de Gabriel Ash

December 14, 2006

Traduction:

Tapage autour de l’ « *Hollowcauste”

Ce fut une bonne semaine pour l’Holocauste. On en a parlé constamment aux infos. Malheureusement, les médias excellent dans l’art de ne pas faire de parallèles, et c’est donc à moi que revient la tâche réjouissante d’établir le lien entre les divers événements récents concernant l’Holocauste.

En Iran, les clowns du ministère des affaires étrangères ont accueilli une conférence sur une pantalonnade d’Holocauste honorée de la présence de lumières comme le suprématiste blanc David Duke.

En France, l’aspirante Ségo a trébuché quand on lui a demandé si elle avait entendu la comparaison qui avait été faite par un député du Hezbollah (ou pas faite ; en arabe ou non ; qui a été traduite ou non à SG) entre le Hezbollah et la résistance française contre les nazis.

Royal nous a assurés qu’une telle comparaison sous-entendant une certaine dose d’analogie entre l’Allemagne nazie et Israël serait, si elle avait été faite, complètement "inadmissible, odieuse, une abomination" (**Loubnan Ya Loubnan, décembre 2006).

Et enfin, avant de partir pour l’Allemagne en visite officielle, le Premier Ministre israélien a fait un discours au Musée National de l’Holocauste où il comparait l’Iran aux nazis et exhortait l’Allemagne à couper ses relations économiques avec l’Iran.

Commençons par le troisième événement. Voici comment Olmert a présenté l’affaire aux Allemands : "Puis-je suggérer au peuple allemand … Vous avez peut-être un intérêt économique, un intérêt commercial, mais vous avez une obligation morale bien plus fondamentale vis-à-vis de vous-mêmes, vis-à-vis de votre passé et vis-à-vis de votre avenir".

En d’autres termes, à cause de l’Holocauste, l’Allemagne doit soutenir les attaques d’Israël contre l’Iran.

Il y a cinq siècles, un moine allemand, se rebellant contre le pape, l’accusait de mêler conscience et lucre en vendant des pardons divins aux riches pécheurs. Martin Luther affirmait que le péché et la rédemption relevaient de la relation directe entre l’individu et Dieu. Quiconque cherchait à servir d’intermédiaire pour obtenir la rédemption au nom de quelqu’un d’autre (en recevant de l’argent pour cela) était un charlatan (Luther a parlé en fait d’« antéchrist », mais c’est ainsi qu’on appelle le charlatan suprême..).

Le moins qu’on puisse dire de l’Allemagne de l’après Seconde Guerre Mondiale c’est qu’elle a trahi Luther. Pleins de remords à cause de leur récent passé nazi, les Allemands ont accepté de verser à Israël des milliards de dollars.

Or, Israël n’existait pas à l’époque de l’holocauste nazi.

Les nazis ont assassiné des juifs, des homosexuels, des roms, des socialistes. Qui n’avaient rien à voir avec l’état d’Israël, dont certains de ses fondateurs ont exprimé leur admiration pour l’idéologie nazie et voulaient même combattre aux côtés d’Hitler pendant la guerre (Lenni Brenner, "51 Documents: Zionist Collaboration with the Nazis").

L’état d’Israël n’a pas été victime du nazisme. Il en a, au maximum, bénéficié indirectement. Et pourtant Israël a offert la rédemption aux Allemands: donnez-nous de l’argent et nous vous libèrerons du fardeau du péché qui pèse sur vos épaules. Donnez nous de l’argent et vous serez absous. Et les Allemands étaient contents de payer. Avoir une conscience, vivre avec leur véritable passé et rechercher la rédemption dans la ruine de leur identité saccagée était simplement trop pour beaucoup d’Allemands (pour être juste, c’est compréhensible : le fardeau du nazisme n’était pas léger). Ils ont payé allègrement et ils ont observé en silence, sans critiquer, Israël empocher le prix du sang pour créer exactement le même Etat de garnison militaire qui les avait conduits à leur perte.

Il est ironique que les Allemands, qui se sont accusés d’avoir été trop dociles, trop disposés à laisser l’état nazi définir la moralité, essaient de se guérir en donnant à un autre état, Israël en l’occurrence, le droit de définir en leur nom ce qui est moral. Et pourtant c’est ce qu’ils ont fait. Ainsi, les politiques et les intellectuels allemands, ont sous-traité leur conscience à Israël et aux USA. Au bout de 50 ans, ils sont toujours dans l’incapacité de critiquer leurs agissements, à l’un et à l’autre. A défaut de véritable conscience, ils ont opté pour une servilité dévote pour tout ce qui vient d’Israël. Et c’est en profitant de cette situation qu’Ehmud Olmert, le nouveau pape de l’Holocauste, se permet d’exiger des Allemands l’obéissance en échange d’un renouvellement du pardon pour cette époque de l’Histoire, en leur rappelant, en lisse colporteur d’indulgences, qu’ils ont un "devoir vis à vis d’eux-mêmes".

Pourtant, Olmert, l’homme accueilli "chaleureusement " par Angela Merkel, est un criminel de guerre. Il y a peu, il a ordonné le massacre de centaines de personnes. Selon ses propres aveux, ce massacre n’était pas le dommage collatéral d’opérations militaires mais une tentative délibérée d’exercer des pressions sur les responsables politiques libanais (Gabriel Ash, "Dissident Voice", July 2006).

Olmert est donc un criminel, même selon les critères indulgents du jus in bellum (le droit dans la guerre). Il n’y a aucune commune mesure, entendons-nous bien, entre ce qu’Olmert a fait au Liban et à Gaza et ce qu’ont fait les nazis à Auschwitz. Il y a néanmoins une similitude entre ce qu’a fait Olmert à Gaza et ce que les nazis ont fait dans certains endroits comme à Lidice.

Si les Allemands d’aujourd’hui avaient un quelconque devoir envers eux-mêmes et envers leur passé, ils auraient le devoir d’arrêter Olmert et de le passer en jugement à l’instant même où il poserait le pied en Allemagne. Ils n’ont certes pas le devoir d’écouter un boucher aux mains pleines de sang pontifier sur la moralité. Personne n’y est obligé.

Voyons maintenant l’Affaire Ségo (en fr dans le texte). D’après la magistrale analyse du bloggeur franco-libanais "Loubnan Ya Loubnan", Segolene Royal s’est retrouvée piégée par une petite mise en scène organisée soit par les membres des partis libanais de la « révolution de Cèdre » soit par des initiés du gouvernement Chirac soit par les deux à la fois. Les deux parties ont des intérêts à conserver en l’état la politique actuelle au Liban français et son alignement avec Washington et Tel-Aviv. Ce qu’il est intéressant de voir, cependant, c’est la sempiternelle utilité de l’Holocauste, laisse qui sert à ramener les responsables politiques qui s’égarent du droit chemin.

Royal, sous la brûlure causée par les coups, a annulé sa rencontre avec les représentants du Hamas, renonçant surtout à son engagement initial d’écouter toutes les parties au Moyen-Orient.

Elle a fait la déclaration attendue que toute comparaison entre les Nazis et Israël l’aurait fait quitter la pièce. Cela signifie donc qu’elle ne peut pas se retrouver dans la même pièce que 90% des gens qui vivent au Moyen-Orient. L’Holocauste, on en conclut donc, est l’arme la plus efficace entre les mains de ceux qui sont déterminés à susciter un "choc des civilisations".

Si la mémoire du nazisme en Occident peut empêcher une personnalité politique de rencontrer le représentant démocratiquement élu de la Palestine, c’est que l’Holocauste est devenu un instrument de l’arsenal de ségrégation au service de l’apartheid mondial.

Je ne sais pas ce qui est le plus insultant: un docteur saoudien qui refuse de se retrouver dans la même salle qu’une femme ("Arab News", novembre 22, 2006), ou une responsable politique qui refuse de se retrouver dans la même pièce qu’un Libanais qui estime lutter dans la tradition de la résistance française contre les nazis. La comparaison est flagrante parce que l’Holocauste a pris en Europe (et de façon différente en Israël) l’apparence d’un dogme religieux.

« Nier l’Holocauste » est le seul acte de parole qui soit considéré légalement comme un blasphème et qui soit passible de peine de prison. Et les responsables politiques européens ne peuvent pas se retrouver dans la même pièce que des « infidèles », c à d les gens qui luttent contre l’idée qu’il n’y ait qu’un seul grand Holocauste, avec Israël pour prophète.

Et tout comme les fondamentalistes saoudiens, qui, avec une hypocrisie effarante, font un tapage de tous les diables pour protester contre un dessin danois grotesque mais qui agissent en coulisse avec les US et Israël contre la résistance palestinienne, les « fondamentalistes de l’Holocauste » en Europe changent de discours selon ceux à qui ils s’adressent.

A peine Royal avait-elle affirmé qu’elle n’accepterait pas la moindre insinuation qu’il y ait analogie entre Israël et le nazisme, que le premier ministre israélien utilisait la tribune du Musée de l’Holocauste pour comparer l’Iran à l’Allemagne nazie.

Royal aurait-elle dit qu’elle aurait quitté la pièce si elle avait entendu Olmert faire cette comparaison historique ? Les Israéliens et les Américains dirigent une industrie artisanale de comparaisons entre le nazisme et l’homme à abattre du jour. Begin a comparé Yasser Arafat à Hitler. Clinton a comparé Milosevic à Hitler. Divers chroniqueurs ont comparé le fondamentalisme islamique au nazisme. Bush a comparé Saddam à Hitler. Et maintenant c’est l’Iran qui est la dernière incarnation du nazisme. Quand donc un fondamentaliste européen de l’Holocauste a-t-il quitté la pièce en réaction à ces comparaisons parfaitement stupides?

Je vais vous expliquer, si vous le voulez bien, l’hypocrisie des camelots de l’Holocauste. L’occident a élevé les crimes des nazis au rang de critère absolu du mal. Paradoxalement, tout crime, surtout quand il est commis par Israël, peut être absous sous prétexte qu’il n’y a pas eu de camps de la mort. A l’inverse, les présomptions de génocide inhérentes à la destruction systématique à la base de la vie de populations civiles peuvent être rejetées en invoquant la condamnation rituelle de la « fausse analogie » avec le nazisme, même si une destruction aussi systématique est désormais intégrée dans les pratiques militaires de l’Occident et s’opère chaque fois que les armées modernes doivent combattre la résistance populaire.

Par conséquent, nul ne peut jamais comparer à l’Holocauste la mort de plus d’un million d’Irakiens qui résulte de la politique américaine depuis 1992, de même qu’on ne peut comparer la punition collective infligée depuis des dizaines d’années à la population de Gaza ou la destruction du Sud-Liban aux méthodes de pacification des nazis. Personne n’accuserait Bush de « nier l’holocauste » quand il nie catégoriquement la valeur d’une étude scientifique qui estime que le nombre de ses victimes se compte par centaines de milliers.

Cependant c’est le contraire qui se produit quand les intérêts de l’Occident sont en jeu. La « leçon » de l’Holocauste suffit amplement à justifier le bombardement de civils par l’ONU en Yougoslavie, l’occupation américaine de l’Irak apparentée à un génocide, les bombardements massifs de Beyrouth par Israël, la future guerre nucléaire contre l’Iran, etc. Le tyran le plus médiocre qui « assassine son propre peuple » (et qui ne le fait pas ?) est soudain aussi cruel qu’Hitler.

Le massacre des juifs d’Europe est ainsi devenu l’ «Hollowcauste », un point de repère totalement flou du Mal, vidé de sa substance, qu’on met à toutes les sauces et qui, en fin de compte, ne peut s’appliquer à rien. L’ « hollowcauste » agit comme une divinité lunatique et capricieuse, rejetant la comparaison ici, en acceptant une autre, tout aussi valable ou pas. C’est une divinité partiale, un dieu qui toujours nous bénit, "nous", et les maudit "eux", même s’il exige d’être honoré par l’humanité entière et au nom de l’humanité entière.

L’Hollowcauste, ainsi, pousse les victimes à rivaliser dans une compétition futile où ils doivent l’honorer, dans une sorte de rite sacrificiel, avec une litanie de faits, de rapports, de statistiques, qui justifierait leur exigence d’être entendus en comparant leur sort avec celui des juifs d’Europe. Mais la réussite de ce recours (…) ne dépend que de la liberté de la volonté divine – et en ce cas précis de l’humeur des capitales européennes. L’histoire et les faits, eux, ont peu d’importance. (…).

Ceci nous ramène à cette conférence pathétique sur l’Holocauste qui a eu lieu en Iran. Ce qu’on peut dire de plus charitable sur les organisateurs de cette conférence c’est que ce sont des imbéciles. Prétendant être solidaires des victimes du terrorisme d’état, ils soutiennent en réalité le terrorisme d’état. En contestant l’authenticité de l’Holocauste, la cause préférée du président iranien, ils ne désavouent pas le sionisme mais, comme l’a expliqué de façon convaincante Joseph Massad (Al-Ahram, 2004), ils le légitiment. De plus, blanchir le nazisme, c’est approuver le terrorisme d’état, et cela concerne Israël également. Il y a des anti-impérialistes qui sont catégoriquement opposés au terrorisme d’état. Il n’est cependant peut-être pas surprenant que le gouvernement d’Iran, qui ne répugne pas lui même à la torture et à l’assassinat, trouverait de si nobles principes trop pesants.

La bassesse du président iranien est, comme on pouvait s’y attendre, de la manne pour les laudateurs empressés de Sion. Les médias occidentaux ont sauté sur l’occasion pour remplir des colonnes entières de condamnations, de sermons, et de messages alarmistes dans des proportions extraordinaires. Pour prendre un exemple lumineux, Anna Appelbaum prévient ses lecteurs que tout ce qui a été fait pour institutionnaliser la mémoire de l’holocauste n’est pas suffisant. "La quasi-extermination des juifs d’Europe mise en œuvre en un laps de temps très bref par un pays européen avancé disposant de la meilleure technologie de l’époque est, semble-t-il, un événement qui nécessite d’être constamment ré-expliqué".

Le message des camelots de l’ «Holowcauste » tels qu’Appelbaum n'est qu'amplifié par des inepties telles que la conférence en Iran. Oh Juifs ! Chantent–ils en chœur, donnez moi encore de l’argent pour faire un centre comme le centre Simon Wiesenthal pour qu’ils puissent jacasser un peu plus sur l’Hollowcauste tout en donnant le prix des droits de l’Homme à Rupert Murdoch ! (The Forward, February 3, 2003).

Mais écoutez bien ce qu’Appelbaum cherche à “expliquer” exactement. Car dans ses propos l’Hollowcauste s’apparente au marché conclu par Faust, ce marché qui a donné aux juifs la reconnaissance officielle de leurs souffrances en échange de leur consentement à devenir les porte-drapeaux de l’occident blanc. Ce ne sont pas les atrocités endurées par les victimes en tant que telles, ce ne sont pas les assassinats, ce n’est même pas le génocide qu’Appelbaum dénonce pour expliquer l’aspect unique de l’holocauste.

D’après elle, ce qu’il faut expliquer, ce qu’il faut constamment se remémorer, c’est l’horreur d’un génocide commis par une "nation européenne avancée disposant de la meilleure technologie de l’époque".
Mais il n’y a aucun effort à faire pour s’imaginer que c’est la dernière chose qui ait besoin d’explication. Une nation européenne avancée qui utilise du matériel moderne pour tuer ceux qu’elle ne considère pas comme des êtres humains à part entière ! Où est la question ? N’est-ce point un synopsis recevable pour une douzaine d’épisodes de l’histoire récente?

Quelqu’un s’attendait-il à ce que la suprématie des blancs s’impose à l’aide de bâtons et de cailloux? Bien sûr que les états utilisent leur matériel le plus perfectionné quand ils massacrent des populations entières. Appelbaum ne sait-elle point combien de milliards de dollars sont dépensés chaque année pour perfectionner les outils de destruction massive et pour en inventer de nouveaux? Qu’est-ce qui rend le raffinement des chambres à gaz si choquant par rapport aux bombes nucléaires, au gaz moutarde, au napalm, aux bombes à sous munitions (« cluster bombs »), à l’agent orange, aux mitrailleuses (…) et à n’importe laquelle de ces milliers d’inventions conçues par des industries parfaitement légales visant à précipiter les populations offensantes dans une fosse anonyme?

Ce ne sont pas le perfectionnement et la technologie qui différencient le génocide nazi. C’est, en effet, ce qu’ils ont le plus en commun avec les dizaines d’autres campagnes menées par les pays occidentaux contre les groupes de non-blancs. Il est extraordinaire qu’Appelbaum veuille ériger en différence majeure l’élément même qui soit le moins caractéristique de l’Holocauste, le seul argument que les victimes de l’impérialisme et du colonialisme occidental sont susceptibles d’avancer pour justifier ce qu’elles ont subi.

Les enjeux ne peuvent pas être plus clairs. Se "souvenir" de l’holocauste c’est d’abord exclure les autres victimes. Il s’agit de rendre incompréhensible le massacre quand il est commis à une grande échelle par un pays "avancé disposant de la meilleure technologie". Le fait d’expliquer ne signifie pas ajouter des éclaircissements.
A l’instar de la théologie négative, on "explique" l’holocauste en lui conservant son caractère d’indicibilité, afin qu’il exige perpétuellement une ré-explication.

Eriger l’« Hollowcauste » au rang d’occurrence unique où une nation avancée utilisant des technologies sophistiquées a commis un génocide, ce n’est pas attester le passé. C’est nier le présent. C’est nier les millions d’assassinats commis année après année par des nations avancées disposant de technologies sophistiquées.
C’est aussi établir un mur totémique entre des nations avancées disposant de matériel sophistiqué et le reste de l’humanité. D’un côté, il y a ces nations qui commettent des meurtres en masse qu’on a rendus incompréhensibles et donc qui peuvent être légitimement niés – cela ne se produit plus parce que ce serait impensable de penser que cela se produit encore. Un génocide commis par une nation avancée ne s’est produit qu’une seule fois. Et suggérer que cela s’est produit plus d’une fois, c’est trahir la mémoire des victimes. C’est du blasphème. La commémoration et la déification mêmes de cette aberration exclusive, unique, historique confirment qu’il s’agit d’une rupture inexplicable avec le fondement de la "civilisation".

En termes freudiens, l’Hollowcauste est à la base de la suprématie occidentale moderne au même titre que l’inceste est à la base de la famille.

De l’autre côté (du mur, si vous voulez) se trouvent les pays en retard sur la technologie. Et donc, les massacres dans ces pays se font de manière artisanale, mais également banale, facilement compréhensible et s’expliquent tout « naturellement » par leur manque de sophistication. Ce sont les barbares et ils sont tout simplement prédisposés à s’entretuer. Il s’ensuit que les tuer ce n’est pas commettre un bien grand crime, puisque la mort violente fait partie de leur quotidien. "Ils" ne respectent pas la vie comme "nous"; ils élèvent leurs enfants pour en faire des terroristes suicide, etc. Leur rejet insolent du credo de l’Hollowcauste (créé pour les en écarter) confirme leur exclusion de la communauté des civilisés, ce qui lui donne le permis de tuer.

L’Hollowcauste est ainsi l’idéologie par excellence de l’Apartheid Mondial (dont le mur israélien ne représente qu’une petite partie). L’excellent **dessin d’Abdullah Derkaoui dépeint la façon dont fonctionne l’Hollowcauste selon la définition classique de l’idéologie, en se plaçant entre le l’observateur et la réalité de l’Apartheid et en créant ainsi le sujet de la ségrégation.

Et maintenant les pieux camelots de l’Hollowcauste sont surpris et choqués que tant de barbares pissent sur leurs mémoriaux ? Remarque : ils ne reçoivent en retour que le message de leur propre racisme avec « retour à l’envoyeur » griffonné sur l’enveloppe.

  • "Hollowcauste": jeu de mot formé avec l’adjectif “hollow” qui signifie « creux », « qui sonne faux », « vidé de son sens ».


**références d'articles et dessins: voir les liens dans l'article initial: http://www.dissidentvoice.org/Dec06...

Gabriel Ash est un militant et un auteur qui écrit parce que la plume est parfois plus puissante que l'épée, et parfois non.

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Parmi les Israéliens, il y a, comme aux US et comme chez nous:
Le pouvoir, plus ou moins, disons … "humaniste"

Ceux qui bénéficient des largesses du pouvoir et qui en sont complices

Les gogos qui gobent tout ce qu'on leur fait gober.

Et les "Justes", ceux qui, hélas, minoritaires, s'égosillent à expliquer que ce n'est pas la société qu'ils veulent, ceux qui se révoltent contre - et combattent - l'avilissement d'autres êtres humains, ceux qui sont révoltés par les manipulations de tous bords. Et qui dénoncent les exactions à leurs risques et périls.

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