Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir …
Par emcee le mardi 10 juillet 2007, 12:36 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Les 9 de MOVE, vous connaissez?
Et Mumia?
Ils ont plein de points communs:
D'abord, ils sont en prison.
Aux Etats-Unis.
Depuis la nuit des temps. 30 ans pour les premiers. 25 pour le dernier.
Accusés de meurtres de policiers.
A la suite de procès foireux.
Ensuite, ils ont lutté ensemble contre le système.
A Philadelphie.
Enfin, ils sont noirs.
Mais si les uns attendent une (très) hypothétique libération conditionnelle
pour 2008, Mumia, lui, essaie de survivre.
Dans le couloir de la mort.
Voici un article sur MOVE, publié dans
Dissident Voice ,http://www.dissidentvoice.org/ le 3
juillet 2007
"ATTENTION, MOVE! This is America!"
Source: At the
22nd Anniversary of May 13, MOVE Organizes for 2008 Parole
Hearings
by Hans Bennett / July 3rd, 2007
"Ecoutez, MOVE, c'est l'Amérique qui vous
parle!"
Ce sont les paroles qu'a prononcées dans un mégaphone Sambor, le commissaire
de police de Philadelphie le 15 mai 1987 quelques minutes avant de faire donner
l'assaut du siège du mouvement révolutionnaire MOVE.
Cet assaut s'est soldé par la mort de 5 enfants et de 6 adultes, dont John
Africa, un des membres fondateurs de Move. Après que la police eut tiré 10000
munitions d'armes à feu à l'intérieur de leur maison de Philadelphie ouest;
qu'un hélicoptère eut largué sur le toit de la maison un engin explosif C4, fourni illégalement par le
FBI.
L'explosif a provoqué un incendie qui a ravagé 60 habitations, tout un groupe
de maisons mitoyennes d'un quartier bourgeois noir. Portant le jeune Birdie
Africa, la seule autre survivante, Ramona Africa échappant aux tirs, a réussi à
s'enfuir de la maison en flammes, et en gardera des cicatrices à vie.

Incendie du siège de MOVE
Aujourd'hui Ramona se rappelle. Elle était au sous-sol avec les enfants
quand l'assaut a été donné. " Les lance-eau déversaient des tonnes d'eau dans
la maison. Puis, les explosifs ont fait sauter l'avant de la maison, et
ensuite, ils ont lancé des bombes lacrymogènes. Après des tirs nourris à balles
réelles, tout est redevenu calme. C'est alors qu'ils ont bombardé la maison
sans sommation.
Au début, dans le sous sol, nous n'avions pas réalisé que la maison était en
feu parce qu'il y avait tellement de gaz lacrymogène qu'on ne voyait pas la
fumée de l'incendie. Nous avons ouvert la porte et nous sommes mis à crier que
nous sortions avec les gamins. Les gamins criaient aussi. Ils nous avaient
entendus, mais à l'instant même où nous nous sommes arrivés sur le seuil de la
porte, ils se sont mis à nous tirer dessus. On entendait l'impact des balles
tout autour du garage. Ils nous ont mis en joue et ont tiré sur nous
volontairement. Il est clair que ce qu'ils cherchaient c'était tout simplement
d'éliminer les membres de MOVE, pas de les arrêter".
Après avoir survécu au bombardement, Ramona a été accusée de complot,
d'avoir organisé des émeutes et déclarée coupable de chefs d'accusation
multiples, comme de coups et blessures.
Elle encourait entre seize mois et sept ans de prison. Elle y est restée
sept ans, n'ayant pas eu droit à une remise de peine parce qu'elle avait refusé
de renier son engagement à MOVE.
Au tribunal, tous les chefs d'accusation énumérés le 11 mai sur le mandat
d'arrestation et qui ont servi à justifier l'attaque, ont été déboutés par le
juge. Ramona explique: "Ce qui prouve bien qu'ils n'étaient pas justifiés, mais
ils n'ont pas débouté les accusations qui ont été portées contre moi après ce
qui s'est passé."
A la fin du procès de Ramona en 1986, le juge Stiles a clairement signifié
aux jurés de ne pas prendre en compte tout ce qui pourrait relever d'exactions
de la part de la police ou de responsables politiques, indiquant que cela
serait examiné lors d'"autres" procédures légales. Cela n'a jamais eu lieu,
comme l'explique Ramona: " Pas un seul responsable politique, pas un seul
membre de la police ou autre n'a jamais été inquiété pour l'assassinat de ma
famille".
"Il ne faudrait pas se laisser abuser par ce gouvernement quand il emploie
des mots comme 'justice'. Les membres de ma famille, qui étaient les parents de
la plupart de ces enfants qui ont été assassinés le 13 mai, sont à ce jour en
prison depuis près de trente ans, accusés d'un meurtre qu'ils n'ont pas commis,
qu'aucun témoin ne les a vu commettre. Et pendant ce temps, ceux qui ont
assassiné leurs bébés reçoivent encore leur paie à la fin du mois, ont toujours
pignon sur rue et n'ont jamais effectué un seul jour de prison".
Les origines du conflit
Le bombardement en 1985 par la police a été le point culminant des
nombreuses années de répression politique de la part des autorités de
Philadelphie. Il y a eu beaucoup d'articles de publiés sur les événements du 13
mai 1985, mais on a moins parlé des "MOVE 9" (les neuf de Move): Janine,
Debbie, Janet, Merle, Delbert, Mike, Phil, Eddie, et Chuck Africa. Ces neuf
membres de Move ont été condamnés conjointement pour le meurtre en 1978 du
policier James Ramp au bout d'une année de surveillance de la maison de Move
dans le village de Powelton.
En 2008, ils vont pouvoir déposer une demande de libération conditionnelle.
Ramona explique:" les autorités ne sont pas venues au village de Powerton pour
procéder à des arrestations, mais dans l'intention de tuer. Comme ils n'ont pas
réussi leur coup, ils ont accusé injustement ma famille de meurtre qu'ils
savent pertinemment qu'ils n'ont pas commis, et les ont mis en prison avec des
peines incompressibles de trente ans". (…)
Un peu d'histoire d'abord
Fondé au début des années 70 par John Africa, MOVE avait pour objectif de
dénoncer et de s'élever contre toutes les injustices et tous les abus commis
contre toute forme de vie, humaine, animale ou végétale.
En plus des actions locales, MOVE organisait également des manifestations non
violentes devant les zoos ou les centres pratiquant l'expérimentation animale,
lors de débats publics, devant les antennes locales de grands médias privés, et
en divers autres endroits.
Les premiers heurts avec la police ont débuté au cours de ces manifestations
non violentes quand la police du maire de la ville, Frank Rizzo, les a réprimés
avec la brutalité qui la caractérise. Depuis le tout début, MOVE agissait sur
le principe d'autodéfense, rendant les "coups de poing par des coups de
poing".
Aujourd'hui, défendant cette idée, Ramona Africa explique "Je suis sûre que la
police a été outrée de voir que "ces nègres" leur tenaient tête, disant qu'ils
n'avaient pas le droit de venir brutaliser nos hommes, nos femmes et nos bébés
impunément. Que faut-il faire? Se caler dans un fauteuil et subir? "

Avec la politique répressive de Rizzo, la confrontation avec MOVE était
inévitable. Notoire pour sa brutalité raciste en tant que commissaire de police
en 68-71, Rizzo s'est vanté en public que ses forces de police seraient si
répressives qu'elles "feraient passer Attila pour un pédé". Il a été élu maire
en 1970 avec des slogans tels que "votez Blanc".
Et en 1979, ses forces de police ont été les premières à être mises en
accusation par le gouvernement fédéral, quand le Département de la Justice a
poursuivi, non pas seulement les responsables de la police, mais également les
autorités civiles. Le chef d'accusation accusait nommément Rizzo et vingt
autres hauts responsables de la mairie (tous ayant autorité sur la police)
d'encourager et d'inciter les brutalités policières.
Les agressions de la police vis-à-vis de MOVE se sont intensifiées quand
deux femmes de MOVE, Janet and Leesing, enceintes, ont fait une fausse couche
après avoir été cognées par les policiers et jetées en prison, privées d'eau et
de nourriture.
Le 29 avril 1975, Alberta Africa a perdu son bébé après avoir été arrêtée,
traînée depuis une cellule de détention, maintenue au sol et frappée violemment
au ventre et au vagin.
La nuit du 18 mars 1978, sept membres de Move emprisonnés venaient d'être
libérés et ils embrassaient leur famille devant leur maison de Powelton à
Philadelphie ouest, quand la police est venue s'en prendre à la foule. Six
hommes, membres de MOVE ont été agressés et battus avec tant de force qu'ils
ont souffert de traumatismes crâniens, de commotions et de fêlures.
Janine Africa a été jetée au sol et piétinée alors qu'elle tenait dans ses bras
Life Africa, âgée de 3 semaines. Life a eu le crâne défoncé et elle en est
morte. Quand MOVE a raconté aux medias les brutalités policières et la mort de
Life, la police a prétendu publiquement qu'il n'y avait pas de certificat de
naissance et que donc, le bébé n'existait pas et que MOVE mentait.
En réponse, MOVE a invité les journalistes et des responsables politiques à
venir dans leur maison voir le corps du bébé.
Peu de temps après cette agression, le célèbre journaliste de Philadelphie,
Mumia Abu-Jamal (aujourd'hui dans le couloir de la mort) a interviewé un témoin
qui avait vu la scène depuis une fenêtre juste en face de la maison. "J'ai vu
le bébé tomber", a raconté le vieil homme, "ils matraquaient la mère. Je voyais
bien que le bébé allait prendre des coups. J'ai même pris le téléphone pour
appeler la police, avant de me rendre compte que c'ETAIT la police. Vous voyez
ce que je veux dire? " Le bureau du procureur a refusé de lancer une procédure
pour meurtre.
Début de l'impasse
Pour protester contre l'escalade des brutalités policières, MOVE organisait
une grande manifestation le 20 mai 1977. Regroupés sur une plateforme devant
leur maison, plusieurs membres de l'organisation tenaient des objets qui
ressemblaient à des fusils.
MOVE explique: "Nous avons averti les flics que nous n'accepterions plus de
morts clandestins. Cette fois-ci, ils feraient mieux de se préparer à nous
assassiner au vu et au su de tout le monde parce que s'ils venaient vers nous
les poings faits, nous riposterions à coups de poings. S'ils arrivaient avec
des matraques, nous nous battrions avec des matraques et s'ils utilisaient des
armes à feu, nous utiliserons des armes à feu aussi.
Nous ne sommes pas partisans de l'utilisation d'armes destinées à tuer. Nous
croyons à la vie, mais nous savions que les flics ne se précipiteraient pas
pour nous attaquer s'ils devaient se retrouver face au même attirail que celui
qu'ils sont si prompts à déballer quand ils sont devant des gens sans
défense."
Faisant usage de mégaphones, MOVE a exigé publiquement la libération de
leurs prisonniers politiques et la fin des brutalités des responsables de la
municipalité. Lourdement armés, les policiers ont encerclé la maison et un
assaut a été évité quand une foule de personnes du quartier ont traversé le
cordon policier pour se placer devant la maison des MOVE, protégeant ainsi les
résidents de coups de feu.
Quelques jours plus tard, la juge Lynn Abraham ripostait en délivrant des
mandats pour onze membres de MOVE, les accusant d'avoir organisé une émeute et
d'être en possession d'armes pouvant donner la mort". La police a alors placé
la maison de MOVE sous surveillance 24 h sur 24 pour arrêter ceux qui en
sortaient - une situation sans issue qui a duré près d'un an.
Le maire, Rizzo, exacerbait le conflit le 16 mars 1978 où la police bouclait
le quartier sur un périmètre comprenant quatre pâtés de maisons autour du siège
de Move, empêchant l'approvisionnement en produits alimentaires et en eau.
Rizzo s'était vanté que ce blocus était si étanche que même une mouche ne
pouvait pas passer.
De nombreux résidents du quartier ont été brutalisés et arrêtés pour avoir
tenté de faire passer des provisions et de l'eau aux femmes enceintes, aux
bébés qu'on allaitait, et aux enfants qui vivaient à l'intérieur.
Après un blocus de deux mois, MOVE et la municipalité sont parvenus à un
accord fragile sous la pression du gouvernement fédéral et une campagne très
sophistiquée organisée par une coalition basée à Philadelphie.
Le 8 mai, les prisonniers de MOVE étaient libérés et la police fouillait
leur siège à la recherche d'armes. A sa grande surprise, la police n'a trouvé
que des armes à feu factices inopérantes et des fusées d'alarme qui imitaient
la dynamite. Dans l'accord qui avait été passé, la municipalité avait accepté
d'abandonner toutes les charges contre MOVE (…).
En retour, tous les membres de MOVE devaient quitter leur domicile en l'espace
de 90 jours, la municipalité devant les aider à trouver à se reloger.
Après avoir fouillé la maison de MOVE et n'avoir trouvé que des armes
factices, la police s'est mise à modifier les termes de l'accord, ne
s'intéressant qu'à cette soi-disant "période limite" de 90 jours au bout de
laquelle MOVE devait quitter le siège. MOVE affirme que les autorités avaient
expliqué que cette période de 90 jours était "le laps de temps nécessaire pour
que nous puissions vous retrouver un logement", mais qu'elle avait été
"présentée à tort aux médias comme étant une échéance absolue.
Nous, à MOVE, nous avions clairement indiqué aux autorités que, si nous
allions nous installer ailleurs, nous comptions garder le siège pour nous en
servir d'école".
Lors d'une audience, le 2 août 1978, le juge Fred DiBona a décidé que MOVE
n'avait pas respecté l'accord sur la période limite et signé des mandats
d'arrestation qui justifieraient l'encerclement de la résidence par la police
la semaine suivante.
Le 8 août au matin, des centaines de policiers anti-émeute ont investi les
lieux, des bulldozers ont renversé la clôture et la plateforme devant la
maison, des grues ont fait voler en éclat les vitres. 45 policiers armés ont
fouillé la maison, constatant que MOVE s'était barricadé au sous-sol. La police
a alors cherché à les déloger avec des lance-eau au jet très
puissant.
Soudain des coups de feu ont été tirés, vraisemblablement depuis une maison
de l'autre côté de la rue. La police a alors ouvert le feu sur le siège de
MOVE, tirant plus de 2000 munitions.
La police et la plupart des grands médias affirmeront plus tard que des
premiers coups de feu avaient été tirés par MOVE. Cependant, les reporters de
KYW Radio, John McCullough and Larry Rosen, se rappelaient avoir entendu des
coups de feu provenir d'une maison diagonalement opposée, d'où ils ont vu
sortir un bras tenant une arme à feu à la fenêtre du 3° étage. Des tas de coups
de feu ont alors été tirés dans la plus grande confusion, pour la plupart
dirigés vers le sous-sol inondé.
C'est dans toute cette agitation que le policier James Ramp a été touché. Trois
autres policiers et plusieurs pompiers ont également été blessés. Un policier
chargé de la surveillance a déclaré plus tard, sous serment, avoir vidé le
chargeur de son arme en direction du sous-sol, où il entendait des cris de
femmes et des pleurs d'enfants. A une réunion du personnel, un capitaine de
police a dit plus tard, qu'il y avait eu "un nombre excessif de coups de feu
inutiles de la part des policiers alors qu'il n'y avait pas de cibles
définies.
Quand les membres de MOVE se sont finalement rendus et sont sortis de la
maison, les policiers ont récupéré les enfants et sauvagement brutalisé les
adultes. Chuck et Mike Africa, avaient été blessés par balle dans le sous sol.
Les reportages télé en direct ont diffusé l'arrestation violente de Delbert
Africa. Frappé violement à la tête avec la crosse d'un fusil et un casque en
métal et piétiné alors qu'il était à terre.
Douze adultes de MOVE ont été arrêtés. Cette après-midi là, à une conférence
de presse, alors qu'on lui demandait si on allait être débarrassé de MOVE à
Philadelphie, Rizzo a déclaré triomphalement: "la seule façon de s'en
débarrasser, c'est de restaurer la peine de mort les attacher sur la chaise
électrique, et c'est moi qui abaisserai le levier."
Destruction de preuves
Le procès des 9 Move a été truffé de contradictions factuelles et de
manipulations de preuves par la police.
Linn Washington, professeur à l'Université de Temple et journaliste à
Philadelphie a couvert le conflit du 8 août et suivi le procès des 9Move.
Interviewée dans "MOVE", le documentaire récent d'Howard Zinn, Linn Wahington a
déclaré que "le ministère de l'Intérieur sait qui a tué le policier Ramp. C'est
un autre policier qui a accidentellement tiré sur le gars. Ils ont suffisamment
de preuves qu'il s'agissait d'une bavure, mais ils ne le reconnaîtront jamais.
J'ai eu l'info de plusieurs sources différentes au Département de la Police,
dont des sources provenant de SWAT (Special Weapons And Tactics, unité
d'élite comme le GIGN) et d'experts en balistique."
La manipulation des preuves a commencé sitôt après l'arrestation des adultes
de MOVE: le maire Rizzo a ordonné à la police de démolir au bulldozer le siège
de MOVE d'ici 13h30 ce jour-là. La police n'a rien fait pour préserver la scène
du crime, pour effectuer des marquages à la craie ou mesurer les angles de tir.
A une audience préliminaire, MOVE a tenté vainement de faire valoir que le fait
d'avoir détruit leur maison les avaient empêchés de prouver qu'il était
matériellement impossible que MOVE ait tué le policier.
MOVE a cité le cas des Black Panthers dans l'Illinois, Fred Hampton et Mark
Clark, où la préservation de la scène du crime avait permis à des enquêteurs de
prouver que tous les impacts de balles dans le mur et les portes provenaient
des armes des policiers.
Les preuves photographiques présentées au tribunal étaient également
inconsistantes. Avant de démolir la maison, la police avait effectivement pris
des photos d'étagères vides et prétendaient qu'elles avaient été utilisées pour
entreposer les armes à feu. Il n'y avait cependant aucune photo représentant
MOVE, les armes à la main tirant depuis les fenêtres du sous-sol, ni de la
police ressortant de la maison avec des armes, ni rien qui prouvait que la
police avait, selon les dires de certains, découvert au sous sol des armes
pleines de boue. Au contraire, on voit sur une vidéo de la police passée lors
du procès le commissaire de police de l'époque, Joseph O’Neill, introduire des
armes à feu par la fenêtre du sous-sol.
Dans le film réalisé par la police, qui prouvait qu'il y avait de fortes
chances pour qu'il y ait eu destruction délibérée de preuves, le moment où Ramp
a été touché avait également disparu sur les trois vidéos présentées au
tribunal.
L'étude balistique présentée au tribunal était également inconsistante. Dans
le film documentaire, "MOVE", Linn Washington se rappelle comment ils ont
examiné les preuves au procès. "Ils avaient un gros problème avec la logique
des faits et, donc, avec la foi qu'on pouvait accorder au rapport d'expertise
médicale. Le procureur a donc sorti un crayon et a barré les passages du
rapport qui ne lui convenaient pas. MOVE a protesté mais le juge leur a dit de
's'asseoir et de la fermer' et a accepté que ce type fasse ça."
Le 8 août, le Philadelphia Bulletin écrivait que Ramp avait été
touché à l'arrière de la tête, selon le rapport de police". Le lendemain, le
Daily News disait au contraire que la balle avait pénétré la gorge de haut en
bas dans la direction du coeur".
Plus tard au procès, l'expert médical de l'accusation, le Dr Marvin Aronson
a affirmé que la balle avait pénétré la poitrine par le devant et poursuivi sa
trajectoire horizontalement sans dévier ni vers le haut ni vers le
bas".
Dans sa récente lettre d'information, MOVE explique que, s'ils avaient tiré
depuis le sous-sol, la balle aurait suivi une trajectoire de bas en haut et non
pas horizontalement ou de haut en bas comme l'indiquent les témoignages. Ce
point crucial mis à part, il aurait été impossible de tirer.
L'eau qui avait envahi le sous sol et qui était montée à plus de 2 mètres,
obligeait les adultes à tenir les enfants et les animaux à bout de bras pour
éviter qu'ils ne se noient. "La pression de l'eau était si forte qu'elle
soulevait des traverses de chemin de fer d'1m80 de long (des poutres qui
faisaient partie de la clôture) et les projetait contre les fenêtres du
sous–sol. Il était absolument impossible que l'un d'entre nous ait pu résister
à la pression de l'eau et aux débris qui venaient se fracasser contre les
ouvertures pour se servir d'une arme à feu, voire viser pour tuer
quelqu'un."

Le 4 mai 1980, Janine, Debbie, Janet, Merle, Delbert, Mike, Phil, Eddie, et
Chuck Africa ont été condamnés pour meurtre, complot, et jugés coupables
d'autres chefs d'accusation, comme tentative de meurtre et coups et blessures.
Chacun d'entre eux a été condamné à 100 ans de prison ferme avec une peine
incompressible de 30 ans. Deux autres ont été libérés après avoir désavoué
MOVE. Consuela Africa a eu droit à un procès séparé parce que l'accusation n'a
pu fournir aucune preuve qu'elle faisait partie de MOVE.
Mumia Abu-Jamal a déclaré que les 9 de MOVE "ont été condamnés pour avoir
été unis, non dans le crime, mais dans la rébellion contre le système et dans
la résistance aux assauts armés de l'Etat. Ils ont été condamnés pour avoir
fait partie de MOVE".
Quand le juge Malmed est passé dans une émission de radio, quelques jours
plus tard, Abu-jamal a appelé pour lui demander qui avait tué le policier Ramp.
Le juge a reconnu qu'il n'en avait absolument aucune idée et il a expliqué que
puisque MOVE se considérait comme une famille, il les avait condamnés en
conséquence.
Préparation à la demande de libération
conditionnelle
Mike Africa jr, veut que ses parents reviennent à la maison. Mike jr, le
fils de Mike et Debbie, qui font partie des 9 de MOVE, est né en prison
quelques semaines après que sa mère a survécu à la fusillade de la police et à
des brutalités le 8 août 1978. Aujourd'hui, Mike explique que grandir sans ses
parents, "c'est très dur. C'est comme s'il vous manquait une part de vous-même.
Le système a voulu séparer les MOVE parce qu'ils savent que c'est difficile de
supporter d'être séparé de sa famille".
Après l'attentat du 13 mai 85, la grand-mère de Mike a décidé de quitter
MOVE et les a pris avec elle, lui et sa sœur. "Etre éloigné de MOVE et ne pas
avoir de parents, c'était particulièrement difficile parce que je ne comprenais
pas pourquoi mes parents étaient en prison et j'avais honte. On ne m'avait
jamais vraiment expliqué avant que Ramona ne me ramène à MOVE après sa
libération en 1992. " Depuis qu'il est retourné à MOVE, Mike Jr fait le tour de
la Terre pour expliquer la lutte qu'il mène pour la libération de ses parents
et des autres 9 de MOVE.
Août 2008 marquera la trentième année d'emprisonnement des 9 de MOVE, et ils
pourront déposer une demande de libération conditionnelle. MOVE a commencé une
campagne de sensibilisation pour gagner des soutiens pour leur
libération.
Ramona Africa s'inquiète plus particulièrement de deux clauses qui peuvent
être invoquées pour motiver le refus de liberté conditionnelle.
D'abord, il y a la clause "prendre ses responsabilités", qui exige
en fait que le prisonnier admette sa culpabilité s'il veut qu'on lui accorde la
liberté conditionnelle. "Cela est inacceptable, parce que c'est manifestement
contraire à la loi. Si quelqu'un a été condamné par un tribunal, c'est ridicule
d'exiger alors qu'il admette sa culpabilité (même s'il clame son innocence,
comme les 9 de MOVE).
"Les seuls points à prendre en compte ne devraient concerner que les cas de
mauvaise conduite en prison, ce qui pourrait indiquer que la personne n'est pas
apte à prétendre à la liberté conditionnelle. Pour autre chose que cela, la
liberté conditionnelle devrait être accordée" explique Ramona.
La seconde, c'est la clause concernant la "gravité du délit".
"C'est là aussi manifestement contraire à la loi parce que le juge en a tenu
compte quand il a prononcé une peine, et, sauf mauvaise conduite, problèmes,
nouvelles accusations, etc. le prisonnier est censé être libéré au bout de la
peine minimum. Refuser cela est en fait prononcer un nouveau jugement. Nous
nous intéressons à ces questions parce qu'au moment où notre famille déposera
une demande de liberté conditionnelle, nous ne voulons pas entendre ces
absurdités.
MOVE a tenu une conférence de presse le 12 mai, et en
organise une autre plus tard en août, qui portera sur la question de la liberté
conditionnelle pour les prisonniers politiques. Ramona demande également aux
gens de soutenir l'appel de Mumia devant la cour fédérale de Philadelphie:
"C'est la vie de ce frère qui est en jeu ici… Il s'est retrouvé dans la ligne
de mire du gouvernement parce que c'est le seul journaliste qui ait écrit
systématiquement la vérité sur ce qui se passait pour MOVE. Mumia nous a
apporté un soutien sans faille au cours des années et c'est la raison pour
laquelle nous témoignons de notre soutien et de notre fidélité
aujourd'hui."
Mumia Abu-Jamal écrit aujourd'hui: "le manque de réactions au massacre des
membres de MOVE a ouvert la voie à la violence étatique contre les groupes
radicaux, contre les Noirs, et contre tous ceux qui sont considérés comme
indésirables dans la société … Nous avons affaire ici à des esprits retors
comme dans l'Allemagne nazie, ou plutôt peut-être, comme à Mi Lai, comme au
Vietnam, ou comme à Bagdad, cette idéologie derrière la rengaine d'assassinat
aveugle qu'on entendait à Danang: "Il
fallait que nous détruisions ce village, si nous voulions le sauver".
Pendant toutes ces années, MOVE n'a jamais connu de paix.
En 78 et 85: destruction de leur maison par la police; arrestation et peine
capitale pour Mumia Abu-Jamal, qui avait couvert les conflits avec MOVE; 1998:
mort de Merle Africa en prison; bataille juridique pour la garde de Zachary
Gilbride Africa : tout cela, ce ne sont que quelques exemples des
évènements qui ont émaillé la confrontation de MOVE avec le système.
Cette tradition est mieux résumée par John Africa, le fondateur de Move,
dans le discours qu'il a prononcé en 1981 devant le jury avant d'être acquitté
après avoir été accusé de détention d'armes dans le procès célèbre, " John
Africa vs.The System".
"Il est grand temps que tous les pauvres se libèrent de l'emprise perfide de
la société. Ce système vous a lâchés hier, vous lâche aujourd'hui et a créé les
conditions pour que vous soyez lâché demain car cette société est injuste, le
système est bancal, les tribunaux de tout cet édifice sont partiaux. Les flics
sont fous, les juges vous asservissent, les avocats sont exactement comme les
juges auxquels ils se confrontent … formés par le système pour se conformer au
système, travailler pour le système, exploiter avec le système, et à MOVE, nous
ne comptons pas fermer les yeux sur ce monstre".
Hans Bennett is a Philadelphia-based
photo-journalist who has been documenting the movement to free Mumia Abu-Jamal
and all political prisoners for over five years.
Justice aux USA
En anglais:
Nooses Hang from the “White Tree”
http://www.dissidentvoice.org/2007/...
(élèves blancs et élèves noirs: un traitement différent)
Texas Wants Another Man Dead
by Ron Jacobs / July 6th, 2007
http://www.dissidentvoice.org/2007/...
(prochainement, une nouvelle exécution au Texas)
Some Pigs Are More Equal Than Others
http://www.dissidentvoice.org/2007/...
(Lewis "Scooter" Libby: épargné par Bush, contrairement à tous ceux à qui
il a refusé la grâce en tant que gouverneur)
George Bush épargne la prison à Lewis "Scooter" Libby
(en fr)
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20070...
Références photos
http://www.4strugglemag.org/archive...
Reportages
http://www.mindfully.org/Reform/MOV...
May 13, 1985: What the Corporate Media Didn’t Tell You
An interview with Ramona Africa
http://www.dissidentvoice.org/Artic...
After the Inferno, Tears and Bewilderment (après le
bombardement du siège de MOVE, la désolation)
ROBERT HANLEY / New York Times 15may85
http://www.mindfully.org/Reform/MOV...
...................................................................................................................................
MUMIA:

Dans le couloir de la mort depuis juillet 1982, grâce aux soutiens venus du
monde entier, il est parvenu jusqu'à présent à éviter la chaise
électrique.
Pour combien de temps encore?
Les autorités rêvent de l'assassiner. Et relativement peu de voix s'élèvent
dans son propre pays contre le traitement qu'il subit depuis … 25
ans!
http://www.mumiabujamal.net/mumia.h...
http://laconscience.canalblog.com/a...
http://hbjournalist1.googlepages.co...
http://www.geocities.com/liberonsmu...
..................................................................................................................................
PLUS ÇA CHANGE …
Des procès mal
torchés encore un Noir qui va être exécuté. Le 17 juillet
prochain.
………………………………………………………………...........................................
ET EN FRANCE, ME DIREZ-VOUS?
Nous, on n'a pas la peine de mort, c'est déjà ça, mais il y en a qu'on
laisse croupir en prison plus que d'autres.
Evidemment, certains n'ont pas eu la chance d'envoyer des milliers de personnes
se faire torturer et assassiner dans les camps de la mort…
Ces prisonniers qui ne cessent de payer
http://www.monde-diplomatique.fr/20...
Nathalie Ménigon:
http://www.monde-diplomatique.fr/ca...
Jean-Marc Rouillan:
(tous les mois dans CQFD)
http://cequilfautdetruire.org/artic...
Nathalie Ménigon: sur l'audience du 28 juin
http://paris.indymedia.org/article....
........................................................................................................................................
Note perso.
A l'heure où on veut, en France, durcir encore les lois qui se sont pourtant
multipliées en 5 ans, à l'heure où tous les décrets d'application de la
précédente (initiée par le même gugusse, faut le dire) n'ont pas encore été
publiés, on peut se demander: mais de qui se moquent-ils donc? Eh bien, des
centaines de milliers de couillons qui sont allés, comme à confesse, voter pour
eux en file indienne.
Et quand je dis "couillons" je pèse mes mots: il ne faut pas avoir une
once de jugeote pour croire les discours ineptes, démagos et claffis
d'idéologie malsaine.
Le problème, c'est que ces abrutis nous ont entraînés aussi avec eux. Et qu'ils
triomphent bêtement. Pour l'instant.
(Tiens, c'est hors sujet du jour, mais le prez de la Rep a décidé de s'attaquer
aux chômeurs de 56 ans et plus. Pour combler les trous dans le budget suite aux
cadeaux aux copains, il va leur piquer le fric que l'Etat leur donne. Et s'ils
ne retrouvent pas de boulot, c'est trop bête. Mouhaha! Parions que parmi eux,
il y a ceux qui ont cru les discours lénifiants! Dormez tranquilles.
Sarkommence seulement).
Remarquez, j'dis ça mais j'ai fini par voter Royal et, donc, sa clique de
traîtres avec. Ah, on est beaux!).
Revenons à la "justice"
Le tsarévitch va nous concocter une loi où il y aura bientôt plus de jeunes
en prison que dans les universités (bon, d'accord, ce ne seront pas les mêmes:
en prison, les Noirs et les Arabes et à l'école les Blancs Bonux, ceux arrivés
avec le paquet-cadeau. Faut c'qui faut).
Tout comme aux Etats-Unis où tout le système est fait pour enfoncer les
sans-grade. Aux US, si tu es pauvre, noir et jeune et si tu t'en sors, tu peux
aller mettre des cierges au Vatican: il y a bien une force supérieure qui
veille sur toi - perso.
Je galèje?
"(…) Aux Etats-Unis, 2 millions de personnes sont en prison, soit 8 ou 9
fois plus qu'en Europe (en pourcentage de la population), soit plus que dans
n'importe pays du monde, dictatures comprises, avec en plus 4,5 millions de
personnes sous tutelle pénale (attente de procès, liberté conditionnelle,
prison avec sursis). Les études sociologiques dans les pays développés montrent
que ce sont les populations les plus pauvres que l'on met en prison. Les
Américains préfèrent un traitement pénal à un traitement social de la misère,
même si le pénal coûte peut-être aussi cher. Aux Etats-Unis les pauvres ont
souvent la peau noire (un homme noir de 18 à 35 ans sur trois est soit en
prison soit sous tutelle pénale), et si demain le président US décidait de
mettre autant de Blancs que de Noirs en prison (en pourcentage) il y aurait
tout simplement 19 millions d'américains sous les verrous.
NS ne cesse pourtant de faire l'apologie de la tolérance zéro et trouve bon ce
système qui ne sert qu'à faire la guerre aux pauvres plutôt qu'à faire la
guerre à la pauvreté (source: commentaire de Christ, le 30/6/07 dans
l'excellent
article de Thierry Pelletier ).
Bon, je vais m'arrêter là pour aujourd'hui. Il y aurait trop à dire encore.

Commentaires
C'est vrai qu'on a pas l'air con, ceux qui ont été obligés de voter ps au 2eme tour !
Sinon, en lisant le début de l'article, je pensais en effet à nos prisoniers politiques à nous, AD. Et je vois que tu en parles à la fin.
Je viens de finir Les prisons de le misère de Wacquant, et je suis sur le cul, c'est extrèmement instructif, horrible mais instructif. Et indispensable quand on veut déchifrer les mensonges du prez et de la truffe de rachida dati qui est à peu près aussi nuisible que lui.
Oui, AD. J'arrivais en fin de parcours. Je ne me suis pas étendue sur le sujet. je vérifie toujours mes sources et je recoupe les informations pour ne pas dire des âneries. Et là, je n'avais pas rafraîchi mes renseignements.
Les articles que je choisis, en principe, partent de ce qui se passe ailleurs, en particulier aux US, pour montrer que ce qui se passe chez nous s'inscrit dans une logique.
Et, qu'en fait, on a les mêmes à la maison. Avec plus ou moins de virulence ou d'ostentation.
Ou de "retard".
Et parce que jusqu'à présent, il restait en France quelques vieux réflexes de l'éducation républicaine.
Pour AD, la "société" leur reproche de ne pas vouloir se repentir. De ne pas vouloir renier leurs engagements.
L'a-t-elle demandé au sinistre secrétaire général de la préfecture de la Gironde (dont je tairai le nom pour laisser toute son humanité à ce blog)?
Et de quel droit l'exige-t-on d'eux, qui ont servi une peine en conséquence de leurs actes - ce qui est loin d'être le cas pour tout le monde?
La prison doit-elle également procéder au lavage de cerveau?
La prison doit-elle poursuivre les gens à vie?
Je sais, c'est le cas. Hélas.
Comme le dit Ramona Africa dans l'article, refuser de les libérer c'est les juger encore une fois sur des faits pour lesquels ils ont été jugés et condamnés.
Dans l'absolu, comme si pour eux, le temps s'était définitivement arrêté.
Bah. Et c'est pas parti pour s'arranger, avec les pantins qu'ils nous ont mis.
Emcee, Excellent article. La note perso aussi.
Il parait que notre president est omnubile par le modele americain. Nous y allons tout droit et donc plus d'arabes et de noirs dans les prisons.
Coco des bois, je ne suis pas sur de la nuisibilite de Dati. Elle n'a aucun passif a part etre porte parole de talonette.
merci, Orined.
Le prez est génération gogo-loto-paillettes-rollex-jetset. Il veut le pouvoir pour frimer et pour claquer le fric des autres et leur faire la nique quand il veut, comme il veut.
C'est un envieux.
Alors, pour y arriver quand on n'a aucune chance au départ, y a que la politique. Tu te frottes aux grands de ce monde et tu n'as même pas besoin d'être intelligent ou d'avoir lu des livres.
Comme ce veau de Bush, qui n'a jamais eu à se lever le matin pour aller gagner sa croûte, ni pour faire des études, ni pour aller faire la guerre que les copains de son père préconisaient aux autres.
Il n'y a qu'à voir comment la famille royale de France a commencé par tester tous les fauteuils des diverses résidences de la république et investi des lieux qui ne lui sont même pas destinés.
Une honte.
Mais on peut rien dire: il y en a en France qui trouvent cela normal.Ca, et les séjours en yacht.
Ca leur donne l'impression qu'eux aussi, avec leur QI de piaf, ils pourraient faire pareil.
Paraît qu'hier, le 14 juju, ça a donné - dans le style kitsch et ampoulé.
J'ai juste aperçu le bougre calé sur sa chaise haute pour voir passer ses jouets.
Quant à R*chid*, pas d'accord: elle est aussi ambitieuse que lui, mais moins fourbe, peut-être ... le bourrin, quoi. Le bourrin néocon (redondance - qui nous change des oxymores qu'ils nous servent à chaque nouvelle mesure - "prévention de la délinquance", "TVA sociale" et autres impostures).
Mais elle est bien dangereuse quand même parce qu'elle marche au viscéral et au binaire.
J'ai une théorie sur l'ascension de RD - que je viendrai développer sur ton article.
Oui emcee, ta théorie ne manque pas d’intérêt. Ca peut marcher aussi avec les débauchés/traîtres du PS. Genre, vous voyez : j’ai essayé l’ouverture a gauche mais ils sont tous des incapables. Alors en 2012, votez pour moi je ne ferai qu’avec la droite pure et dure. Eh oui ça peut marcher.
A propos de Dati, tu sembles la critiquer parce qu’elle est ambitieuse ? Pas d’accord ! Je trouve plutôt que c’est une qualité. Probablement, le fait qu’elle soit avec Sarko, son ambition peut être mal placée.
Au fait, merci d’être passé par mon blog.
Je trouve cela très domage qu'il n'y ai pas d'autres moyens à part ces procédures légales pour faire sortir de prison des gens comme MOVE qui y ont été jétés illégalement et qui y croupissent encore. Il faut trouver une autre alternative. Une heure en prison c'est assez dur surtout avec les humilliations infligés par les cons.