Fête des Mères : ne faites pas la guerre
Par emcee le lundi 22 mai 2006, 00:53 - Brèves et hors catégories - Lien permanent
Combien de mères dans le monde sont à la fête? Et combien de mères qui sont à la fête pensent à celles qui ne le sont pas?
Aux Etats-Unis, fixée au deuxième dimanche de mai, la Fête des Mères a eu
lieu cette année le 14.
La tradition veut qu’on porte ce jour-là à la boutonnière une rose ou un
oeillet (rouge si la mère est en vie, blanc si elle est décédée et rose si on
n’en sait rien. Les Ricains, ils pensent vraiment à tout... C'est vrai, sinon,
qu'est-ce qu'on ferait des fleurs roses, hein?).
A l’initiative de Julia Ward Howe, qui souhaitait que cette journée soit
consacrée à un appel à la paix et au désarmement, cette célébration a débuté à
Boston en 1870.
D’autres célébrations ont suivi, pour s’étendre peu à peu à 45 états différents
et une journée nationale été finalement décrétée le 14 mai 1914 par le
président Woodrow Wilson.
Au début, le « Mother’s day » rassemblait les femmes qui militaient
pour la paix et contre la guerre.
Evidemment, à peine neuf ans plus tard, les marchands s’étaient emparés de
cette occasion pour faire du profit. Aujourd’hui la « Journée des Mères
pour la Paix », telle que la concevait Julia Ward Howe (et bien d’autres), est
devenue la "Journée de Maman" une immense entreprise commerciale, la plus
rentable de toutes les fêtes nationales états-uniennes.Un peu comme chez nous,
quoi.
C’est à vous dégoûter de donner la vie, ça.
Dans l’article qui suit, Lucinda Marshall demande aux mères comblées de
s’intéresser aussi aux enfants des autres, à ces enfants du monde entier (y
compris dans leur propre pays) qui souffrent et qui meurent sous les yeux de
leurs parents impuissants.
Femmes de tous les pays, unissons-nous pour protéger nos enfants du monde
entier.
emcee
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"WHAT MOTHERS REALLY WANT"
Article pêché dans:
www.dissidentvoice.org
May 12, 2006

(Palestine)
CE QUE LES MERES VEULENT VRAIMENT
Ce qui est formidable avec la Fête des Mères, c’est que pendant une journée,
tout le monde doit faire au moins semblant d’écouter respectueusement ce que
disent les mères. Alors, allons-y, nous les mamans, ne laissons pas passer ces
24 heures de temps précieux où on nous accorde la parole. Nous pouvons parler
de notre sujet de conversation favori : les enfants.
Au début de la semaine, en apprenant la mort du fils d’une amie proche, j’ai
repensé à ce que tout parent sait bien, à savoir qu’il n’y a rien de plus
terrible que la perte d’un enfant. Pourtant cette détresse que l’on ressent au
niveau personnel ne s’étend pas à l’ensemble du monde où, d’après un rapport
récent de l’UNICEF, 5,6 millions d’enfants meurent tous les ans,
essentiellement de malnutrition. Un enfant sur 4 dans le monde a un poids
inférieur à la normale et en Asie du sud-est, ce taux atteint 46%.
Même ici, aux Etats-Unis, le nombre d’enfants qui souffrent est effrayant.
18.4% des enfants vivent dans la pauvreté et 11% n’ont pas de sécurité sociale.
Près de 10% des enfants quittent le lycée avant la fin des études et plus de
130.000 sont en prison. Nous sommes, hélas, prêts à dépenser la somme
phénoménale de 22.650 dollars par an pour mettre un enfant en prison mais
seulement 7.376 dollars pour lui payer des études secondaires. Les Etats-Unis
se placent au premier rang mondial en termes de PIB et de dépenses militaires
mais au 18ième pour la pauvreté et au 25ième pour la mortalité
infantiles.
Parmi la population noire, le taux de mortalité infantile est à peine
supérieur à celui des pays en développement. Comme le souligne la Caisse de
Protection de l’Enfance, le montant des réductions d’impôts décidées par G.
Bush serait largement suffisant pour éradiquer la pauvreté infantile et le
budget mensuel de l’Armée suffirait amplement pour permettre à chaque enfant de
bénéficier de la sécurité sociale.

(Enfants en Angola)
Pour les enfants victimes des bouleversements dus à des catastrophes
naturelles ou à la guerre, la situation est particulièrement atroce. Et en
Irak, au Soudan et en Palestine, il y a encore beaucoup plus d’enfants qui
souffrent de malnutrition aiguë à cause de la pénurie alimentaire et de
l’insalubrité de l’eau.
En Palestine, l’USAID (Agence US pour le Développement International)
rapporte que le taux de malnutrition chez les enfants atteignait 50% en 2002.
En Irak, où un enfant sur trois a un poids inférieur à la normale, les
autorités ont évalué à 400 000 le nombre d’enfants qui souffraient de
malnutrition aiguë en 2004. Dans ces deux pays, la pauvreté due à un taux de
chômage élevé, conséquence directe du conflit, ne permet pas aux familles
d’acheter de la nourriture en quantité suffisante. De plus, ces enfants ne
bénéficient ni d’un minimum de soins médicaux, comme les vaccinations contre
les maladies infantiles, ni de la possibilité d’aller à l’école. L’insécurité
sur le terrain et le manque d’argent empêchent souvent les organisations
humanitaires de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Le Programme
Alimentaire Mondial a récemment annoncé que, par manque de moyens, il allait
réduire de moitié les rations alimentaires pour les réfugiés du
Darfour.
Et ici, aux Etats-Unis, la Caisse de Protection de l’Enfance a recensé les
difficultés que rencontrent les enfants de la région du Golfe du Mexique dont
les vies ont été bouleversées par les ouragans et un rapport réalisé par
l’Ecole Mailman de Santé Publique de l’Université de Columbia indique que la
moitié des enfants qui vivent dans les foyers gérés par la FEMA (Agence
Fédérale de la gestion des catastrophes) n’ont désormais plus accès aux soins
médicaux. Le rapport ajoute que beaucoup souffrent de troubles psychologiques
qui ne sont pas traités et près d’un quart des enfants hébergés par la FEMA ne
vont pas à l’école ou manquent plus de 10 jours par mois.

(Palestine)
Quand on voit le chagrin d’un parent qui a perdu un enfant, on ne peut
absolument pas comprendre comment nous pouvons accepter en toute connaissance
de cause que les vies de millions d’enfants dans le monde soient
menacées.
Quel intérêt y-a-t-il à faire la « guerre contre le terrorisme »
si nous n’avons pas les moyens de protéger et d’élever nos
enfants ?
Les fleurs et les cadeaux pour la fête des Mères, c’est bien, mais la
réalité c’est que nous ne devons pas laisser une distraction convenue nous
faire oublier de nous intéresser à ce qui compte le plus pour une mère.
Les enfants.

(Enfants en Palestine)
(Traduction de l’article écrit par Lucinda
Marshall)
Lucinda Marshall is the mother of two terrific sons and the
daughter of a wonderful mother (mère de deux enfants extraordinaires et
fille d’une mère fantastique, et à ses heures perdues, elle est militante
féministe, artiste, écrivain).
In her spare time, she is a feminist artist, writer and activist.
She is the Founder of the Feminist Peace Network.
Her work has been published in numerous publications in the U.S. and abroad
including, Counterpunch, Alternet, Dissident Voice, Off Our Backs, The
Progressive, Countercurrents, Z Magazine, Common Dreams and Information
Clearinghouse.
She blogs at WIMN Online.
http://www.dissidentvoice.org/May06...
Quelle connerie, la guerre


NB: les photos (très belles, à mon avis), prises sur le
ouèbe, seront immédiatement retirées s'il y a des objections.
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Notes annexes:
Vous avez entendu parler de Cindy Sheehan?
Après avoir perdu son fils, mort à la guerre en Irak, elle s’est lancée avec
énergie et détermination dans une campagne contre la guerre en Irak. Elle a
accédé à la renommée internationale en août 2005 quand elle (et d’autres
militants pacifistes) ont monté leur tente juste devant le ranch de G
Bush.
Un compte-rendu très complet (en anglais) ici, dans Wikipedia
Evidemment, Georgie Boy ne l’aime pas, et ses partisans font tout
pour la discréditer. Pensez donc, quelqu’un qui est contre la guerre
!
Fox News, par exemple, le réseau pro-bushien pro-boucherie ... (article pioché sur
le ouèbe, en français).
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Et enfin : Trouvé sur le ouèbe : Site
intéressant contre
l’enrôlement dans l’armée US (vidéo avec commentaires en anglais)
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Oulà, mais c'est bien sérieux, tout ça! Je ne sais pas ce que
c'est, mais moi, la fête des Mères, ça me fout le bourdon. Comme Noël. Pas
vous?
Commentaires
Je cherche la partition musicale pour chant choral de : "The Battle Hymn of The Republic", chant magnifique et fort, à l'image du peuple américain que j'admire ainsi que Julia Wards Howe.
Philippe Toussaint, rue du gros arbre,9 à B5030 Lonzée Belgium