L’Amérique : eldorado pour gringos ?
Par emcee le dimanche 29 octobre 2006, 11:46 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Après le fameux « Nous sommes tous Américains », voilà que la
grosse cavalerie revient à la charge avec un nouvel étendard :
« Nous sommes tous anti-américains ».
Ce ne serait pas un peu raccourci et contradictoire tout ça ?
Cela fait un moment que je réfléchis à un commentaire sur le texte qui va
suivre. Depuis que j’en ai eu connaissance, depuis que je l’ai découvert sur le
ouèbe, nervure de feuille de chou délaissée pour des mets plus savoureux, pour
des plats plus corsés, pour une cuisine plus … explosive.
Mais j’ai pas réussi à m’y mettre : trop de choses à dire, trop de
digressions à faire, trop de trucs qui se bousculent dans ma tête, et tout cela
à mettre en forme.
Mais, voilà, hier, je vais faire mon tour quotidien chez Sébastien Fontenelle
(D’ailleurs, Sébastien, … si tu nous regardes …
) ... et KWOH ?!!
Le voilà-t-il pas qu’il a trouvé chez le petit télégraphiste de la pensée
philosophique hexagonale (déjà bien amochée aujourd’hui… pour ne pas dire
vraiment … moche), une phrase fustigeant les Français (moi, toi, nous !) et
leur (NOTRE) anti-américanisme chronique autant qu’irrationnel. Ca m’a
stimulée.
Je cite, après avoir copié éhontément chez SF ladite phrase… oui, je
n’achète pas le canard hebdomadaire dont il parle – que j’ai tant sponsorisé
avant qu’il ne devienne un organe de propagande réservé aux délires d’un
maniacophobique (ça doit exister, ce truc là, non ? Et c’est grave docteur
?) – euh, où j’en étais ? Ah oui, je cite : « L'opinion
française est travaillée par une sorte de racisme anti-américain auquel Bush
sert de prétexte ». Waouh!
Exactement ça, mon colon, on en profite tous qu’il y a Bush pour cracher
notre anti-américanisme ; comme on en profite qu’il y a Olmert pour
déverser des torrents de bave «anti-sémite»…euh … «… sioniste ». On est comme
ça, nous, l’ «opinion française», on se cache pour cracher et après,
on court dans les jupes de la République pour hurler qu’y en a qui font qu’à
nous embêter et qu’il faut nous protéger.
Eh oui, le Français est tout cela : veule, lâche, grossier, inculte,
chauvin, cocardier, grivois, lâche (ah ? déjà dit ?) … et …raciste
anti-américain.
Mais, moi, je pense que, déjà, dire « raciste », c’est
impropre.
D’abord, les races n’existent pas mais admettons qu’on veuille dire par
«racisme » : haine des basanés, tout ce qui n’est pas blanc-bonux,
quoi.
Mais alors, je ne comprends plus : le Français moyen (=
« l’opinion française » ?) anti-américain, ça se
saurait.
Il n’est pas contre les Noirs d'Amérique: soit il en écoute la musique,
diverse et variée, soit il ne sait pas bien qu’ils existent (sauf ceux qu’il
voit dans les séries, mais c’est justement de la fiction), soit il les plaint
momentanément, comme après Katrina (là encore, il n’est pas sûr qu’il sache que
ça s’est passé au States, d’ailleurs, qui pourrait le croire, un truc pareil?)
;
Pas contre les Indiens (ou ce qu’il en reste, après extermination brutale,
puis lente) ;
Pas contre les Latinos non plus : il ne sait pas bien qu’ils forment
aux US une population colorée qui dépasse maintenant le nombre de Noirs
(toujours l’extermination brutale, puis lente : drogue, pauvreté, manque
de couverture sociale, d’éducation, mortalité infantile, no-future, etc.) et
qu’ils sont un peu comme nos « musulmans » à nous, sans
cesse arrêtés à Poitiers et repoussés derrière le mur. Sauf leurs Cubains à
eux, qui savent si bien faire leur propagande.
Bon, là, il nous reste qui ? L’Amérique blanche. Eh oui, celle
qui est aux manettes depuis des décennies. Et qui fait les lois et qui fait la
loi, à la fois dans le pays qu’elle s’est attribué et en dehors de ses
frontières, chez ses satellites. Cette Amérique-là qui décide de qui
doit gouverner, qui doit être renversé, qui doit subir un
blocus et qui doit lui refiler le pétrole sans tergiverser en
contrepartie de quelques hochets et gadgets, sinon, gare.
Mais toute l’Amérique blanche n’est pas comme cela, évidemment. Il reste
plein de gens à l’intérieur qui s’opposent à l’impérialisme américain, à la
guerre contre des populations innocentes et à toutes les exactions que
l’Amérique commet au nom de la démocratie et du dieu des chrétiens, et -
dommage collatéral - de Yahvé.
Curieusement, ces Américains qui combattent la politique des Etats-Unis, qui
manifestent contre la guerre en Irak, contre le blocus à Cuba, etc. eh bien,
ceux là sont montrés du doigt chez eux, accusés … d’anti-américanisme
par les néo-cons et leurs complices. (Finalement, si c’est pour être en si
bonne compagnie, je veux bien être taxée d’anti-américanisme…).
Quelque part, ça, ça n’interpelle pas le petit télégrapho-descartelaisien
(c'est MON blog, je fais CE QUE JE VEUX)?
Il fait pourtant l’intelligent. Il écrit dans un canard reconnu - il a même
élargi son lectorat ; il cause dans tous les postes (et, vu les créneaux
qu’il choisit, m’est avis que, sauf révolution, on fera encore souvent appel à
lui).
Il n’est pas possible qu’il ne soit pas arrivé jusque là dans l’analyse (j’y
suis bien arrivée, moi, qui, à côté, ne suis qu’un ver de terre tâcheron). Pas
possible qu’il ne sache pas que le peuple « américain » n’est pas une
entité toute lisse, ce «melting-pot» inventé par les élites bonux pour faire
croire que tout le monde il est égaux.;
Pas possible non plus qu’il ne sache pas que la France n’est PAS faite
d’anti-américains brut de décoffrage, ou de judéo-chrétiens sous la menace de
musulmans, armés jusqu’aux dents prêts à égorger nos fils et nos
compagnes.
Mais quel est, alors, le sens de son message subliminal ? J’ai peur de
comprendre.
Ne voudrait-il pas nous dire que c’est honteux de notre part à nous, les
«anti-américains» des deux côtés de l’Atlantique, de ne pas adhérer à
l’idéologie des classes dirigeantes en Amérique, Bush ou pas Bush. De ne pas
applaudir des deux mains à ce qu’on a sous les yeux ou à portée de main, comme
…euh … par exemple …un livre de Voltaire, à savoir : le pillage et la
destruction de la planète et de ses habitants, y compris dans leur propre pays,
par un quarteron de ploutocrates.
Cet individu ne serait-il pas en train de nous vendre insidieusement, avec
ses copains co-signataires (vous avez remarqué comme ils se partagent bien le
boulot dans les médias ? A la moindre alerte, ils se déploient en
éventail, un peu comme la cavalerie) l’élection d’un néo-con, proaméricain, pro
sioniste et de petite taille ? Serait-il aux bottes d’un
autocrate?
Tiens, il m’a énervée, celui-là.
Je ne comptais pas m’étendre là-dessus et puis, un mot après l’autre, ça
fait des phrases.
……………………………………………………………………………………………………………..........................
En fait, mon sujet, c’était faire le commentaire de ce fameux article dont
je vous parlais plus haut.
J’y viens.
Attention, attachez vos ceintures, éloignez les âmes sensibles, les
hypertendus, et tous ceux qui ne comprennent rien à rien : d’abord, ils ne
comprendraient pas non plus et ensuite, ça risque de les embrouiller davantage,
cet articulet.
Ca s’appelle : « Anti-américanisme : la haine
injuste »
Et ça commence par :
"L’anti-américanisme est le conformisme le plus répandu dans l’hexagone.
Il prend plusieurs formes : de droite, d’extrême droite, de gauche,
d’extrême gauche, culturel, culinaire, franchouillard. N’est-ce pas, au pays de
Descartes, manquer à la raison et à la gratitude ?
Pêle-mêle, l’opinion dominante répute les USA pays sans culture, pays de
rustres attardés, pays sans art de vivre, sans littérature ni cuisine. La
fausseté de ces clichés éclate : les orchestres symphoniques les plus
prestigieux, les musées les plus riches sont américains, de même que les USA
sont le pays des bibliothèques publiques.
Une visite de la bibliothèque de Brooklyn suffit à guérir du complexe de
supériorité que nous entretenons lorsqu’il est question de littérature. Alors
que les Français lisent de moins en moins tout en délaissant la presse
quotidienne, les Etats-Unis fourmillent de bibliothèques et des journaux. La
production philosophique américaine est foisonnante.
La beauté des villes comme New York et Chicago stupéfie. D’autres
villes, comme San Francisco, inventent un monde nouveau, une urbanité inédite.
Tout voyageur sait que la cuisine américaine se montre à la hauteur, de même
qu’il reconnaîtra dans certains vins californiens des sommets inespérés.
Renvoyer les Américains au mauvais goût et à l’inculture n’est que mauvaise foi
teintée de ressentiment (…).
ATTENDEZ !
AVANT de lire la suite: comme vous le voyez ci-dessus, ça démarre fort dans
l’analyse. Qui peut bien écrire des trucs aussi pertinents ? Oh, bè,
tè ! cherche un peu, quoi !
On a parlé de l’auteur récemment. Facile, non ? …
Alors ?
Ne regardez pas encore ici, je vais essayer de vous éclairer…
Ce brave homme (oui, c’est un homme, ça élimine d’un coup 50% des suspects),
donc, nous livre ici un superbe pamphlet … contre nous, les Français.
Dès le titre, nous sommes fixés : nous, franchouillards, nous haïssons,
tous, les USA et c’est infondé. A la limite, t’as plus besoin de lire la
suite.
Tout est dit : c’est contre nous et pour l’« Amérique ».
Mais QUI, nous, et LAQUELLE d’Amérique? Il ne s’agirait pas
de tomber dans le cliché et le stéréotype, hein ?
Aïe, aïe, aïe, ben justement…
NOUS, déjà, c’est tout le monde en France, quel que soit le bord politique.
Oulah ! Ca a dû faire l’objet d’une sacrée étude, ça.
J’imagine le sondage. Hep, toi là-bas ! Tu es de droite ou de
gauche ? Euh, plutöooooot, je dirais … apolitique ? Bon ,
disons de droite. Et tu préfères être Français ou
Américain ? Euh… bin, euh ….je suis français, alors, … Bien, je
note : anti-américain. Merci. Au suivant.
Mais écoutons le devin: « Au pays de Descartes » (Bonjour
le cliché… il y a aussi Voltaire et Spinoza qui font un tabac à intervalles
réguliers), « bla bla bla …manquer à la raison et à la
gratitude » : et voilà ! Ca commence.
Nous manquons de discernement et pire que tout, de reconnaissance pour ces
bienfaiteurs de l’Humanité tout entière. C’est bien connu, toute l’Histoire des
Etats-Unis et de la planète regorge d’exemples illustrant la grandeur d’âme de
l’ «Amérique» : la philanthropie, la tolérance, la défense de la veuve et
de l’orphelin. Bon, d’accord, il y aura toujours des pisse-froid pour dire que
c’est pas vrai.
Et quelle Amérique ? Celle des lettres et des arts
« Pêle-mêle, l’opinion dominante répute les USA pays sans culture, pays de rustres attardés, pays sans art de vivre, sans littérature ni cuisine. La fausseté de ces clichés éclate : les orchestres symphoniques les plus prestigieux, les musées les plus riches sont américains, de même que les USA sont le pays des bibliothèques publiques».
Ce pays offre un patrimoine culturel exceptionnel, bien plus riche,
apparemment, que chez nous.
Des musées, par exemple (« les musées les plus riches sont
américains »), regorgeant d’œuvres majeures, avec des signatures
prestigieuses comme Braque, Corot, Millet, Courbet, Manet, Degas, Cézanne,
Monet, Renoir, Gauguin, Matisse. Duccio, Fra Angelico, Botticelli, Le Titien,
Rosso, Tintoret, Canaletto, Tiepolo et Morandi. Rubens, Van Dyck, Rembrandt,
van Ruisdael, Vincent van Gogh, Zurbarán, Goya, Velázquez, Picasso,
Gainsborough, Constable, et Turner.
Evidemment, nous, en Europe, nous ne pourrions pas nous aligner. Et en
France moins qu’ailleurs.
Voir le MFA (Museum of Fine Arts), Boston
http://www.mfa.org/collections/inde...
« Les USA sont le pays des bibliothèques publiques ; Les Français lisent de moins en moins ; mais les Etats-Unis fourmillent de bibliothèques et des journaux ; La production philosophique américaine est foisonnante »
Ah bon? Des chiffres ? Des noms ? Pas la peine. Il suffit de le
dire. Ok, ok.
(NB : pour ce qui est de la production philosophique, je veux bien le
croire, vu la production en France des « philosophes »
actuels, enfin ceux qui passent à la télé à chaque ponte,... comme la poule,
qui, c’est bien connu, philosophe).
La beauté des villes (New York, Chicago, San Francisco)? Certes,
MAIS que dire de toutes ces villes impersonnelles, longues rues sans âme,
uniquement traversées par des véhicules à moteur et frappées par le chômage et
le délabrement, avec des banlieues (où s’est installée la
« middle-class ») qui s’étendent à l’infini et dont le paysage
est défiguré par les publicités criardes et les blocs de béton, antres de la
consommation imposée par le capitalisme triomphant. Mais, c’est vrai, on ne
peut pas tout visiter…
Je passerai sur la cuisine et les stéréotypes. Evidemment que, dans un si
grand pays, avec une telle diversité de cultures, il y a des endroits –des
familles - où la cuisine n’est pas un laboratoire froid destiné à réchauffer
des plats pré mâchés et standardisés. Et si l’image culinaire des US à
l’étranger est faussée, à qui la faute? Avec ce qui arrive jusqu’à nous, on a
des excuses.
Mais poursuivons la lecture de ce monument de clairvoyance.
Fier d’être français ? Pas de quoi, si on en croit
l’auteur.
En effet, j’apprends que nous, les Français, donc les anti-américains,
sommes frappés d’une « survalorisation de soi », « d’un
complexe de supériorité ».
Il ne voudrait pas, par hasard, dire que nous sommes
« arrogants » ? J’ai entendu cela quelque part, il me
semble…
Et encore : « Nous aveugler …. paresse intellectuelle….
malhonnêteté stupéfiante » : Monsieur est trop bon.
L’Amérique salvatrice
« Banaliser le salut apporté naguère par les Américains … renvoyer
à la normalité les sacrifices consentis par ce pays» :
Ca y est ! On y arrive : si les Ricains z’ étaient pas
v’nus. Le vieux poncif de l’Amérique qui a sauvé le « monde
libre » et ces salauds de Français qui ont la morgue de mépriser tout
ce que ce pays a fait pour nous, y compris le chewing gum, Coca cola et
Halloween.
« Les cimetières militaires américains sur notre sol devraient
donner à méditer ».
Pour les cimetières, si on compte, on peut commencer par compter tous les
morts de la guerre avant que les Ricains se soient bougés pour venir nous
«sauver».
Mais on ne peut pas leur en vouloir d’avoir traîné : ils avaient plein de
boulot à terminer à la maison, comme faire tourner les usines d’armements pour
que les deux camps ne se retrouvent pas, comme dans les westerns, avec le
chargeur vide juste au moment de tirer.
Et puis, si on médite, on n’oublie pas non plus les morts sous les bombes US
(directement ou indirectement, mais souvent directement) à Hiroshima et
Nagasaki, au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, au Liban, en Palestine et
ailleurs. Ca fait beaucoup ? Ca fait beaucoup.
Et la religion, nom de dieu !
« Les lobbies fondamentalistes chrétiens ont une influence politique excessive aux USA mais ….ne remettent en cause ni pluralisme religieux, ni la démocratie » :
Ah bon ? Que dire des guerres qu’on nous vend au nom du « Bien et
du Mal », comme les expéditions « civilisatrices » des
missionnaires de naguère ?
Que dire des lobbies anti-avortement qui harcèlent quotidiennement les
cliniques où est pratiquée l’IVG, au nom de la « liberté
d’expression » (tiens, encore là, celle-là ? C'est quand même
troublant que ce soient les plus sectairesqui en parlent le mieux, non?)
?
Que dire des pressions, des crimes, commis à l’encontre de ceux qui la
pratiquent ?
Que dire de la fermeture progressive de ces cliniques (devenues des
«avortoirs » pour ne pas mélanger le bon grain et l’ivraie) qui obligent
les femmes à aller toujours plus loin se faire avorter - si elles en ont les
moyens ?
Que dire de ces droguistes et responsables de supermarchés qui refusent de
vendre la pilule du lendemain (voire de simples contraceptifs) en s’appuyant
sur des convictions religieuses et morales, rendant ainsi le produit
inaccessible à des (centaines de) milliers de femmes ?
Que dire de l’aide substantielle apportée par Bush aux assoces qui prônent
l’abstention avant le mariage et la fidélité pendant pour lutter contre le SIDA
et autres MST, alors que les aides aux plannings familiaux ont été
considérablement réduites ?
Que dire des lobbies religieux qui imposent dans des états entiers
l’enseignement du créationnisme parallèlement à, voire en lieu et place de, la
théorie de l’évolution ?
Que dire de ces bigots « In-God-we-trust » et tout le
bénitier, qui poussent des cris d’horreur en apprenant l’attitude de quelques
libertins libidineux mais regardent mourir sans sourciller des hommes des
femmes et des enfants - chez eux, sur la chaise, ou en dehors des frontières,
sous les bombes? Alors, bien sûr, il y a l’abominable Bush, mais, voilà, il
n’est pas le seul.
Derrière lui, il y a toute sa clique de néo-cons républicains, marqués à la
culotte par les démocrates qui ne valent pas beaucoup plus cher. (Voir ici)
Tout ce beau monde (les vrais Américains, si on va par là, puisque ce sont
eux qui décident, depuis des générations, voire carrément de père en fils, de
la politique du pays) est « démocratiquement » élu. Elu par moins de
50% de la population. Ce qui fait des millions de gens qui ne veulent ni des
uns ni des autres.
C’est dire si, par rapport à la France, l’Amérique, c’est, finalement, sur
son territoire qu’elle compte le plus d’anti-américains. Des gens qui ne se
lèvent même pas de leur chaise pour aller choisir leurs candidats ? Il
doit y avoir une raison, non ?
Je vous laisse découvrir la suite de l’article qui est du même tonneau. Pas
le courage, moi-même.
Bon alors, si vous n’avez pas triché, vous avez toujours des doutes sur
l’auteur de cette bluette. Je ne vous jetterai pas la pierre : quelques
noms viennent à l’esprit. C’est un thème hyper-tendance, en ce moment. Un peu
comme l’anti-sémitisme, l’islamophobie et la liberté d’expression, les uns
suivant les autres en rafale dans l’actu. Jusqu’à extinction du pétard
mouillé.
Là, on brûle, non ?
Dernier indice :
Celui-là, il paraît qu’il a écrit contre le coran, contre Mahomet et pour
Jésus : j’espère que c’est un peu mieux documenté et un peu moins
partial….Quoi ? …Ah ? …On me dit que non. Oh, misère, il cherche
quoi, celui-là aussi.
Il s’annonce comme agrégé de philo. Méfiez-vous, voyez à quoi ça mène de
faire trop d’études.
Et finalement, tourne vire, on trouve toujours les mêmes qui agitent les
mêmes chiffons sur les mêmes thèmes, qui signent les mêmes pétitions, qui
glapissent, sur toutes les ondes et toutes les antennes, et se drapent dans les
atteintes à la liberté d’expression.
Et on ne sait plus qui est qui.
Ce serait lassant si ce n’était inquiétant. Très
inquiétant.
Des liens utiles :
Pour aider l’Afrique, pillons-la
http://www.amisdelaterre.org/articl...
Contre le sida, les mannes du privé.
http://www.liberation.fr/actualite/...
…………………………………………………………………………………………………………..............................
Dans le même ordre d’idée, vous avez entendu la revue de presse de Levaï, ce
matin ? Honteux !
Je ne vais pas me lancer là-dedans, ça va finir par me rendre
atrabilaire.
………………………………………………………………………………………………………..............................
CONCLUSION:
SAUVONS la pluralité de la presse! Et commençons par POLITIS. Sinon ...

Commentaires
très bel article, bravo, (pas trop le temps de rentrer dans les détails, d'autant que je suis d'accord avec toi)
Merci !
excellent!
A voir aussi
http://lmsi.net/article.php3?id_art... et
http://paris.indymedia.org/article_...
Comment ces neo-cons français ont vraissemblablement fait croire à toute la france que redeker etait victime d'une fatwa qui n'existait pas.
Dommage peu de blogs en parle.
Pour resumer un extrait :
l’usage fallacieux de ce terme, cf. J. Richaud, « Robert Redeker : il n’y a jamais eu de fatwa ». L’idée de fatwa est en fait le produit d’un amalgame entre des mails de menaces anonymes et une condamnation publique du texte de Robert Redeker par le Cheikh Youssef Al Quradami. C’est Caroline Fourest qui, parmi les premières, a lancé la campagne de désinformation, en prétendant que le Cheikh Al Quradami avait prononcé une « fatwa mondiale » désignant Robert Redeker à la « vindicte » de millions de musulmans (SIte Prochoix.org, 25/09/2006). Affirmation reprise par Michel Onfray dans l’appel qu’il a lancé en faveur d’un « soutien inconditionnel » à Robert Redeker : « Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a livré Robert Redeker à la vindicte des fous de Dieu. » À trois reprises dans cet Appel, Robert Redeker est décrit comme la victime d’une « fatwa ».
La réalité est tout autre :
Youssef Al-Qardaoui a en réalité parlé moins d’une minute de l’affaire
il n’a même pas cité le nom de Robert Redeker
il s’est contenté d’appeler les téléspectateurs à « protester d’une manière sage contre les propos du Pape Benoît XVI et l’auteur de l’article du Figaro »
il a également appelé à « ne pas donner l’image de musulmans violents dont les médias occidentaux sont friands »
@ Thc2
Merci pour toutes ces précisions. En effet, peu de sites (peu de médias en général) ont remis les pendules à l'heure quant à la pseudo-"fatwa" dirigée contre ce prof de philo fort peu prudent dans ses propos.
Pas étonnant, la méthode "calomniez, calomniez, etc" fonctionne à merveille.
Et qu'est-il devenu, ce gars-là? Est-il sorti de la planque aménagée par les Pandores de la République? A-t-il repris ses cours? Nul ne le sait. L'info ne suit pas.
Sauf que j'ai vu passer sur le ouèbe (mais était-ce un canular?) que ses amis avaient initié une pétition pour collecter des fonds pour l'aider à déménager, l'EN ne prenant pas en compte ce cas de figure.
Comment, quand on est intelligent, peut-on se retrouver dans un tel bourbier? Ca fait peine.
@ Bernard:
re-"de rien".
Aujourd'hui, l'immense majorité des journaux est entre les mains des pouvoirs financiers. Et les télés, même publiques, obéissent aussi aux lois du marché et de la politique du consensus bipartite.
Il est de mon devoir, de notre devoir, de citoyen(ne) de soutenir ceux qui veulent faire leur métier, tel qu'ils l'imaginaient quand ils avaient choisi de devenir journalistes, en tant qu'hommes et femmes dans un monde libre.
Même si cela a souvent relevé de l'utopie, hélas (les "trublions" étant systématiquement marginalisés et/ou discrédités), on ne peut accepter de laisser tout le terrain aux autres. Il n'y a qu'à voir au quotidien ce qu'ils en font.
@ Céleste: merci beaucoup
merci Céleste de m'avoir pisté vers toi et ta verve salvatrice
Bonsoir, Brigetoun,
Bienvenue et merci.
je suis sur d'une chose, il est des sales cons, pas qu'au figaro, mais aussi des jeunes gens bien propres sur eux, à Libé et charlie par exemple, qui dénoncent les "islamistes" avec autant de zéle que leurs ancétres dénonçaient les "youpins" ... Me font rager parcequ'en plus, comme je l'écrivais il y a quelques temps : "Le coup a été remarquablement joué ... "On" a fabriqué un martyr ... avec une belle cible dans le dos ... et comme il se trouve toujours un abruti pour ne pas savoir résister à l'appel d'une cible ... la machine est lancée ... De ces fatwahs comme savent les prononcer nos intellos bien pensants ... Si tu critiques un sale con, victime d'encore plus sales cons, tu es forcément un salaud complice de ces encore plus sales cons ... De la disqualification de tout discours critique au nom de ce statut de "victime" si cher à notre occident post-judéo-chrétien ..." "... Le débat n'est plus possible, par "décence" envers les "victimes" ... Insidieux et ignoble totalitarisme que celui qui m'empéche de dire que NON, Monsieur Redeker n'a pas dénoncé l'islamisme, comme le prétendait Goupil ce soir sur France 3 ... Monsieur Redeker joue en permanence sur la confusion entre la critique légitime de la religion et la mise à l'index de "l’insidieuse pression musulmane " ...
Monsieur Redeker n'est pas Michel Onfray ...
Mais il se verrait surement bien ( et avec lui certains à la rédaction du figaro ) en Louis Ferdinand Céline de ce XXIème siécle à vomir ... en chantre de ce nouvel antisémitisme qui monte , l'antimagrébisme ....
Quelles qu'aient pu être ces "qualités" de plume , Louis Ferdinand Céline n'arrivera jamais à la cheville de bien des paysans cévenols qui savaient ou étaient ceux qui se cachaient mais ne parlaient pas ... Le "génie" au service de l'ignoble, ce n'est jamais que l'ignoble ... Mais Céline est à nouveau adulé ... signe de temps ou la cruauté morbide reprends le pas sur l'humanisme ..." ... Faut que j'arréte, l'envie de vomir le matin, c'est pas bon ...
Je finirais par hair autant une certaine france qu'une certaine amérique moi ....
@ les marques
Tout à fait d'accord avec toi sur tout. Le plus ignoble (entre autres, finalement), c'est que leur démarche pose, comme tu le dis, le provocateur en victime , paralyse toute contre-attaque et contraint tous ceux qui ne sont pas d'accord à prendre des précautions oratoires avant de critiquer le fond. C'est à dire lui donner raison quelque part malgré le fait qu'il ait tenu des propos odieux.
Y en a marre, en effet, de ces personnages infects qui salissent la mémoire de tous ceux qui sont morts dans les camps. Ces gens-là n'auraient certainement pas voulu qu'on se serve d'eux pour justifier d'autres crimes atroces.
Honte à eux.
Bonsoir. Un blog de plus dans mes favoris

Une réponse à ça:
Je pense que la première affirmation est ESSENTIELLE. On n'en parle jamais assez. Il faut expliquer que seule la notion de RACE HUMAINE est valide, parler génétique...?
Pour la deuxième affirmation, ta définition de racisme, disons plutôt "Haine de tout ce qui n'est pas de la même couleur de peau que sa propre couleur de peau."
Malheureusement, partout dans le monde, la haine "raciale" s'exprime. Réduire le racisme à "les blancs qui n'aiment pas les noirs" serait inexact.
J'ajoute qu'il est de notre responsabilité de rappeler que les généralisations sont toujours porteuses d'erreurs graves.
Tous le français sont.. / Tous les juifs sont ... / Tous les arabes sont ... / Tous les profs sont...
Les affirmations de ce type ne signifient RIEN.
Bon courage pour tout à tous et Paix sur la terre, même aux hommes de mauvaise volonté!
Merci elibi pour ta contribution.
Je suis d'accord avec ce que tu dis.
Pour ce qui concerne le terme de "raciste", je l'ai cantonné volontairement à ce qu'on appelle traditionnellement "race", et qui se dit d'ailleurs ainsi aux US pour désigner, disons, un groupe "ethnico-culturel avec des traits semblables".
Pour le reste, j'emploie plutôt le terme de "discriminatoire", sinon on n'en sort plus. ("racisme" anti-femmes, anti-jeunes, anti-vieux: je n'aime pas mettre ce mot à toutes les sauces. Mon pt de vue)
Mais c'est compliqué, à vrai dire.
En relisant ce que j'ai écrit, je me suis rendu compte que j'ai oublié un groupe très important et très disparate aussi: ceux qui sont issus d'Asie.
Mais ils sont souvent très discrets et semblent s'organiser en communautés indépendantes, et je n'en sais pas grand chose, à vrai dire.
Et comme je ne veux pas tomber, justement, dans le piège de la généralisation, j'arrêterai là. Surtout, plus que les autres, les Asiatiques viennent de pays totalement différents, avec des langues différentes, une histoire différente. Sans parler des circonstances de leur immigration et de la date à laquelle ils se sont installés aux US.
Une étude plus approfondie serait sans doute intéressante.