Le bobo, le bio et le réchauffement climatique
Par emcee le dimanche 5 août 2007, 09:41 - Continents à la dérive - Lien permanent
Les catastrophes climatiques – comme les inondations en Grande Bretagne –
rappellent brutalement au monde occidental qu'il faut faire quelque chose
contre le réchauffement de la planète.
Les bourgeois et les super-riches ont une solution: revenir à la nature et,
sans se priver, se créer un mode de vie bio.
Oui, mais voilà, dans "consommer bio", il y a "consommer".
Un marché parallèle pas moins nocif se développe et les émissions de carbone
courent toujours, avec le riche consommateur écolo amateur qui s"achète une
bonne conscience tout en continuant de piller la planète et ses
habitants.
Voici, paru le 24 juillet 2007, dans Common Dreams, un article de George Monbiot ,chroniqueur du Guardian
et auteur de livres.
Le grand bric-à-brac écolo: pourquoi acheter moins, c'est mieux
qu'acheter bio.
Cela n'aurait pas dû se passer comme cela. Les climatologues avaient prédit
des hivers plus humides et des étés plus secs. Alors, je ne peux pas affirmer
que les récentes inondations sont dues au changement climatique, ou même
qu'elles sont conformes à ce qui va nous arriver.
Mais, comme le fantôme du Noël à venir, elles nous offrent un aperçu des hivers
qui nous attendent si nous ne trouvons pas de solution rapidement.
Avec la montée du niveau de la mer et davantage de précipitations en hiver
(n'oubliez pas que quand les arbres sont en état de dormance et que les sols
sont saturés, il reste moins de possibilités aux eaux de pluie de s'écouler),
tout ce qui va arriver, c'est que si on se retrouve simultanément avec des
inondations dues à de fortes pluies et une importante marée de printemps, nous
aurons là la formule pour une énorme catastrophe. Nous avons constaté comment
des inondations localisées peuvent anéantir des services essentiels et
submerger les équipes de secours.
Mais les événements de ce mois-ci ne sont rien à côté de certaines prédictions
qui paraissent dans certains journaux spécialisés. Notre lutte politique
principale doit consister à empêcher la rupture des plaques de glace du
Groenland et de l'antarctique occidental. La seule question qu'on doive se
poser en matière de changement climatique, c'est: comment
faire?
Des dizaines de livres paraissent actuellement pour apporter une réponse: on
peut sauver la planète en adoptant des "styles de vie meilleurs et plus
écolos".
La semaine dernière, par exemple, le Guardian a publié un extrait du dernier
livre de Sheherazade Goldsmith, qui est mariée à Zac, le très riche
écologiste, dans lequel elle nous apprend à "vivre dans les limites de la
nature".
Rien de plus facile: Vous faites votre propre pain, votre beurre, votre
fromage, votre confiture, votre chutney et vos conserves au vinaigre, vous
élevez une vache à lait, quelques cochons, des chèvres, des oies, des canards,
des poulets, des abeilles, et vous cultivez vos jardins et vos potagers. Alors,
qu'est-ce que vous attendez?
Son livre contient également plein de conseils utiles, et elle passe pour
quelqu'un de modeste, de sincère et de bien informé.
Mais, faire pression pour qu'il y ait un changement de politique, il n'en est
pas question: on peut sauver la planète depuis sa propre cuisine. Si on a un
temps infini devant soi et plein de terrain. Alors que je lisais son livre dans
le train, un autre voyageur m'a demandé s'il pouvait y jeter un coup d'œil. Il
l'a feuilleté pendant un moment puis a résumé le problème en une phrase. "Ca,
c'est bien pour ceux qui ne travaillent pas".
Tout ceci ne serait pas grave si le Guardian n'avait pas publié sa photo en
couverture la semaine dernière, en nous promettant qu'elle saurait nous
apprendre à devenir écolo.
L'obsession des médias pour la beauté, la richesse et la renommée dénature
toutes les grandes questions qu'ils traitent, mais aucune n'atteint des sommets
comme la politique environnementale.
Il y a un antagonisme fondamental entre les articles sur le mode de vie idéal
qui donnent bonne conscience aux lecteurs et leur vendent des cuisines à
l'ancienne et ce que disent les écologistes: consommez
moins.
"Aucun de ces changements ne représente un sacrifice" nous dit Sheherazade.
"Etre plus responsable, cela ne veut pas dire renoncer à certaines
choses".
Mais, si, ça l'est. Si, comme elle, vous possédez plus d'une maison quand
d'autres n'en ont pas.
Aussi désagréable que cela puisse l'être à la fois pour les médias et pour
leurs annonceurs, renoncer à certaines choses, c'est un des éléments essentiels
de la démarche écologique.
Un chapitre du livre de Goldsmith consacré aux achats éthiques nous conseille
d'acheter bio, d'acheter selon les saisons, d'acheter local, d'acheter durable,
d'acheter recyclé.
Mais jamais il n'est question d'acheter moins.
La consommation de produits bio devient une plaie pour la planète. S'il
s'agissait de troquer des produits nocifs contre des produits moins nocifs, je
serais le premier à appuyer cette initiative.
Mais deux marchés parallèles sont en train de se développer: l'un pour les
produits non-éthiques, l'autre pour les produits éthiques et l'essor des
seconds n'empêche pas la croissance des autres.
Je croule actuellement sous une avalanche de bric-à-brac bio. Depuis ces six
derniers mois, à nos portemanteaux pendent des tas de sacs en coton bio, qui,
remplis de sachets de ginseng et de sels de bains à l'huile de jujube, sont
actuellement le cadeau de prédilection des foires bio. J'ai une collection à
vie de stylo billes fabriqués avec du papier recyclé et environ une
demi-douzaine de chargeurs solaires pour des gadgets que je ne possède
pas.
La semaine dernière, le Telegraph incitait ses lecteurs à ne pas
abandonner la lutte pour sauver la planète. Il y a encore de l'espoir et les
bobos, avec leurs machines à compost et leurs "éco-gadgets" ouvriront la
marche".
Le journal suggérait quelques produits utiles, comme la "voiture de
course à hydrogène", qui, pour 74,99 livres (~ 120€), est équipée d'un
panneau solaire, d'un électrolyseur et d'une pile à combustible. Allez savoir
quels métaux rares et quels procédés demandant beaucoup d'énergie ont été
utilisés pour la fabriquer.
Au nom de l'environnementalisme, on crée tout simplement de nouvelles occasions
de générer un surplus de capital.
L'achat éthique risque de devenir un nouveau signe extérieur de richesse.
J'ai rencontré des gens qui avaient fait l'acquisition de panneaux solaires et
de mini turbines à vent avant même d'avoir isolé leur loft; en partie parce
qu'ils adorent les gadgets, mais je les soupçonne également de vouloir
s'afficher comme éco-responsables (et riches). On ne cesse de nous répéter
qu'acheter ces produits nous oblige à nous intéresser davantage aux problèmes
environnementaux, mais c'est plus vraisemblablement un moyen de dépolitiser la
question.
L'éco-consommation est une action individuelle qui se substitue à toute
initiative collective. Ce n'est pas en achetant qu'on mène une lutte.
Les classes bourgeoises restructurent leurs vies, se félicitent d'avoir fait
le choix de l'écologie, et continuent de consommer et de voyager en avion
encore plus qu'avant. On peut ainsi imaginer une situation où le monde entier
achèterait religieusement des produits bio et où les émissions de carbone
continueraient d'augmenter.
Il est vrai que, comme le disent les consommateurs de produits bio, la
plupart des gens trouvent l'aspiration à un mode de vie écologique plus
séduisante que le puritanisme austère.
Mais cela peut être aussi aliénant. J'ai rencontré plein d'ouvriers
agricoles et d'agriculteurs qui cherchent désespérément à s'installer à leur
compte mais en sont exclus à cause de ce qu'ils appellent
l'"horsiculture": des petites parcelles de terrains agricoles qui sont
rachetées pour servir d'enclos à poneys et de fermes de loisirs.
Dans des coins comme le Surrey et la New Forest, les
terrains agricoles peuvent atteindre jusqu'à 60.000 livres (90.000 €)
l'hectare, les primes gagnées à la City de Londres servant à s'acheter un mode
de vie écologique.
Quand les nouveaux propriétaires se déguisent en fermières et expliquent à ceux
qu'ils ont exclus comment on fait le beurre, ils courent le risque de
transformer l'écologie en caprice de riches.
Si vous contestez l'éco-consommation, vous passez pour un cuistre et un
rabat-joie, le spectre de la fête, le fantôme du Noël à venir. Au monde
lumineux des aspirations écologiques, on ne peut que lui opposer un programme
d'équité terriblement fastidieux, comme les tickets de rationnement
énergétique, la compression des dépenses, le système "contraction et
convergence", une réglementation plus stricte pour les constructions, ou
des couloirs de cars sur les autoroutes. Pas un seul supplément de magazine ne
sortirait un article là-dessus. Aucune star du rock ne pourrait vivre
confortablement dans les limites de sa ration énergétique.
Mais de telles mesures, et la longue et difficile bataille politique
nécessaire à les mettre en oeuvre, sont hélas, indispensables pour empêcher la
catastrophe que laissent prévoir ces inondations, et non pas simplement jouer
au parfait petit écologiste.
Ce n'est qu'une fois ces mesures appliquées que l'achat de produits verts se
substituera à la façon actuelle de consommer, au lieu d'en être une
alternative.
Ces dispositions sont plus difficiles à vendre, surtout qu'on ne peut pas
les acheter sur un catalogue de vente par correspondance. Il va falloir opérer
des choix politiques difficiles et l'élite financière, avec son train de vie,
doit être combattue, et non pas célébrée et flattée. Les multimillionnaires qui
ont opté pour l'écologie risquent fort de se découvrir soudain une autre cause
urgente.
.................................................................................................................................
Notes:
- Contraction and convergence
http://www.fraternet.com/magazine/i...
...............................................................................................................................
A propos de stars du rock, les Bono et autres imposteurs me gonflent grave.
J'y reviendrai peut-être.

Commentaires
En général, un "écolo" a conscience qu'il s'agit de consommer moins de toute façon. Le Bio empêchera toujours la pollution que le non-bio produit ! Il s'agit juste d'une écologie de conscience, active et pas une écologie médiatique huloesque !
ce sujet me préoccupe depuis longtemps ... et je suis très content d'avoir lu ce billet. il y aurait tant à dire, que cet article est un bon résumé !
je suis surpris d'être le deuxième à "commenter" ... tout le monde est en vacances ? comme tous ces "biobio", qui reviendront bientôt nous faire chier dans les assos, nous parler de la misère qu'ils ont vu à Marrakech, à Saïgon, du haut de leur 4x4, et recommencer à nous donner des leçons ... sur la défense de la planète, le DD, la solidarité avec le "sud", etc ...
que ça en énerve d'autres, ça me rassure un peu, je me sens parfois si seul dans ce combat; je suis fatigué d'être regardé, au mieux, avec pitié, quand, par exemple, je dis que j'ai troqué ma voiture pour un vélo ... et je ne m'habitue pas des regards haineux quand je parle des ogm, des pesticides, des libertés, ...
bon, si quelqu'un me lit, j'aimerais bien avoir des tuyaux, des autres sites de vrais "convaincus", des gens intelligents (mais pas trop) à rencontrer, si possible dans la région lilloise ... je vous rappelle que je suis à vélo, et mes jambes ont des limites ...
j'ai un site en gestation dans les neurones, je ferai savoir quand ça sera au point ..
@+
Petites précisions techniques :
1 : Le métal rare utilisé dans la pile à combustible est le platine, présent en très faibles quantités.
2 : Les cellules photovoltaïques à la base du fonctionnement des panneaux solaires nécessitent la consommation de grandes quantités d'eau et de solvants chimiques lors de leurs fabrication.
3 : Quant à l'association panneaux solaires/électrolyse/pile à combustible, c'est tout simplement une ânerie du point de vue énergétique.
@bientôt
"Aucune star du rock ne pourrait vivre confortablement dans les limites de sa ration énergétique."
Et un Président de la République?
Géniallissime article!
Mais je tiens à dire que l'on peut tout de même avoir un lombricomposteur chez soi, manger uniquement bio ET appliquer les principes de la décroissance!
J'ai moi aussi quelques stylos en papier recyclé... mais juste ce dont j'ai BESOIN (qui est un REEL besoin)
J'ai moi aussi des vêtements éthiques en coton bio... mais juste ce dont j'ai BESOIN (qui est un REEL besoin)
On peut et doit consommer moins (puisque'on ne peut pas dans nos sociétés actuelles ne pas consommer du tout) mais consommer bien ou mieux...
Mais face au comportement du bobo (FOG par exemple...), le comportement du pauvre est effectivement moins nuisible pour l'environnement.
Ca me rappelle un "sketch" des gars de Groland...
http://www.youtube.com/watch?v=QLwS...
Enjoy
Exactement la seule solution c'est de moins consommer, même si le bio est préférable. Le consommer autrement style "développement durable" n'est qu'une tartufferie. Quant aux remédes miracles des panneaux solaires, en passant par les éoliennes et autres piles à combustibles elles ne sont, la plupart du temps, que des coups médiatico-financiers, quand ce ne sont pas de totales aneries sur le plan écologique.
Agoravox et Naturavox regroupe des idiots, mais aussi des gens sensés et intelligents. Il y a des b(i)ob(i)o, des écolos convaincus, des mathusiens, des décroissants...
http://www.naturavox.fr/
http://www.agoravox.fr/
A chacun de faire son choix, d'exprimer son opinion, de confronter ses points de vue...
Personnellement, vous pouvez y retrouver un article que j'ai écrit au sujet de la croissance et de l'écologie...
Merci à tous pour ces commentaires pertinents et documentés.
En effet, il y a écolo de salon et écologiste.
Nous devons, comme le dit l'article, prendre conscience individuellement en changeant nos habitudes et en réduisant nos dépenses, mais également et surtout militer massivement pour qu'on arrête de nous raconter des âneries et que de vraies dispositions soient prises.
Quand le prez fait le tour de France en un jour à bord de "notre" avion, c'est scandaleux (mais il n'est pas à ça près).
Quand les ministres s'en vont en avion inaugurer le TGV, c'est du cynisme.
Quand, dans la région PACA, on décide de construire une nouvelle autoroute, alors qu'elle est déjà suffisamment lotie, c'est irresponsable.
Quand on supprime des lignes de trains et que parallèlement, on éloigne les gares TGV des centres-villes, c'est faire peu de cas du réchauffement de la planète et de ses conséquences.
Etc. Il y en aurait pour des plombes à montrer tous les mensonges qu'ils nous font avaler sans vergogne et les contradictions du système.
L'auteur de l'article ci-dessus est britannique: voilà pourquoi il parle plutôt des rock-stars qui envahissent le terrain des "bonnes causes" mais qui continuent de vivre somptueusement, plutôt que de notre verrue franco-française.
Les rock-stars de GB (Bono et autres) ont été à l'initiative d'un méga-concert interplanétaire (qui s'est avéré être un flop lamentable) pour inciter les gens à "sauver la planète", comme leurs multiples concerts promo pour sauver l'Afrique.
Résultat: ceux qui viennent faire allégeance, oh surprise, vendent leur daube mais on ne voit pas l'ombre d'un soupçon d'amélioration pour la cause qu'ils prétendent défendre. Au contraire, comme Hulot, ils détournent l'attention sur les VRAIS problèmes et les VRAIES solutions.
Faites comme je dis et pas comme je fais: c'est cela que dénonce Monbiot, entre autres.
Bonjour
Je ne commenterai pas l'article du Guardian que je n'ai pas lu mais l'introduction à l'article:
"Les catastrophes climatiques – comme les inondations en Grande Bretagne – rappellent brutalement au monde occidental qu'il faut faire quelque chose contre le réchauffement de la planète.
Les bourgeois et les super-riches ont une solution: revenir à la nature et, sans se priver, se créer un mode de vie bio."
Se créer un "mode de vie bio" ne veut rien dire car c'est un terme trop flou, et on ne voit pas très bien ce qu'il englobe.
S'il s'agit de manger "bio", je ne vois pas très bien le rapport avec le réchauffement climatique. Car manger bio aide surtout à ne pas s'intoxiquer de produits chimiques largement utilisés dans l'agriculture intensive.
Alors après on peut discuter, entrer dans les détails, et voir effectivement que le transport de bananes bio d'Amérique Centrale pollue autant que le transport de bananes "normales".
A ceci près que moi quand je mange bio, je ne cherche pas à réduire le réchauffement climatique, mais à manger moins de cochonneries.
Réduire le réchauffement, ça participe d'une autre démarche, et pour cela, je consomme peu (tout court). Et je ne vous parle pas seulement de nourriture, mais aussi d'électricité, d'eau, de vêtements, de CDs, de livres, etc.
Votre introduction fait un douteux amalgame.
Cdlt
PS : "super-riches", vous voyez ça à partir de combien d'euros ?
@Internaute de passage
Un super-riche, c'est quelqu'un qui est plus riche que moi, non ?
très instructif à lire :
Comment les riches détruisent la planète
par Hervé Kempf
http://www.la-bas.org/article.php3?...
Ne pas confondre bio et écologie.
Ca n'a STRICTEMENT RIEN A VOIR.
Exemple: vous achetez un ananas bio - voir même équitable tant qu'on y est -, vous vous faites plaisir et mangez un produit sain (bio) - et éventuellement respectueux du paysan du sud qui l'a produit (équitable).
MAIS l'ananas a fait des milliers de km polluants pour arriver jusqu'à vous.
DONC pas écologique du tout.
Et effectivement, ce n'est pas dans les médias (détenus par Babylone) qu'on lira ce genre de discours.
A cette dernière remarque pour ne pas confondre Bio et écologique, il faut aussi rajouter que le bio n'est pas une étiquette satisfaisante puisqu'aujourd'hui, elle autorise 1% de ce que l'on appelle maloncreusement OGM (l'appellation exacte devrait être Clone Chimèrique Génétiquement Breveté).
Par ailleurs ça reste une étiquette, un truc à payer. Il existe d'autres moyen de vérification que l'on a mis en place dans certaines AMAP (Association pour le Maintient d'une Agriculture Paysanne) comme aller voir nous même chez le paysan, participer avec lui à la production, ce qui permet d'apprendre, d'être moins consommateur et d'éviter de payer un système de labellisation couteux et qui n'autoriserai ce genre de structure que pour les riches.
A cette dernière remarque pour ne pas confondre Bio et écologique, il faut aussi rajouter que le bio n'est pas une étiquette satisfaisante puisqu'aujourd'hui, elle autorise 1% de ce que l'on appelle maloncreusement OGM (l'appellation exacte devrait être Clone Chimèrique Génétiquement Breveté).
Par ailleurs ça reste une étiquette, un truc à payer. Il existe d'autres moyen de vérification que l'on a mis en place dans certaines AMAP (Association pour le Maintient d'une Agriculture Paysanne) comme aller voir nous même chez le paysan, participer avec lui à la production, ce qui permet d'apprendre, d'être moins consommateur et d'éviter de payer un système de labellisation couteux et qui n'autoriserai ce genre de structure que pour les riches.
Enfin un peu de discernement dans la nouvelle pensée unique que commençait engendrer la récupération de l'écologie par les diaboliques camelots qui dirigent le Monde !
Bravo et Merci pour cet excellent article!
J'ai pour ma part toujours pensé que faire durer une vieille 2CV roulant très peu (dès lors qu'on a aussi un vélo) est infiniment moins nocif pour la planète que faire rouler beaucoup (parce qu'elle a coûté très cher à acheter et qu'il faut «l'amortir») la meilleure des hybrides à pastille verte !
Pour être écolocorrect, si on commençait par interdire TOTALEMENT toute publicité?
Ohé, les écolo ramasseurs de papiers, vous entendez?
@ internaute de passage
"Je ne commenterai pas l'article du Guardian que je n'ai pas lu mais l'introduction à l'article".
C'est bien dommage, il aurait éclairé votre lanterne. L'introduction que je propose est justement ... une introduction (une "accroche") et non pas un résumé de l'article. Sinon, à quoi bon mettre l'article?
Quant aux super-riches, actuellement, ce sont ceux qui se font du beurre avec la mondialisation, la spéculation, les fusions, les restructurations, les rachats d'entreprises, les délocalisations, les licenciements, etc. - ainsi que leur progéniture oisive et tous leurs satellites. Et également les "parachutes dorés", les rentiers, ceux qu'on appelle les "stars" (sport, cinéma, télé etc.), etc. qui gagnent des sommes indécentes. Les bling-blings, quoi. Champagne, paillettes, jets privés, boîtes select, maisons partout, hôtel de luxe ...
Voici, entre autres ce qui se passe à la City de Londres (dont il est question dans l'article ...): http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2385
(NB: en anglais, le terme "middle-class" recouvre un éventail plus large de catégories: entre les gens relativement aisés - au-dessus de la classe ouvrière - et les riches bourgeois. Pas toujours facile de trouver le terme adéquat en fr).
Quant à 'bio' et écologique, ce n'est, en effet, pas la même chose.
Voir en complément d'info les articles parus dans le Grand Soir à ce sujet sur le commerce équitable et dont les liens figurent au bas de la page. Edifiant et instructif.
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5311
Supprimer la publicité? Le système dans lequel nous sommes se nourrit justement de la publicité. Et QUI donc va prendre cette initiative?
C'est le système qu'il faut supprimer. Sinon, la publicité, elle, reviendra d'une façon ou d'une autre.
En GB, le gouvernement a voulu interdire les pubs de bouffe et de boissons dans les émissions destinées aux enfants. Tollé du Big Bizness. Non seulement l'interdiction a dû être édulcorée mais maintenant, ils passent également par Internet pour atteindre les jeunes.
y'a quand même un petit lien entre bio et écolo (avec bien sur toutes les réserves à émettre sur le terme bio dont il est bon de réévaluer la portée) si on fait le lien entre le mode de production et ses dépenses énergétiques.
Il y a un rapport très fort entre BIO et ECOLO... faut être aveugle pour ne pas le voir.
Tout simplement parce que l'agriculture bio a été la règle pendant très longtemps, et que, pour parler simplement des innondations, l'agriculture intensive et gavée d'intrants chimiques détruit les sols et favorise les dites innondations même en période de sécheresse.
Le bio et l'écologie, c'est inséparable, c'est un projet de société, parce que vouloir produire bio c'est - contrairement à ce qui m'insupporte dans certains magasins bio - vouloir non seulement des produits correctement élevés, mais qui ne viennent pas de l'autre bout de la planète ni même de l'Europe !
Vouloir vraiment consommer bio, c'est s'opposer au gavage de produits de merde sur-emballés.
Certains maraichers "bio" ne l'affichent même pas, pourquoi ? parce que tout simplement c'est inutile, parce que la norme devrait être bio et pas l'inverse ! On se fout des labels et autres conneries, si on s'intéresse vraiment à ce qu'on produit sur notre pays, on pourra dépasser ces réglementations absurdes... mais on ne le veut pas.
Donc oui le BIO et l'Ecologie sont étroitement liés, et ce n'est pas parce que les magasins bio font n'importe quoi qu'il faut les séparer. Plus qu'ailleurs, l'action d'achat est importante dans une filière bio.
Voilà, comme tente de le dire cet article, manger bio n'est pas un but en soi, si on veut changer pour d'autres habitudes, c'est pas un but, mais un moyen, et c'est un moyen qui fait partie d'une démarche profondément écologique.
Qu'il est facile de pointer du doigt un mode de consommation pour ne pas s'engager dans sa demarche certe individuelle mais responsable.!
Non le bio n'est pas réservé au riches ! je gagne 1100 euros net par moi, et je consomme bio en grande partie.
Chacun est un acteur fondamental de la situation terrestre, et la solution n'est pas politique mais elle appartient à chaque homme de cette planete.
Favoriser l'agriculture biologique est aussi une lutte sociale contrairement a ce vous dites, c'est favoriser l'emploi humain aux machines, c'est creer de l'emploi, c'est respecter ses descendants.
L'homme doit être responsable et non pas attendre que la solution au changement climatiques soit étatisé, la consommation est aujourd'hui le moyen de lutte servons nous en !
Reclamons par nos achats des produits respectueux de la terre qui nous fait vivre. et cessons, comme vous le faites de penser que tout viendra d'une decision politique.
La sauvergarde de notre planete viendra d'un engouement consensuel, mondial des peuples envers leur milieu de vie, le retour à la terre et pas de nos politiques. Le mouvement bio est une des clés de ce retour.
Evidemment, je suis d'accord, Coco, que bio et écologie ne vont pas sans l'autre. Et que manger bio devrait être la norme et non pas le privilège de quelques-uns.
Ces démarches doivent être cependant simultanées et le bio ne doit pas être une alternative à la conscience qu'on devrait avoir individuellement et collectivement de la situation catastrophique de la planète. C'est ce que dit l'article en dénonçant ceux qui consomment bio tous azimuts sans aucun discernement, au mépris de l'écologie et à celui du reste de la population (stigmatisation, inflation des prix), le "bio" devenant un label "chic", comme Nike ou les autres.
C'est vrai aussi que les producteurs locaux qui vendent sur les marchés s'attachent à cultiver des produits dans la meilleure tradition, tout en ne cherchant pas le label bio dont le cahier des charges leur impose trop de contraintes.
Le problème, c'est que tout le monde veut bien manger bio mais il en reste encore beaucoup trop pour tout acheter dans les grandes surfaces parce que c'est "plus pratique". Et les petits producteurs finissent par disparaître des marchés, faute de chaland.
Pas du tout d'accord, "MOI", cependant, pour dire que la réponse est seulement individuelle et pas politique.
Ce sont les politiques productivistes qui nous ont amenés à cette situation, qui, espérons-le, ne sera pas irréversible.
Et s'il n'y a pas de changement radical de politique au niveau national et mondial, ce ne sont pas quelques individus qui pourront faire changer le cours des choses. Or nous sommes loin du compte.
Les OGM nous sont imposés contre notre gré (et ceux qui les combattent criminalisés), les petits producteurs ne peuvent plus vendre leur production, les grosses exploitations dont la production intensive est destinée à l'exportation sont largement encouragées et grassement subventionnées (les subventions dépendant du rendement), la grande distribution privilégie les produits traités, moins chers et plus persistants, les multinationales de l'industrie chimique poussent à l'achat de produits nocifs (pesticides, engrais …). Il faut aussi savoir que 6 grandes multinationales détiennent environ 85% de ce qu'il y a dans nos assiettes ( Monsanto, Nestlé, Danone ...).
Alors, qui favorise qui? Ce n'est pas une politique voulue, ça?
Et je ne parle pas du tout-bagnole, des camions qui déferlent dans toute la France, des tarifs de train qui flambent, des suppression de lignes "pas rentables", des billets d'avion bradés, etc.
Tout cela s'inscrit dans une politique de profit, or la politique de profit et de surconsommation, c'est bien elle qui est responsable de l'état actuel de la planète.
Alors, manger sa salade sans pesticides dans son coin, cela donne peut être bonne conscience, mais cela ne va rien changer au problème global. (Le boycott n'est efficace que s'il est conscient et visible - donc collectif).
Quant à dire que tous les agriculteurs du monde doivent prendre conscience: c'est être mal renseigné sur ce qui se passe au niveau mondial!
Voici quelques articles à ce sujet.
http://www.infogm.org/spip.php?article3114
http://cocodesbois.blogspot.com/2007/05/pourquoi-les-poulets.html
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2007/06/24/Mondialisation-%3A-tout-le-ble-du-monde
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2006/04/20/102-mondialisation-en-inde-entre-les-extravagances-des-parvenus-et-la-misere-noire-des-laisses-pour-compte
Ce qu'il faut, c'est un changement radical. Dans les attitudes, dans la façon de consommer, etc. Sinon, on va droit dans le mur.
Et cela m'étonnerait que les mesurettes qui seront décidées au Grenelle de l'écologie annoncé à grand fracas proposent des solutions durables et efficaces.
De notre côté, bien sûr, nous devons favoriser la production locale, réduire nos dépenses en énergie, etc. (qui dit que je ne suis contre cette idée?).
Si l'action se fait à grande échelle, ce sera le moyen de faire pression sur les politiques gouvernementales.
Mais on en revient à cela: la politique, au sens d'"organisation de la cité".
@emcee
Vous devirez être plus rigoureux dans vos intros, parce que, justement, l'amalgame est loin d'être une accroche, mais plutôt un repoussoir !
cdlt
Sérieux !!!
Vous croyez rèellement ce que vous ècrivez ???
Je crois que celle là c'est la meilleure "l'agriculture intensive et gavée d'intrants chimiques détruit les sols et favorise les dites innondations même en période de sécheresse."
Ben mon vieux !!! Je penses plutot à un concours de comiques troupiers et de QI en chute libre.
Il est vrai qu'une rèserve doit etre crèèe Protègez vous des méchants producteurs qui vous nourrit quotidiennement - Je n'en ècrirais pas plus c'est affligeant -
"Je n'en ècrirais pas plus c'est affligeant" -
Vous m'en voyez ravie, car ni le fond ni la forme de votre commentaire n'ont un quelconque intérêt.
La posture la plus trompeuse est celle qui consiste à dire et à faire croire que c'est en changeant ses modes de consommation (acheter des poires d'Argentine oui mais bio, des sapes en coton oui mais bio, des marques "éthiques" qui reversent 1% du CA à des ONG écolos, tro bien!) qu'on va changer le monde. Pendant écologiste du vieux dogme capitaliste: c'est la somme des égoîsmes individuels qui crée l'intérêt général, c'est la somme de toutes nos petites actions qui vont empêcher la calotte glaciaire de fondre. Foutaises! Sur PowernextCarbon la bourse où on s'échange les droits à polluer, on pleure quand la pollution recule, en partie grâce aux progrès de la technologie (non la décroissance n'est pas la panacée, sans compter que c'est sympa d'être pour la décroissance quand on est suréquipé en tout comme nous le sommes. Pourquoi les chinois ou les africains devraient se serrer la ceinture en nous regardant nous goinfrer?) car ça fait baisser la valeur des droits à émission. Le protocole de Kyoto et nos poumons n'ont pas d'intérêts en commun. Les exemples de conflits d'intérets sont légion, notamment dans les transports. Croire ou faire semblant de croire que l'écologie peut exister dans le cadre de l'économie de marché me semble malhonnête.
Salut les gens ....
consommer moins ou consommer différent ...
bon, j'ai encore du mal à réécrire, mais je reviendrais ... ;-))
Waouh, les Marques, quel plaisir! (sans jeu de mot)
j'avais cru m'être trompée en lisant ton post sur ton blog la dernière fois que je suis passée prendre de vos nouvelles. J'ai préféré ne pas dire de bêtise.
A très vite, donc.
Surconsommation, non, de cassoulet, oui!
(private joke)
@ loulou,
On est bien d'accord , mais je ne suis pas sûre d'avoir compris ce que tu proposes, finalement.
Un site qui pourrais intéresser les intervenants de cette page:
www.O-lesite.org
On rame un peu en ce moment (l'intérêt sur la question est malheureusement bien retombé après le pic de l'automne 2006) mais continue d'y croire!
J'écris aussi un bouquin sur le sujet mais il n'est pas encore fini...
Il y a des gestes, des comportements indispensables sans doute, M. Hulot nous l'a assez expliqué, mais c'est tout à fait dérisoire. Si on ne s'en prend pas au système qui organise le pillage, on est condamné à rester des témoins impuissants. S'en prendre au système économique responsable de la déforestation, ce n'est pas QUE ne pas acheter de meubles de jardin en bois exotique, etc etc C'est s'en prendre aux intérêts de la classe dominante, c'est affronter Total, Suez, et consorts et donc les actionnaires, qui n'ont pas l'intention de se laisser faire. Et je les comprends. Concrètement, c'est possible de développer des transports collectifs respectueux de l'environnemnt, cadencés pour répondre aux besoins des usagers et gratuits pour tous, en prenant sur les profits réalisés par ceux qui nous asservissent à la bagnole, par exemple Total champion du CAC40 avec ses 12,6 milliards en 2006. Mais j'ai aucune illusion sur le rapport de force nécessaire pour imposer une mesure de ce type: on ne l'a pas. Ce que je propose est assez largement partagé, c'est sur le "comment on fait" qu'on se disperse. J'habite dans les Alpes, je ne veux pas des TIR dans la vallée, mais j'en veux pas non plus dans les autres vallées dans les autres massifs. Je ne veux pas non plus d'un énième tunnel et je ne pleure pas comme les élus socialistes de Rhône-Alpes qui sont en train de comprendre qu'ils se font rouler dans la farine avec le Lyon -Turin. Comme les Aostins, j'imagine le désastre écologique que représente le percement d'un tunnel de 52km qui soi-disant absorbera dans 20 ans le traffic actuel. Oui mais comme dans 20 ans, le traffic aura doublé, on aura à la fois la peste et le choléra. Ah mais je refuse tout et je propose rien! Si, je propose une autre organisation économique que celle qui fait que je regarde et je respire les camions chargés de vaches vivantes aller en Italie. Les mêmes camions reviennent à VIDE, les abattoirs sont moins chers en Italie et les vaches reviennent mortes dans des camions frigorifiques, qui retourneront vides à leur tour en Italie. Rationnel, non? Alors qu'il y a sûrement des gars qui seraient contents de bosser dans des abattoirs là où les vaches sont élevées, mais non, tant pis, y z'ont qu'à faire routier. J'en ai plein d'autres comme ça, avec des courgettes voyageuses, des pièces de machines à laver, des T-shirts, etc, je les tiens parfois de routiers qui savent parfaitement l'absurde de cette organisation, néfaste pour l'emploi, désastreuse pour l'environnement, juteuse pour le lobby des transports routiers. Il FAUT se débarrasser de la recherche du profit, qui a un nom. C' est has-been de le prononcer, on m'a bassiné avec ça dans les années 80-90 mais je crois que je me suis fait rouler dans la farine moi aussi. La logique du capitalisme pousse au pillage des ressources (dernier exemple qui me vient à l'esprit: les réserves de pétrole découvertes au Canada dans du sable, dont l'extraction est difficile et ultra-polluante, mais tellement lucrative), aux guerres et aux massacres, à la destruction de la planète. Je ne vois pas dautre possibilité de survie: passer de la logique du profit à la satisfaction des besoins. M. Bush me dira "mais nous on a besoin de SUV's, on a besoin de partir en week end en Hummer, on a besoin d'éthanol, de toutes les merdes dont l'industrie des loisirs nous abreuvent, c'est pour ça qu'on veut apprendre la démocratie aux irakiens et accessoirement siphonner leur pétrole". Ouiais, ben c'est là qu'on a un vrai problème: l'intérêt d'une poignée d'emmerdeurs contre l'intérêt de 6 milliards de bonshommes et d'une planète.
"Il est vrai qu'une rèserve doit etre crèèe Protègez vous des méchants producteurs qui vous nourrit quotidiennement - Je n'en ècrirais pas plus c'est affligeant"
affligeant en effet... ou comment en deux phrases montrer que :
1. on ne sait pas lire
2. on ne comprends rien à ce qu'on croit lire (conséquence logique du point 1.)
Sinon, voilà, pour résumer l'idée générale, si on continue à se goinfrer, peu importe que ce soit bio ou non, surconsommation et surproduction peuvent tout à fait se décliner en bio ou en ethique (mon cul)... à nous de faire la part des choses et à nous de porter des mouvements qui essaient d'enrayer cette logique folle.
@ loulou, c'est très clair maintenant et j'adhère complètement.
Sauf que Hulot, c'est carrément un imposteur. Après avoir monopolisé le débat sur l'écologie pour les présidentielles (et donc l'avoir plombé), il est allé où? Manger dans la main de ceux qui le nourrissent - et qui ne nous nourrissent pas (contrairement à ce que dit le troll de service).
@ coco: toutàfé! Y compris pour le débile qui ne voit pas plus loin que le bout de la propagande qu'on lui perfuse et qu'il répercute sans discernement.
@ jean: allez encore un petit effort pour le site!
emcee,
d'accord avec ton commentaire 20.
quelques précisions:
produire bio est avant tout une démarche personnelle:
le refus d'empoisonner les client à petit feu.
pour le client je pense que la démarche peut aller de pair:
consommer bio c'est le refus de se laisser empoisonner en consommant
(résidus ou CO2 dû aux transports)
l'écologie est une démarche beaucoup plus large:
qui s'occupe autant des individus que de la nature.
la question de base:quel monde voulons nous pour nos enfants?
le problème majeur est la coexistance du système égoïste capitaliste avec le système partageur écologiste.
pour moi,l'écologie bobo est un melting pot égoïste écologiste:
c'est pour celà qu'il y a un malaise.
un exemple:les réductions d'impôt sur l'achat des équipement écologiques ne profitent qu'à ceux qui ont les moyens de se payer ces équipements.
la méthode n'est pas la bonne car les pauvres comme moi sommes exclus de cette écologie:
nous payons l'équipement écologique des riches alors que nous n'y avons pas accès:
ce principe n'a RIEN d'écologiste.
et je n'ai non lus d'espoir dans le grenelle....
il va y avoir une vraie révolution écologique et artisannale à travers le monde mais la France va louper le coche car dans notre pays ceux qui ont le pouvoir,donc l'argent ne lâcheront pas leur os sans opposer une vive résistance.
pourtant le choix est simple:eux et leur confort ou la vie de notre descendance.
pascal
@ paysan bio,
des précisions intéressantes en particulier sur les équipements écologiques. Je n'avais pas conscience de ce pb.
En France, actuellement, il n'y a plus de solution globale aux problèmes universels, la seule solution qu'on donne, c'est taxe-détaxe. On donne à Paul et on déshabille les autres.
Taxe sur les billets d'avion pour "aider les pays pauvres" (peur de rien!), TVA sociale, franchise médicale, etc. (la liste est longue).
Ces mesures ne privilégient que ceux qui paient des impôts (et, surtout, évidemment, ceux qui sont censés en payer le plus, qui eux, ne ressentent pas de la même façon les augmentations par ailleurs - qui, de surcroît, sont compensées par des cadeaux parallèles) et enfoncent un peu plus les classes moyennes et les pauvres.
On n'est pas dans un projet de société cohérent, c'est évident.
Ils sont juste là pour bouffer le pognon des citoyens lambda comme nous.
Alors, évidemment, l'avenir des générations futures, c'est le cadet de leurs soucis.
grâce à internet,
on a un moyen formidable d'échanger des informations.
d'expliquer des points de vues
de proposer des solutions alternatives à celles qui nous sont imposées.
de dénoncer les manipulations.
il y a encore un an,quand je parlais d'écologie sociale,je préchais dans le vide:je trouve que la prise de conscience prend de l'ampleur.
mais,pour l'instant, on a une sorte de main-mise des élites sur l'écologie qui y voient la poule aux oeufs d'or et le moyen d'imposer leur prédation.
j'espère juste un truc:que le BON SENS prenne le dessus.
je crois que l'égoïsme va être mis en évidence et que va se développer une réaction de refus.
pas un refus du progrès, mais une obligation portée par le peuple de changer de voie avant de s'écraser sur le mur.
pascal
les raisons d'espérer?
on a les premiers prémisses:
http://paysan-bio.blogspot.com/2007...
"Les catastrophes climatiques – comme les inondations en Grande Bretagne – rappellent brutalement au monde occidental qu'il faut faire quelque chose contre le réchauffement de la planète."
Comment pouvez-vous faire lire ces affirmations sans preuve ? Il y a eu par le passé des inondations beaucoup plus graves et importantes que celles-ci, pour autant on ne les attribuait pas au RC...
C'est de la démagogie.
bonjour Gorsky
et ça:
http://paysan-bio.blogspot.com/2007...
c'est de la démagogie?
tu peux aussi lire l'article suivant sur 2009:
surement aussi de la démagogie...
par contre de la démagogie,j'en vois là:
http://paysan-bio.blogspot.com/2007...
et les conséquences probables du réchauffement seront un afflux important de pauvres immigrés dans les pays riches:
http://paysan-bio.blogspot.com/2007...
continue à polluer et tu verras plein de petits noirs s'immisser dans ton environnement:ça doit moins te plaire,ça,non?
pascal
Merci Pascal pour ces liens au-dessus de tout soupçon. Très instructifs. Pour qui le veut bien, évidemment.
même celui qui ne le veut pas doit avoir quand même un léger doute quand il lit:
"Exxon continue son lobbying anti-Kyoto mais reconnait désormais " les risques posés par le changement climatique et leurs impacts potentiels sur les sociétes et les écosystèmes. "
si même Exxon le dit...
:-))
pascal
Merci pour le lien cependant vous me proposez de regarder une courbe pour m'expliquer que les inondations en Grande-Bretagne sont le fait de l'élévation de la température ... ???
Euh ... c'est bien connu depuis tout temps, lorsqu'il fait chaud souvent l'orage n'est pas loin et s'ensuit la pluie...
Comment pouvez-vous affirmer scientifiquement en toute certitude que ces inondations-ci sont les effets du réchauffement climatique lorsque l'on sait, par exemple, que d'innombrables catastrophes naturelles bien plus importantes et graves dans un passé proche et lointain se sont produites alors que l'ère industrielle n'était même pas un rêve ?
Une réévaluation des données du XXe siècle par le Climatic Research Unit (CRU) a montré en 2003 que le réchauffement constaté dans les deux périodes 1920-1944 et 1977-2001 n’est statistiquement significatif que dans 10 à 20 % des grilles de la planète. Ces grilles correspondent à un maillage tridimensionnel ayant 5° de latitude et de longitude de côté, utilisé par les chercheurs pour modéliser le climat. Cela signifie donc que les évolutions de températures constatées dans 80 à 90% des grilles ne sont pas assez significatives pour les inscrire dans un réchauffement à long terme.
Donc, vraiment rien de significatif, d'un point de vue scientifique, bien sur...
Concernant les autres liens, me faire lire un article du "point" sur un sujet aussi scientifiquement complexe que le climat, c'est un peu léger...Ce n'est plus de la science mais de la politique...
De plus ramener le débat scientifique du climat à Exxon c'est oublier que des scientifiques bien plus qualifiés sur la planète que ceux que payent Exxon contredisent beaucoup, et à raison, la théorie du réchauffement global...
Enfin, qu'est-ce-que c'est ces sous-entendus au sujet de "petits noirs" ??? Vous ne me connaissez même pas mais rien ne vous arrête pour laisser insinuer une idée de racisme alors que le sujet de conversation est la véritable responsabilité ou non du RC dans les inondations en Grande-Bretagne...
Essayez au moins de faire preuve de politesse si ce n'est pas impossible.
deux ...
comme tu disais emcee:
si il ne veut pas voir,il ne verra pas.
utiliser une affirmation telle que"les innondations en grande bretagne sont la conséquence du réchauffement climatique"pour considérer qu'elle est fausse:on n'a pas la preuve absolue,donc elle est fausse.(1ère affirmation)
et comme cette affirmation est fausse,le reste de la théorie du réchauffement du climat est fausse.(seconde affirmation)
et à la sortie monsieur Gorsky nous a apporté la preuve scientifique de son propos:le réchauffement climatique est faux.
bravo la science.
pour moi,ce n'est pas de la science mais du raisonnement tordu.
pour les innondations de grande bretagne,je ne suis pas certains qu'elles soient dûes au réchauffement,mais Gorsky,
as-tu la preuve du contraire?
parce c'est ça qu'il faut pour que ton raisonnement tienne la route.
dis-moi,les innondations font-elles partie des conséquences probables d'un réchauffement du climat?
faudra-t-il attendre un point de non-retour pour que tu acceptes l'idée qu'on est en train de polluer la planête?
si oui,à partir de quel écart de température avec la courbe normale commences-tu à te questionner?
tu parles de modèle mathématique;
je te donne un article sur le dernier modèe sorti qui,en plus, semble mieux correspondre à la réalité que les précédents(dont un que tu reprends).
ce nouveau modèle ne te plait pas parce que le journal qui en parle n'est pas scientifique.
je n'ai pas choisi l'article pour le côté scientifique mais justement parce qu'il est accessible aux non-spécialistes,je ne vois pas en quoi ça décrédibilise le modèle lui-même.
peux tu nous expliquer ça?
enfin,il n'y a pas de sous-entendu sur les petits noirs,il y a juste l'affirmation que si le réchauffement climatique est bien une réalité il s'ensuivra une réalité sociologique grave.
nier le réchauffement c'est nier cette réalité et c'est ,à mon avis,se la prendre dans la tronche un jour ou l'autre.
pascal
merci, pascal. mais il faut savoir que celui à qui tu parles est le troll de service et il ne sait avancer QUE des arguments tordus.
A ignorer, donc. Il ne cherche pas à comprendre ce qu'on lui explique: ce qu'il cherche, c'est provoquer et, au final, insulter.
Exemple: dans la phrase: "Les catastrophes climatiques – comme les inondations en Grande Bretagne – rappellent brutalement au monde occidental qu'il faut faire quelque chose contre le réchauffement de la planète", je n'affirme absolument pas que les inondations ou autres catastrophes naturelles relèvent du réchauffement climatique, mais qu'elles "font penser" qu'il faudrait se préoccuper du RC.
Mais soit par ignorance du français, soit par bêtise, il me fait dire ce que je n'ai pas dit.
Comme je n'ai aucune patience avec les trolls, ses com' seront supprimés. Comme cela a été fait précédemment.
Pascal, je ne nie pas qu'il y a un réchauffement. Et pour être encore plus clair, j'admets qu'il y a réchauffement. Ceci est une chose.
Ce qui en est une autre, c'est attribuer les inondations en question directement à ce réchauffement. A ce que je sache, dans un passé proche et lointain d'autres catastrophes naturelles se sont produites, mais, il n'y avait pas de réchauffement. Par conséquent, quand autant d'incertitudes "scientifiques" pèsent sur ce sujet, affirmer pour affirmer, c'est un peu léger. En conclusion, comme toi, je ne suis pas certain que ces inondations soient dues au réchauffement.
"les innondations font-elles partie des conséquences probables d'un réchauffement du climat?" : Il faut une succession anormale d'événements sur une période longue (plusieurs décennies) pour y voir la marque d’une modification durable des conditions climatiques. Et avant d’accuser le réchauffement, il faut vérifier que des mécanismes plus simples ou plus précis n’expliquent pas les phénomènes étudiés.
"faudra-t-il attendre un point de non-retour pour que tu acceptes l'idée qu'on est en train de polluer la planête?" : Non, bien entendu ce serait déraisonnable. Cependant, des efforts ont été entrepis il y a déjà plusieurs décénnies au sujet de la pollution avec de réels progrès, et il semblerait que ses efforts viennent à être redoublés aujourd'hui. Mais l'idée de "non-retour" à cause de la pollution est déraisonnable, d'un point de vue rationnel, tout simplement parce que les scénarios catastrophiques (don de non-retour) partent de l'hypoyhèse qu'il faudra 50 fois plus de Co2 dans l'atmosphère qu'aujourd'hui en oubliant de préciser que ce total de 50 fois la quantité actuelle de CO2 dans l'air dépasse les réserves connues de carbone fossile : cela représente plus carbone que tout ce qui existe dans le charbon, le gaz et le pétrole que nous puissions exploiter sur toute la planète.
Pour le reste, emcee, laisser penser que l'homme puisse faire quelque chose contre le RC, c'est lui donner la certitude que celui-ci a le pouvoir de la transformer, hors, rien aujourd'hui sur le plan de la science n'a été démontré à ce sujet. Par conséquent, "faire quelque chose contre le RC" peut couter des milliards avec la possibilité d'aucun résultats véritablement significatifs, voire pire, alors que cet argent pourrait être raisonnablement utilisé à d'autres fins...
Merci de me publier . Les détracteurs font entièrement partie de la démocratie, sinon, de débat, il n'y a plus.
Mais l'idée de "non-retour" à cause de la pollution est déraisonnable, d'un point de vue rationnel, tout simplement parce que les scénarios catastrophiques (donc de non-retour) partent de l'hypoyhèse qu'il faudra 50 fois plus de Co2 dans l'atmosphère qu'aujourd'hui en oubliant de préciser que ce total de 50 fois la quantité actuelle de CO2 dans l'air dépasse les réserves connues de carbone fossile : cela représente plus carbone que tout ce qui existe dans le charbon, le gaz et le pétrole que nous puissions exploiter sur toute la planète.
Donc, rationnellement, ces scénarios catastrophiques sont les résulats de modèles informatiques auxquels on intègrent des données fausses...Mais il y assez de gens crédules pour croire n'importe quoi...
Quand on ne veut pas voir, on ne peut pas....
connais-tu les freegans qui refusent les gaspillages de la société de consommation?
http://romainblachier.typepad.fr/mo...
Dans votre phrase où le sujet est "les catastrophes climatiques", le verbe "rappeler" et le complément "faire quelque chose contre le réchauffement climatique" vous "n'affirmez absolument pas que les inondations ou autres catastrophes naturelles relèvent du réchauffement climatique, mais qu'elles "font penser" qu'il faudrait se préoccuper du RC."
Admettons.
Quel est le rapport entre les catastrophes climatiques et le RC dans votre phrase ?
@ romain
merci pour le lien. J'ai donné un lien Wikipedia sur le "freeganisme" à la fin de cet article, également: http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
"C'est le système qu'il faut supprimer"
De mieux en mieux....Saleté de haine....supprimer...ce mot me fait penser aux communistes et aux nazis qui "supprimaient" leurs opposants...
"Ce qu'il faut, c'est un changement radical. Dans les attitudes, dans la façon de consommer, etc. Sinon, on va droit dans le mur."
J'adore la stratégie de la peur, la réthorique est toujours la même. A ce sujet, vous devriez lire Edgar Allan Poe, tiens...Autrement, "Ce qu'il faut, c'est un changement radical", c'est à peu près dans le même ordre d'engagement qu'ont pu voir le jour les horribles totalitarismes du XXe siècle dernier...
"Sauf que Hulot, c'est carrément un imposteur."
Et vous ? Vous vous êtes regardée dans une glace ? On comprend mieux votre pensée obsolète et haineuse à l'égard de l'économie de marché. Et oui, dès que vous vous acoquinez avec les grand méchants capitalistes, vous ne pouvez être qu'un vendu...Dites, ça vous arrive un peu de voyager et rencontrer d'autres êtres humains d'horizons différents que vous, qui ont un coeur, des sentiments, et beaucoup moins de haine ? Une dernière question, Master of Cérémony, êtes-vous heureuse ???
Tu vois, Pascal, c'est bien ce que je disais ...
Au départ, on ne se méfie pas, puis c'est l'escalade.
Je laisse les com' précédents pour l'exemple. Les autres seront supprimés.
Je n'ai pas vocation à me faire insulter ni à laisser insulter mes hôtes.
Bonjour à tous, je tombe ici par hasard et ça tombe bien justement puisque j'ai vu ce matin le docu d'Al Gore "La vérité qui dérange". Sans compter le fait que ce bonhomme brigue la présidence (après tout un président américain écolo, une première !!) je conseille à tous d'aller le voir. C'est très bien expliqué et les graphiques présentés sont HALLUCINANTS ! vous n'aurez plus aucun doute sur la corélation entre le réchauffement climatique, l'accroissement spectaculaire de la population humaine et son activité. Quand à manger bio, je ne suis pas si sûr que ce soit un "effet de mode". L'explosion d'internet et donc l'information directe fait que les gens se rendent compte qu'on les a berné depuis longtemps. Et que les élus ont largement favorisé cette dégradation de la planète en pratiquant la politique du bâton et de la carotte (subventions pour l'agriculture intensive, développement des voies routières pour l'automobile, tourisme intensif). Mais là où il se réveille, c'est exactement là où les écologistes n'y avaient pas pensé. Manger bio c'est bon pour sa santé : c'est pas très convainquant, on mange de la M... et on n'est pas mort ; ça pollue pas : on s'en fout on respire quand même ! Par contre quand on chiffre le bilan financier du réchauffement climatique, et qu'on chiffre le nombre de réfugiés climatiques qui risquent d'envahir nos pays riches parce que sécheresse chez eux, pénurie d'eau (=guerre), tempêtes etc ... là on retourne sa veste vite-fait. Mais pour pas dire qu'on a eu tort, faut être fûté : alors on invente des mots (développement durable), on nous ressort des tramways (projets futuristes) etc ... Mais faut il être mauvais joueur ? après tout n'est ce pas le résultat qui compte ?
P.S. dans le docu d'Al Gore, il explique aussi comment il y a des gens qui sont chargés de s'infiltrer pour mettre le doute sur les données scientifiques, ce qui fait qu'à la fin, le piéton moyen ne s'y retrouve plus et fini par retourner au SUPERMARCHE en se disant "tout ça c'est des c... pour faire peur".
un lien,à mon avis intéressant:
http://programmes.france2.fr/vu-du-...
ça exlique bien que les façons de détruire notre environnement sont multiples, le côté exponentiel de cette destruction et le risque d'irréversibilité.
Je suis tres decu de votre article qui fait l amalgame entre les "bobos" et les ecologistes. La premiere categorie est une creation de l esprit d un americain, comment peut on concilier etre riche et bourgeois et la vie de boheme : impossible.
Moi je suis ecologiste et tres peu riche, en fait j avais droit au RMI en debut d année et ca a duré 1 mois seulement faute de renvoyer leur maudit papier, donc je n ai ni assedic ni RMI , ni salaire ni heritage , ni non plus d aide de ma famille pauvre elle aussi. ET POURTANT la nourriture que je consomme (je suis contre la surconsommation je precise mais contrairement a ce que vous dites tous les etres vivants sur terre CONSOMME den la nourriture alors arretez les amalgames) est de la nourriture bio ou bio maison, que reprochez vous a une personne qui achete un aliment qui a été produit sans polluer la terre ou on le cultivait par des centaines de produits chimiques, etes vous stupide ? Si souci il y a c est le commerce de produits non bio, faut pas rever chez LIDL ou autre ED ON MAGE DE LA MERDE CHIMIQUE. Moi n etant pas riche je fais ce que je peut pour rester au maximum ecolo, dans l habit la nourriture ma consommation d energie , l eau... alors si quelqu un est riche et qu il si met aussi c est toujours mieux que rien non. Maintenant au sujet des pressions politiques, si vous mettez en la politique l espoir d un futur plus ecolo alors c est que vous n avez rien compris, ils sont la parce qu ils sont bons acteurs et qu ils recherchent le pouvoir en majorité, et si ils etaient de braves gens avec des idees d avenir interessantes pour l humanité ne rever pas ils se feraient tuer bien avant d avoir agit, ceux qui controlent le monde ne veulent pas qu on detruise leur "BEAU" systeme economique qui ne profite qu a eux......
1) J'aimerais que vous ne me fassiez pas dire n'importe quoi - et que donc, avant d'attraper le clavier, vous vous assuriez de ce qui a vraiment été dit.
2) Que vous vous passiez de proférer des insultes, qui plus est, gratuites et mal venues.
A bon entendeur ...
Bjr
merci pour cce billet fort intéresant
il y a cependant quelques
point obscurs : 'les bono et autres imposteurs me gonflent grave' ...
qu'entends tu par làb? bonne continuatuion 
Oulah! C'est un peu long à expliquer. Disons qu'ils font partie des bobos bien pensants qui, s'ils médiatisent des problèmes importants (et c'est bien, certes), ne se contentent que de mauvaises solutions, proposées justement par ceux-là mêmes qui perpétuent la misère et l'asservissement.
Bob Geldof, Bono, et les autres milliardaires du rock se sont largement enrichis grâce à leurs coups de gueule médiatiques pour éveiller la bonne conscience occidentale, tout en n'oubliant pas de vendre leur camelote. A-t-on vu une quelconque amélioration pour les populations pauvres en Afrique?
Ils se contentent largement des promesses de gouvernements occidentaux - qui sont en grande partie responsables de la situation en Afrique (subventions agricoles, soutien aux régimes corrompus, pillage des ressources et des services publics tout en donnant de l'argent aux gouvernements qui n'ira pas, et ils le savent pertinemment, aux populations en détresse) et qui ne sont pas prêts à céder d'un pouce.
On a vu ce qui s'est passé pour le tsunami: un extraordinaire afflux d'argent, le rapatriement des touristes, la reconstruction rapide de lieux hautement touristiques, la construction d'habitations "témoins" et pas grand-chose d'autre.
Ceux qui ont l'argent veulent l'employer comme ils l'entendent (avec leurs préjugés et leur conception de ce qui est "bon" pour les autres) sans prendre en compte les réalités sur le terrain.
Voir ici pour les concerts de Geldof pendant le G8 en Ecosse.
http://www.cadtm.org/article.php3?i...
aide alimentaire:
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
Le tsunami: http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
Qu'est devenu, depuis, le tas d'or destiné aux victimes sur lequel étaient assises les ONG, dont toutes celles qui s'étaient créées pour la circonstance?
Médecins sans Frontières a été la seule ONG à avoir eu l'honnêteté de dire "Stop! L'argent que vous nous donnez est suffisant pour notre mission d'aide d'urgence. Si vous voulez donner encore, envoyez vos dons pour d'autres causes".
Hélas, les causes qui ne sont pas mises en scène par les médias sont ignorées.
Voilà, ce serait bien long à expliquer plus avant, d'autant qu'on nous submerge de contre informations et que la réalité de ces grandes opérations médiatiques n'est que rarement analysée.
Quant à Bono et sa femme, ils ont créé une ligne de vêtements "éthiques". Encore des trucs de "bobos".
http://www.u2achtung.com/01/news/ne...
"Ce n'est qu'une fois ces mesures appliquées que l'achat de produits verts se substituera à la façon actuelle de consommer, au lieu d'en être une alternative."
Pour l'instant ce n'est qu'une alternative mais est-ce que justement ce n'est pas déjà bien? Je pense que ça permet déjà de faire connaitre aux gens les priorités que tout le monde devrait avoir via le bouche à oreille. Vaut-il mieux imposer au gens une façon de penser ou alors les convaincre de cette façon de penser?
Ce n'est PAS une idéologie politique où on chercherait à faire adhérer le plus grand nombre.
Il s'agit de changer radicalement de politique afin de cesser de détruire égoïstement la planète.
Et la prise de conscience a intérêt à se faire très vite et au niveau planétaire si on ne veut pas laisser un champ de ruines aux plus jeunes d'entre nous!
Ce qui est criminel, c'est de tergiverser et de ne pas prendre les mesures urgentes nécessaires pour protéger les populations et le patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres. Bien au contraire.
Avant d'entamer ce débat subversif et polico-politicien, il convient davantage d'éveiller les consciences de chacun au devenir de notre planète et de celui de nos descendants. Agissons chacun pour préserver ensemble.
Oui, c'est vrai ça, à quoi bon polémiquer, y a pas le feu au lac!
On va commencer par faire son petit tri sélectif et son compost au fond du jardin, puis on va dire au voisin d'utiliser moins de pesticides parce que ce n'est pas bon pour la planète qu'on va laisser à nos enfants et, au supermarché, on conseillera aux gens qu'on rencontre d'acheter bio et de prendre les produits verts et d'éviter les produits avec des OGM. Tranquille.
Pas besoin d'embêter les responsables politiques pour si peu: il ont bien d'autres chats à fouetter! Surtout qu'ils se décarcassent pour régler les problèmes d'intérêt public.
Comme:
- Construire de nouvelles autoroutes
- satisfaire les besoins des patrons-routiers
- créer des structures pour encourager les voyages en avion plutôt qu'en train
- supprimer les gares de proximité - et tous les services publics du même nom - et favoriser la création de nouvelles grandes surfaces, ce qui, par là même, permet de booster l'industrie automobile
- soutenir l'agriculture intensive et la culture des OGM en plein champ
- construire de nouvelles centrales nucléaires
- J'en passe
Toutes ces mesures n'ayant, évidemment, aucune incidence sur l'environnement.
Bien sûr qu'il ne faut pas lancer de débat stérile "politico-politicien subversif", juste pour critiquer, et laisser faire le gouvernement qui convoque à grands frais un "Grenelle de l'environnement" pour ne tenir compte d'aucune des préconisations des organisations de défense de l'environnemement et pour, au contraire, favoriser les lobbies industriels au détriment de la santé publique.
Ca, je ne l'invente pas! Il suffit de se renseigner un peu auprès de spécialistes non affiliés aux lobbies.
Même un enfant de cinq ans comprendrait que la politique actuelle va complètement à l'encontre de la préservation de l'environnement et du "devenir de la planète" et qu'il pratique, au contraire, la politique de la terre brûlée.
Sur quelle planète vivez-vous donc?
Il est du DEVOIR des citoyens de s'élever et de lutter contre les abus de pouvoir d'une minorité.
Il est du DEVOIR des élus d'oeuvrer dans l'intérêt de l'ensemble de la population. Or, ce n'est pas le cas. Loin de là!
Alors, qu'est-ce qu'on fait? On ferme les yeux et on prie?
oaouh ça chauffe là, attention au réchauffement planétaire !!
ok je sors
!!
Moi je ne vois pas o^sont les raisons d'espérer...
quelle vision pessimiste ..