Et s'il n'est pas mort de froid, cela dédouanera-t-il les autorités qui laissent crever les gens dans la rue, brutalement ou à petit feu, et qui ne pensent qu'à les dissimuler à la vue du chaland qui vient faire œuvre utile pour son pays, à savoir consommer?

D'ailleurs, il est peut-être mort de bien autre chose: pourquoi penser toujours à des clichés sordides, comme: SDF = intempéries, errance, manque de soins, addictions, carences alimentaires, absence de vie affective, mépris des autorités, inhumanité et /ou éloignement des centres d'accueil.

Après tout, ce SDF avait peut-être simplement choisi de vivre dans la rue (si, si, il y en a, voyons! Je suis sûre que des magazines en papier glacé que je ne lis pas vous en trouveraient plein, comme les Rmistes qui roulent carrosse et ont pignon sur rue). Il avait peut-être, cachés quelque part (en Suisse, par ex) des millions d'euros qu'il refusait, par idéologie, d'utiliser. Hein?

Ou bien, il s'était étranglé avec une arête de saumon, ou un os de chapon, et n'avait trouvé aucun médecin de garde, tous partis en vacances (bien méritées, surtout, que: à quoi ça sert de se faire plein de sous si on ne peut pas en profiter quand on veut?). Ou alors c'était la louche de caviar qui n'était pas passée. Ou encore, c'était peut-être le champagne qui n'était pas assez frappé. Ou bien …

Il y a tant d'autres hypothèses tout aussi valables qu'avancer qu'un SDF puisse être mort de froid, fin décembre, relèverait de la désinformation.

Il ne faut quand même pas tout de suite tirer des conclusions hâtives et, là, la station de radio publique, ce qui est tout à son honneur, montre la prudence remarquable avec laquelle elle traite l'information.

France Inter, écoutez le cynisme.

PS: Une ministre est en train d'expliquer que ce gouvernement a fait plein de trucs pour le logement.

Et, en plus, elle nous dit qu'il y a des tas de srtructures pour accueillir les gens de la rue. A ... quelques minutes en RER!

Voyez, ma bonne dame, c'est bien la faute des SDF: ils ne veulent même pas se déplacer pour quelques euros de plus. Des feignants, qu'on vous dit!