Katrina: la tornade blanche
Par emcee le dimanche 20 mai 2007, 11:27 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Pendant des décennies, les grandes villes - délaissées par la "middle-class"
américaine blanche, en faveur de banlieues toujours plus éloignées des centres
des villes - comptaient une population noire souvent majoritaire. Peu à peu,
les grandes entreprises cherchent à regagner le terrain laissé aux déshérités,
souvent noirs, pour redéfinir les centres-villes selon leurs propres critères
de rentabilité, de profit et de glamour commercial, expulsant les pauvres vers
les banlieues.
Cette entreprise de longue haleine s'est trouvée accélérée à la Nouvelle
Orléans où le cyclone Katrina a opportunément chassé une grande partie de la
population noire dont les logements situés sur des terrains vulnérables avaient
été dévastés.
C'est là que les urbanistes et les promoteurs sont entrés cyniquement en
scène avant même que les rues ne soient déblayées des victimes de l'ouragan.
Mais la résistance s'est organisée et si les résultats sont encore timides,
elle a le mérite d'exister et de se battre.
Voici, sur le sujet, un article de Glen Ford paru dans ''Dissident Voice'' le 13 mai 2007
Source de l'article:
http://www.dissidentvoice.org/2007/...
Et initialement sur le site de Glen Ford, "Black Agenda Report"
Pas de plan d'urbanisme pour les populations noires, malgré les
leçons de Katrina
"Katrina" est devenu une métaphore pour 'l'Amérique urbaine abandonnée'" a
déclaré Jesse Jackson avant de prendre la tête d'une manifestation à la
Nouvelle-Orléans vers la fin du mois dernier. "Il n'y a pas de politique
urbaine. Et il en faut une absolument".
Le Révérend Jackson a tort. Il y a bel et bien une politique urbaine,
concoctée dans les Conseils d'Administration du Capital et qui se met en place
à plus ou moins brève échéance tout le pays.
L'Amérique urbaine n'est pas "abandonnée": le projet des investisseurs
privés entend déplacer et remplacer les populations existantes,
systématiquement, dans un processus déjà bien engagé. Et c'est ainsi que le
grand Capital se livre à la "reconquête" du terrain, avec le soutien zélé des
responsables municipaux de toutes origines raciales, cela dans le pays tout
entier.
Le problème, ce n'est pas le manque de politique d'urbanisme, c'est
l'absence de politiques et de projets d'urbanisme pour les NOIRS. L'Amérique du
Grand Capital sait, à la fois globalement et dans le détail, à quoi devraient
ressembler les villes et quel type de population et d'entreprises privées
seront installées et servies par ces municipalités nouvellement rénovées - les
villes de la 'renaissance" du futur (d'un futur proche et, même dans certains
cas, très proche).
Les urbanistes du secteur privé et les promoteurs ont pensé qu'ils avaient
été bénis par la nature quand Katrina a submergé la Nouvelle Orléans, la
débarrassant en quelques jours de ses habitants à problèmes et vidant les
quartiers pauvres – alors qu'il faut en temps ordinaire de longues années pour
faire place nette pour la "renaissance".
La convoitise a incité à une précipitation indécente, donnant de façon
fulgurante un aperçu de ce qui serait mis en place de force sur les décombres
de la Nouvelle-Orléans.
Comme dans un film sur avance rapide, les grandes manoeuvres s'étalaient à
vive allure devant nos yeux: une fois que les Noirs et les pauvres auraient été
délogés, le nouvel environnement urbain serait extrêmement hostile à leur
retour. Le secteur public – sauf celui qui sert, directement ou indirectement,
les intérêts des entreprises – ne serait sous aucun prétexte ressuscité, afin
de laisser peu de latitude à la réimplantation de populations indésirables (les
écoles, les infrastructures publiques, les logements sociaux, la sécurité
publique, les soins médicaux).

NO: plan for the future
Le pouvoir des syndicats serait réduit à néant par l'embauche systématique
de travailleurs saisonniers, souvent sans papiers, qui remplaceraient les Noirs
exilés (qui sont ceux qui ont le plus tendance à se syndiquer, ce que savent
pertinemment les entreprises privées). Une grande partie du terrain
précédemment occupé par les exilés, devenus superflus, serait utilisée à
d'autres fins (pour créer des parcs et des terrains de golf, entre autres) ou
destinés à ne pas être utilisés du tout sous prétexte de sécurité ou de
protection de l'environnement.
En conséquence, le prix des terrains à bâtir à la Nouvelle-Orléans, à terme,
augmenterait considérablement, ce qui enrichirait davantage certains et
interdirait la construction de logements à coût modéré à l'avenir. Plus
important encore, la "nouvelle" Nouvelle-Orléans ne compterait plus une
majorité de Noirs (67% précédemment), ce qui garantirait à cette "renaissance"
d'échapper aux tracasseries politiques dans ce que les chefs d'entreprises
appellent un environnement commercial "stable" et "positif".

Solidarité
La population noire de la Nouvelle-Orléans et sa diaspora ont vaillamment
(et avec la force du désespoir!) résisté aux machinations des responsables
politiques de la ville, de l'état de Louisiane et de l'Etat fédéral. Elles ont
remporté quelques victoires provisoires (parmi lesquelles conserver un maire
noir, même s'il est profondément libéral), et ont été rejointes par beaucoup de
fervents partisans.
Une certaine forme de l'ancienne ville noire renaîtra de la crasse et des
ruines, grâce à la simple force de volonté de ses habitants, et à la solidarité
de nombreuses associations progressistes et de milliers de particuliers
bénévoles. Les plans d'urbanisme des investisseurs pour la "nouvelle"
Nouvelle-Orléans (qui sortaient de terre dans le plus pur style "ugly
American", quelques semaines à peine après la Grande Inondation alors que
des centaines de corps non identifiés et non réclamés - dont certains ne le
sont toujours pas - flottaient encore) dévoilaient les projets quelque peu
détaillés destinés à réinventer la ville et qui permettraient d'"optimiser"
l'utilisation de l'espace (pour le commerce) et d'attirer et de fidéliser la
population la plus "souhaitable" (pour le secteur privé). Aucun de ces grands
projets n'envisageait plus de 30% de population noire - le seuil de tolérance
maximum, d'après eux, pour un environnement urbain "idéal".
Contre toute attente, la population noire de la Nouvelle-Orléans (y compris
les militants engagés dans la lutte qui font la navette depuis des villes aussi
éloignées que Houston) s'est battue contre la privatisation de ce qui reste du
système éducatif public. Ils se sont battus pour conserver le parc de logements
sociaux pratiquement resté en l'état malgré l'acharnement de l'administration
Bush à rayer ces logements de la carte.
Ils s'efforcent de reconstruire leurs maisons dans des endroits où les
responsables politiques à tous les niveaux dressent tous les obstacles
imaginables. Par la force des choses ces actions largement défensives sont le
fait d'une population assiégée de toutes parts, et dont les rangs ont été
décimés et les ressources radicalement diminuées. Mais les Noirs de la
Nouvelle-Orléans n'ont pas perdu; ils continuent de se battre contre la plus
grande catastrophe qui se soit jamais abattue sur une ville américaine,
considérablement aggravée par les manœuvres conjointes des brutes racistes du
monde de la politique et de la finance.

Ce sont les responsables politiques noirs qui ont lâché la population noire
de la Nouvelle-Orléans, et qui ont laissé les habitants des quartiers pauvres
en Amérique sans défense face aux agissements du Grand Capital qui vise à
"repeindre en blanc" les villes américaines. L'exode massif des habitants de la
Nouvelle-Orléans, puis, l'impossibilité de revenir ont agi comme une vague
géante qui se serait abattue sur la ville. Partout ailleurs dans l'Amérique
noire, ces mêmes forces capitalistes qui s'acharnent à déloger les Noirs
propulsent une lame de fond de rénovations des quartiers qui ne reflue
jamais.
L'offensive du Grand Capital dans les grandes villes menace de disperser
irrévocablement ceux qui constituent la base du pouvoir politique des élus
noirs, brisant définitivement le rêve d'autodétermination de la population
noire. Si l'Amérique noire ne parvient pas à réaliser les mutations profondes
qui se sont opérées depuis plusieurs dizaines d'années dans les investissements
privés et les stratégies de développement, d'autres " chocolate cities "
partageront bientôt le même sort que la Nouvelle-Orléans – à plus longue
échéance, néanmoins.
Sur les 12 grandes villes où la population noire est la plus importante,
sept ont connu une baisse du pourcentage de l'ensemble de la population noire
entre 1990 et 2000.
New York City (1)
Chicago (2)
Houston (5)
Los Angeles (7)
Washington (9)
Dallas (11)
Atlanta (12)
Les événements dus à Katrina, évidemment, feraient aujourd'hui passer la
Nouvelle-Orléans (précédemment n° 10 dans la liste des villes) dans la colonne
des pertes en population noire.
Quatre villes parmi les 12 premières ont connu une augmentation de la
population noire entre 1990 et 2000
Detroit (3)
Philadelphia (4)
Baltimore (6)
Memphis (8)
(Source: recensements officiels en 1990 et en 2000)

Eglise à Harlem
“The seven cities that became less Black in the Nineties are all concentrated corporate headquarters locations or, in the case of Washington, DC, the headquarters.”
"C'est dans les sept grandes villes qui ont connu une diminution de la
population noire dans les années 90 que sont concentrés les sièges sociaux de
grandes compagnies, ou bien, pour Washington, les sièges des administrations du
gouvernement fédéral"
Incontestablement, une partie de la baisse du pourcentage de population
noire dans sept des grandes villes est due à l'immigration, principalement
latino-américaine. Le bureau de recensement américain a changé radicalement sa
façon de comptabiliser les latinos entre les recensements de 1990 et de 2000,
permettant ainsi d'en mesurer la portée de façon fiable. Ce qui saute aux yeux,
c'est que c'est dans les sept grandes villes qui ont connu une diminution de la
population noire dans les années 90 que sont concentrés les sièges sociaux de
grandes compagnies, ou bien, pour Washington, les sièges des administrations du
gouvernement fédéral. Il y a des villes que les grands groupes privés sont plus
particulièrement impatients de "relooker", pour créer un environnement urbain
censé être plus agréable pour leurs employés, les cadres de direction et leurs
clients, et plus généralement pour le prestige de l'entreprise.
Ne doutons pas cependant un seul instant que l'impératif actuel des
entreprises privées, à savoir "cap sur les grandes villes" (d'où la rénovation
des quartiers), va bientôt faire prendre le même chemin à d'autres
municipalités où la population noire est très importante.
Newark, New jersey, autrefois considérées comme des "chocolate
cities" typiques sont passées de 58,5% de population noire en 1990 à 53,5%
en 2000. Depuis lors, le projet de "renaissance" des centres-villes avance à
grands pas, attirant des milliers de professionnels blancs bien en cour. D'ici
2010, Newark n'aura vraisemblablement plus une population majoritairement
noire. Et à Atlanta il y aura beaucoup moins de Noirs.
C'est à New York que la "dé-blackisation" a été la plus
spectaculaire. Pour la première fois depuis que ce qu'on a appelé les
"Draft riots" de 1863 (en fait, un programme monstrueux visant les
Noirs où des milliers d'entre eux ont été massacrés) ont poussé des dizaines de
milliers de Noirs à quitter définitivement la ville. Le recensement de 2005
révèle une perte nette de population noire dans l'ensemble de la ville. Et
également, pour la première fois, le nombre de latinos a baissé à Manhattan,
épicentre du séisme pour à la fois la "gentrification" et les sièges sociaux
des entreprises. La population noire à Manhattan chute depuis un certain temps.
Les conséquences politiques suivent automatiquement.
Certains affirment que la baisse de la population noire dans les
centres-villes est un signe de progrès, puisque les Noirs partent s'installer
dans les banlieues. Cependant, comme le savent tous ceux qui connaissent les
environs de Washington, le départ en masse des Noirs des centres-villes est dû
à leur expulsion, la conséquence directe de la gentrification des quartiers
pauvres. Dans beaucoup de cas, le ghetto se déplace simplement à l'extérieur
des villes. Les Noirs aisés (et c'est tout à fait relatif, en terme de richesse
ou de valeur nette), pour qui le prix de l'immobilier dans les quartiers les
plus agréables du centre-ville est également rédhibitoire, s'installent en
périphérie, reprenant des maisons qui appartenaient à des Blancs qui ont fui
les Noirs pauvres qui ont été forcés de quitter la ville.
Le résultat, c'est que les Noirs sont éparpillés un peu partout et que leur
force politique s'affaiblit de plus en plus dans les villes. Il n'y a aucune
comparaison entre l'impact culturel, politique et social des populations à
majorités noires dans des communes de banlieue comme Prince Georges County,
dans le Maryland et Dekalb County, en Géorgie, et le contrôle politique des
Noirs dans des grandes villes comme Washington et Atlanta.
Et la frénésie de gentrification à Chicago va sans doute définitivement
écarter la possibilité d'avoir un maire noir.
L'afflux du Grand Capital dans les grandes villes marque la fin d'une ère
qui a commencé juste après la Seconde Guerre mondiale. Craignant le retour à
des conditions rappelant l'époque de la Grande Dépression, avec la fin de
l'activité intense dans l'industrie de l'armement et l'agitation politique que
provoquerait le retour de millions de soldats et de marins, le gouvernement
fédéral et le secteur privé ont lancé le chantier public et le programme
d'investissement privé les plus importants de l'histoire: la création de
banlieues dans un pays de la taille d'un continent.
Ce grand dessein transformait radicalement les schémas de l'habitat
traditionnel tel qu'il avait toujours été depuis le début de la civilisation.
Les riches avaient toujours habité dans les centres-villes, où se trouvent
toutes les facilités tandis que les pauvres étaient relégués en périphérie. Ce
schéma vaut pour tous les autres pays du monde, sauf pour les
Etats-Unis.
Les Noirs ont été oubliés dans ce grand chantier de rénovation, et ils ont
hérité, par défaut, des villes (dont beaucoup ont perdu progressivement la
moitié, voire plus, de leur population blanche au bénéfice de la banlieue).
Après plusieurs dizaines d'années de développement des banlieues, l'inévitable
s'est produit, un phénomène qui ressemble fort à une crise capitaliste
classique de surproduction. Les banlieues s'étaient étendues trop loin, les
trajets pour aller travailler étaient devenus trop longs, l'infrastructure
était mise à rude épreuve par cette expansion urbaine artificielle et contraire
à l'histoire, ainsi que par l'impossibilité d'offrir, dans ces banlieues très
éloignées, les mêmes prestations qu'une ville. L'élastique trop tendu revenait
d'un coup sec.
Dans la période située entre l'exode, après la guerre, des blancs vers les
banlieues (exode qui avait débuté bien avant les révoltes des Noirs dans les
années 60 et qui étaient davantage du "pull" que du "push") et la
gentrification galopante actuelle, les Noirs ont obtenu la majorité aux
élections municipales dans beaucoup de villes. Maintenant nous arrivons à la
"fin du cycle". Les Noirs en général, et les responsables politiques noirs, en
particulier, semblent n'avoir jamais imaginé que la période des "chocolate
cities" pouvait avoir une fin, ni quelles conséquences cela aurait sur la vie
des Noirs ou leur force politique. Au contraire, la plupart des élus noirs,
sans ambition bien définie pour leur ville, se sont fait une spécialité de
faire des courbettes pour attirer les investisseurs privés à n'importe quelle
condition (ce que font également la plupart de leurs homologues blancs). A ce
stade du cycle, pour beaucoup de villes où la population noire est très
importante, plus besoin de salamalecs: les entreprises arrivent avec leurs
propres desseins, les mallettes pleines de projets pour un nouveau grand
chantier de rénovation de l'Amérique. Et la migration massive des Noirs fait
partie intégrante de ce projet.
Katrina a montré à tous ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour
entendre l'ampleur du projet des investisseurs privés, dont on avait déjà un
bon aperçu à New York, Chicago, Washington, Atlanta et ailleurs. La
gentrification est en fait le résultat de la pénétration méthodique des
investisseurs privés, un processus bien agencé qui demande une collaboration
étroite avec les municipalités. En l'absence de projets de rénovation des
grandes villes présentés par des Noirs, c'est le projet des compagnies privées
qui sera privilégié et s'ensuivra l'exode lent et difficile des Noirs. La
conclusion est évidente: les Noirs qui aspirent à faire une carrière politique
doivent foncer dans des projets d'urbanisation avec la rage de
vaincre.
Comme je le disais en 2004:
"Nous devons bouleverser et supplanter les programmes de développement des
investisseurs privés en devenant des urbanistes au service de la population.
Nous devons ôter l'initiative au secteur privé qui connaît actuellement tout ce
qui constitue la vie dans une ville et qui utilise ces données sélectivement
pour présenter son modèle partial de "développement" comme la seule alternative
possible. Nous devons redéfinir le terme de "développement" pour qu'il signifie
"changement qui profite à la population concernée par le plan d'urbanisme". Un
développement qui ne répondrait pas à cette définition serait
inacceptable".
Si les générations d'élus noirs d'après 1970 avaient utilisé les dizaines
d'années dont ils disposaient pour établir des projets et des politiques
d'urbanisme de façon à répondre aux besoins de leurs électeurs noirs, ils
seraient aujourd'hui en position de force pour négocier avec le Grand Capital
qui accourt – et auraient eu quelque chose à proposer à la population de la
Nouvelle-Orléans quand les investisseurs privés sont arrivés avec leurs projets
qui étaient le "coup de grâce" porté à la majorité noire. Mais la classe de
"mal-dirigeants" a passé ses mandats électoraux à gâcher cette occasion
historique, et la fenêtre aujourd'hui se referme rapidement.
Seul un mouvement pour un développement
démocratique, fondé sur une mobilisation massive des résidents des villes
autour de projets détaillés pour l'amélioration de la population urbaine peut
calmer le rouleau compresseur des investisseurs privés et conserver le pouvoir
politique des Noirs dans les grandes villes.
Quand cette fenêtre sera refermée (après que les Noirs seront éparpillés dans
la nature) ce sera la fin de la partie.
Glen Ford is Executive Editor of Black Agenda Report , where this
article first appeared.
He can be contacted at: Glen.Ford@BlackAgendaReport.com.
Autre article de Glen Ford:
''How America’s Immigrants Became White'', 16 mai 2007
........................................................................................................................................
NOTES:
Gentrification:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gentri...(fr)
"Draft Riots"
http://en.wikipedia.org/wiki/New_Yo...
(ang)
Pull and Push
La stratégie « Pull » consiste à communiquer à l’attention du
consommateur final (ou du prescripteur) en utilisant notamment la publicité,
pour l’attirer vers le produit. Alors que la stratégie « Push » vise
à pousser le produit vers le consommateur, à l’aide notamment de la force de
vente, de la promotion et/ou en stimulant les intermédiaires de la
distribution.
Articles déjà parus sur ce blog:
__L’habitat
urbain : les pauvres indésirables__
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