« Sécurité intérieure », j’écris son nom … avec ton sang
Par emcee le samedi 28 octobre 2006, 12:51 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Voici un témoignage qui se passe de commentaire.
Je n’en ferai donc pas.
Sauf que cela fait froid dans le dos.
Et sauf que les Etats-Unis, grâce à la loi sur la légalisation de la torture
récemment adoptée au Congrès et signée à deux mains par leur président pourront
se passer désormais des frais d’expédition. Brrrrr !
Traduction de “My Personal Nightmare - The Horrors of
Extraordinary Rendition”
Mon cauchemar personnel
Les horreurs de la « reddition extraordinaire
».
De Maher Arar
Le citoyen canadien Maher Arar, interdit d’entrée aux Etats-Unis, a
enregistré sur cassette vidéo son discours de remerciement lors de la remise du
prix International des Droits de l’Homme « Letelier-Moffitt ».
Voici la transcription de son discours dont la cassette a été visionnée au
cours de la cérémonie de remise des prix qui a eu lieu à l’Institute for Policy
Studies (NTLD : centre de recherche sur les grandes orientations
politiques) le 18 octobre 2006 à Washington, DC.
Bonjour, Je m’appelle Maher Arar. Et je suis désolé de ne pas être parmi
vous pour la cérémonie d’aujourd’hui.
Tout le personnel du Centre pour la défense des Droits Constitutionnels
(«Center for Constitutional Rights ») et moi-même sommes honorés
d’avoir été choisis pour le prix décerné par l’Institute for Policy
Studies.
Cette récompense représente énormément pour nous. Elle signifie qu’il y a
toujours des Américains qui s’intéressent à notre combat pour la justice. Cela
signifie qu’il y a des Américains pour se soucier véritablement de l’avenir de
l’Amérique. Nous savons aujourd’hui que ce qui m’est arrivé n’est pas un cas
isolé. Ces deux dernières années, nous avons recueilli de nombreux autres
témoignages de personnes qui ont été kidnappées, détenues illégalement et
torturées pour être ensuite relâchées sans qu’aucune charge ait été retenue
contre elles, par aucun pays.
Escale à l’aéroport de New York
Mon cauchemar a commencé le 26 septembre 2002. J’étais en transit à JFK,
l’aéroport de New York, quand on m’a demandé d’aller patienter dans la zone
d’attente. J’ai été étonné. Peu après, des agents du FBI sont venus me voir
pour me demander si j’acceptais de répondre à des questions.
Ma toute première réaction a été de demander la présence d’un avocat et j’ai
été surpris quand ils m’ont répondu que je n’avais pas le droit d’avoir un
avocat parce que je n’étais pas citoyen américain.
J’ai alors demandé à passer un coup de fil, voulant appeler ma famille pour
leur expliquer ce qui se passait. Ils ont fait comme s’ils n’avaient pas
entendu. Puis, ils m’ont dit qu’ils n’avaient que quelques questions à me poser
et qu’ensuite, ils me laisseraient partir. N’ayant rien à cacher, j’ai accepté.
L’interrogatoire a alors débuté. Presque aussitôt, ils m’ont posé des questions
sur certaines de mes connaissances. Et l’interrogatoire s’est poursuivi, de
plus en plus poussé.
Pendant tout ce temps, ils ont joué au chat et à la souris avec moi. Tantôt,
ils m’insultaient, tantôt ils me disaient que je comprenais vite, ou, au
contraire, que j’étais bouché. Moi, je ne cessais de réclamer un avocat et la
possibilité de passer un coup de fil. Ils faisaient la sourde oreille.
L’interrogatoire ce jour-là a duré environ quatre heures avec le FBI et quatre
autres heures avec les services de l’Immigration. A la fin de cette journée, au
lieu de laisser repartir pour le Canada, ils m’ont mis des chaînes et m’ont
envoyé vers un autre terminal de l’aéroport où j’ai passé la nuit. Dans la
pièce où ils m’ont gardé, il y avait constamment de la lumière et il n’y avait
pas de lit. Je n’ai donc pas pu dormir de la nuit.
Le lendemain, ils ont recommencé à me poser des questions. Cette fois-ci,
c’était sur mes opinions politiques. J’ai répondu franchement, je n’avais rien
à cacher. Ils m’ont demandé ce que je pensais de l’Irak et aussi de la
Palestine, et m’ont posé plein d’autres questions. Je n’ai pas cherché à cacher
mes opinions. Egalement, si je me souviens bien, ils m’ont, entre autres, parlé
de mon courrier électronique.
Partir pour la Syrie
Et ils ont dit ce jour là qu’ils allaient prendre une décision sur ce qu’ils
allaient faire de moi. A la fin de cette journée, curieusement, un des agents
des services d’Immigration est venu me demander de me porter volontaire pour
aller en Syrie. Je leur ai dit : «Pourquoi donc voulez-vous que j’aille en
Syrie. Cela fait 17 ans que je n’y suis plus retourné. Ils m’ont répondu
alors : « Vous êtes dans le cadre de l’ ‘intérêt commun’ ».
Evidemment, à l’époque, je ne savais pas ce que voulait dire cette expression.
Mais il était clair que les Américains … cet agent … ne voulait pas que je
rentre au Canada.
Devant son insistance, j’ai fini par dire : « renvoyez moi en
Suisse, alors ». C’était de là que j’étais parti quand j’ai fait escale à JFK,
mais il a refusé. Ensuite, ils m’ont emmené au Centre de Détention
Métropolitain, une prison fédérale, où ils m’ont gardé pendant une douzaine de
jours. C’est au cours de cette période que les services de l’immigration
(l’INS) m’ont fait subir un interrogatoire de 6 heures, me posant des questions
de toutes sortes de 21h à 3h du matin. Quand je leur ai demandé, après
l’interrogatoire, de me laisser retourner dans ma cellule pour faire la prière,
ils ont refusé … refusé tout net. Au cours de ma détention, j’ai aussi constaté
que je n’étais pas traité de la même façon que les autres détenus. Par exemple,
ils ne m’ont pas donné de dentifrice et pendant une semaine, ils ne m’ont pas
laissé sortir en promenade.
Ils ont toujours refusé de me laisser passer un coup de fil. Et une semaine
après mon arrestation, ma famille ne savait toujours pas ce que j’étais devenu.
Ma femme pensait que j’avais disparu, que j’avais été tué. Personne ne savait
ce qui s’était passé jusqu’à ce que je puisse enfin prévenir ma belle-mère que
j’avais été arrêté.
Finalement, le 8 octobre, contre mon gré, ils m’ont fait sortir de ma
cellule. Ils m’ont lu sommairement les documents officiels en me disant qu’ils
allaient m’envoyer en Syrie. Et quand j’ai protesté, disant : « je
vous l’ai expliqué, si vous me renvoyez là-bas, je vais être torturé » et,
eux … je me souviens… le responsable des services d’immigration a tourné
quelques pages du document officiel pour me lire un paragraphe dont je me
souviens encore aujourd’hui, et en me disant, ce qui m’a terriblement
choqué : « Ce ne sont pas les services de L’INS qui ont signé les
conventions de Genève (sur la torture) ». Autrement dit, en clair :
« Nous allons vous envoyer vous faire torturer et c’est le dernier de nos
soucis».
Ensuite, ils m’ont fait monter dans un avion privé, ce que j’ai trouvé très
surprenant. J’étais le seul passager dans l’avion. Un avion luxueux avec des
sièges en cuir. Ma seule préoccupation au cours de ce voyage, c’était comment
éviter la torture. J’ai alors réalisé que c’était précisément pour être torturé
qu’ils m’envoyaient en Syrie. C’était maintenant très clair dans mon esprit. De
New York, nous sommes allés à Washington, puis dans le Maine, puis à Rome et,
pour finir nous avons atterri en Jordanie.
Enchaîné
Je me souviens que dans l’avion, j’étais la plupart du temps enchaîné sauf
pendant les deux dernières heures du voyage, où ils m’ont proposé un chiche
kebab. Encore maintenant, je me demande ce qui les a poussés à faire ça. Si
j’étais dangereux, comme ils le prétendaient au début, pourquoi m’avoir détaché
deux heures avant la fin du voyage ?
Pendant le vol également, quand je demandais à aller aux toilettes, un des
gardiens me suivait systématiquement. Même si je leur disais que cela allait à
l’encontre de mes convictions religieuses.
L’avion a atterri à 3h du matin le 8 octobre. Deux Jordaniens m’attendaient.
Ils m’ont mis un bandeau sur les yeux, fait monter dans une voiture et, peu
après, ont commencé à me taper derrière la tête. Et si je protestais, ils
cognaient davantage. Alors, je n’ai plus rien dit.
Je suis resté environ 12 heures dans un centre de détention. J’ignore encore
quel genre de prison c’était.
Ils me mettaient toujours un bandeau sur les yeux pour m’emmener dans une
autre cellule ou chez le médecin. Mais j’ai eu une drôle d’impression de cette
prison. Par exemple, j’ai senti qu’on prenait l’ascenseur, or c’est très
inhabituel dans une prison au Moyen Orient.
Après douze heures de détention … de détention illégale en Jordanie, on m’a
transporté en voiture jusqu’en Syrie. Je n’arrivais pas à me faire à l’idée que
j’allais réellement en Syrie. J’espérais toujours que quelqu’un … qu’un miracle
se produirait … que le gouvernement canadien interviendrait. Un miracle se
produirait et je pourrais repartir pour mon pays, le Canada.
Je suis arrivé en Syrie le jour même, en fin de journée, et j’ai pu
constater que j’étais bien en Syrie quand on m’a enlevé le bandeau sur les yeux
et que j’ai vu les photos du président syrien. A ce moment-là, je n’avais
qu’une idée en tête : le suicide, parce que je savais ce qui allait se
passer. Je savais que les Américains … le gouvernement américain … m’avait
envoyé là-bas pour être torturé.
Un peu plus tard, des hommes sont entrés pour me faire subir un
interrogatoire. Ils ont commencé à me poser des questions, des questions de
routine au début, mais si j’hésitais pour répondre ou s’ils avaient
l’impression que je mentais, l’un d’entre eux me menaçait avec une chaise, une
chaise en métal sans siège, avec seulement l’armature. A l’époque, je me
demandais comment ils pouvaient utiliser ça pour torturer les gens. Je l’ai
appris plus tard, par d’autres détenus.
Mais le message était clair : si tu ne parles pas assez vite, nous
allons te torturer. Ce jour là, l’interrogatoire a duré environ 4 heures. Il
n’y a pas eu de violences physiques, seulement des menaces. Vers minuit, ils
m’ont emmené dans le sous-sol. Là, le gardien m’a ouvert une porte en métal. Je
n’en croyais pas mes yeux. Je l’ai regardé et j’ai dit : qu’est-ce que
c’est que ça ? Il n’a pas répondu. Il m’a simplement dit: Entre.
La tombe
La cellule mesurait moins d’un mètre de large et de deux mètres de long et
environ 2 mètres de haut. Elle était sombre. Il n’y avait pas de source de
lumière. Elle était crasseuse. Il n’y avait que deux minces couvertures à même
le sol. J’étais naïf : je pensais qu’ils ne me garderaient dans cet
endroit qu’un jour ou deux, peut-être trois, pour m’impressionner. Mais, dans
cet endroit même, dans cette cellule que j’ai appelée plus tard « la tombe
», j’allais y rester 10 mois et 10 jours. La seule lumière qui éclairait la
pièce venait du plafond. Il y avait un petit spot et c’était tout.
Vivre dans cette cellule était épouvantable. Au début, malgré la crasse … on
aurait dit une tombe …je préférais rester là plutôt que d’être battu. Chaque
fois que j’entendais les gardiens ouvrir la porte, je me disais, ça y est, je
suis foutu. Ma dernière heure est arrivée.
Les coups ont commencé à tomber le lendemain, sans prévenir … (il s’arrête
un long moment pour ne pas céder à l’émotion) … sans prévenir, le tortionnaire
est arrivé avec un câble. Il m’a demandé d’ouvrir la main droite. Ce que j’ai
fait. Et il m’a donné un coup violent sur la paume de la main. J’ai eu si mal
que j’en ai oublié tous les bons moments de ma vie.
La torture
Ce moment est encore présent à ma mémoire parce que c’était la première fois
que je prenais des coups.
Puis il m’a ordonné d’ouvrir ma main gauche. Et il m’a encore frappé. Mais
il a raté la paume et a tapé sur le poignet. J’ai eu mal pendant environ 6
mois. Ensuite, il me posait des questions et il fallait que je réponde très
vite. Et il recommençait à me donner des coups, cette fois, sur tout le corps.
Parfois il me laissait seul dans une pièce d’où j’entendais d’autres
prisonniers subir des tortures, d’atroces tortures. Je me rappelle qu’en
entendant leurs hurlements, je me disais que c’était incroyable ce que des
êtres humains pouvaient faire subir à leurs semblables.
Puis, ils me ramenaient à la salle des interrogatoires. Me posaient d’autres
questions et recommençaient à me donner des coups. Encore et encore. Le
troisième jour a été le pire. Ils m’ont tapé avec le câble pendant longtemps.
Ils voulaient que j’avoue que j’étais allé en Afghanistan. Ce qui m’a beaucoup
surpris parce que même les Américains qui m’avaient interrogés, les agents du
FBI, ne m’avaient pas posé cette question. J’ai fini par dire que oui, ce qui
était faux, pour qu’ils arrêtent de me torturer. Les tortures ont alors diminué
d’intensité.
A partir de ce moment, ils n’ont presque plus utilisé le câble. La plupart
du temps, ils me giflaient, me donnaient des coups de pied et ils m’humiliaient
tout le temps.
Les dix premiers jours en Syrie ont été particulièrement pénibles et au
cours de cette période, ma cellule était, pour moi, un refuge. Je ne voulais
pas voir leurs visages. Mais après, je ne pouvais plus supporter d’être enfermé
dans cette cellule. Et pour vous donner une idée de l’horreur de vivre dans un
endroit pareil, j’étais prêt, au bout de deux mois, à signer tout ce qu’ils
voulaient, non pas pour qu’ils me libèrent mais simplement pour avoir la
possibilité d’aller dans un endroit digne d’un être humain.
Pendant tout ce temps, je ne savais pas que ma femme menait une campagne
avec l’aide d’Amnesty et d’autres organisations qui luttent pour les Droits de
l’Homme. Ma femme a alerté les médias, les responsables politiques, et j’ai
fini par être relâché. Les Syriens m’ont libéré et ils ont indiqué clairement
par la voix de leur ambassadeur à Washington qu’ils n’avaient pas trouvé de
lien avec le terrorisme. Je n’ai été mis en cause par aucun pays, dont le
Canada, les Etats-Unis, la Jordanie et la Syrie.
Depuis ma libération, je souffre d’angoisses, de phobies permanentes et de
dépression.
Maher Arar, citoyen canadien, a été victime de la politique des Etats-Unis
appelée « extraordinary rendition » (reddition extraordinaire).
Détenu par les autorités américaines en 2002, accusé d’avoir des liens avec des
organisations terroristes, il a été remis aux autorités syriennes, qui l’ont
torturé. Arar travaille actuellement avec le Centre pour les Droits
Constitutionnels pour se pourvoir en appel dans son procès contre le
gouvernement des Etats-Unis où il a été débouté en première instance sous
prétexte de « sécurité nationale ».
October 27 / 29, 2006
NOTES
- Le terme extraordinary rendition (littéralement « reddition
extraordinaire ») désigne une action illégale présumée de l'agence centrale de
renseignements américaine, la CIA, qui consiste à enlever des personnes et à
les transporter clandestinement dans des pays où la torture est pratiquée afin
d'y être interrogé, par exemple l'Égypte, l'Indonésie, la Syrie ou
l'Afghanistan ou dans des bases américaines hors du territoire des États-Unis
(aussi appelées « black sites »).
Il convient de préciser que seule une minorité des personnes enlevées disent
avoir subi des sévices.
Voir la suite ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Extrao...
- Le « Center for Constitutional Rights »
(CCR), qui s’occupe de l’affaire Arar, est engagé depuis quarante ans dans la
bataille légale contre la torture et les autres atteintes aux droits humains.
Depuis le 11 sept, le Centre se consacre à la défense des victimes d’abus
commis au nom de la « guerre contre le terrorisme ». Les avocats du CCR,
premiers à prendre la défense des détenus de Guantanamo, ont reçu à l’époque
des tas de menaces de mort. En 2004, ils ont obtenu de la Cour Suprême que ces
hommes puissent contester leur détention devant une cour de justice. Le CCR
s’occupe également des abus commis à Abu Ghraib.
Voir le site:
http://www.ips-dc.org/lm-awards/200...
Vidéo du discours:
http://video.google.com/videoplay?d...
*Loi antiterroriste sur les tribunaux militaires, la détention et la
torture :
« Le président américain, George Bush, a signé, mardi 17 octobre, la
loi sur les commissions militaires adoptée le 28 septembre par le Congrès. Il
s'est félicité du "privilège" qui lui était donné de ratifier une législation
"qui va sauver des vies américaines".
La loi va permettre à la CIA de continuer d'interroger secrètement les
suspects sans avoir à "craindre les poursuites que pourraient intenter les
terroristes", a souligné M. Bush. Selon lui, le programme de la CIA a constitué
"l'un des efforts de collecte de renseignements les plus fructueux de
l'histoire américaine" et il a permis d'"empêcher des attaques" contre les
Etats-Unis. »
Lire la suite dans l’article du Monde :
http://www.lemonde.fr/web/article/0...
.............................................................................................................
Dossier "torture", LDH-Toulon:
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...
Commentaires
terrifiant...
c'est la première fois que je vois un témoignage d'une victime des procédures américaines anti-terroristes
soyez vigilants mes enfants, dans la dernière loi sur l'immigration a été évoqué l'entrée en France de membres d'organisations pour des congrès,
bah rien de nouveau sous le soleil la grande démocratie américaine a toujours torturé c est pas nouveau rapeller vous pinochet le grand ami de nixon et de henry kissinger le prix nobel de la paix drole de paix
Il n'est sans doute pas inutile de préciser que c'est sur la foi d'informations fournies par la Gendarmerie royale du Canada que les autorités américaines ont arrêté Maher Arar. La complicité des gouvernements occidentaux dans l'exceptionnalisme américain est un fait. Empire? À bon entendeur, salut!
Les Etats-unis seraient donc d'après la légende un pays où la morale tient une place importante, c'est une vaste blague. GWB et ses milices gouvernementales tiennent plus d'une organisation fasciste... de concert avec les israéliens d'ailleurs.... la seule "démocratie" ... nazie... du Proche Orient. Pour mémoire, n'oublions pas que c'est bien ce type de saloperies que Sarkosy ou DSK voudraient importer chez nous !
Celui qui aime croit à l'impossible, alors j'ai tendance à croire qu'ici je rencontrerais surement quelqu'un avec qui partager ma vie et la sienne, j'ai beaucoup d'amour a apporter, en esperant vous lire bientot, je vous embrasse tendrement.
Ghazi, qu'est ce que tu fous ici?