L'esclavage au Royaume Uni
Par emcee le dimanche 14 janvier 2007, 19:28 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Article tiré de l'"Independent" du 13 janvier 2007
Voici l'histoire de Somalatha, originaire du Sri Lanka. Ce n'est pas son
vrai nom et vous allez bientôt comprendre pourquoi. C'est une histoire que
beaucoup refuseront de croire qu'elle puisse concerner la Grande Bretagne.
Hélas, c'est la réalité. Cela s'est passé récemment.
Somalatha est arrivée en Grande Bretagne à l'âge de 29 ans avec une famille
pour laquelle elle travaillait en Jordanie. Elle était employée en tant que
domestique. Elle devait effectuer 16 à 18h par jour, et était payée 200 livres
(300 €) par mois. Les deux premières années, elle n'a jamais bénéficié d'un
seul jour de congé.
Elle n'avait pas le droit de prendre ses repas avec la famille et elle
mangeait ce qui restait. S'il n'y avait pas de restes, on lui disait de manger
des pommes de terre et des oignons. S'il manquait quelque chose, elle était
systématiquement accusée, voire punie.
Somalatha, contrainte de dormir sur un canapé lit dans le séjour, était
dérangée chaque fois que quelqu'un rentrait tard. Le vendredi soir, c'était
particulièrement pénible car les enfants de la famille, des adolescents,
rentraient tard et ramenaient leurs amis, et donc, il lui était impossible de
dormir.
Son patron a laissé sciemment expirer son visa. Sans visa, elle ne pouvait
ainsi plus s'échapper. Elle demandait régulièrement à son employeur de lui
rédiger une lettre pour aller faire renouveler son visa mais cela lui était
refusé.
D'après la loi actuelle, des femmes comme Somalatha ont une échappatoire.
Mais le gouvernement est sur le point de lui barrer tout moyen de s'en sortir.
Au début de l'année 2006, il a déposé un projet de loi modifiant la loi en
cours qui propose de classer les immigrés au Royaume-Uni en cinq catégories,
selon leurs compétences et les avantages économiques qu'ils sont susceptibles
d'apporter au pays.
Ces dispositifs excluent les femmes comme Somalatha. Mais les services de
l'immigration ont expliqué à "Anti-Slavery International" (Anti-Esclavage
International) – une des trois associations caritatives qui ont reçu des aides
cette année à la suite de l'*Appel de Noël de l'"Independent" - que les
employées de maison comme Somalatha seront liées à l'employeur avec qui elles
sont entrées sur le territoire, et n'auront pas le droit de changer d'employeur
quel que soit le traitement qu'il leur inflige.
Ce n'est pas le seul domaine où on constate une aggravation de cette forme
moderne d'esclavage en Grande Bretagne. Une loi contre le trafic d'êtres
humains et le travail forcé a été votée à la suite de la mort de 23
travailleurs chinois qui ramassaient des coques à marée montante dans la baie
de Morecambe en 2004. Mais le commerce de l'exploitation des êtres humains n'a
pas cessé pour autant.
Beaucoup de travailleurs immigrés venus d'Europe de l'est qui entrent au
Royaume Uni de façon légale à la suite des conventions signées dans le cadre de
l'élargissement de l'Union Européenne, sont pris dans les filets d'agents du
travail qui les enferment dans une spirale de dettes à laquelle ils ne peuvent
pratiquement plus échapper.
"Ces trafiquants exigent des sommes importantes, explique Aidan McQuade,
directeur d'Anti-Slavery, en leur faisant miroiter qu'ils pourront les amortir
grâce aux salaires élevés qu'ils toucheront une fois au RU. Les honoraires des
trafiquants peuvent s'élever entre plusieurs centaines de livres et des
milliers de livres et leurs taux d'intérêts sont si élevés qu'en réalité, les
travailleurs n'arrivent jamais à rembourser leurs dettes".
Somalatha a été tirée d'affaire par Kalayaan, une organisation
caritative qui travaille avec Anti-Slavery International et qui s'occupe d'un
centre communautaire qui conseille sur les lois sur l'immigration et le droit
du travail. Mais beaucoup d'autres souffrent encore. Après une enquête auprès
des clients de Kalaayan, 75% d'entre eux ont déclaré avoir subi des abus
psychologiques et pour plus d'un tiers des abus physiques.
Jusqu'à présent, la loi donnait la possibilité d'aider des femmes comme
Somalatha, leur permettant de changer d'employeur si elles étaient embauchées à
plein temps comme domestiques chez des particuliers. Mais avec la volonté du
gouvernement travailliste de faire la chasse à l'immigration, ces dispositions
vont bientôt changer et, ainsi, des employées comme Somalatha et les autres
n'auront plus le droit de changer d'employeur. Les associations craignent que
cela n'incite les employeurs à employer des domestiques au noir, ce qui
rendrait celles-ci plus vulnérables aux abus.
"Cela signifie qu'elles vont perdre une possibilité capitale de se défendre
contre la violence, les mauvais traitements et l'exploitation" déclare Kate
Roberts, qui travaille à Kalayaan.
"Elles vont, de fait, perdre les protections fondamentales du droit du
travail en Grande Bretagne, à savoir le droit à un salaire minimum, aux congés
payés et aux délais de préavis, parce qu'en pratique, ces femmes sont presque
toujours domiciliées chez leur employeur et elles n'intenteront pas d'action en
justice tant qu'elles ne se seront pas, comme elles disent,
'enfuies'".
Kalaayan et Anti-Slavery International militent pour le maintien de la loi
actuelle, qui permet à ces femmes de quitter leur employeur initial tout en
conservant leur statut de travailleurs domestiques migrants. Elle leur permet
également de faire une demande de régularisation au bout de quatre
ans.
Mais l'exploitation des travailleurs ne se cantonne pas aux travailleurs
domestiques. Un syndicat a récemment découvert qu'un groupe d'ouvriers polonais
qui travaillaient dans une usine de conditionnement de poulet près d'Exeter
habitaient dans une maison non meublée. Ils dormaient sur des matelas, sans
draps ni couvertures, et utilisaient une cuisinière électrique dont les fils
dénudés étaient enfoncés directement dans la prise. Les trafiquants les avaient
menacés de les faire expulser et de leur confisquer deux semaines de salaire
s'ils parlaient à quiconque de leurs conditions.
Ces hommes et ces femmes avaient été recrutés en Pologne pour venir en
Angleterre avec un permis de travail en règle. Deux hommes d'une agence
anglaise de recrutement s'étaient rendus dans une ville au centre de la Pologne
pour procéder à des entretiens à l'embauche. Ils promettaient le salaire
minimum horaire (4 livres cinquante; 6,75 € env.), un logement pour 25
livres (38 €) par personne par semaine et des tas d'heures
supplémentaires. Mais les trafiquants exploitent l'ignorance des lois de leurs
victimes et leur incapacité à parler anglais. Ils prélèvent sur leur paie des
sommes exorbitantes, pour régler "l'inscription au registre" ou les
"prolongements de visas".
Les Polonais (dont plusieurs avaient reçu le même numéro d'assurance sociale)
se voyaient déduire des montants énormes, pour s'acquitter d'impôts qui n'ont
jamais été reversés au Trésor Public. Ils payaient leur loyer 40 livres (60 €),
même s'ils dormaient à même le sol et en dépit du fait que le loyer maximum
légal pour ceux qui gagnent le salaire minimum doit être légèrement inférieur à
25 livres.
Ceux qui peuvent échapper à ces moyens de rétorsion sont menacés.
Anti-Slavery a rencontré deux Vietnamiens qui ont dû verser 18.000 livres (près
de 30.000 €) pour avoir un emploi au Royaume Uni. Ils étaient arrivés en Grande
Bretagne avec un permis de travail en règle et devaient toucher 4,95 livres
(7,25 €) de l'heure. Mais à leur arrivée, leurs passeports ont été confisqués
et ils ont été contraints de travailler deux mois sans rémunération. Pour
protester, ils se sont mis en grève. Presque aussitôt, leur famille au Vietnam
a été menacée de violences physiques.
Tels sont les dessous sordides de la vie des employés que nous rencontrons
dans les services des relais d'autoroutes, qui servent de main d'œuvre
temporaire dans les ports, qui travaillent dans les restaurants, les hôtels et
les "ongleries" ou qui lavent notre linge. L'esclavage, semble-t-il, se porte
bien, même s'il est bien caché, dans la Grande Bretagne du XXI°
siècle.
Note:
Le virage à 180 degrés du parti travailliste
1990: Alors dans l'opposition, le Parti travailliste promet
d'instaurer une loi pour mettre fin à l'exploitation des employés de maison
immigrés.
1998: Une des premières mesures de Tony Blair une fois à la
tête du gouvernement est de faire voter une loi qui autorise ces employé(e)s à
changer d'employeur, à renouveler leur visa pour prolonger leur séjour, et leur
permet d'effectuer une demande de régularisation au bout de 4 ans.
2004: A la suite de la mort des ramasseurs de coques dans la
baie de Morecambe, le gouvernement fait voter le "Gangmasters (licensing) Act",
un dispositif qui permet d'inscrire la main d'œuvre dans les secteurs de
l'agriculture et des coquillages, ainsi que des secteurs du conditionnement et
de la transformation des produits.
2006: A la suite de son dossier "Une immigration qui réussisse
à la Grande Bretagne", le parti travailliste propose d'annuler les droits des
travailleurs domestiques migrants. Il refuse de signer la convention du Conseil
de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.
The Independent; 13 January 2007
http://news.independent.co.uk/uk/po...
Note: *"Independent Christmas Appeal":
Appel aux dons de lecteurs en période de Noël effectué par le journal
britannique l'Independent qui distribue les fonds récoltés à trois organismes
caritatifs "méritants".
…………………………………………………………………………………………………………...................
Note perso:
Cela ne vous rappelle rien?
Sarko et ses lois sur l'"immigration choisie" et sa chasse à l'enfant;
Sarko qui a repoussé les prostituées dans un coin obscur pour les enlever à la
vue des bourgeois et qui les a livrées nues et crues aux trafiquants, qui les a
rendues vulnérables aux violences et à la maladie;
Sarko qui veut" supprimer" les sans abri (on se demande bien comment. Nous
ne tarderons pas à le savoir si tous les cons qui l'ovationnent actuellement –
et dont on fait grand cas - sont réellement majoritaires d'ici quelques
semaines. BRRR!).
Sarko "sacré", sarko "intronisé".
J'en passe.
Et l'autre madame-je-sais-tout-je-sais-rien qui veut enfermer les jeunes
désorientés dans des camps;
Qui n'a rien contre les lois d'immigration de l'autre puisqu'elle ne se lève
même pas pour voter contre, malgré la consigne de son parti (pourtant déjà peu
enclin à l'humanisme spontané).
Etc. Je n'y reviens pas. J'ai les doigts qui congèlent sur le clavier, à
force.
Et puis:
Le PC qui s'attribue le mouvement des anti-capitalistes;
La LCR frappée de frilosité
Et chacun récupérant ses billes. Peu importe les centaines de milliers qui n'en
peuvent plus.
Quant à Bush … Ah, Bush! Eh bien, pas de résistance? Je continue! Même si je
ne gagne pas.
Il y a quelque chose de vraiment pourri dans le monde occidental.
Et ce n'est pas aux philosophes auto-proclamés qu'on peut faire confiance
pour ranimer la flamme humaniste chez ces clowns au coeur de pierre. Ca
non.
Alors, qu'est-ce qu'on fait?
....................................................................................................
Dernier communiqué RESF en date:
La famille HADZIKIC est bosniaque, originaire de la partie serbe de la
Bosnie-Herzégovine. Mirsad et Jasmina Hadzikic ont fui pendant la guerre et se
sont réfugiés en Allemagne plusieurs années durant lesquelles leur deuxième
enfant est née. Ils ont ensuite tenté de rentrer chez eux. Ils y ont trouvé la
maison familiale détruite et un "accueil" des plus hostiles, ce qui les a
contraints à reprendre le chemin de l'exil. C'est ainsi qu'ils sont arrivés en
Haute Savoie.
Les aînés sont scolarisés : Amina, 16 ans, est en BEP vente action
marchande au lycée des Carillons à Annecy, elle est bien intégrée, a rapidement
appris le français et envisage des études longues. Elle bénéficie du soutien de
ses enseignants.
Sa soeur, Melisa, 13 ans, a toujours un livre à la main, elle est en 5-ième au
collège de Saint Jorioz et est, elle aussi, très appréciée de son entourage.
Himzo, 17 mois, est né en France, c'est un petit enjoué et curieux de ce qui
l'entoure.
La mère et les trois enfants ont été arrêtés le 3 janvier à leur
domicile, en l'absence du père qui est recherché par la police mais se
démène pour faire sortir sa femme et ses enfants du centre de rétention de
Lyon-Saint Exupéry. Ils n'ont pas pu emporter d'effets personnels, pas même des
couches pour le petit. Ils sont logés dans une cellule de 4 lits dont la
vétusté et la promiscuité ont été dénoncées par le passé.
Jusqu'où les autorités ont-elles l'intention de pousser l'acharnement contre
une famille et des enfants dont la vie a déjà été saccagée par la guerre et
plusieurs exils. Monsieur le Préfet de Haute-Savoie et son supérieur le
ministre de la Chasse à l'enfant sont-ils réellement obligés de démembrer cette
famille et d'ajouter un exil supplémentaire à ceux qu'elle a déjà
endurés?
Pour demander qu'Amina, Melisa et Himzo Hadzikic soient libérés et que leurs
parents soient régularisés (Envoyer copie à RESF Haute-Savoie 5, rue
Paul-Cabaud 74000 ANNECY resf74@yahoo.fr)
prefecture.haute-savoie@haute-savoie.pref.gouv.fr
remi.caron@haute-savoie.pref.gouv.fr (Préfet de Haute-Savoie)
philippe.leraitre@haute-savoie.pref.gouv.fr (directeur de cabinet)
eric.canizares@haute-savoie.pref.gouv.fr (chef du service des
étrangers)
Téléphone : 04 50 33 60 00 fax : 04 50 52 90 05
...................................................................................................
Commentaires
Pourri, vraiment!
Merci pour cet article, cette forme d'esclavage existe aussi en France et en Italie, malheureusement.
Elle atteint des sommets dans les pays du golfe, où tous les emplois subalternes (et féminins) sont occupés par des asiatiques, corvéables à merci.
Depuis le temps qu'on nous chante les louanges du système anglais, quelle ânerie!
En France, il ne faudra pas compter ni sur Sarko (of course) ni sur Royal pour prendre des mesures contre l'exploitation éhontée des pauvres venus d'ailleurs!
monde pourri!
Lu ce matin, cette très belle citation d'Yvan Illich:
"Passé un certain seuil, l’outil, de serviteur devient despote. Passé un certain seuil, la société devient une école, un hôpital, une prison. Alors commence le grand enfermement. Il importe de repérer précisément où se trouve, pour chaque composante de l’équilibre global, ce seuil critique. Alors il sera possible d’articuler de façon nouvelle la triade millénaire de l’homme, de l’outil et de la société. J’appelle société conviviale une société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité, et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société où l’homme contrôle l’outil. "
On en est loin!
bonne journée!
En effet, céleste, l'esclavage moderne n'est pas l'exclusivité de la GB, même s'il y a sur leur sol des prédispositions ataviques.
British Empire, Raj et tout le reste pas joli joli, comme le commerce hypocrite et cynique des Africains qui a rempli les poches de ces autres marchands d'antan. Avec la bénédiction de la couronne, du sabre et du goupillon réunis en une seule entité.
Il y a aujourd'hui dans toute l'Europe des fantômes errants, jetés sur nos rivages par des trafiquants d'êtres humains qui poursuivent leurs basses oeuvres en toute impunité. Et maintenant, avec l'aval explicite d'hommes et de femmes politiques, qui les laissent de plus en plus démunis dans un monde de brutes.
Nous n'avons pas vu venir? Nous avons laissé faire?
Nous serions encore plus coupables ou complices de faire abstraction de ces données en cautionnant ces esclavagistes, proclamés ou non, le jour où nous glisserons notre bulletin dans l'urne, sous prétexte que d'autres sont pires.
A bientôt, céleste. Et au plaisir de te lire, ici ou ailleurs, et en particulier sur ton blog.
Melisa, 12 ans, et Amina, 16 ans, sont Bosniaques. Avant la guerre en ex-Yougoslavie, leurs parents habitaient ce qui est devenue aujourd’hui la République serbe de Bosnie (Republika Srpska). Ils ont fui en Allemagne pendant la guerre. Melisa est née là-bas. Ils sont revenus et ont trouvé leur maison détruite. On les a fait fuir dans l’autre entité de la Bosnie – la Fédération de Bosnie et Herzégovine - parce qu’ils étaient musulmans. Là ils ont été traités de traîtres. Ils ont fui vers la France et sont arrivés en Haute-Savoie, où est né un petit garçon Himzo.
La famille est menacée d’expulsion. Mais où iraient-ils ?
A l’appel de RESF (Réseau Education Sans Frontières), de nombreuses personnes de toutes sensibilités politiques, de nombreux groupes politiques – M. Bosson, député de Haute-Savoie a écrit son soutien -, ont fait pression sur les autorités pour que la famille Hadzikic soit régularisée. Une manifestation a été organisée le mercredi 10 janvier et un meeting le mardi 16 janvier.
Mais les choses avancent dans un sens favorable à la famille Hadzikic, grâce à un "lobbying" massif, tout azimut.
^"SOCIAL
Expérimentations du Revenu de solidarité activeSources : Les Echos
Date : 22/06/2006
L’Agence nouvelle des solidarités actives, créée par Martin Hirsch afin d’expérimenter le revenu de solidarité active (RSA), devrait prochainement signer une convention avec l’Etat portant sur un budget de 1,5 M€ en année pleine réparti en trois tiers : collectivités locales, entreprises, Etat. Parmi les entreprises : Accenture, la SAUR, le Crédit Coopératif, la Fondation Caisses d’Epargne, Schneider Electric, Axa. Martin Hirsch souhaite pouvoir " porter 10 projets conséquents d’ici à la fin de l’année ". Les premières expérimentations seront lancées en septembre. Dans l’Eure, il s’agira de proposer à plusieurs milliers de RMIstes des incitations plus fortes au retour à l’emploi. En Meurthe-et-Moselle, il s’agira de faciliter le passage entre contrat aidé et embauche définitive grâce à un accompagnement renforcé auprès des employeurs. En Côte-d’Or, le retour à l’emploi passera par la garde d’enfants selon des formules alternatives aux crèches. "
Ces expérimentations sont menées sans que le consentement éclairé des personnes puisse etre exercé. - Les participants font partie d'une catégorie de sujets particulièrement démunis susceptibles d'accepter des risques que d'autres jugeraient inacceptables.
Ces expérimentations mettent fin à toutes notions d'égalité de droit. elles visent à faire accepter des sous emploi à des femmes en grande précarité
Et par dessus le marché l'agence nouvelle des solidarités actives est financées pour mener ces expérimentations alors que les "cobayes humains que nous sommes devenus ne le seront pas.
Aucun code de déontologie ne garanti les sujets d'expérimentation en sciences humaines en France. Et les deux textes de loi qui ont permis leur mise en place; loi de décentralisation de 2003 et loi de budget 2007 ne parle de volontariat...que pour les collectivités locales.
Bref les femmes pauvres sont devenues mineurs et sont donc mise sous tutelle.