Orangeraies amères
Par emcee le samedi 20 janvier 2007, 21:59 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Dans le sud de l'Italie, les travailleurs saisonniers sans papiers venus
d'Afrique et de l'Europe de l'est endurent les pires souffrances.
Physiques et morales.
Solitude, détresse, faim, maladie, mépris, violence, terreur: voilà leur
quotidien.
Après la Grande Bretagne, voici un autre exemple d'esclavage moderne dans l'Europe des "Droits de l'Homme".

Clandestins venus des côtes africaines à leur arrivée à
Lampedusa.
(Photo : AFP tirées de "RFI Actualité". Voir lien plus bas)
Traduction de l'article du Guardian: Bitter Harvest
Publié le 19 décembre 2006
Funeste récolte
Les immigrés qui travaillent dans les exploitations agricoles pour ramasser
des fruits et des olives en Europe touchent des salaires de misère, forcés de
survivre dans des conditions qui ne répondraient même pas aux normes minimum
fixées par l'ONU pour les camps de réfugiés. Felicity Lawrence raconte, depuis
le Sud de l'Italie, la vie du côté des bas-fonds du commerce
international.
Les migrants se mettent en route avant l'aube, alors que les décorations de
Noël de la ville jettent encore leur lumière clignotante sur l'artère
principale encore plongée dans la nuit.
Bientôt des centaines d'entre eux se sont regroupés, recréant tout le
catalogue des problèmes de l'Afrique et de la pauvreté des pays de l'est, dans
les rues jonchées de détritus de Rosarno, en Calabre.
La ville, contrôlée par la mafia et située juste sur l'orteil de la botte
italienne, est une région agricole de 15000 habitants. C'est un des lieux de
rassemblement où les travailleurs sans papiers font la queue tous les matins
pour se faire embaucher dans les orangeraies et les oliveraies ou dans les
fabriques de jus de fruits et de zestes confits qui approvisionnent l'Europe du
nord. Environ 5000 d'entre eux vivent dans la seule région de
Rosarno.
Ce matin de décembre, les Marocains forment un groupe important en plein
milieu de la rue, leurs peaux claires constituant un avantage dans
l'impitoyable ordre hiérarchique établi. En face, un groupe de femmes rom,
enserrant un jeune enfant, sont venues tenter leur chance. Les Roumains, qui
fument cigarette sur cigarette, des hommes et des femmes, ont marqué leur
territoire légèrement à distance des Roms, qu'ils disent mépriser; près d'eux
se tient un Russe tout seul. Plus loin, un groupe de jeunes Egyptiens est
arrivé en Europe depuis peu et rêve de l'Angleterre. Et au bout de la rue, les
Africains noirs, toujours les derniers à être choisis, des dizaines d'entre eux
venus du Mali, du Ghana, du Nigeria, de la Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du
Togo, de l'Erythrée et du Soudan.
Puis, toujours à la pleine lune, les véhicules commencent à arriver. Un
Pajero fait monter 10 ou 12 hommes. Un "caporale", un agent du travail, arrive
dans un mini van crasseux et en récupère une vingtaine mais dix autres
s'engouffrent de force dans le véhicule, déterminés à ne pas être oubliés. Une
dispute éclate quand le caporale essaie de faire descendre ceux qui sont en
surnombre.
Soudain, la violence éclate … Un jeune marocain martèle le toit d'un autre
véhicule jusqu'à ce qu'il redémarre brutalement soulevant la poussière et
crachant ses gaz d'échappement. Il a travaillé pour cet agent pendant une
semaine mais maintenant celui-ci refuse de lui donner sa paie. Ses amis crient
également, cela leur est aussi arrivé mais ils sont clandestins, alors que
peuvent–ils faire, dit l'un d'eux.
Décrépitude
Des hommes seuls arrivent dans des voitures pour faire des propositions aux
femmes d'Europe de l'est. Quelques-unes partent avec eux. Une des femmes
négocie avec le conducteur d'une petite Fiat rouge quand un Roumain
impressionnant, aux muscles tendus, s'avance et se met à taper sur le toit.
"Bastardo, bastardo", hurle-t-il. Le conducteur démarre, mais réapparaît au
bout de la rue un instant plus tard. Maintenant tous les Roumains ont encerclé
sa voiture, menaçant le conducteur jusqu'à ce qu'il redémarre une fois de plus.
Une Golf VW part avec tellement de monde à bord qu'il est impossible de faire
le compte de tous ces corps entassés. L'enfant est parmi eux. Dans la cabine
d'un pick-up s'entassent certains des Africains.
Au bout d'une heure et demie, la demande de main-d'œuvre se raréfie. Au
moins la moitié des travailleurs sont restés sur le carreau aujourd'hui. Petit
à petit, ils disparaissent, retournant dans les maisons abandonnées et les
usines en ruines que beaucoup squattent.
Environ 80 d'entre eux ont trouvé refuge dans une fabrique de papier
désaffectée à l'orée de la ville. L'entrée principale de la bâtisse n'est pas
occupée durant la journée à l'exception de quelques tentes rafistolées avec du
carton où une poignée d'hommes dorment d'un sommeil agité. Les fenêtres cassées
laissent filtrer des rais de lumière. Il n'y a pratiquement plus de toit, mais
il en reste quelques vestiges et les filaments d'amiante exposés à l'air libre.
Sur le sol en béton sont dispersés des résidus des feux de la veille. Des
sièges de voiture de récupération et des cartons servent de mobilier. Il n'y a
pas de sanitaires. Dehors, les tas d'ordures ont attiré une colonie de rats
florissante .
Samia, originaire du Ghana est encore resté à l'usine. Il a réussi à faire
du feu avec une énorme branche et il prépare un poulet de supermarché bas de
gamme pour ses compatriotes qui l'aident financièrement. Il a eu un accident de
voiture à Naples il y a trois mois et son genou est encore enflé, ce qui
l'empêche d'aller travailler.
La nuit dans l'usine, il y a beaucoup de violence. Certains d'entre eux
viennent du Darfour. Les journaux italiens ont parlé de gangs soudanais qui
rançonnent les autres immigrés africains.
Installés sur le toit, cinq hommes quémandent des couvertures Eux aussi
viennent du Ghana. Quand ils ont du travail, ils gagnent 25 € par jour. Moins
de 3 € de l'heure, à ramasser des clémentines et des oranges mais aujourd'hui,
ils n'ont pas été pris, alors ils se consolent avec une bouteille de vin de
Calabre.
Les passeurs
Comme beaucoup d'Africains ici, ils sont arrivés sur les embarcations de
passeurs via l'île italienne de Lampedusa, au large des côtes libyennes. Avec
les îles Canaries, Lampedusa est devenue l'une des principales portes d'entrée
des clandestins en Europe. Plus de 11000 migrants ont accosté sur l'île dans de
frêles embarcations ces six derniers mois.
Pour faire face au nombre, les autorités italiennes envoient sur le
continent italien ceux qui ont survécu à la traversée pour traiter leur cas. La
plupart en ressortent quelques mois plus tard avec des arrêtés d'expulsion qui,
en fait, ne sont pas appliqués. Certains paient des gardiens pour qu'ils les
aident à sortir plus tôt. Une fois libres, les migrants se mettent en route
pour les régions agricoles du sud.
Rosarno cache bien ses richesses. Car, dès qu'on quitte les rues aux
logements de béton décrépis, on arrive sur un site d'une beauté
extraordinaire.
Les montagnes de l'Aspromonte constituent une colonne vertébrale irrégulière
à l'horizon et la terre qui s'étend entre elles et la mer regorge de
plantations d'agrumes et d'oliviers.
Les boules de fruits orange vif abondent dans le feuillage luisant des
arbres et la lumière oblique transforme même les mauvaises herbes en un
filigrane d'or.
La mafia
A quelques kilomètres de Rosarno, se trouve un concessionnaire BMW et Audi
et plus loin, on arrive à un embranchement pour le port de Gioia Tauro. Les
enquêteurs officiels italiens estiment que 80% de la cocaïne en provenance de
Colombie passe par les docks de Gioia Tauro, de même que les cargaisons
traditionnelles de Kalachnikov et d'Uzi. Le commerce (et pratiquement toute la
région) est contrôlé par les 100-200 familles de la 'Ndrangheta, le nom de la
mafia locale. La 'Ndrangheta a été décrite par le ministre de l'Intérieur
italien comme l'organisation criminelle "la plus puissante et la plus violente"
de tout le pays, éclipsant par là même la Cosa Nostra et la Camorra. Le chiffre
d'affaires de leurs activités est estimé à plus de 24 milliards de
livres.
Mais en surface, ce sont les cultures agricoles qui créent l'économie et
l'argent a abandonné le marché. La Commission Européenne a récemment gelé les
subventions pour les récoltes d'oranges et de clémentines pour enquêter sur les
accusations de fraudes qui s'élèveraient à des millions d'euros.
Grâce à (sic) la concurrence avec l'Espagne et le Maroc, le prix des fruits
a chuté en dessous du coût de production, même en employant des travailleurs
saisonniers à bas coût. Certains producteurs ont réagi en payant la journée 11
euros au lieu de 25 et en prélevant 5 € pour le transport, de façon que même
ceux qui trouvent du travail peuvent difficilement survivre. D'autres
producteurs ont renoncé à cueillir les oranges, tâche qui demande beaucoup de
main-d'œuvre, et prend des saisonniers pour faire tomber les fruits à terre
avec des bâtons afin de réduire en partie les coûts en réservant les fruits à
la production de jus.
Récemment, Médecins Sans Frontières, l'ONG internationale, très préoccupée
par les conditions des immigrés de Calabre, a envoyé sur place une équipe pour
juger de la situation. MSF a constaté que la plupart des immigrés vivaient dans
des conditions qui ne répondaient même pas aux critères minimum fixés par le
Haut Commissariat des Nations Unies pour les camps de réfugiés en Afrique.
L'association humanitaire internationale a, ainsi, mis à disposition une
antenne de soins gratuits pour les immigrés sans papiers.
Les patients de la clinique de Rosarno ont le regard morne et sans
expression de tous les patients d'une salle d'attente. Parmi les pathologies
recensées par l'équipe de MSF se trouvent la tuberculose, des infections liées
aux conditions de vie précaires, beaucoup de blessures dues à des accidents de
travail, la dépression et le stress.
Un jeune Bulgare appelé Vasili a les deux bras dans le plâtre. Il est tombé
d'un olivier et bien qu'il ait été emmené à l'hôpital par son patron et qu'il
ait passé une radio, personne n'a accepté de le soigner pendant trois jours.
Quand il a réussi à se rendre dans un autre hôpital, les médecins ont dû
remettre ses os en place et il devra encore attendre pour l'opération. Une
Bulgare, Elena, est venue pour la première fois à la clinique souffrant d'une
terrible allergie aux pesticides contractée dans une des fabriques de zestes de
fruits confits. A Sofia, elle avait un diplôme de droit mais elle est venue
dans l'Italie du sud avec un visa de touriste parce qu'elle ne trouvait pas de
travail dans son pays. Avant de travailler dans les orangeraies, comme beaucoup
d'immigrés ici, elle avait ramassé des tomates dans les Pouilles. Neuf boîtes
de tomates pelées sur dix vendues au Royaume Uni proviennent des
Pouilles.
Mustafa, un Marocain, s'estime privilégié. Il a une maison, des papiers en
règle et cette chose si rare; un contrat avec le patron d'une orangeraie. Peu
avant de passer à la clinique, il était intervenu pour empêcher des jeunes
italiens de battre deux immigrés."Il y a beaucoup de violence contre les
immigrés. Un gars que je connais a été agressé avec un tesson de bouteille et,
alors qu'il était inconscient, il a été traîné dans la rue par une voiture. Ils
vous menacent avec un pistolet et ils vous dépouillent. Et ils ont un jeu
qu'ils appellent "chasse au Marocain" où ils partent tous en scooter et vous
frappent avec des bâtons. La police laisse faire.
Misère
Dans le village voisin de San Fernandino, la mission catholique, Caritas
sert des repas deux fois par semaine aux plus démunis parmi les quelque 1000
immigrés bulgares et roumains qui vivent au milieu des 5000 âmes que compte la
population locale.
Antonino Perisi coordonne les efforts des 17 bénévoles locaux qui préparent
des pâtes et du risotto chez eux et les apportent à l'église selon un planning
établi. Pendant que, ce soir là, un peu moins de 200 personnes attendent
patiemment dans la queue qui s'est formée devant la porte latérale de l'église
et que les jeunes Italiens font éclater des pétards à quelques mètres de là,
Parisi explique qu'ils ont commencé à servir des repas parce que beaucoup
d'immigrés n'ont pas d'argent, qu'ils ne peuvent pas s'acheter de quoi manger
et qu'ils viennent à l'église pour demander des vêtements ou une ration de
survie.
La plupart des Européens de l'est expliquent qu'ils vivent dans des maisons
surpeuplées aux loyers exorbitants. Vera est un exemple typique. Elle est
arrivée avec un enfant qui n'est pas scolarisé et elle ne trouve que du travail
intérimaire. "Nous ne pouvons pas retourner chez nous. Il n'y a rien à y faire.
Nous avions faim". Nouvellement élu, le maire de Rosarno, de Forza Italia, le
parti de Berlusconi, reconnaît que les immigrés "vivent dans des conditions
inhumaines" mais explique que les instances nationales préfèrent fermer les
yeux parce que l'économie agricole s'effondrerait sans eux. "Officiellement, je
ne peux pas intervenir, ils sont ici clandestinement et mon devoir serait
d'appeler la police pour les faire renvoyer dans leur pays. C'est un problème
européen, nous ne sommes que la nouvelle frontière".
Il a cependant, promis à MSF de faire enlever les ordures des usines
désaffectées et il affirme vouloir racheter la vieille usine de papier pour la
transformer en hôtel pour immigrés. " C'est tout à fait illégal, mais je suis
prêt à faire cela pour rendre service."
Inhumain
Dans une seconde usine en ruines près du centre de la ville, l'équipe de MSF
vient examiner les immigrés au moment où ils rentrent après leur journée de
travail dans les vergers. Les travailleurs vont tirer de l'eau à un tuyau
vertical en haut de la rue, en utilisant des vieilles poussettes pour la
transporter et se lavent comme ils peuvent. Ceux qui ont investi la maison de
gardien vivent à six ou sept dans une pièce sans mobilier. Ils sont arrivés par
le même itinéraire: Afrique de l'Ouest, Libye, Lampedusa, Crotone, Calabre. Un
de ces hommes raconte qu'il a dû attendre une année entière en Libye avant que
les passeurs ne le fassent traverser.
Dans la première usine, à la nuit tombante, ceux qui ont trouvé du travail
reviennent. Depuis la route à la périphérie de la ville, on entend les pieds
fatigués qui peinent à avancer et une sourde mélopée africaine qui leur donne
du courage pour le kilomètre et demi qu'il leur reste à parcourir. Des groupes
d'hommes se regroupent autour d'une douzaine de feux de camp où ils font
chauffer de l'eau dans de vieux pots de peinture pour préparer leur repas à
base de semoule. Les phares d'un mini van qui ramène un groupe de travailleurs
des orangeraies donnent un bref coup de projecteur à la scène. La plupart des
hommes ont sombré dans un état de désespoir dû à l'épuisement mais Annan, un
Togolais, est en colère: "Nous en avons marre de tout ça. Regardez comme ils
nous font vivre. C'est de la merde, cette Europe."
Diaporama ou
le film de l'histoire. A VOIR
...............................................................................................................................
NOTES:

Immigration en Europe. Complément d'infos.
http://www.fenetreeurope.com/php/pa...
Et aussi: La Chine poubelle du monde
http://www.journaldumardi.be/index....
Autre article (en anglais) de Felicity Lawrence, en direct de
Calabre:
"The dark side of the Christmas orange harvest"
http://www.guardian.co.uk/eu/story/...
…………………………………………………………………………………...........
Note perso:
Cette Europe "de merde" que nous avions rejetée, justement
pour cela, eh bien, la maldonne du péhesse et le raton laveur, eux, veulent
nous la resservir enrobée dans la vaseline.
Comment peuvent-ils encore se regarder dans la glace, tous ces
abrutis, tous ces menteurs, tous ces salauds?
Comment peuvent-ils nous proposer sans sourciller un plat réchauffé,
avarié au départ?
Et comment peut-on même songer à voter pour eux, le triste sire et
son ersatz en jupons?
Commentaires
emcee, je crois que tu chipotes.
Tu ne lis pas Le Boucher (QVM). S'il te plaît, lis et arrête de faire ta mauvaise tête d'empêcheuse de libéro-mondialisée à fond.
résumé rapide de sa chronique de samedi 20.01.07 Davos, Doha et la feuille de paie. (on dirait un titre de jean de La Fontaine)
1) "La mondialisation est le moteur de la croissance mondiale, elle a sorti 450 millions de personnes de la misère, elle avantage les gens du Sud..."
( dJohnny pense s'établir au Soudan, pays riche..)
2) Si Doha échoue " l'OMC serait affaiblie, sinon morte et ce serait la fin d'un rêve d'une régulation mondiale égalitaire du commerce mondial".
(on vient de perdre l'abbé Pierre, tu voudrais pas qu'on perde l'OMC!!)
3) Enfin , on pense, ils pensent, ils disent, ils émettent l'idée que: " la redistribution des dividentes de la globalisation est aujourd'hui la question la plus importante posée aux démocraties développées."
(on va décider de mettre en place une commission qui établira un rapport, préconisant que la redistribution n'est plus possible parce que le monde aura disparu...)
Ca, ça c'est de l'économie. C'est du partage, c'est du social, c'est de l'humanitaire. Vous étiez chère amie en direct du MEDEF.
Je suis d'accord. J'ai très mauvais esprit. Sinon, je serais toujours en phase avec ceux qui n'arrêtent pas de nous démontrer, comme un et un font quatre, que la mondialisation, yaksa de vrai.
Parce que, c'est certain, GP, ils se démènent comme de beaux diables sur tous les médias pour expliquer aux gens que nous, on a faux et eux, tout juste.
Merci pour les infos.
Qui m'avaient échappé, je dois dire. Mais avec cette hécatombe, on ne sait plus où donner de la commémoration.
Manquerait plus que notre dévoué président à vie ne passe l'arme à gauche (un comble, cela va sans dire).
Dans le sud de l'italie, et particulièrement en Calabre (mais aussi dans des endroits de Pouilles que je connais bien), c'est la misère, pour les immigrés bien sûr, mais aussi pour les italiens, à un point que l'on imagine pas.
pas de boulot, départ vers les grandes villes du nord , ou même avec une, deux, ou trois laurea, à plus de trente ans, les jeunes diplomés souspayés, avec des contrats de crotte, s'entassent dans des apparts hors de prix;
les immigrés? l'horreur, des conditions de vie indignes et un racisme florissant.
le résultat des années Berlusconi, un désastre.
les fameuses tomates des pouilles sont achetées une misère aux paysans, qui se rattrapent en exploitant honteusement les travailleurs venus d'ailleurs;
C'est tout le système qui est pourri!
merci de cet article emcee
aprés l'italie, on a la roumanie et ces chinoises ...
Oh la la, céleste, je viens de trouver par hasard, ton com' dans les "indésirables". Ca alors! Tu y étais en compagnie d'iznopreum's, lui aussi relégué aux oubliettes. 'tin d'informatique!
Ca m'étonnait, aussi, que tu ne te sois plus manifestée, mais comme moi-même je suis pas mal occupée, je n'ai même pas eu le temps d'explorer mon propre site.
Merci pour ces précisions intéressantes. Comme d'hab.