La City de Londres croule sous le poids des bonus:
http://www.liberation.fr/actualite/...
C'est CA la politique glamour de Tony: tout pour la vitrine!

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