L’INFO BRUTES
Par emcee le vendredi 30 décembre 2005, 09:01 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
On a beau vouloir céder quelques minutes à l’optimisme, y a rien à faire : la rage et l’indignation reviennent aussitôt.
Voici deux histoires qui illustrent la société qu’on nous vend dans cette république bananière où pour que quelques-uns puissent accumuler les profits et se remplir les poches, on détruit le reste de l’Humanité.
Habitants de la France, pays dit « riche », allons-nous continuer de cautionner toutes les ignominies qui ont lieu sur notre territoire? Allons-nous continuer de croire et de reprendre à notre compte les mensonges de ces « élites » qui stigmatisent des êtres humains au même titre que nous et les humilient, les torturent et les acculent au désespoir ?
Avec la vague de froid, la France entière découvre l’errance de ceux qu’on n’a pas secourus à temps, de ceux qu’on ne veut pas loger, de ceux dont la société ne veut pas s’occuper.
Le minus de l’Intérieur a déclaré récemment qu’on ne pouvait pas construire des logements sociaux partout. D’autres du même acabit disent que leurs « électeurs » ne voudraient pas de logements sociaux dans leur ville. Eh bien, oui, en France aujourd’hui, il y a une majorité de gens qui acceptent sans sourciller que les riches paient de moins en moins d’impôts, qu’ils exploitent honteusement les travailleurs, et que les pauvres soient jetés à la rue, les immigrés envoyés dans les camps et expulsés de France.
DANS QUEL PAYS VIVONS-NOUS ? Qu’avons-nous fait de l’Egalité, la Liberté, la Fraternité pour lesquelles se sont battus et sont morts tant de nos aînés ?
Il est urgent que nous cessions de considérer que les vraies valeurs sont celles cotées en Bourse, comme on veut nous le laisser croire.
Les libéraux de tous bords ne doivent plus diriger nos vies. Ils ont failli à tous leurs devoirs. Leur idéologie pue le cynisme. Si ce n’est le fascisme.
Ne cédons pas à l’émotion passagère, à la culpabilisation éphémère, à la charité « pièces jaunes », n’écoutons plus les sirènes du libéralisme, RECONSTRUISONS ENSEMBLE UNE SOCIETE SOLIDAIRE DURABLE.
ANNEE 2006 : LE SURSAUT DES CITOYENS DU MONDE?

Noël en prison à huit ans
Expulsion. Trois enfants expulsés samedi pour le Mali transiteront par la Libye, où leur sécurité est loin d’être garantie.
La police de l’air et des frontières souhaite un joyeux Noël aux enfants. À Roissy, samedi matin, Muddou, huit ans, deux autres enfants de dix ans, ainsi que deux adolescentes ont connu la joie des fêtes dans un centre de rétention. Muddou devait pourtant voir un juge hier. Hélas, samedi, alors que les plus grands restaient en France, les trois plus petits ont été embarqués pour Bamako. Mais pas en vol direct. Ils ont fait escale à Tripoli, d’où ils doivent repartir aujourd’hui pour être confiés à la brigade des mineurs malienne. Est-ce à dire que la France viole le droit international et la convention des droits de l’enfant en renvoyant des mineurs étrangers isolés ? Toutes les garanties ont été prises avec les autorités maliennes, a affirmé la police aux membres de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers, l’ANAFE. Rien, cependant, ne permet d’affirmer que l’arrêt à Tripoli, dans une prison pendant deux jours, revêtira les mêmes garanties. L’association considère ce transit comme « aléatoire et dangereux ».
Et puis, pourquoi expulser un enfant dans un pays où il n’a pas de famille, puisque la grand-mère de l’enfant de huit ans, qui le gardait, est décédée, et le confier à la brigade des mineurs ? Le petit Malien a, en effet, une maman en France qui, aujourd’hui, y travaille et y dispose d’un logement. Mais ce logement ne fait que 17 mètres carrés. Las, pour pouvoir accueillir l’enfant en bénéficiant du droit au regroupement familial, il doit faire 25 mètres carrés. C’est une logique implacable d’humanité. En outre, l’ANAFE rappelle que les enfants isolés doivent être admis sur le territoire sans conditions, ne doivent pas être placés en zone d’attente, et leur retour n’est envisageable que si un juge y voit « l’intérêt supérieur » de l’enfant. Dans le cas du petit Malien, l’intérêt supérieur est évidemment en France, avec sa mère. Mais le ministre de l’Intérieur tient à ses 23 000 étrangers expulsés au 31 décembre.
Émilie Rive
l’Humanité, 26/12/ 05
http://www.humanite.fr/journal/2005-12-26/2005-12-26-820652

Vous avez bien compris : cet enfant de 8 ans qui a une mère en France va être envoyé au bout du monde (où ça ? accueilli par qui ? l’Administration n’en a cure) parce que celle-ci a un logement trop petit! L'enfant, lui, n'est pas trop petit?
Un enfant en errance, récemment privé de l’affection d’une grand-mère, une mère séparée brutalement de son enfant par des autorités aveugles et inhumaines: avons-nous perdu la tête ? Est-ce que ce sont les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants ?
complément d'info:
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=21874

Et voici maintenant le témoignage d’un de ces feignants de rmiste qui vit grâce aux impôts des gens honnêtes:
Pour ses étrennes, le Trésor public dépouille un rmiste.
Joyeux Noël, version Trésor public : le gouvernement vide le compte bancaire d'un RMIste, le privant de ses ressources vitales.
Je me présente : Minima social. Je survis en banlieue grâce au R.M.I. Parfois, il m'arrive de me rendre sur Paris pour un rendez-vous pro et l'achat de tickets m'est inenvisageable si je veux continuer de me nourrir une fois par jour.
Au cours de l'année 2005, j'ai été appréhendé plusieurs fois par des contrôleurs pour avoir utilisé les transports en commun en évitant le dommage financier. A la suite de ces amendes, j'ai écrit une lettre aux fonctionnaires du Trésor public pour leur expliquer que c'est la précarité de ma situation (8 euros/mois, une fois mon loyer payé) qui m'empêchait d'acheter ce beau ticket violet et non pas un manque d'intérêt pour sa couleur.
Je leur indiquais également qu'après avoir rencontré une assistante sociale pour établir un premier contrat d'insertion, j'avais découvert l'existence d'une carte Solidarité-Transport qui permettait de voyager à demi-tarif. Dans ce courrier, je joignais même une photocopie du formulaire prouvant que j'étais engagé dans les démarches nécessaires pour obtenir cette carte.
Au début du mois de décembre, cinq mois après ce courrier, je recevais un Avis à Tiers détenteur, menaçant, de saisir 97,50 euros sur mon compte, si je ne m'acquittais pas de cette dette immédiatement. 97,50, c'était le montant qui restait sur mon compte.
Quelques jours plus tard, le Trésor public bloquait l'accès à cette somme. J'ai donc, en catastrophe, appelé une assistante sociale qui m'a proposé d'appeler le Trésor public pour annuler ma dette ou obtenir un échéancier. Pendant qu'elle parlait à ce fonctionnaire du ministère public de Saint Germain en Laye, je percevais des bribes de ce qu'il disait. Il m'avait créé un dossier et me qualifiait ironiquement et trivialement de "charmant jeune homme ayant déjà plusieurs amendes à son actif".
A ce stade, je compris que cette personne ne pouvait pas comprendre ma situation et resterait insensible à mes difficultés financières. Il était complètement déconnecté de mes problèmes de subsistance, comme en orbite sur la planète Chiffre, figé sur ses objectifs de rendement républicain. Peut-être, s'était-il convaincu qu'un rmiste est aussi solvable que lui et que finalement, s'il saute par dessus les barres du RER, c'est pour garder la forme ou parce que ça donne l'air cool...
Mais cette assistante sociale me dit qu'il accepterait un échéancier et elle me conseilla de lui écrire pour lui proposer une somme à payer chaque mois... Le lendemain, je téléphonai à mon centre financier de la Poste pour lui faxer un volet de cet Avis à tiers détenteur, me permettant d'épargner une somme à caractère alimentaire. Trop tard ! Le Trésor publique s'était déjà servi pendant la nuit, entraînant des frais de dossier de 60 Euros et me mettant dans le rouge.
La standardiste de ce centre financier me confia que le Trésor public récidivait tous les jours, me révélant même que certains comptes restaient bloqués pendant un mois.
Si le Trésor public de ce pays commence à ouvrir la bouche en bout de table pour éponger les miettes, s'il consent, sans scrupules à dépouiller les rmistes et appauvrir les plus pauvres, les privant du rudimentaire, alors ce gouvernement a franchi un nouveau pas dans la déshumanisation, la désinformation et la barbarie.
En effet, de quelle décharge publique faut-il être vomi pour ruiner les plus précaires, en les "essorant" financièrement et psychologiquement ? Et quelle est la logique de ce gouvernement qui verse un RMI tout en compromettant la réinsertion de ses allocataires en rendant périlleuse chaque sortie sur le terrain professionnel qui nécessite d'utiliser les transports en commun ?
Pendant ce temps, le journal T.V s'efforce de présenter les rmistes comme de nouveaux intouchables, épargnés par la botte républicaine. Moi, depuis que le ministère public de Saint-Germain en Laye s'est octroyé 60% de mes ressources, je reçois chaque semaine de nouvelles amendes de 375 Euros ( le montant du RMI). Peut-être qu'une nouvelle directive du gouvernement est d'acculer les minimas sociaux au suicide pour alléger la dette publique ? Ou peut-être qu'une nouvelle loi va les obliger à s'acquitter de leurs dettes par un don d'organe quand ils ne pourront plus payer ?
Quand pense-t-on au Ministère publique de Saint Germain en Laye ?
P.S : Pour tous justificatifs des informations mentionnés ci-dessus, n'hésitez pas à m' «e-mailer » à lacrecelle@hotmail.fr
Article paru dans:
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=48866
Pas d’argent, peu de chances de trouver un travail, retrouvera-t-on finalement cette personne dans la rue, ne serait-ce que pour se rapprocher de son lieu de travail si d’aventure elle en décrochait un ?
Il y a 20 ans, Coluche créait les « restaus du cœur ». C’était censé être provisoire. C’est une entreprise de plus en plus florissante.
Outre le succès qu’elle remporte auprès de tous ceux, toujours plus nombreux, qui n’ont pas les moyens de se nourrir, elle constitue une plage propice à la promotion des œuvres de ceux qui viennent brailler à la télé qu’aujourd’hui on n’a plus le droit … bla bla bla. Puis, tout s’arrête à l’arrivée du printemps. Les pauvres, sans doute requinqués et repus en hiver, n’auront plus faim pendant neuf mois et, bah, la promotion des vedettes se fera bien sur un autre terrain, n’est-ce pas ?
Charité bizness. Surtout ne pas dénoncer le système. Juste pleurnicher un peu pour laisser croire qu’il reste un peu d’humanité chez les nantis. Mais surtout ne pas s’attendrir trop longtemps. Après tout, ce ne sont que des pauvres, hein?
Regardez l’affaire des pièces jaunes. Qui en est à l’initiative ? la femme du Président de la République elle-même. Et qui plonge cyniquement et inexorablement les Français dans la précarité et la misère ? Son propre mari et ses acolytes.
Alors, la Bernique, au lieu de venir à la télé quémander de l’argent auprès des pauvres et culpabiliser ceux qui ne mettraient pas la main à la poche, elle ferait mieux de faire un foin pas possible au conseil des ministres et de leur demander qu’est-ce qu’ils foutent, le cul sur leur chaise à pérorer pendant que le pays part à vau-l’eau. Et d’exiger pour tous ceux qui sont dans le besoin, dans la misère et le malheur qu’ils mettent la main à la poche et qu’ils le sortent EUX l’argent ! C’est le NOTRE, qui plus est.
2006 : bougeons-nous, bougeons-les, virons-les !
ARRETONS LE MASSACRE!
Aujourd'hui, nous n'avons pas le droit de ...
Prendre un enfant par la main...
Paroles ... paroles... paroles...
De libéraux...

Commentaires
Merci avant tout au manque de culture et de conscience politique de nos concitoyens-électeurs qui en 2002 ont trouvé très alléchant le nouvel emballage-logo-packaging de l'UMP, anciennement RPR, et ont offert à ce parti une large majorité à l'Assemblée Nationale. La politique, ça se consomme, comme les 4x4, les yaourts et les sushi! Il est probable que le même phénomène se reproduise en 2007, du moins si l'on en croit les sondages-plébiscites où notre actuel Ministre de l'Intérieur fait figure de présidentiable grâce à son "charisme" et à sa poigne. La politique, ça se met en scène et ça doit décoiffer, comme les spectacles de Johnny, les apparitions d'Arthur ou les émissions de Drucker!
Bravo encore à emcée et à son blogue qui-tue-qui-tache.
Paulo
Je m'incline, très chère emcée, calembours et métaphores galore!
En tout cas si le PS est un peu juste aux prochaines législatives du point de vue des sièges à l'assemblée, l'UDF fera le complément façon coalition de centre-centre-droite.
Et comme disait le fleuriste du bas de ma rue dans le 15° arr. de Paris en 1995: "Allez, il faut voter pour Chirac, il a assez attendu maintenant."
Salutations militantes et bravo à emcée pour son blogue qui-tue-qui-tache.
Paulo