C’est CA qu’on veut chez nous ? En tous cas, c’est le message clair du péhesse, qui n’a pas changé son programme d’un iota. Pour eux, c’est à la gauche de venir à leur programme et pas à eux de faire du socialisme. Sans moi.

Pôvres fifres, va!

Voici encore un article sur les USA pioché sur le ouèbe. Je ne compte pas m’en faire la spécialité, mais tant que je gagne, je joue …

Traduction de “Halloween Without End”

De Zbignew Zingh

http://www.dissidentvoice.org/Oct06...

Site: www.dissidentvoice.org

October 31, 2006

C’est Halloween tous les jours

Le perpétuel bal costumé de la guerre, de la politique et de la manipulation financière.

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Une fois par an, nous nous déguisons en monstres et en goules, parodiant ce qu’est réellement l’Amérique tout le reste de l’année.

Halloween est un racket organisé pour les gamins, une menace d’extorsion ramenée au rang d’un jeu pour enfants. La demande d’un « treat » (une friandise), à l’origine, comporte une menace (NDLT trick : mauvais tour) de représailles implicite si on ne met rien dans le sac. « Tu raques ou tu trinques » (“Trick or treat!”), crient les gamins qui demandent des bonbons, menaçant d’emmailloter votre voiture avec du papier hygiénique ou d’envoyer des œufs sur votre maison si vous ne vous exécutez pas.

« Tu raques ou tu trinques ! », s’écrient le président, le Congrès, le Pentagone et Wall St en ouvrant leur sac pour y engouffrer les richesses de la planète, ses ressources, sa main d’œuvre, ses enfants, son avenir et nos vies.

« Tu raques ou tu trinques !» disent les ploutocrates, les neo-cons, et les néo libéraux ;

« Tu raques ou tu trinques ! », sinon nos soldats vont faire sauter ta maison, te feront remonter à l’âge de pierre à coups de bombes ; tu sera jeté en prison, battu, torturé, violé. On t’enfoncera la démocratie au fond de la gorge.

« Tu raques ou tu trinques ! », braillent les ambassadeurs les généraux, les patrons et les responsables religieux.

Tu raques ou tu trinques ! Tu raques ou tu trinques ! Tu raques ou tu trinques !

Et la plupart d’entre nous, morts de peur, impressionnés, terrifiés, payons ce racket, le prix à payer pour être protégés, pour garder notre emploi, pour conserver notre couverture santé de plus en plus réduite, pour conserver l’illusion d’indemnités de départ à la retraite, pour mettre de l’essence dans les réservoirs de nos voitures.

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Les masques et l’intimidation font partie de la civilisation depuis que l’Homme a appris à parler et à jeter des pierres. Peut-être que notre faculté à masquer nos véritables desseins et à menacer les autres, c’est ce qui permet précisément à la civilisation de se développer. On nous dit que nous sommes actuellement à l’époque la plus civilisée; et donc, c’est aussi l’époque la plus hypocrite, la plus sournoise, la plus menaçante de tous les temps. C’est du théâtre kabuki, festival de menaces et de ripostes, de mauvais tours et de récompenses, d’extorsions et de représailles.

Candidats marginaux mis sur la touche

Dans l’Etat de Washington, les médias télévisés ont exclu Aaron Dixon, le candidat pacifiste au sénat américain, du débat public entre républicains et démocrates parce que M. Dixon, qui représente les Verts, n’avait pas réuni la cagnotte d’un million de dollars estimée nécessaire par les médias pour figurer aux côtés des candidats « traditionnels ». Quand M. Dixon s’est présenté pour le « débat » télévisé, demandant qu’on lui permette de participer, il a été arrêté.

Bruce Guthrie, le candidat libertaire au sénat a dû emprunter un million de dollars uniquement pour s’ « acheter » une place assise à la table des débats. Et c’est cette mascarade qui passe pour des « élections libres », à la sauce américaine.

Sur les talons d’Halloween se profile le jour des élections au Congrès, le véritable jour des arlequins et des mascarades.
Pour qui donc voter, me dis-je en lisant les tracts des candidats : pour les vampires qui nous ont précipités dans la guerre ou pour les loups-garous de l’ «opposition» qui ont aussi voté la guerre ? Avons-nous réellement un choix si nous devons choisir entre un Monstre dont les mensonges ont causé la mort de plus de 650 000 personnes et une Goule qui dénonce l’ « incompétence » du monstre sur la forme employée pour accomplir ces massacres ?
Pourquoi n’y a-t-il en Amérique que DEUX bals costumés, quand dans d’autres pays il y en a 3, 4, 5 ou 6 ?

Silence dans les rangs !

En Pennsylvanie, la fille du député républicain Curt Weldon, a eu droit à une visite préélectorale du FBI qui a saisi ses livres de comptes. Pourquoi donc un FBI administré par les républicains humilierait-il publiquement une candidate sortante, fille d’un député républicain, qui se présente à nouveau aux élections?

Peut-être est–ce parce que Curt Weldon est ce parlementaire qui a accusé la commission Zelikow de n’avoir pas cité les conclusions d’« Able danger », un programme d’espionnage qui avait apparemment recueilli des tas d’informations importantes sur les attentats du 11 sept à NY et au Pentagone. La famille de Curt Weldon a–t-elle subi des pressions politiques comme Valerie Plame, la femme de l’ambassadeur Joseph Wilson, qui travaillait à la CIA, parce que Weldon lui aussi avait « dépassé les bornes » ?

Tu raques ou tu trinques, Monsieur Weldon ! Appartenir au gratin du parti dominant ne donne pour autant pas le droit d’enfreindre le code gouvernemental de l’Omerta, cette loi du silence de la mafia, qui exige des gangsters silence et loyauté et qui fausse tout, y compris les rapports au sein du parti.

Mark Foley est devenu paria du moment au Capitole à cause des révélations sur les mails à caractère sexuel qu’il a envoyés à des jeunes garçons, arrachant, ainsi, le masque du petit jeu de la moralité du clan républicain. Cependant, sitôt après des élections, les deux partis cesseront de donner des coups de pieds dans le corps politiquement mort de Foley.
Les pages à Washington sont venus apprendre ce que le pouvoir veut dire. Maintenant ils savent. Où il y a pouvoir, il y a abus de pouvoir, et nombreux sont les responsables politiques des deux bords qui se laissent aller à leurs penchants effrénés. C’est la récompense pour être de bons serviteurs du système législatif et cela permet aux J. Edgar Hoover actuels de constituer des dossiers bien opportuns qui leur serviront de moyen de pression pour contenir les velléités de ceux qui se risqueraient à placer l’intérêt public avant les intérêts privés.

En surface, en Amérique, il y a le masque de l’obéissance à la loi. Sous le masque, il y a la violation flagrante et répétée de la loi. Le Congrès, les deux partis dominants agissant de concert, ont voté la loi qui approuve la torture et l’emprisonnement à vie sans chef d’accusation, qui dénie les droits constitutionnels des étrangers et des citoyens; et le Zombie en chef déguisé en champion de la Liberté, de la Vie et de la Paix, applaudit au suicide de la République.

La presse se déchaîne sur les méfaits de Hewlett-Packard, qui s’est permis d’intercepter les communications privées de membres du conseil d’administration. Mais alors que la presse s’insurge du prétexte donné pour justifier l’espionnage de l’élite patronale en Amérique, où est le tollé quand les géants des télécoms, la National Security Agency et les compagnies Internet majeures écoutent vos conversations et la mienne ?

Le message secret c’est qu’il y a en Amérique un droit à la vie privée à deux vitesses: la vie et les communications des féodaux sont privées, la vie et les communications de tous les autres sont passibles d’espionnage.

Médias et classes dirigeantes : d’accord pour l’intox

Parallèlement, les propriétaires des médias dominants ont rejoint avec enthousiasme le défilé costumé du gouvernement pour faire passer la République Démocratique de Corée pour un danger à la paix dans le monde. Le Département d’Etat et sa chaîne d’informations opèrent leur matraquage alarmiste, sortant de leur sac à malices tous les tours racistes et xénophobes existant.
Peu importe que la Corée du Nord n’ait jamais envahi aucun pays étranger, comme l’ont fait les Etats-Unis à de nombreuses reprises.
Peu importe que la Corée du Nord connaisse peu à peu une stabilité politique plus grande que nombre de dictatures soutenues par les Etats-Unis.
Peu importe que la Corée, victime historique des agressions américaines et japonaises ait seulement souhaité qu’on lui fiche la paix.
Peu importe que, comme on le voit pour le cas de l’Irak, la seule façon pour un petit pays de s’assurer qu’on lui fiche la paix soit de posséder des armes de destruction massive, et d’être prêt à les utiliser pour répondre aux agressions.
Peu importe que d’autres pays qui n’ont pas signé le traité de non prolifération des armes nucléaires aient également leur arme nucléaire - mais Israël, le Pakistan et l’Inde ne sont pas des pestiférés internationaux, mais de doux angelots parce que ce sont NOS états nucléaires et qu’ils font ce qu’on leur dit de faire.

Derrière le masque de la sollicitude, le gouvernement américain exprime sa préoccupation de voir l’Irak s’enfoncer dans une guerre sectaire. Sous le masque, cependant, l’Amérique prépare en secret l’attaque. C’est le plan B de James Baker : si nous ne pouvons pas posséder les réserves de pétrole directement en mettant en place notre gouvernement fantoche, alors, nous allons le balkaniser, le réduire en pièces, comme nous avons fait en Yougoslavie, en la réduisant à un patchwork de minuscules états dépendants dont les ressources peuvent être aspirées par les entreprises occidentales vampires, pendant que leurs peuples, se pliant à la volonté de l’Occident, s’immolent dans un autodafé islamiste.

Relifter l’économie pour la rendre présentable pour les élections

Mais pendant que l’Amérique fait la guerre en Irak, et bientôt en Iran, en Syrie, à Cuba et au Venezuela, dans le pays, juste à temps pour Halloween et les Elections au Congrès, l’économie paraît soudain toute requinquée ! Juste à temps, les oligarques du pétrole (les amis et les alliés du gouvernement actuel) ont soudain baissé le prix du pétrole. Parallèlement les responsables de la Réserve Stratégique de Pétrole, qui ont débloqué du pétrole pour atténuer la flambée des prix après l’ouragan Katrina, ont déclaré qu’ils « s’abstiendraient d’acheter des stocks de pétrole pour le remplacer » (malgré la baisse des prix) avant les élections de novembre. Cela permet de faire baisser le prix à la pompe (seulement temporairement, bien entendu) pour le 4x4 de Joe l’électeur et de doper les ventes promotionnelles des gros consommateurs d’essence de Détroit. Tout le monde est content et, en théorie, ils votent pour le statu quo, pour leurs propres intérêts économiques et pour leurs portefeuilles.

Pour sa part, la banque de réserve fédérale a inondé le système bancaire d’argent facile, créant par là même un stock énorme dans le M3, la somme totale d’argent, actuellement totalement confidentielle, en circulation dans l’économie. Cet apport d’argent à bon marché, à son tour, sert à contrebalancer l’effondrement du marché de l’immobilier et a été utilisé pour gonfler une bulle boursière encore plus énorme. L’indice du Dow Jones Industriel, mesure qui concerne seulement une vingtaine des compagnies les plus importantes (qui y entrent ou en sortent pour conserver à l’indice sa vitalité artificielle) montre tous les signes d’une jeunesse et d’une bonne santé liftées au Botox.

Cependant, les graphiques du Dow Jones industriel publiés heure par heure révèlent que de nombreuses injections mystérieuses ont lieu au milieu de l’après-midi chaque fois que la ligne commence à piquer vers le bas créant ainsi l’illusion que la bourse défie les lois de la pesanteur.

Ceux qui se penchent à la fois sur l’étude d’Halloween et des élections américaines donnent à ce phénomène un nom plus simple : une mascarade. Si on regarde le calendrier, c’est Halloween mais si on s’intéresse à l’histoire, il s’agit du bal costumé perpétuel avec pour thèmes la guerre, la politique et les manipulations financières.

Bon Halloween, l’Amérique. Tu raques ou tu trinques !

Zbignew Zingh can be reached at: Zbig@ersarts.com. This article is CopyLeft, and free to distribute, reprint, repost, sing at a recital, spray paint, scribble in a toilet stall, etc. to your heart’s content, with proper author citation. Find out more about Copyleft and read other great articles at: www.ersarts.com. copyleft 2006.

NB: les titres des rubriques ont été rajoutés par mes soins

Note:

« *Trick or treat » : « des bonbons ou le bâton » ; « Des friandises ou un mauvais tour ».

Voir ici (en anglais): http://en.wikipedia.org/wiki/Trick-...

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En faisant des recherches, je suis tombée sur ce site : « krystal ». Passionnant. C’est en anglais, mais certaines rubriques peuvent être comprises. Il y a des photos et des graphiques qui parlent à tous.

Résolutions de l’ONU où les US ont utilisé leur droit de veto:

http://www.krysstal.com/democracy_w...

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Le MUR

Israël construit un mur qui peut atteindre 8 mètres de haut (celui de Berlin mesurait 3m60) dans les territoires occupés de la bande de Gaza. Ce mur sépare des villages des champs des paysans, quand il ne sépare pas carrément les villages en deux; quand il ne sépare pas des milliers de personnes de leurs familles, de leurs écoles et de leurs lieux de travail. 200 kms du mur sur les 700 de prévus, ont d’ores et déjà, été réalisés. Ce mur a été déclaré illégal en juillet 2004 par la cour internationale.
Mais Israël et les Etats-Unis s’assoient dessus.

Compagnies US dans le monde – qui, souvent, choisissent les régimes non démocratiques à cause de l’absence ou de l’indigence du code du travail, du laxisme sur la protection de l’environnement, de la faiblesse des charges à payer et de l’absence de droits humains.

http://www.krysstal.com/democracy_w...

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La ville de Beyrouth détruite par les raids aériens israéliens pendant que les EU envoient à Israël de nouvelles bombes et que le Royaume Uni approuve l’agression.

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Tyr

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Au Liban

Photos trouvées sur le site (attention, certaines sont insoutenables) :

http://www.krysstal.com/democracy_p...

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Pendant ce temps, en France, le petit éditorialiste d’un ex-hebdo satirique, chroniqueur occasionnel retrouvé par hasard sur l’antenne de France Inter, nous donne des leçons d’humanité.

C’était dans l’émission "Inoxydable" du vendredi 3 novembre, peu avant 18h. Je n’ai pas réussi à ré-entendre cette chronique, ni à vous la transmettre. Si quelqu’un sait, merci de signaler le lien.

(NB : je ne donne pas de noms quand je ne souhaite pas faire de pub inutilement)