Hillary, la guerre et l'Empire
Par emcee le dimanche 15 juillet 2007, 19:18 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Hillary Clinton, qui ambitionne l'investiture Démocrate, et qui est la candidate favorite du Capital, est-elle un peu de gauche?
Y aura-t-il un changement radical aux Etats-Unis quand la bande de tarés fous de guerre et fous de dieu, et menteurs, avec ça, auront débarrassé le plancher?
Des éléments de réponse (peu optimistes, avouons-le) dans l'article de William Blum, tiré de Dissident Voice
Le 10 juillet 2007
Read This or G.W. Bush Will be President the Rest of Your Life
Lisez ceci ou G Bush sera président jusqu'à la fin de votre vie
Néocons, théocons, dèmecons, ex-cons, et futurs cons (- ervateurs)
Qui, d'après vous, a dit ce qui suit, le 20 juin?
a) Rudy Giuliani;
b) Hillary Clinton;
c) George Bush;
d) Mitt Romney;
e) Barack Obama?
"L'armée américaine a fait son travail. Voyez ce qu'ils ont accompli.
Ils se sont débarrassés de Saddam Hussein.
Ils ont donné aux Irakiens la possibilité d'avoir des élections libres et équitables.
Ils ont donné au gouvernement irakien la possibilité de commencer à démontrer qu'il avait réalisé qu'il lui fallait prendre les difficiles décisions politiques nécessaires pour offrir au peuple irakien un meilleur avenir. Donc, l'armée américaine a réussi. C'est le gouvernement irakien qui n'a pas su prendre les décisions énergiques importantes pour son peuple".
Exact. C'est la femme qui veut devenir présidente.
Parce que … parce que … elle veut être présidente. … parce qu'elle pense que ce serait chouette d'être présidente … pas d'autre raison. Pas de cause majeure, pas de désir profond de changement de la société américaine ni de celui de créer un monde meilleur. … elle pense seulement que ce serait chouette, et même super, d'être présidente.
Et que laisser aux affaires l'Empire Américain, avec son traintrain qui engendre l'horreur et le malheur ce n'est pas un problème; elle ne voudrait pas passer pour la présidente qui a précipité la chute de l'Empire américain.
C'est à la conférence "Reprendre l'Amérique" (“Take Back America”), où elle s'adressait à des progressistes, des Démocrates engagés, de gauche, qu'elle a prononcé les paroles ci-dessus.
Elle n'avait pas à leur fourguer de rhétorique guerrière cocardière - ce qu'ils voulaient entendre c'était un message de paix (et elle bien sûr leur en a offert un peu également, pour leur faire plaisir) - nous pouvons, donc, supposer que c'est vraiment ce qu'elle ressent. Si cette femme a des sentiments.
Pensez aux raisons pour lesquelles vous êtes contre la guerre. N'est-ce pas en grande partie à cause de toutes les souffrances atroces infligées aux pauvres en Irak par l'armée américaine? Hillary Clinton s'en contrefiche, littéralement.
Elle estime que l'armée "a réussi". A-t-elle jamais utilisé les termes d'"illégal" ou "immoral" pour désigner ce conflit?
Je pensais que Tony Blair faisait partie de l'aile droite ou de l'aile conservatrice du parti travailliste britannique.
J'ai compris un jour que c'était une définition incorrecte de son idéologie.
Blair est un conservateur, un foutu "tory". Comment il a échoué au Parti travailliste, c'est une question sur laquelle je ne me suis pas encore penché.
Hillary Clinton, cependant, je le sais depuis longtemps, elle, est conservatrice; en remontant au moins aux années 80, alors qu'elle était l'épouse du gouverneur de l'Arkansas, elle a soutenu vigoureusement les escadrons de la mort tortionnaires connus sous le nom de Contras, qui étaient l'armée par procuration de l'Empire américain au Nicaragua.
Et maintenant, nous apprenons dans le vénérable magazine conservateur américain, le "National Review" de William Buckley, dans un éditorial de Bruce Bartlett (conseiller du président Reagan, responsable du Trésor sous George Bush père, membre de deux des plus importants laboratoires d'idées des conservateurs, The Heritage Foundation et the Cato Institute: Vous imaginez le tableau) qu'il est pratiquement sûr que ce sont les Démocrates qui vont gagner les élections de 2008.
Alors, quoi faire? Soutenir celui qui, au parti démocrate, est le plus conservateur.
Il écrit:"Pour les gens de droite qui veulent bien passer outre l'idée que tous les candidats démocrates sont interchangeables, il est clair que c'est Hillary Clinton qui est la plus conservatrice.
On dit la même chose dans "Fortune", le principal magazine américain sur le milieu des affaires, qui publiait récemment en couverture une photo de Hillary Clinton avec ce titre: "Le monde de l'entreprise adore Hillary".
Est-ce que ceux qui adorent l'idée qu'une femme soit présidente s'intéressent à cela?
N'ont-ils jamais entendu parler de Margaret Thatcher qui a fait tout ce qu'elle a pu pour démanteler le formidable système de sécurité sociale au Royaume Uni, une mesure réactionnaire parmi une centaine d'autres?
La plupart des partisans de Clinton seraient ravis de voir se terminer cette horreur quotidienne en Irak et ils ne tiendront probablement pas compte des propos de Ted Koppel, le journaliste bien en cour dans les milieux politiques, qui a récemment raconté que quelqu'un - qui avait occupé un poste important au Pentagone et qui à l'occasion renseigne Clinton sur ce qui se passe dans le Golfe Persique - lui avait rapporté qu'elle pense que les troupes américaines seront toujours en Irak à la fin de son premier mandat, voire d'ici la fin du second.
Le sempiternel combat entre les bons et les méchants
Les Etats-Unis et l'OTAN, la filiale dont ils détiennent 100% des actions, bombardent régulièrement l'Afghanistan, tuant un nombre variable de terroristes (ou de "terroristes", connus également sous le nom de civils, connus aussi sous le nom de femmes et enfants).
Ces opérations, perpétrées contre des populations complètement vulnérables face à des attaques aériennes, se produisent à intervalles réguliers.
Au cours des six premiers mois de l'année, il a été établi que les forces US/OTAN ont tué plus de personnes que les Taliban et tous ceux qui luttent contre l'occupation de leur pays par les pays occidentaux. Et dès la première semaine de juillet, 133 victimes de bombardements venaient encore s'ajouter à ce bilan.
Les porte-parole US/OTAN nous expliquent que ces accidents regrettables se produisent parce que l'ennemi met délibérément les civils en danger pour susciter la colère de la population contre les troupes étrangères. On nous raconte parfois que l'ennemi s'était installé dans le même endroit que les victimes civiles, afin de s'en servir de "boucliers humains" (Los Angeles Times, 6 juillet 2007).
Une explication à cela: l'ennemi sait à l'avance quel bâtiment spécifique est sur le point d'être bombardé et, donc, il y fait rentrer vite fait un groupe de civils avant que ça commence.
Ou alors, c'est un endroit où vivent des civils normalement et, apprenant que ce bâtiment va être bombardé, l'ennemi y dépêche un groupe de partisans pour qu'ils puissent mourir avec les civils.
Ou encore, ce qui semble être l'hypothèse la plus vraisemblable, l'ennemi n'a pas connaissance du lieu qui va être bombardé, et dans ce cas-là, c'est que les civils s'y trouvent forcément en permanence, c'est-à-dire qu'ils y habitent. Et il se pourrait même que ce soit les femmes et les enfants de l'ennemi.
N'y a-t-il pas de limite à l'ingéniosité perverse ou à la perversité ingénieuse de cet ennemi-là?
Les responsables occidentaux nous disent également que l'ennemi attaque depuis des positions civiles, dans l'espoir d'attiser le feu entre l'Afghan lambda et les forces internationales.
Probablement que les insurgés s'attaquent à des installations militaires occidentales ou à des concentrations de troupes placées à proximité.
Ceci nous amène à la question suivante: pourquoi donc les forces armées occidentales construisent-elles des installations militaires ou concentrent-elles leurs troupes à proximité de zones civiles, mettant, ainsi, sciemment, la population civile en danger?
Les chefs militaires US/OTAN prétendent que toute comparaison entre les victimes des forces occidentales et celles des Taliban est foncièrement injuste parce qu'il faut faire une nette distinction morale entre des morts accidentelles résultant d'opérations militaires et le massacre délibéré d'innocents par des activistes.
"Pas un seul soldat ne se réveille le matin avec l'intention de faire souffrir des civils afghans" a déclaré le commandant John Thomas, porte parole de l'ISAF (International Security Assistance Force) sous commandement de l'OTAN. "Et si un accident se produit, nous en sommes terriblement terriblement désolés".
N'est-ce pas un langage réconfortant? Une personne sensible et sensée peut- elle ignorer qui sont les bons ici?
Au cours de ses nombreux bombardements, du Vietnam à l'Irak, Washington n'a cessé de répéter au monde entier que les morts civiles étaient accidentelles et qu'ils étaient terriblement désolés.
Mais si vous allez larguer des bombes puissantes sur une zone habitée, et que vous apprenez ensuite qu'il y a eu un certain nombre de victimes "accidentelles", et que le lendemain vous bombardez à nouveau … à quel moment n'avez-vous plus le droit de dire que ces morts étaient "accidentelles".
Au cours des 78 jours de pilonnage de la Serbie par les forces US/OTAN en 1999, qui a fait de nombreuses victimes civiles, il y a eu le bombardement d'un immeuble de bureaux à Belgrade – où travaillaient des employés de partis politiques, de stations de radio et de chaînes de télé, d'une centaine d'entreprises privées, et plus encore.
Mais avant que les missiles ne soient tirés sur cet immeuble, les stratèges de l'OTAN ont évalué les risques: "Nombre de victimes probable: 50-100 parmi employés administration et partis politiques. Civils: 250. Appart's dans rayon de l'explosion".
Les stratèges prévoyaient qu'environ 250 civils qui vivaient dans des immeubles voisins risquaient d'être tués en plus de 50 à 100 employés du gouvernement ou de partis politiques, également innocents de tout crime punissable par la peine capitale.
Donc, de quoi s'agit il ici? Nous avons des hommes adultes qui se disent: "On va faire A, et on pense que le résultat pourrait bien être B. Mais même si c'est bien le cas de figure B qui se produit, on va annoncer au préalable – et on insistera encore après – que c'était accidentel.
Cela a été, en fait, pire que ça. Comme je l'ai développé ailleurs, l'objectif principal des bombardements en Serbie (ce qu'ont reconnu les autorités de l'OTAN) était de rendre la vie de la population si insupportable qu'elle lâcherait Slobodan Milosevic.
C'est en fait la définition classique du "terrorisme", tel qu'il est en usage au FBI et aux Nations Unies, à savoir: utiliser la violence – ou menacer de le faire - à l'encontre de populations civiles pour forcer un gouvernement à changer de politique.
Un autre exemple qui montre qu'on ne peut pas attendre de "l'ennemi" qu'il se comporte aussi bien que les bons Américains bien pieux…
Les responsables du ministère de la Défense ont déclaré qu'ils pensaient qu'au moins 22 (et peut-être même jusqu'à 50) ex-prisonniers de Guantanamo étaient retournés sur le terrain pour combattre les Etats-Unis et ses alliés. Le Ministère de la Défense a parfois fait valoir cette éventualité pour justifier son opposition à la libération de prisonniers ou à la fermeture de Guantánamo.
Mais est-ce imaginable, sans parler de vraisemblable, qu'après 3, 4 ou 5 ans passés dans l'enfer de Guantánamo même des prisonniers peu enclins au terrorisme (beaucoup d'entre eux ayant été arrêtés pour des raisons sans rapport avec le terrorisme) puissent avoir développé une haine profonde vis-à-vis de leurs geôliers et une soif terrible de vengeance?
Ne croyez rien tant que cela n'a pas été officiellement démenti.
Ceux qui ont lu mes cogitations au fil des ans, savent déjà que l'attentat contre le vol 103 de la PanAm en décembre 1988 au dessus de Lockerbie en Ecosse, et où 270 personnes ont trouvé la mort, est un des mes chevaux de bataille.
Quand le "Livre Noir de l'Empire Américain" sera écrit, il faudrait penser à Abdelbaset Ali Mohmed al-Megrahi, un libyen qui a passé ces 6 dernières années en prison, accusé de l'attentat de Lockerbie. Moi et bien d'autres, dont un certain nombre de personnes qui occupent des postes importants dans la magistrature, nous répétons depuis des années que les preuves contre lui sont très minces et peu crédibles. Aujourd'hui un tribunal en Ecosse l'a admis et a accordé à Megrahi le droit à un deuxième appel. On nous donne donc raison à moi et aux autres soi-disant "théoriciens du complot". Même si Megrahi n'est pas encore sorti.
Pour résumer, les événements politiques internationaux essentiels se sont déroulés ainsi: pendant bien plus d'un an après l'attentat, les USA et le Royaume Uni ne cessaient de répéter que c'étaient l'Iran, la Syrie et un groupe palestinien qui en étaient responsables, disant qu'il s'agissait de représailles après la destruction par les Américains d'un avion de ligne iranien au-dessus du Golfe Persique, et où 290 personnes avaient péri (un acte considéré comme un accident par les Etats-Unis, mais qui a eu lieu à cause de l'intrusion délibérée des Américains dans la guerre Iran-Irak aux côtés de l'Irak).
C'est ensuite, en 1990, qu'a commencé la préparation à l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis (les pays passent bien vite du statut d'alliés à celui d'ennemis sur l'échiquier de l'empire) et là, le soutien de l'Iran et de la Syrie était nécessaire. C'est alors que, brusquement, en octobre 1990, les Etats-Unis ont déclaré que c'était finalement la Libye (l'Etat arabe qui soutenait le moins les préparatifs pour la guerre du Golfe et les sanctions contre l'Irak) qui était à l'origine de l'attentat. Les noms de Megrahi et d'un autre Libyen étaient cités.
La décision récente du tribunal écossais, aussi logique et justifiée soit elle, est tout de même une grande surprise. Quand il s'agit de tout ce qui est lié à la guerre contre le terrorisme, le Royaume Uni et les Etats-Unis ne brillent pas particulièrement par leur logique ou leur sens de la justice.
Donc, quelle pourrait bien être la raison pour laquelle ils font ou permettent de faire ce qu'il se doit, pour une fois?
Ne serait ce point parce que l'Iran serait ainsi accusé d'être l'instigateur et le commanditaire de ce crime et que cet argument serait utilisé pour les forcer à renoncer à leur programme nucléaire? Ou pour justifier une attaque américaine? Mais alors, bien entendu, les Etats-Unis devront expliquer pourquoi ils ont accusé à tort la Libye et accepté - et fortement poussé à ce qu'un innocent soit incarcéré à vie.
Voilà un dilemme fort intéressant. Ce serait très divertissant d'entendre Bush tenter de nous donner des explications sur ce coup-là. (Cheney, lui, refuserait tout simplement d'en parler, disant que c'était une affaire "classée". Ou dirait au journaliste d'aller se faire foutre). Et ce dilemme est encore plus intéressant dans la mesure où c'est l'administration de George Bush père qui a porté l'accusation contre la Libye. Son ministre de la défense à l'époque était un monsieur du nom de Richard B. Cheney.
Un mariage idéal
L'ancienne conseillère à la Maison Blanche, Harriet Miers, a dit une fois de G Bush que c'était l'homme le plus intelligent qu'elle ait jamais connu. Elle n'est désormais plus seule dans sa drôle de petite cellule capitonnée.
Le 10 juin, au cours de la visite du président en Albanie, sans doute le pays européen le plus arriéré, autant aujourd'hui qu'à l'époque où il faisait partie des satellites de l'Union Soviétique, les joyeux habitants de la ville de Fushe Kruje criaient "Bushie! Bushie!" et le premier ministre albanais, enthousiaste déclarait que c'était l"hôte le plus important et le plus distingué qu'ils aient jamais reçu ".
Cet épisode a été rapporté par le chroniqueur du Washington Post, Eugene Robinson, ce qui a inspiré à un lecteur un courrier dont voici un extrait: "En ce qui concerne le billet d'Eugene Robinson du 12 juin, c'était sûr qu'il y aurait quelqu'un pour ricaner de la réception du Président Bush par les Albanais … (Robinson) qui écrit avec condescendance "un merveilleux moment de Borat à l'envers" … le soutien des Etats-Unis à l'Albanie après la chute du communisme explique la gratitude des Albanais pour les Etats-Unis."
Ah, oui, la magnifique chute du communisme et la naissance encore plus magnifique de la démocratie, de la liberté, du capitalisme, de la pauvreté galopante et des privations dans l'ex- Union Soviétique!
Ce qui s'est effectivement passé c'est que la première élection dans l'"Albanie libre", en mars 1991, s'est soldée par une victoire écrasante des communistes.
Et qu'ont fait alors les Etats-Unis? Bien entendu, ils se sont lancés dans une campagne destinée à renverser ce même gouvernement élu. L'année précédente, dans la Bulgarie voisine, autre ancien satellite de l'URSS, les communistes avaient également gagné les élections. Et les Etats-Unis ont également renversé le gouvernement. Ce sont les premiers gouvernements de l'ex-Union soviétique et de ses satellites à avoir subi un renversement pacifique orchestré et financé par les Etats-Unis.
"Le seul devoir que nous ayons envers l'Histoire est de la réécrire" - Oscar Wilde
Certains événements internationaux ne s'achèvent jamais, si ce n'est dans les livres d'histoire où ils sont estampillés "terminé". Ils ne cessent de ressurgir aux infos du jour, déclenchant à nouveau chaque fois polémique et malaise.
Les bombes atomiques larguées sur le Japon au cours de la seconde guerre mondiale en sont un très bon exemple.
Le 30 juin dernier, le ministre de la Défense japonais Fumio Kyuma, déclarait: "Les bombardements au Japon ont signé la fin de la guerre, et je pense qu'on ne pouvait pas les éviter".
Les propos de Kyuma ont scandalisé ceux qui ont survécu aux bombardements pour lesquels l'utilisation d'armes atomiques a été un épisode effroyable, et il a dû démissionner.
Mais en même temps, ces paroles ont, nul doute, fait plaisir à beaucoup de nationalistes américains qui s'obstinent à répéter que les Etats-Unis n'avaient pas d'autre choix que d'utiliser la bombe et qui n'acceptent pas que le monde ait longtemps stigmatisé les Etats-Unis pour avoir été les premiers à utiliser une arme de destruction massive aussi épouvantable.
Kyuma avait raison sur un point. Les bombardements ont bel et bien fait cesser la guerre. Mais cela, c'est uniquement parce que les Etats-Unis voulaient que la guerre se termine comme cela, en partie pour voir si la bombe fonctionnait bien mais surtout pour signifier à l'Union Soviétique qu'après la guerre si les russkis opposaient un peu trop de résistance aux ambitions impérialistes américaines, ils avaient là un échantillon de ce à quoi ils pouvaient s'attendre.
Kyuma aurait été plus pertinent s'il avait dit: "Si les Etats-Unis avaient accepté les ouvertures de paix du Japon, les hostilités auraient pu cesser sans qu'il faille utiliser la bombe".
Contrairement à la version de l'histoire des nationalistes américains, cette version est bien documentée et incontestable.
Published on Thursday, July 12, 2007 by The Chicago Sun-Times
(William Blum is the author of: Killing Hope: US Military and CIA Interventions Since World War 2, Rogue State: A Guide to the World's Only Superpower, West-Bloc Dissident: A Cold War Memoir, Freeing the World to Death: Essays on the American Empire)
Site web: http://members.aol.com/bblum6/Ameri...
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Note perso
Aux US, ils voudraient bien se débarrasser de ce boulet qu'est la guerre en Irak. Une majorité d'électeurs a clairement indiqué son aversion pour cette guerre qui, pour les moins politisés d'entre eux (tsunamiquement majoritaires), coûte cher aux Etats-Unis (en fonds et en hommes, abstraction étant faite des hommes, femmes et enfants irakiens, ces êtres immatériels exempts de sentiments, à part une haine abjecte pour la "démocratie") et qui, pour les autres (une grosse poignée, tout de même) est une imposture et une agression honteuse de l'Empire sur des populations innocentes.
Sondages: http://www.strategic-road.com/pays/...
C'est la raison pour laquelle une majorité d'électeurs s'est mobilisée pour élire les Démocrates au Congrès américain, dans l'espoir qu'ils sauraient mettre fin à ce bourbier.
Espoir plutôt vain, semble-t-il, puisque, pour l'instant, les démocrates sont bien frileux sur la question. Certains d'entre eux (pas franchement opposés sur le fond, mais n'osant pas le proclamer, de peur de perdre tout crédit auprès de leurs électeurs) ne demandent que bien mollement le retrait des troupes US d'Irak et se gardent de chercher à déclencher un débat sur le bien-fondé des guerres impérialistes.
Quant à Hillary, eh bien, si elle avait initialement voté pour la guerre en Irak, elle semble plus mitigée aujourd'hui. Pas vraiment contre la guerre en soi (toute cette démocratie à restaurer et tous ces boys à soutenir), la candidate à la candidature démocrate, elle, pense apparemment (je schématise) que c'est Bush, le problème.
Entre autres, non?
Et si, une fois présidente, elle se retrouve avec le bébé (ce qui est pratiquement sûr), que fera-t-elle?
Après la mort de Kennedy, Lyndon B. Johnson, le vice-président (démocrate, donc), prenait la suite. Son objectif: "déclarer la guerre à la pauvreté". Au lieu de cela, ce fut l'escalade au Vietnam.
Le Vietnam a été ravagé, la pauvreté, elle, court toujours. Elle a même proliféré.
Bill Clinton, lui, c'était la réforme de la couverture santé qu'il avait promise.
A ce jour, il y a toujours plus d'Américains sans couverture santé.
Avec Ms Hillary Rodham Clinton, pas de promesses exagérées.
Programme raisonnable. Le pays, le drapeau, l'hymne, l'armée, l'entreprise, des trucs simples comme ça. Pas de choix de société, évidemment. La continuité en douceur. Le néo-libéralisme à la vaseline.
Et quelques trucs vaguement humanistes - s'ils n'entament pas le moral des entreprises, évidemment. (Comme cette foutue sécu – où elles ont dû déployer toute leur énergie pour conserver le statu quo).
Mais, elle ne s'oppose pas à la peine de mort, est personnellement contre l'avortement et pense que l'homosexualité, ce n'est pas naturel.
Mais, ils vivent sur quelle planète, ces cons?
Aaargh! Et dire que c'est cela que vont subir ces pauvres Américains après 8 ans d'enfer. Ca fait froid dans le dos, non?
C'est ça ou Obama, le même … en couleur.
Ah, nous, on a bien de la chance ,en France.
Ca n'a vrai-ment RIEN à voir.
Quelques liens:
Les Démocrates et la guerre en Irak.
Bush gagne une manche
http://www.rfi.fr/actufr/articles/0...
Les députés américains votent pour un retrait des troupes d'Irak avant avril 2008
11/07/07
http://www.lemonde.fr/web/article/0...
Les démocrates ont-ils du cran?
En ce moment, presque toute l'Amérique souhaite qu'ils demandent la destitution de Cheney et de Bush. Qui va gagner? Le peuple censé être souverain dans une démocratie ou ces faux-culs de Démocrates?
Mais faudrait pas contrarier ces gentils républicains qui n'ont pourtant pas hésité à chercher à destituer un autre Clinton – Bill - pour des affaires qui ne regardaient que lui et son cercle intime.
Ah, c'est pas le PS, chez nous, qui ferait ça: marquer la droite à la culotte, de peur de perdre des électeurs … de droite.!
O pôvre! Ils sont mal barrés, les yankees.
………………………………………………………………………………………………
Et puis, pour un peu plus d'infos sur l'Irak, deux papiers intéressants:
Dans Libé: «On m’a dit qu’il valait mieux un Irakien mort que blessé»
(Des militaires revenus d’Irak témoignent dans la presse américaine).
et, en anglais, dans ''Common Dreams'', l'armée US, ne trouvant plus assez de volontaires pour aller faire le coup de poing en Irak, recrute des criminels. (auparavant, elle avait largement pioché dans la population immigrée en leur faisant miroiter la naturalisation - posthume de préférence, sans doute)
Au temps pour les populations civiles qui vont subir encore plus d'"accidents" collatéraux!

Pas en mon nom
http://www.respectcoalition.org/art...
Commentaires
La notion droite/gauche aux États-Unis n’est certainement pas la même qu’en Europe. Cela me fait souvent sourire quand on considère les démocrates comme étant de gauche.
Cela peut paraître bizarre, mais les américains quand ils élisent un républicain, ils estiment qu’ils choisissent généralement ce qu’on appelle les « Social Concervatives » c’est à dire des modérés. Incroyable !
Je pense que de toute façon, les démocrates (Hillary comprise), sont assujettis au même titre que les républicains, aux desideratas de puissants lobbies. Il n’y a que la rhétorique qui change.
C'est exact: les démocrates américains ne sont pas de gauche, même s'ils comptent dans leur électorat - faute d'autre choix - des gens de gauche.
Les Démocrates se divisent en deux tendances avec qui ils doivent composer pour être élus: des progressistes (nord) et des conservateurs (sud et ouest). Ils ont à la fois l'électorat progressiste - dont les minorités, noires en particulier - et celui des Blancs du Sud ségrégationniste. Et sans l'un ou l'autre, ils ne peuvent espérer gagner les élections.
Ils doivent donc manœuvrer (entre autres) entre ces groupes antinomiques.
Difficile, dans ces conditions, de présenter un programme cohérent.
Pour leur compliquer encore plus la tâche, les campagnes électorales, de plus en plus dispendieuses (et vouées désormais à une bataille d'image-s et de petites phrases assassines), impliquent que les candidats disposent de ressources personnelles importantes et d'un soutien financier de grandes entreprises privées.
Et tout cela avec la complicité des grands médias et des instituts de sondages.
Tout le système explique donc que les candidats démocrates (souvent issus de la bourgeoisie et des élites universitaires) ne peuvent pas se prévaloir de la "gauche", ce qui est, de surcroît, avec l'animosité viscérale ambiante vis-à-vis du "socialisme", culturellement impossible aux Etats-Unis.
C'est, hélas, la tendance qui prévaut également actuellement dans notre propre pays.
Avec un président qui calque le modèle Républicain à la virgule près et (pas beaucoup mieux) une prétendante qui, refusant de son propre chef de s'appuyer sur le programme socialiste, fait des appels du pied à la droite centriste tout en promettant qqs mesurettes à la gauche.
SR, qui, comme H. Clinton, affiche des convictions traditionnellement ancrées à droite (travail – famille – patriotisme – armée - enfermement des mineurs dans des camps, etc.).
SR qui renie après les élections deux des principales mesures sociales de son pacte présidentiel (généralisation des 35h et SMIC à 1500 €).
SR, enfin, qui, refusant d'assumer la défaite cuisante qu'elle a fait subir à l'ensemble de la gauche, veut s'approprier le parti.
La gauche, la vraie, va-t-elle renaître après cela?
Rien n'est moins sûr.
Salut emcee, je t'écris ici car impossible de le faire sur ton dernier billet "tuer tue", comme de lire la suite de l'article. Si c'est une fausse manip, te voilà au courant, en effet les premiers mots sont très alléchants...
"emcee m'a frustrer"
mon post précédent devient sans objet, à ~ 0h30 la totalité du billet était disponible: Impressionnant.
Merci, zozo
Oui, j'étais en train de terminer de mettre en page, mais l'hébergeur faisait des siennes et ça n'avançait pas pour insérer les illustrations.
La voie est libre maintenant ...
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