Les Anti-Empire-Americain attaquent
Par emcee le dimanche 15 octobre 2006, 23:22 - Lien permanent
Voici, paru dans Dissident Voice, un article de William Blum, long mais passionnant et qui aborde plein de sujets différents. Une vision lucide de l’Amérique par un de ceux qui la connaissent le mieux : les Américains.
Alors que, parallèlement, la buse qui se prétend enseignant du côté de
Toulouse (actuellement en congé pour cause de crise d’anti-islamisme aigu)
déclare péremptoirement dans un autre article (commis avec autant de soin et de
hauteur de vue que l’article qui a mis le feu au lac) que les Français sont
«anti-américains». (NB : Je voulais vous en livrer une analyse, mais je me
suis lancée dans une autre entreprise, dont vous avez le produit
« fini » (ouf!)ci-dessous. Plus tard, je pense. Mais la plupart des
réponses à ce triste sire sont dans l’article de Blum, finalement).
Et l’autre migraineux de petite taille qui va pleurer dans le giron de Bush
que les Français ont été « arrogants » avec l’Amérique ! On
croit rêver. Pince moi.
Mais ce n’est pas parce qu’il y a des imbéciles en France et en Amérique que
je vais me décréter anti-Français ou anti-Américains. Trop nul, le raccourci.
Il y en a plein dans les deux catégories qui me réconcilient avec l’humanité,
ne serait-ce que temporairement. Dont William Blum, ainsi que certains
journalistes français (au fait, il est fait ce chèque pour POLITIS ? le
rouleau compresseur n’attend pas !).
Bon, je vous laisse. Et, lisez jusqu’au bout. Cette traduction m’a donné bien
du mal et je n’ai pas que cela à faire
…
C’est avec plaisir que je cherche à donner la possibilité à ceux qui ne
lisent pas l’anglais couramment de prendre connaissance d’articles de
qualité.
J’espère seulement avoir été à peu près à la hauteur du texte initial.
D’ailleurs, si vous décelez des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire
part.
Mais je bavarde, je bavarde et je vous empêche de lire l’essentiel.
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Traduction de: "Thank you for not putting a bomb in your
luggage"
MERCI DE NE PAS AVOIR MIS DE BOMBE DANS VOTRE VALISE
« Le président Bush a déclaré que les Etats-Unis sont toujours sous
la menace d’un attentat et sera hyper-vigilant jusqu’aux présidentielles
». Jay
Leno
Parallèlement à ses annonces de menaces d’attentats, Bush ne cesse de
ressasser que sa guerre contre la terreur nous a davantage protégés, se vantant
qu’il n’y a pas eu d’attentat terroriste en cinq ans depuis celui du 11
septembre 2001. Formidable ! Il n’y a pas eu d’attentat dans les cinq
années qui ont précédé cette date non plus. Mais grâce à la Guerre contre la
Terreur (c'est-à-dire les bombardements, l’invasion, l’occupation et les
tortures en Afghanistan et en Irak), de nombreux groupes de terroristes
anti-Américains se sont créés depuis ce jour historique. La toute dernière
confirmation de cet événement, si besoin était, a été donnée par les
conclusions, rendues publiques à la suite d’une fuite, d’un rapport du
« National Intelligence Estimate », qui disait que «l’invasion américaine
et l’occupation de l’Irak ont concouru à développer une nouvelle génération
d’islamisme radical et … que la menace terroriste a augmenté depuis les
attentats du 11 septembre».
Attentats contre les intérêts américains depuis le 11/9
Depuis la première frappe sur l’Afghanistan en octobre 2001, précisément, il
y a eu des tas d’attentats terroristes contre les institutions américaines et
les personnes au Moyen Orient, en Asie du Sud et dans le Pacifique, dont près
d’une quinzaine au seul Pakistan ; des cibles militaires, diplomatiques,
civiles, chrétiennes, et d’autres en relation avec les EU, dont les
bombardements en octobre 2002 de deux night-clubs à Bali, Indonésie, qui ont
causé la mort de 200 clients, presque tous citoyens américains, australiens ou
britanniques, leurs alliés dans cette guerre; l’année suivante, il y a eu le
pilonnage à Jakarta, en Indonésie, du Marriott hôtel, tenu par des Américains,
et où avaient lieu les réceptions diplomatiques et les célébrations du 4
juillet, et, également, d’autres attentats épouvantables perpétrés ces
dernières années contre les alliés des Etats-Unis, à Madrid, à Londres et
ailleurs.
Pour les autorités américaines et britanniques, il est extrêmement difficile
et périlleux d’admettre une quelconque corrélation entre leur politique
étrangère et la montée du terrorisme. Un porte-parole du gouvernement Blair a
déclaré récemment : « Al Qaida a commencé à tuer des civils innocents
dans les années 90. Ils ont tué des civils musulmans avant même le 11 sept, et
les attentats de NY et de Washington ont tué plus de 3000 personnes avant
l’Irak. Laisser entendre qu’Al Qaida est poussé par un désaccord légitime sur
la politique étrangère est une erreur ». Le vice-président Cheney a, à
plusieurs reprises, également souligné que les terroristes visaient des cibles
américaines avant même le 11-spt. L’ « argumentation » qui sous-tend
cette théorie est curieuse ; C’est comme si ces honorables messieurs
étaient convaincus qu’il n’y avait pas eu de politique étrangère occidentale au
Moyen Orient avant le 11 sept. 2001. Mais, évidemment, même à notre époque, il
y a eu des décennies d’actes de violence terribles, dont le renversement du
gouvernement iranien en 1953, les bombardements répétés de la Lybie et de
l’Irak, le sabordage d’un navire iranien et la destruction d’un avion de ligne
iranien abattu en plein vol, le soutien rituel à Israël contre le peuple
palestinien, et bien d’autres encore. On ne dira jamais assez et avec assez de
force que le terrorisme est un acte politique, il sert à faire une déclaration
politique, une déclaration qui, souvent, peut se résumer à un seul mot :
« représailles » ; le terrorisme, c’est le recours de ceux qui ont
des bombes mais pas de force aérienne.
Recrudescence du terrorisme
En 2004, un rapport («Structures du Terrorisme Mondial ») du département
d’Etat américain sur les attentats terroristes à l’étranger indiquait que
l’année 2003 avait connu les «incidents terroristes les plus importants» depuis
1985, date à laquelle le département a commencé à publier des statistiques,
même si ces chiffres n’incluaient pas les attentats commis contre les troupes
US en Irak par des insurgés, que l’administration Bush classe clairement dans
la catégorie des « terroristes ». Quand le rapport de 2004 a établi qu’il
y avait eu encore plus d’incidents, le Département d’Etat a annoncé qu’il
renonçait à publier des statistiques annuelles.
Les présidents de la commission sur le 11 sept ont déclaré que l’enquête sur
les pirates a révélé que l’orthodoxie religieuse n’était pas leur dénominateur
commun puisque, apparemment, certains d’entre eux, fumaient et buvaient de
l’alcool. D’autres avaient des aventures féminines. Ce qu’ils avaient en
commun, c’était la haine politique américaine au Moyen- Orient. En
s’identifiant au peuple palestinien, ils s’identifient à ceux qui luttent
contre les régimes répressifs et dirigent leur haine plus particulièrement
contre les Etats-Unis. Selon les enquêteurs, les relations à long terme entre
les Etats-Unis et le monde islamique dépendent de la fin du conflit
Israélo-palestinien et la présence des forces US au Moyen Orient est un facteur
important qui motive les actions d’Al Qaïda.
Les gouvernements Bush et Blair refusent catégoriquement d’admettre qu’il y
a un rapport entre le terrorisme et leur politique, mais ceux qui s’opposent à
leurs guerres ne devraient jamais leur permettre d’esquiver la question. Voici
quelques exemples récents de représailles :
Dans un article du New York Times sur le groupe britannique arrêté pour être
soupçonné d’avoir l’intention de faire exploser différents avions à destination
des Etats-Unis, un des hommes sur une vidéo de « martyr » déclare:
« Si tu bombardes, tu seras bombardé ; si tu tues, tu seras
tué » … Un des suspects affirme dans sa vidéo de « martyr » que
c’est la guerre contre les musulmans en Irak et en Afghanistan qui l’avait
poussé à agir. Il explique qu’il voulait se venger de la politique étrangère
menée par les Etats-Unis et leurs complices, le Royaume Uni et les
juifs.
Mais la guerre contre le terrorisme dépeint les terroristes uniquement comme
des fous déraisonnables ou ceux qui haïssent la liberté, la démocratie et la
culture occidentale, ou qui n’agissent ainsi que pour le plaisir de haïr
l’Amérique, et donc, les Etats-Unis et le Royaume Uni recherchent des solutions
militaires.
L’écrivain David Rees avait dit, il y a quelques années :
« Rappelez-vous, quand il y avait un problème de drogue aux Etats-Unis et
qu’il y a eu la « Guerre contre la drogue », est-ce qu’à l’heure actuelle
on ne peut plus trouver de drogue ? Eh bien, la Guerre contre le
Terrorisme, ce sera pareil ».
Les mythes de la guerre froide
Il est devenu courant chez ceux qui critiquent le mur qu’on est en train de
construire aux Etats-Unis le long de la frontière mexicaine de le mettre en
parallèle avec le Mur de Berlin. Et on oppose de la même façon ce dernier au
mur en construction le long de la Palestine et sur son territoire. Tout comme
il est d’usage de considérer que l’Holocauste est la norme qui sert à juger les
carnages et autres atrocités, le mur de Berlin sert à comparer l’érection d’une
barrière physique qui restreint la liberté de circulation d’une multitude de
personnes. Le Mur est également présenté par les conservateurs comme le symbole
de la cruauté et de l’échec du communisme. Mais quelle est en réalité
l’histoire du mur de Berlin ?
Au cours des années 50, les acteurs américains de la guerre froide en
Allemagne de l’Ouest ont mené une campagne de sabotage et de subversion contre
l’Allemagne de l’Est visant à neutraliser le fonctionnement de l’économie et de
la gestion du pays. La CIA et d’autres services secrets militaires américains
recrutaient, équipaient, entraînaient et finançaient des activistes, des
groupes ou des personnes isolées, de l’Ouest et de l’Est, pour leur faire
commettre des actes qui allaient de la délinquance juvénile au terrorisme, tout
était bon pour rendre la vie difficile aux Allemands de l’Est et faire fléchir
leur soutien au gouvernement, tout était bon pour discréditer les «cocos
».
Et cette opération a été extraordinairement efficace. Les Etats-Unis et
leurs agents employaient toutes sortes de méthodes (les explosions, le feu, les
courts-circuits, etc..) pour saboter les centrales électriques, les chantiers
navals, les canaux, les docks, les bâtiments publics, les stations essence, les
transports publics, les ponts, etc. ; ils faisaient dérailler les trains
de marchandises, blessant gravement les cheminots ; incendiaient 12 wagons
et détruisaient les lances d’incendie des autres wagons, utilisaient des acides
pour détraquer l’équipement indispensable dans les usines, mettaient du sable
dans les turbines d’une usine pour paralyser l’usine, incendiaient une fabrique
de tuiles ; prônaient les ralentissements dans les usines ;
empoisonnaient 7000 vaches d’une coopérative laitière ; mettaient du savon
dans le lait en poudre destiné aux enfants des écoles ; projetaient
d’assassiner des dirigeants Est-allemands en leur offrant des cigarettes
empoisonnées ; lançaient des boules puantes pour perturber les rencontres
politiques (…), etc. etc.
Pendant toutes les années 50, les Allemands de l’est et les soviétiques ont
inlassablement déposé des plaintes auprès des anciens alliés de l’Union
Soviétique en Occident et des Nations Unies pour sabotage et espionnage,
exigeant la fermeture de bureaux en Allemagne de l’Est qu’ils affirmaient être
responsables de la situation, et dont ils avaient les noms et les adresses.
Leurs plaintes sont tombées dans les oreilles de sourds. Et l’Allemagne de
l’Est a, ainsi, été progressivement forcée de contrôler davantage l’entrée dans
le pays.
Parallèlement, l’Occident diabolisait l’Est en lançant une campagne
agressive pour recruter des diplômés et des ouvriers qualifiés est-allemands,
éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cette démarche a fini par créer
une crise grave de production et de main d’œuvre à l’Est.
En août 1961, les Allemands de l’Est en ont eu assez. Ils ont commencé à
construire leur mur de l’infamie. Celui-ci n’a pas été construit pour priver
les citoyens de « vérité » et de « liberté » (avant le mur,
beaucoup d’Allemands de l’est allaient travailler à l’ouest et rentraient le
soir chez eux), mais dans l’atmosphère de la guerre froide, tous les moyens de
gagner des points de propagande étaient exploités des deux côtés et c’est ainsi
qu’est née la légende du Mur communiste du Mal.
L’« apaisement » est un autre mythe de la guerre froide remis
récemment au goût du jour par l’administration Bush à la recherche d’arguments
pour la guerre en Irak, et que plus de 30% d’Américains vont gober. A plus
d’une occasion, notre vieil ami Rumsfeld a traité de « fascistes »
les terroristes anti-américains et ceux qui résistent à l’occupation
américaine, et qualifié les Démocrates et tous ceux qui détestent la guerre d’
«apaiseurs » ; vous savez, comme quand la Grande Bretagne a permis aux
nazis d’engloutir les Tchèques dans l’espoir qu’Hitler ficherait alors la paix
à l’Occident. L’analogie de l’apaisement est depuis longtemps un des leitmotivs
des politiques américains, qui le ressortent quand cela les arrange. Eisenhower
et Johnson, pour ne citer qu’eux, s’en sont tous deux servi.
Mais ce qui s’est passé à Munich ne relevait pas de l’ «apaisement »
mais de la collusion. Une des qualités que l’Occident appréciait tant chez
Adolf, c’était son anti-communisme fervent. La Grande Bretagne, les Etats-Unis
et les autres états occidentaux comptaient sur les nazis pour regarder du côté
de l’Est et mettre fin une bonne fois pour toutes à la menace que faisaient
planer les bolcheviques sur Dieu, la famille et le capitalisme.
Si, pour Donald Rumsfeld, s’opposer à la guerre en Irak, équivaut moralement
à « apaiser Hitler », pour Condolezza Rice, cela équivaut à la tolérance
de l’esclavage dans l’Amérique du XIX° siècle.
Voici ce qu’elle a déclaré, au mieux de sa forme, dans le genre cas
désespéré: « Je suis sûre qu’il y a des gens qui pensaient que c’était une
erreur de persister à faire la guerre entre le Nord et le Sud et de soutenir
que l’émancipation des esclaves perdurerait. Je suis sûre qu’il y avait des
gens pour dire : pourquoi ne pas arrêter tout ça tout de suite, faire la
paix avec le Sud, et laisser le Sud se charger des esclaves ? ».
Que résonnent la liberté et les caisses
enregistreuses*
- (NDLT : D’après« let freedom ring , tiré du texte « I have a
dream », discours de MLK).
(United States of A vs Cuba)
Carlos M. Gutierrez, le ministre américain du commerce, suggère que les
Cubains organisent un référendum qui serait supervisé par la communauté
internationale pour décider s’ils préfèrent être gouvernés par des dictateurs
ou vivre en démocratie.
Alors, à votre avis, que représente donc le mot « démocratie »
pour Carlos M. Gutierrez, ancien PDG d’entreprise, qui aujourd’hui fait le tour
du monde pour vanter les mérites de l’investissement des entreprises et des
échanges commerciaux?
Peut-il s’imaginer une société « démocratique » qui ne soit pas
dominée par les entreprises qui transforment tout ce qui existe en bien de
consommation ? M. Gutierrez se soucie-t-il vraiment du fait que les
Cubains aient leur mot à dire dans les décisions qui touchent leur
quotidien ? Etant donné que de nombreuses décisions fondamentales qui
touchent le quotidien des Américains ne sont pas prises dans les assemblées
d’élus mais dans les conseils d’administration des entreprises, peut-il
réellement affirmer que les Cubains ont moins le droit à la parole sur les
décisions que les Américains ?
En Amérique on définit habituellement la démocratie en majorité en termes
d’élections. Mais si nous acceptons cette définition simple, et simpliste, il
n’en demeure pas moins que, contrairement à ce que croient Gutierrez et la
plupart des Américains, les Cubains organisent régulièrement des élections. Ces
consultations, qui élisent les membres des Assemblées Municipales, des
Assemblées régionales et de l’Assemblée Nationale, respectent le suffrage
universel et le secret du vote. Les candidats sont choisis par les citoyens, et
non pas par le Parti Communiste, qui n’intervient à aucun moment du processus
électoral. Chaque candidat a droit à la même couverture médiatique, qui
consiste à publier sa biographie comportant ses qualités et son parcours
personnel et à l’afficher dans des lieux très accessibles et très fréquentés
dans la circonscription. Dans les Assemblées Municipales, il y a un conseiller
pour 20 000 habitants. Les candidats doivent recueillir plus de 50% des voix
pour être élus au premier tour, ou au deuxième tour. Les 609 membres de
l’Assemblée Nationale élisent les 31 membres du Conseil d’Etat. Le président du
Conseil d’Etat est le chef d’Etat et le chef du gouvernement. Fidel Castro est
régulièrement choisi pour tenir cette position, probablement grâce à ses
qualités exceptionnelles.
Je n’ai pas suffisamment de connaissances sur le mode de fonctionnement
actuel du système électoral à Cuba pour en relever les défauts et les
inconvénients, qui existent très probablement en pratique. Mais ce système
peut-il être plus abrutissant pour l’intellect, l’esprit et l’idéalisme que le
système électoral américain ? Depuis les conventions tape-à-l'œil et
ruineuses où sont choisis les candidats, en passant par les campagnes
interminables, ennuyeuses et injurieuses, jusqu’au fonctionnement de plus en
plus contestable du vote et du comptage des voix, tout cela pour choisir entre
deux candidats du patronat …les Cubains sont-ils prêts à cela ?
S’ils devaient mettre en place un système électoral où les candidats qui
auraient le plus d’argent à dépenser seraient ceux qui auraient le plus de
chances d’être élus, qu’est ce qui empêcherait la CIA de fournir les fonds en
abondance pour faire gagner ses poulains ?
C’est contre cela que nous nous élevons
J’ai récemment entendu un agriculteur californien sur une radio publique
nationale parler de l’apparition très inquiétante de la bactérie e.coli, dans
les épinards. A un moment donné, il a dit « l’Amérique a les meilleurs
produits agricoles du monde ».
Hum. Je me suis demandé comment on mesurait cela et si le gars avait
réellement enquêté au niveau mondial sur le sujet et s’il pouvait donner des
chiffres ou citer des sources crédibles. Cela m’a rappelé plusieurs interviews
à la radio au cours desquelles je critiquais la politique étrangère des
Etats-Unis (jusque là, rien d’étonnant), ce qui amenait un auditeur à me
demander si je pouvais citer un pays meilleur. Chaque fois, je réponds :
« meilleur? dans quel domaine? ».
“En tout”, me répond-on invariablement.
« Eh bien », dis-je « Si nous parlions de la sécu ? Il y a de
nombreux pays qui assurent une couverture de santé à un nombre bien plus
important de citoyens que les Etats-Unis et à un coût bien inférieur, voire,
parfois, gratuitement, comme à Cuba. Et il en va de même pour les études
universitaires ». En général, la discussion s’arrête là.
Quelles conditions, je me demande, devraient être réunies pour que ces
gens-là renoncent à l’histoire d’amour qu’ils ont eue, enfant, avec ce lieu
magique qu’on appelle « Amérique » ? Il m’est arrivé de demander à
ceux qui refusent littéralement toute critique de la politique étrangère
américaine : « Que doivent faire les Etats-Unis pour que vous ne leur
fassiez plus confiance ? Qu’est-ce qui, pour vous serait inacceptable? ».
Je n’ai encore pas eu de réponse à cette question. Je soupçonne que c’est parce
que la personne craint que, quelle que soit la réponse, je ne lui fasse
remarquer que cela s’est déjà produit.
L’écrivain Michael Lewis a dit : « Une des caractéristiques qui
distingue les Américains des autres peuples est cette naïveté qui consiste à
penser que tout étranger avec une once de jugeote aimerait être citoyen
américain … le nationaliste japonais le plus fanatique n’imagine pas une
seconde que les autres peuples aspirent à devenir japonais. Pareil pour les
Français.
Mais ne désespérez pas, les gars. Comme je l’ai dit précédemment, je pense
que les personnes dont je parle ici ne représentent, (très) approximativement,
pas plus de 15% de la population. Alors, je propose qu’on s’intéresse aux
autres, celles avec qui on peut communiquer, et ces trois dernières années,
nous avons effectivement communiqué avec un nombre incalculable d’entre
elles.
Ca y est, on a trouvé! Il y a une différence de conception en
matière de politique étrangère entre les Démocrates et des
Républicains.
Ca vient de sortir ! Les Républicains de la Chambre des Représentants
ont présenté un projet de loi qui obligerait ceux qui manifestent contre la
guerre à se faire stériliser. Les Démocrates refusent de passer leur tour sur
ce coup là. Nancy Pelosi, porte-parole des Démocrates à la Chambre (qui,
récemment, à l’occasion du discours de Chavez aux Nations Unies, l’a traité de
« voyou ») prévient que son parti ne soutiendra ce projet de loi que s’il
comprend le droit à faire appel.
par William Blum. Visit his website: www.killinghope.org.
He can be reached at: bblum6@aol.com.
www.dissidentvoice.org; September 28,
2006
NB: J'ai rajouté certains titres pour donner qqs repères supplémentaires.

Commentaires
Ah les USA c'est l'installation au pouvoir de Pinochet, de Saddam, de Milosevic, c'est le financement d'al qaeda et de l'islam radical pour lutter contre l'union sovietique, c'est l'entraineement des moudjahidins dans des camps secret de la CIA...on pouvait pas trouver pire pour exporter la democratie
Des poetes qui ont massacrés les indiens, qui ont lancé 2 bombes atomiques sur le Japon juste pour le "spectacle" l'amerique c'est le vietnam...
Nous occidentaux on a tellement peur de perdre notre niveau de vie qu'on ferme les yeux sur les crimes de ceux qui assurent notre comfort...on leur a laissé le pouvoir en echange du bien etre materiel
Je suis bien d'accord, kotediwa. On voyait notre sort s'améliorer et on n'a pas eu le recul nécessaire.
Il faut dire aussi que les EU et l'UE ont su faire leur pub et écraser toute opposition. Pour mieux nous endormir (moi, en tous cas). Et les soces-dèmes ont été encore plus pernicieux encore. Maintenant, nous sommes pris dans un engrenage d'où il sera difficile de sortir. A moins que...