Pourquoi travailler moins c'est mieux pour la planète

Les Américains travaillent plus que jamais. La course effrénée pour avoir un salaire à la fin du mois alliée à une économie qui tourne 24h/24, 7j sur 7 a précipité beaucoup d'entre nous dans une routine sans fin. Mais parmi les victimes de plus en plus nombreuses de cet acharnement à travailler sans relâche, la plus importante a été négligée: la planète.

"Nous sommes, semble-t-il, plus déterminés que jamais à travailler plus pour produire plus, ce qui mène à un étrange paradoxe: nous sommes fiers de nous épuiser à réduire la capacité productive biologique de la planète" explique Conrad Schmidt, militant et fondateur du "Work Less Party" ("Parti pour Travailler Moins"), un Mouvement né à Vancouver qui milite pour la semaine de 32H - un virage à 180° par rapport à l'engrenage auquel nous nous sommes progressivement habitués, à savoir: "arriver tôt au travail et en repartir tard".
"Faire le choix de travailler moins, c'est la grande question environnementale dont personne ne parle"
S'élevant contre le surmenage au travail, le Work Less Party fait partie du nombre croissant de collectifs qui militent pour la réduction du temps de travail qui permettrait à la fois de traiter le problème du chômage, de limiter les activités nuisibles à l'environnement et de consacrer du temps aux loisirs. Pour Schmidt, auteur de "Travailleurs du monde entier DETENDEZ-VOUS", qui se livre à une analyse économique de la réduction de l'activité industrielle, travailler moins nous permettrait de produire moins, de consommer moins, de polluer moins et de (et, là, personne ne proteste) vivre plus longtemps.
"En tant que société, nous travaillons de plus en plus à réduire la durabilité de la planète et cela nous rend dépressifs – il n'y a qu'à voir l'augmentation de la consommation d'anti-dépresseurs.", dit-il, "Si nous voulons réduire notre empreinte écologique, nous devons prendre très au sérieux la réduction du temps de travail."
Les Américains font plus d'heures que tous les autres travailleurs des pays industrialisés. D'après l'Organisation Internationale du travail (OIT) des Nations Unies, nous effectuons 250h de travail, c'est-à-dire 5 semaines de plus que les Britanniques, et 500 h, c à d 12 semaines et demie de plus que les Allemands. Alors, comment les dégâts écologiques se chiffrent-ils pour une semaine de 40h et plus?
Faites le calcul: en effectuant un temps de travail plus long, allié aux progrès technologiques, on arrive à une productivité en augmentation constante. Si la croissance annuelle n'est pas assez élevée par rapport à la productivité, il y a chômage. Maintenir la croissance, cela veut dire utiliser davantage d'énergie et de ressources, à la fois en main-d'œuvre et en matières premières, avec pour résultat une augmentation des déchets et de la pollution.
Et naturellement, ce sont les Etats-Unis qui polluent le plus au monde.
D'après le Sierra Club, une organisation environnementale à but non lucratif, avec à peine 5% de la population mondiale, ils représentent 22% de la consommation d'énergies fossiles, 50% des déchets solides et,en moyenne, chaque citoyen consomme 53 fois plus qu'un Chinois.
Quand on travaille plus, on est de plus en plus dépendant de produits prêts à l'emploi, comme la restauration rapide, les couches jetables, ou l'eau en bouteilles plastique.
L'obsolescence programmée est devenue la règle dans les pratiques commerciales – on jette à la poubelle et on en en fabrique d'autres – et, ce faisant, on laisse des montagnes de déchets derrière soi.
"Gagner de l'argent signifie le plus souvent acheter des produits qui détruisent l'environnement. On constate que pour compenser le manque de temps, on a besoin en fait de davantage d'argent pour pouvoir travailler plus" explique Tilford, directeur du "Centre for a New American Dream", une association du Maryland qui lutte pour une consommation responsable socialement et environnementalement.
Quand on court après le temps, on ne le prend pas pour chercher à être un consommateur responsable.
L'objectif premier de notre organisation est de rappeler aux Américains que chaque dollar dépensé a un impact sur l'empreinte carbone."
Si le monde entier se mettait à travailler autant que les Américains, ce serait, alors, préjudiciable à la planète.
D'après un rapport publié par le Centre de Recherche économique et politique (Economic and Policy Research - CEPR) à Washington, si l'Europe calquait son modèle économique sur les Etats-Unis, elle consommerait 15 à 30% de plus d'énergie d'ici à 2050. Cela aurait des conséquences sur les prix du carburant dans le monde et augmenterait les émissions de carbone, et la planète se réchaufferait de 1 à 2 degrés supplémentaires.
Toute tentative de réduction d'émissions de gaz à effet de serre grâce à la conservation, à des énergies plus propres ou aux technologies vertes serait anéantie par l'augmentation de la production industrielle.
"La productivité augmente naturellement tous les ans mais nous n'avons pas constaté que nos horaires de travail entraînent d'énormes gains de productivité" dit Mark Weisbrot, CEPR's co-director, auteur également de l'enquête "La réduction du temps de travail est-elle un facteur bénéfique pour l'environnement?". "Parce qu'il n'y a pas de limite à ce qu'on peut consommer, il faut penser autrement si on veut que la planète aie une quelconque chance de survie.

Le problème, c'est que la France a déjà commencé à emboîter le pas à l'Amérique en augmentant la charge de travail. En 2005, la France a de fait supprimé sa loi sur les 35 heures pour lutter contre le chômage (qui atteint environ 10%, le taux le plus élevé en Europe) bien qu'un rapport du Fonds monétaire international sur l'impact de cette mesure ait conclu qu'il n'y avait eu aucune augmentation notable.
Et ce mois-ci, Nicolas Sarkozy, le président nouvellement élu, dont le slogan "travailler plus pour gagner plus" a contribué à l'élection, a promis d'exonérer largement d'impôts les heures supplémentaires. Son objectif: renforcer le pouvoir d'achat des consommateurs et galvaniser l'économie.
Seulement, si les conclusions de l'enquête de Weisbrot sont exactes, l'augmentation de la productivité en France créerait des problèmes encore plus importants qu'en Amérique, avec un PIB par heure de 37 dollars, 01 contre 33 dollars, 77. La tendance actuelle à augmenter le temps de travail est, de diverses manières, sans précédent.

A la fois aux Etats Unis et en Europe, les horaires de travail ont connu des réductions progressives depuis le début de la révolution industrielle jusqu'à la deuxième guerre mondiale, quand les syndicats luttaient pour la réduction du temps de travail. C'est après la guerre qu'a été instituée la semaine de 40 H et les gouvernements parlaient de croissance économique pour expliquer cette mesure.

Mais depuis les années 70, avec les progrès de la technologie et l'automatisation, la plupart des gouvernements européens ont continué à réduire le temps de travail alors que les US, eux, ont préféré réduire les salaires. A la fin des années 60, les futuristes pensaient que nous allions entrer dans une ère de loisirs, imaginant que le problème majeur qu'allaient rencontrer les Américains à la fin du siècle serait qu'ils auraient trop de temps libre.
C'est le genre de problème auquel je me voyais bien faire face – en fait, j'attendais cela avec impatience", explique John de Graaf, producteur du documentaire avant-gardiste "Affluenza: l'épidémie du tout-consommation " sorti en 1997, et qui s'élève régulièrement contre la surcharge de travail et la surconsommation. "Evidemment, il ne m'est pas venu à l'esprit que tous nos gains de productivité serviraient à produire toujours plus".
En se basant sur l'analyse qu'il a effectuée pour sa campagne de sensibilisation actuelle, "Et de toute façon, à quoi ça sert l'économie", sur les politiques économiques en Amérique par rapport à la qualité de la vie, de Graaf déclare qu'il est clair que nous ne sommes pas mieux lotis. "C'est hallucinant. Les Etats-Unis sont en recul par rapport à tous les autres pays industrialisés dans pratiquement tous les critères de qualité de la vie: la santé, l'égalité, l'épargne individuelle ou le développement durable. Seules exceptions: le PIB et le nombre de milliardaires" dit-il. "Et pourtant on ne cesse de nous dire que nous sommes mieux lotis".
Et malgré cela, si on suggère des alternatives à cette prosternation sempiternelle devant le dieu PIB, comme réduire la semaine de travail, on se heurte à une très forte résistance.
"Ici, le milieu des affaires est farouchement opposé à tout mandat sur le temps de travail" indique De Graaf, qui explique que contrôler et en réglementer le temps de travail leur permet de garder le dessus. "Ce qui s'est passé en Europe c'est que les gens ont découvert que c'était agréable d'avoir du temps de libre pour eux, et quand ils en ont acquis un peu, ils en ont demandé davantage. Tandis qu'ici, le milieu des affaires a refusé toute ouverture."
Mais, même parmi les Américains qui ont une charge de travail considérable, beaucoup craignent qu'un changement ne les contraigne à un sacrifice supplémentaire – principalement une réduction de salaire". "Mais le fait est que nous sacrifions déjà notre temps et notre vie actuellement" dit de Graaf.
De Graaf organise également la journée "Take Back Your Time" ("Récupérez votre temps") une journée nationale prévue pour le 24 octobre, date à laquelle la semaine de 40 heures a été introduite aux US.
Organisation nationale comptant 100.000 adhérents, "Take Back Your Time" réclame que soit votée une loi fédérale garantissant un minimum de 3 semaines de congés payés - une question que l'organisation espère voir figurer dans la campagne présidentielle de 2008.
Actuellement, les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé qui n'offre pas un régime de protection légale pour les congés. En moyenne, d'après le Bureau des Statistiques, les congés aux US ne consistent actuellement qu'en un long week-end et 25% des travailleurs américains n'ont pas de congés payés. En Suède, par exemple, les travailleurs ont droit à 32 jours de congés par an. Le président Bush, cependant, connaît bien les bienfaits des vacances. En 2005, il a passé 5 semaines de vacances dans son ranch au Texas, le plus long congé pris par un président en 36 ans.
"Nous considérons que la surcharge de travail est une question sociale et légale qui nécessite une réponse politique" explique De Graaf.
"Nous sommes absolument les seuls à rejeter l'idée que nous avons besoin de temps libre et à nier les coûts environnementaux, sans parler de l'énorme prix à payer pour notre santé et pour notre vie familiale ". Mais en ignorant cette notion de temps libre, nous continuons à être victimes de surmenage, d'endettement et de stress, et nous nous résignons à être prisonniers d'une compétition acharnée engendrée par un besoin de consommation croissant. Alors, qu'est-ce donc qui alimente ce besoin d'amasser au détriment de notre liberté?
Kim Kasser, maître de conférences en psychologie à l'université de Knox, et auteur du "Prix élevé du Matérialisme", qui a consacré sa carrière aux raisons qui poussent au matérialisme, a réalisé une étude scientifique pour établir le rapport qui existe entre matérialisme et équilibre psychologique.
"Le matérialisme provient d'un sentiment d'insécurité intrinsèque", explique Kasser, qui a étudié le comportement de sujets qui avaient reçu pour consigne d'écrire sur la mort pour les uns et sur la musique, pour les autres.
Selon Kasser, les premiers ont montré un besoin accru de consommation et une plus grande "cupidité". "La mort est l'ultime moment du temps qui nous est imparti; elle représente l'idée qu'on n'a plus assez de temps. Ces dix dernières années, les politiciens ont joué avec l'insécurité. Cela les aide à se faire élire, mais cela nous amène également à penser qu'il nous faut travailler de plus en plus," dit-il, ajoutant que les signes d'insécurité sont nombreux autour de nous: nous ne connaissons pas nos voisins et nous avons des taux de divorce élevés; nos filets de protection sociale ont été démantelés, nous n'avons pas de législation sur les heures supplémentaires ou sur les congés payés. "Tous ces éléments concourent à créer un sentiment d'insécurité et il faut que nous sortions de ce cycle".
Kassser, a réalisé une étude empirique où il comparait les réactions de 200 adhérents de "Simplicité Volontaire" à celles d'un groupe témoin de 200 Américains typiques. Les résultats de cette étude ont montré que le groupe de SV "était plus heureux tout en ayant moins de ressources" et que ce bonheur résultait d'objectifs moins matérialistes et plus fondamentaux, comme la réalisation sur le plan personnel, la famille et l'environnement humain". Même si le groupe de SV était encore terriblement loin d'avoir une attitude écologique, Kasser estime que c'est un bon début."Le bonheur du groupe SV qui découle de ces valeurs fondamentales non tournées vers la consommation entraîne automatiquement une attitude plus écologique".
C'est précisément ce genre d'attitude que Schmidt a essayé d'encourager avec Work Less Party. Schmidt, un ancien programmeur informatique, a commencé à se débarrasser de sa voiture pour se rendre au travail à vélo, puis a profité de ses économies pour réduire sa semaine de travail, ce qui lui a laissé assez de temps pour écrire son livre, réaliser deux documentaires et monter un groupe de théâtre local – tout cela ces trois dernières années.
"Les gens passent tellement de temps à travailler qu'ils ne s'imaginent pas le potentiel de créativité qu'ils ont en eux, mais quand on a goûté à la liberté de l'esprit, on en veut encore plus. Cela devient une explosion de créativité" dit Schmidt, qui ajoute aussitôt: "Je suis un bourreau de travail, mais c'est le type de travail à effectuer qui est le problème. Notre société ne s'intéresse qu'au travail qui permet de fabriquer des produits qui partent directement à la décharge. Le véritable travail, comme la création artistique, la musique, l'environnement humain, tout ce qui est nécessaire pour créer une société et une planète en bonne santé, est rejeté pour favoriser le précédent.

S'il y a une quelconque solution pour améliorer notre qualité de vie ainsi que la bonne santé de la planète, Schmidt donne des conseils aux antipodes de la société de consommation. "Si vous voulez protéger l'environnement, vous devez moins consommer, ce qui veut dire moins produire, et travailler moins. Il faut que ce message soit positif – notre style de vie s'améliorera de façon considérable. Je pense que les gens commencent à s'en rendre compte.

http://www.alternet.org/environment...

Dara Colwell is a freelance writer based in Amsterdam. ....................................................................................................................................

Notes annexes:

Une initiative de Conrad Schmidt en Colombie Britannique
http://www.voir.ca/actualite/actual...

Get Busy Living, or Get Busy Dying
http://www.thenation.com/doc/200706...

AUTRES NOTES:

La préhumanité passera-t-elle le 3ème millénaire ?
http://www.mutations-radicales.org/...

Pacte contre Hulot
http://www.pacte-contre-hulot.org/

La décroissance
http://www.ladecroissance.net/

Dans le Grand Soir:

Biocarburants : pleins d’essence ou ventres pleins ? par François Iselin.
http://www.legrandsoir.info/article...

Affamer les pauvres. L’éthanol et le prix de la tortilla mexicaine, par Noam Chomsky
http://www.legrandsoir.info/article...
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Mon bloc perso:

Et voilà: les ultralibéraux ont réussi à laisser croire aux gens qu'ils se réaliseraient par le travail. Les adeptes de la méthode "travailler plus pour gagner plus" ont gobé les mensonges évidents de ceux qui s'évertuent à diviser la population pour prendre le pouvoir et se partager les richesses de l'Etat.

Avez-vous seulement réfléchi, avant de mettre votre bulletin dans l'urne à ce qu'était pour vous la "qualité de la vie" en France dont on vante tant les mérites tout en s'acharnant à détruire sa spécificité?

EST-CE:

La somme au bas du bulletin de salaire
Le travail répétitif, stressant et abrutissant
Les trajets aller et retour
Acheter tout, tout de suite, quitte à s'en lasser aussitôt
Pouvoir se payer des plats tout préparés pour se débarrasser de la "corvée" cuisine
Avoir la possibilité de faire des courses à tout moment de la journée, voire de la nuit, sept jours sur sept
Voir le dernier jeu télévisé sur un écran plat à cristaux liquides avec son dolby
Aller dans un hypermarché remplir le caddie et arriver à une caisse désertée où, cocu mais content, on paie son addition tout seul comme un grand
Faire le tour des grandes surfaces et des grandes enseignes le dimanche
Aller dans un complexe de cinémas et finir au Mac Donald's attenant avec un billet couplé
Se vautrer les jours de congé dans un canapé en cuir devant un programme pour cerveau disponible

OU BIEN:

Sortir entre amis au cinéma, au théâtre, à un concert ou ailleurs et discuter du spectacle autour d'un plat de pâtes improvisé et d'un verre de vin.
Echanger des recettes de cuisine avec les amis ou les voisins
Partir en pique-nique en famille ou entre amis
Se promener sur le marché en choisissant ses légumes et ses fruits
Se prélasser à la terrasse d'un café avec un livre ou un journal
Faire les courses pour le vieux monsieur du quatrième et lui apporter un peu de présence et de réconfort
Partir à pied ou à vélo faire une promenade dans la nature
Regarder pousser les géraniums et le basilic sur son balcon
Retourner bosser avec plus d'entrain parce qu'on se sera vraiment détendu

Et bien d'autres choses encore

Quelqu'un a écrit dans un commentaire sur mon blog: les Indiens "revendiquent leur droit à vivre aussi bien que les Français ("become another France"), qui se permettent des minima sociaux (RMI) environ 10 fois supérieurs au salaire moyen ici, des soins médicaux du meilleur niveau, des infrastructures de grande qualité permettant un niveau de pollution bas (mettez-vous en perspective de Calcutta…)?"

Mais QUI a réalisé tout cela?

Les minima sociaux, la sécu, les infrastructures et la réglementation sur la pollution (même si elle est bien trop timide et peu appliquée, à mon gré)? OUI, QUI?
QUI, également, a organisé les transports publics – dont ce remarquable réseau ferroviaire?
QUI a apporté l'eau, la lumière et le téléphone dans tous les foyers?
QUI a permis que tous les enfants sans exception aient une instruction?
QUI a entretenu les hôpitaux et modernisé l'équipement?
QUI a favorisé la Recherche ?

L'ETAT, en utilisant nos impôts pour le bien de tous.

C'était AVANT, il y a longtemps.

Et que va-t-il rester de tout cela?

CAR, actuellement

QUI s'acharne à démanteler nos services publics qui font l'admiration des autres pays?

QUI supprime les services de proximité (hôpitaux, maternités, postes, transports ferroviaires, etc.)?

QUI veut détruire encore et toujours plus le paysage pour ouvrir des autoroutes où passeront des centaines de milliers de camions, de 4X4 et d'autres véhicules à moteur? Et QUI va donner le péage - donc les profits - à une entreprise privée bien en cour?

QUI compte donner incessamment le marché des semences aux grandes entreprises chimiques américaines, et introduire à grande échelle les OGM, au mépris des questions de santé, de l'irréversibilité du processus et de l'opposition de la majorité de la population?

QUI laisse se créer les produits polluants qui vont partir illico à la décharge (quand ils ne sont pas cyniquement envoyés dans les pays pauvres – dont l'Inde)?

QUI veut réduire les prestations sociales tout en faisant des cadeaux somptuaires aux patrons?

QUI va faire payer le contribuable pour la pollution industrielle?

QUI baisse les impôts directs au seul profit des riches?

QUI a décidé que les fonctionnaires – et assimilés - étaient des fainéants et qu'il fallait les remplacer par des employés jetables et corvéables?

QUI accepte les délocalisations, restructurations, plans sociaux et autres et fustige l'ouvrier qui n'a plus de travail?

QUI va donner aux riches la possibilité de se reproduire intégralement?

QUI veut réduire l'Ecole à un service minimum?

QUI va privatiser les universités?

ETC.

LE BRAS ARME DU MEDEFE: ceux que les imbéciles heureux enrégimentés ont porté au gouvernement.

Il ne sert à rien de se gargariser de la douce vie que nous avons en France. Bientôt, ce ne sera plus qu'un lointain souvenir.

Peut-être qu'un jour l'Inde aura-t-elle le "droit de vivre aussi bien" que les Français naguère.

Elle ne pourra y parvenir qu'avec la volonté de responsables politiques soucieux du bien-être de chaque citoyen et la détermination de tout un peuple rassemblé derrière la devise "Liberté, Egalité, Fraternité".