Un village de Bédouins anéanti en Israël
Par emcee le mardi 19 décembre 2006, 09:30 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
On n'arrête pas l'horreur.
Sous les yeux complaisants de la "communauté internationale".
Israeli Government Demolishes Entire Bedouin
Village
Article trouvé dans "The Israeli committee against house
demolitions":
http://www.icahd.org/eng/news.asp?m...
Le gouvernement israélien démolit tout un village
bédouin

Maison à Twail Abu-Jarwal détruite ce matin
A cinq heures du matin aujourd’hui, 6 décembre 2006, des centaines de
policiers ont escorté six bulldozers et démoli 17 maisons et trois enclos pour
animaux dans le village de Twail Abu-Jarwal. Le village est entièrement
détruit. Les gens sont assis près des gravats de ce qui constituait leurs
modestes logements, se demandant quoi faire, où aller … et même leur famille ne
peut pas les accueillir, car personne n’a de toit.
C’est la quatrième fois cette année que le gouvernement (NDLT :
israélien) est venu démolir des maisons dans ce village. Cette
fois-ci, ils ont fait « ce qu’il fallait » : aucune maison n’a été
épargnée. Mais les villageois ne savent pas où aller. Ils vivaient à la
périphérie de la ville bédouine de Laqia, les anciens avaient acheté des lopins
de terre pour construire leur maison dans les années 70, ils gardent encore le
reçu, en espérant qu’on leur restituera ces terrains. Ces trente dernières
années, ils ont vécu sur des terres qui appartenaient à d’autres, dans des
cabanes, les logements se remplissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il n’y ait
plus la place d’y mettre ne serait-ce qu’un bébé.
Ils ont sollicité le gouvernement pour qu’il leur trouve une solution – pour
avoir, comme les autres résidents de Laqia, une maison normale, sur un bout
terrain attribué normalement. Mais les autorités n’avaient pas de réponse à
leur apporter. Les propriétaires des terrains sur lesquels ils vivaient leur
ont demandé de partir – Trente ans, c’est bien assez. Alors, ils sont repartis
vers leurs terres ancestrales – à seulement un ou deux kms au sud de Laqia –
près de l’ancienne école en ruines, près de leur ancien cimetière. Les fils de
la famille ont construit à leur vieille mère une modeste maison en briques. Les
autres ont construit des baraques en tôle.
Il y a un an, le gouvernement est venu démolir plusieurs maisons – dont la
maison en briques. Certains habitants de Twail Abu Jarwal ont reconstruit,
d’autres sont allés s’installer chez leurs frères et sœurs, s’entassant de plus
en plus dans les maisons. Neuf mois plus tard, le gouvernement est revenu
démolir 7 autres maisons. Et à nouveau, certains ont reconstruit leurs baraques
et d’autres sont allés s’installer dans la famille. Le mois dernier, le
gouvernement est revenu et, juste pour harceler la population, ils ont arraché
les clôtures des enclos à moutons.
Et aujourd’hui, ils sont venus parachever leur œuvre.
Roni Bar-On, le ministre de l’Intérieur israélien, a été invité à exposer à
la commission des affaires intérieures à la Knesset les solutions que propose
le gouvernement pour résoudre la question des villages bédouins non reconnus du
Negev, et à expliquer pourquoi le gouvernement démolit des maisons quand ces
populations n’ont aucune possibilité « légale » de faire construire.
Bar-On a affirmé que tout allait très bien, qu’il faisait tout son possible
pour régler la question mais qu’il fallait punir les criminels, et que, donc,
les maisons bédouines construites « illégalement » devaient être
détruites. Il affirme que, pour lui, il n’y a encore pas assez de démolitions.
Et aujourd’hui, il a prouvé que c’était un homme de parole : 17 maisons
ont été démolies d’un seul coup tordu. Des 150000 Bédouins citoyens d’Israël
vivant dans le Negev, plus de 50% habitent dans des villages que le
gouvernement a choisi de ne pas reconnaître, ce qui implique qu’ils n’ont
aucune possibilité d’obtenir des permis de construire, qu’il n’ont droit ni à
l’eau courante, ni à l’électricité, ni à des routes, ni au tout-à-l’égout, ni
au ramassage des ordures, et, de plus, ils ne bénéficient que de structures
d’éducation et de santé minimum.
L’objectif de cette politique est d’obliger les Bédouins à quitter leurs
terres ancestrales et à regrouper ceux-ci dans des ghettos urbains, sans se
soucier ni de leurs souhaits ni de leur culture. Cependant, il n’y a pas non
plus de possibilité dans les concentrations urbaines qu’a créées le
gouvernement, puisqu’il n’y a pas moyen d’acheter des terrains à bâtir, comme
dans le village de Twail abu-Jarwal. Et, donc, le gouvernement peut démolir
« légalement » les maisons de 80 000 membres de cette communauté qui,
eux, ne peuvent pas construire une seule maison « légalement ».
Nous avons besoin d’aide financière et politique
- Please donate to help the people of the village re-build their homes (tin
shacks that stand as homes...) Checks can be sent to RCUV – al Awna Fund (the
Regional Council for the Unrecognized Villages), POBox 10002, Beer Sheva,
zipcode 84105, ISRAEL.
- Please write to your representatives! And tell of the quiet and brutal
demolitions of homes and lives in the Israeli Negev, demand that they do
something about it.
For more information: Yeela Raanan, 054 7487005.
yallylivnat@gmail.com.
Civil Society Activities Coordinator, Regional Council for the Unrecognized
Villages.
The Regional Council for the Unrecognized Villages is an NGO and was created
in 1997 as the representative body for the residents of the 45 Bedouin
unrecognized villages in the Israeli Negev. Hssein al-Rafaia is the elected
head of the RCUV.
Voir les excellents articles d’International Solidarity
Movement :
http://www.ism-france.org/news/
Apartheid dans le Negev
publié le mardi 5 décembre 2006
Commentaires
Vraiment pas fondé, comme d'hab
Sans fondement, bien sûr. Ni fondations ...