Big Pharma: SANTE et PROSPERITE!
Par emcee le dimanche 15 avril 2007, 08:04 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Aux Etats-Unis, à défaut d'une couverture sociale universelle, il y a les
assurances privées et l'industrie pharmaceutique.
Tant qu'on est en bonne santé, qu'on a un emploi rémunérateur, qu'on
travaille et qu'on peut payer les assurances (toujours plus onéreuses), les
soins, les médicaments, tout va bien.
Le hic, c'est que si on tombe malade, si on doit être hospitalisé, si on
perd son emploi, si le salaire est brutalement amputé, si on a une maladie
chronique, rien ne va plus. (''voir aussi le
billet précédent).
Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est bien connu: le
système de santé côté big bizness se porte comme un charme.
Tiré de: "Common
Dreams"
Article initialement paru le 6 avril dans IPSnews: http://ipsnews.net/news.asp?idnews=...
Health Care Crisis: Number of US Uninsured Soars, Along with
Big Pharma Profits
Par Adrianne Appel
Traduction:
La crise du système de santé: le nombre de personnes sans assurance
en forte hausse, ainsi que les profits de "Big Pharma".
Les Etats-Unis ont la réputation d'avoir un système de santé en or, mais ce
système étant le plus coûteux au monde, certains ici disent que seuls ceux qui
se présentent avec un seau plein d'or ont accès à ces traitements.
Le prix des médicaments, de l'assurance maladie, des consultations et des
séjours hospitaliers n'est pas à la portée des bourses de beaucoup
d'Américains, alors que, parallèlement, les bénéfices des compagnies
d'assurance et des firmes pharmaceutiques ne cessent de grimper.
De nombreux responsables politiques et spécialistes disent que le pays est
actuellement à l'orée d'une crise grave du système de santé.
On estime à 46 millions le nombre de personnes qui n'ont pas de couverture
médicale, faute de moyens, et les Etats-Unis ont le plus mauvais bilan de santé
du monde développé.
Parallèlement, d'après le magazine "Fortune", Johnson and Johnson
le géant de la pharmacie a réalisé en 2005 des bénéfices de 10 milliards de
dollars et Pfizer de 8 milliards.
Les soins médicaux causent même la ruine de citoyens américains aisés,
surtout s'ils ont la malchance de tomber gravement malades.
"Ce qui fait que notre système de santé soit si dément, c'est que partons du
principe que les soins médicaux sont un bien de consommation. Cela ne marche
pas vraiment comme ça. La plupart des pays considèrent qu'il est de leur
ressort de prendre soin de la population" explique Meizhu Lui, directeur de
"United for a Fair Economy" (Unis pour une Economie
Equitable).
Le système de santé en Amérique est en grande partie privatisé, ce qui
signifie que ce sont les particuliers, seuls ou par l'intermédiaire de leurs
employeurs, qui doivent se charger de choisir sur le marché leur couverture
médicale. Le gouvernement fournit la sécurité sociale aux personnes âgées et à
une partie des pauvres et des handicapés.
Selon "Families USA", une association qui se consacre à la santé publique,
les prix de nombreux services médicaux ont flambé ces dernières années et
aujourd'hui, les particuliers et le gouvernement dépensent 2,3 trillions de
dollars par an pour régler l'assurance maladie, les consultations, les
médicaments, les séjours hospitaliers et les examens spécifiques.
(…).
D'après Meizhu Lui, il y a aux Etats-Unis un taux élevé de personnes
souffrant de diabète ou d'hypertension qui ne reçoivent aucun traitement, et la
communauté noire est touchée de façon disproportionnée.
"Sauf si on est extrêmement riche, il est pratiquement impossible de
souscrire à une assurance maladie. J'ai la cinquantaine et il me faudrait
verser 6000 dollars par an; pour une famille, c'est 12000 dollars" dit Steffie
Woolhandler, maître de conférence à la faculté de Médecine à Harvard. Le
système américain actuel en est arrivé à promouvoir la possibilité de
bénéficier d'une profusion de traitements ultra perfectionnés pour ceux qui
peuvent payer, au lieu d'encourager les soins préventifs, comme, par exemple,
permettre des bilans de santé annuels", dit Woolhandler.
"C'est ahurissant de voir que nous dépensons autant d'argent alors que tant de
personnes n'ont pas de couverture médicale", fait remarquer Meizhu
Lui.
Depuis des années, les associations pour la santé publique, celles qui
défendent les personnes âgées et les syndicats de travailleurs demandent au
Congrès américain de permettre aux citoyens et au gouvernement l'achat de
médicaments en gros ou au Canada, au lieu d'avoir à les payer au prix fort sur
le marché libre américain.
Le Congrès n'a rien fait, ni pour répondre à cette attente, ni pour d'autres
questions qui permettraient de réformer le système de santé.
Dans les coulisses, selon Opensecrets, organisme qui contrôle les financements
en politique, les firmes pharmaceutiques, les centres hospitaliers, les
compagnies d'assurance, et les organismes de défense des médecins ont dépensé
400 millions de dollars en 2005 et 2006 pour faire pression sur le Congrès et
les candidats au niveau fédéral pour qu'ils légifèrent en faveur des compagnies
privées.
"Au lieu d'aider la population, le gouvernement est pris en otage par ces
sociétés à but lucratif" déclare Meizhu Lui.
D'après le "Centre for Public Integrity", les compagnies pharmaceutiques ont
fait récemment pression pour empêcher la mise en place d'une réglementation
sévère sur la sécurité, et sont parvenues à faire imposer la protection des
brevets dans les négociations avec d'autres pays.
Les groupes pharmaceutiques bénéficient également d'avantages fiscaux
consentis par le gouvernement américain. "Ils arrivent à déduire de leurs
revenus leurs dépenses de matériel. Et ils ont droit à un dégrèvement important
sur tout ce qui peut être considéré comme de la recherche" explique Bob
McIntyre, président de "Citizens for Tax Justice" (Citoyens pour la Justice
fiscale).
Tout ceci s'ajoute aux énormes profits des compagnies concernées. En 2005,
d'après le magazine Fortune, les groupes pharmaceutiques Proctor & Gamble,
Merck, Amgen, Abbot et le groupe d'assurance santé UnitedHealth Group faisaient
partie des 50 compagnies qui font le plus de bénéfices parmi les 500 figurant
dans le classement Fortune.
Beaucoup de grandes compagnies pharmaceutiques offrent des salaires et des
primes mirobolants à leurs PDG. En 2006, le PDG de "Johnson and Johnson" a
perçu, d'après le Dow Jones, un salaire et des primes d'un montant de 28
millions de dollars. Et Richard Clark, le PDG de Merck, a touché, d'après
AFL-CIO Corpwatch, 10 millions de dollars en indemnités. Selon AFL-CIO
Corpwatch toujours, l'ancien PDG de Pfizer, Henry McKinnel, qui a quitté la
compagnie en 2006, est parti avec la somme de 180 millions de dollars - entre
sa retraite, les actions en bourse et autres avantages.
Mais William McGuire, le PDG d'UnitedHealth Group, une compagnie d'assurance
privée, se détache nettement du lot.
Son salaire annuel en 2005, d'après Forbes.co, s'est élevé à 124 millions de
dollars et il a reçu des stock options d'une valeur de plus de 1,7 milliards de
dollars. Et quand il partira à la retraite, il est prévu, entre autres, que lui
et son épouse bénéficieront d'une couverture maladie à vie, indique AFL-CIO
Corpwatch.
Ce n'est pas le cas pour la famille américaine moyenne, note Woolhandler. Si
un des deux membres du couple devient trop malade pour travailler, il peut
perdre son revenu et se retrouver dans l'impossibilité de payer son assurance
maladie.
"Notre enquête conclut que les trois quarts des personnes qui ont été ruinées à
cause d'une maladie avaient, au début, une assurance " dit
Woolhandler.
Ceux qui souffrent d'une maladie chronique, comme l'asthme, paient le double
du tarif normal, si on ne refuse pas carrément de les assurer, d'après
Woolhandler fondateur de l'association Médecins pour une sécurité sociale
nationale, qui demande que le pays passe à un système de santé géré par l'Etat,
comme au Canada.
Peter Rost, ancien directeur adjoint chez Pfizer et auteur du livre
"Wistleblower" ("celui qui tire la sonnette d'alarme") raconte qu'un
certain nombre de compagnies ont fait les gros titres des journaux récemment
quand elle ont tenté d'accroître leurs bénéfices en appliquant des programmes
de commercialisation illégale de médicaments, en fraudant le fisc ou en
lésinant sur la sécurité.
Notes
Assurance santé aux USA:
http://www.europusa.com/?ID=FRc89f3...
Et aussi - en anglais - un excellent rapport, très documenté, sur un
excellent site à visiter et explorer.
http://www.epi.org/content.cfm/bp17...
Commentaires
C'est tout de même extraodinaire le temps que vous passez à dénigrer la 1ere puissance mondiale de la planète...
Vous devez être du genre à toujours voir ce qui ne tourne pas rond mais jamais mettre en relief tout ce qui va. C'est une obsession, dites-moi ? Avez-vous consultez un psychiatre ? Si non, pensez-y, il pourrait vous être d'un grand secours.
Ouhhhh ! Il y a encore des personnes qui s'imaginent qu'il fait bon vivre dans "la première puissance mondiale de la planète" (!)...
Stupeur et consternation.
Qu'est-ce qui va bien dans une société qui vit le capitalisme exacerbé ?
Mais peut-être que Boisdefer pourrait nous répondre ?
Tout d'abord, je ne vis pas aux US, je ne suis pas américain, donc, voyez-vous, je ne me permettrais pas de faire une critique sur ce pays, qui s'avèrerait fort subjectives (et donc dénuée de vérité), comme toutes les analyses et critiques faites par des gens bien plus spécialisés que ma pauvre petite personne, surtout si elles ont été pondu par des zéropéens.
Mais simplement, je me demande pourquoi un pays qui domine le reste du monde sur le plan culturel , n'irait-il pas bien ? Pourquoi un pays qui domine le reste du monde militairement n'irait-il pas bien ?
Pourquoi un pays qui domine le monde sur le plan économique n'irait-il pas bien ? Pourquoi un pays qui domine le monde sur le plan technologique et scientifique n'irait-il pas bien ?
Certes, la mécanique a ses disfonctionnements, et c'est une société loin d'être parfaite (d'ailleurs aucune société parfaite n'existe, erreur des communistes = 200 millions de morts, bravo ! bientôt ils seront jugés, ça commence, voir en Pologne qui vient d'être jugé de crime communiste, et ce n'est que le début), mais c'est déjà une société qui est probablement bien meilleure dans l'ensemble que toutes celles avec lesquelles vous pourriez faire des comparaisons.
Voilà ci-dessus, Carambole, l'ultime contribution de Boisdefer, alias Gorski et autres, qui envahit mon blog depuis début mars et dont la suffisance joue des coudes avec la stupidité, le sectarisme, le fanatisme et l'absence de curiosité intellectuelle. Seules comptent sa vision étriquée et partiale du monde et ses interprétations abjectes de la société.
Comme je n'ai pas vocation à supporter la bêtise crasse, ni à me faire insulter, ni à dialoguer avec le FN, je ne tiens pas à laisser libre cours sur mes propres plates-bandes à quelqu'un avec qui je ne partage rien.
C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, que je suis obligée de modérer les commentaires.
Il y a des tas d'endroits sur le ouèbe où les sectaires, partisans du bruit et de l'odeur, islamophobes, et autres racistes peuvent s'exprimer tout à leur aise pour que je ne sois pas obligée de cautionner leurs thèses dans mon espace privé.
Donc, exit définitivement ce personnage, dont les commentaires publiés ci-dessus ne sont que des échantillons édulcorés de la prose nauséabonde dont il m'abreuve contre mon gré.
Dorénavant, ses commentaires partiront tous directement à la poubelle.
Vous nagez dans le n'importe quoi et l'insulte. "la suffisance joue des coudes avec la stupidité, le sectarisme, le fanatisme et l'absence de curiosité intellectuelle." Sur que vous ne parlez pas de vous ??? Cherchez bien.
Le FN Mais pauvre idiote, si vous saviez comme j'ai en horreur le FN !!!!!! Autant voter besancenot, à choisir !!!!
"racistes" ? Vous savez que ces propos sont diffamatoires.....si vous saviez.....Vous êtes complètement ignorante.
Bon courage dans votre crasse ignorance.
Finalement, je vais faillir à ma promesse et publier le dernier commentaire de l'individu pré-cité.
Pour que chacun se rende compte comment il n'insulte personne.
Bonjour Emcee,
Je suis désolée: je ne vous savais pas aux prises avec un méchant troll.
Je me doutais un peu que Boisdefer en était un et il y avait une certaine ironie dans ma question. Et bien entendu il n'a pas répondu, au prétexte qu'il "n'est pas américain" ! Il ne faut même surtout pas critiquer ce qui ne va pas aux Etats-Unis. Il refuse d'admettre les évidences. C'est d'un pathétique...
Alors laissons-lui ses oeillères ultra-libérales et s'accrocher à son petit rêve américain. :o)
Moi, je continue de m'instruire avec votre blog !
merci pour ce joli articte
juste une précision si seulement les diabète
et leur entourage etait très bien informé et apliquer rigoureusement leur
régime beaucoups de porbème dont souffert les diabétiques seront évités