Monsieur Galouzeau à l’Assemblée nationale
Par emcee le samedi 17 décembre 2005, 10:04 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Le galouzeau se retrousse les manches et se lance dans de grandes envolées lyriques. Résultat: comment parler pour ne rien dire afin de ne pas agir. On nous prendrait pas pour des cons, des fois?
Extraits de l’article de la LDH-Toulon paru le 14 décembre
Mercredi 14 décembre 2005 après-midi à l’Assemblée nationale : séance consacrée aux questions d’actualité, présidée par Jean-Louis Debré.
Ci-dessous, la transcription, telle qu’elle apparaît sur le site Internet de l’Assemblée, du débat consacré à la loi du 23 février 2005 (version provisoire réalisée à 17:40 du CR analytique officiel).
MÉMOIRE ET HISTOIRE
M. Jean-Marc Ayrault - Monsieur le Premier ministre, l’article 4 de la loi du 23 février 2005 reconnaissant le rôle positif de la colonisation divise profondément la communauté nationale. A plusieurs reprises, en particulier lors de l’examen de la proposition de loi du groupe socialiste il y a deux semaines, nous vous avons demandé d’abroger cet article, non pour régler des comptes politiques ou rejouer les affrontements de la décolonisation, mais pour corriger ensemble une erreur qui a blessé nombre de nos compatriotes.
Deux de vos ministres ont d’ailleurs exprimé la même demande. Ni vous ni votre majorité n’avez accepté la main que nous vous avons tendue. Pis, des déclarations insensées émanant du groupe UMP ont attisé les passions. Un des députés de la majorité s’est ainsi abaissé à déclarer que « sans la colonisation, ni M. Azouz Begag, ni M. Léon Bertrand ne seraient aujourd’hui ministres ».
Jusqu’où ira-t-on dans l’indignité ? Il est d’ailleurs choquant que ni vous ni le président de l’UMP n’ayez jugé bon de réagir à de tels propos.
Il est grand temps de mettre un terme à ces dérives et de consolider une conscience nationale aux racines multiples, qui fait notre richesse et notre fierté d’être Français. Et je récuse toute idée de repentance. L’Histoire de notre nation comporte des pages glorieuses qu’il faut savoir célébrer, mais aussi des pages plus sombres qu’il faut savoir reconnaître. Ce que nous voulons, c’est construire une mémoire partagée dans laquelle chaque enfant de la République puisse se reconnaître. Cessons de confondre l’histoire et la mémoire. L’histoire appartient aux historiens, la mémoire à la nation. La mission confiée au Président de l’Assemblée nationale peut à cet égard jouer un rôle utile, mais elle sera mission impossible tant que subsistera ce germe de division. Aussi, Monsieur le Premier ministre, crevez l’abcès. Vous pouvez abroger cet article, y compris par décret. Alors seulement nous pourrons travailler ensemble à rassembler la nation autour d’une mémoire apaisée.
M. Dominique de Villepin, Premier ministre - Nous sommes une grande nation, qui a connu des épreuves et la grandeur. Il y a dans notre histoire des combats exemplaires, l’affirmation d’idéaux qui font notre fierté : les grands principes de 1789, la loi de 1905 sur la laïcité, l’égalité des chances, dont j’ai décidé qu’elle serait la grande cause nationale pour 2006.
MM. Jean-Pierre Brard et Maxime Gremetz - Et la Résistance ?
M. le Premier ministre - Voilà des valeurs que nous devons porter haut et défendre. Je le dis solennellement, cette histoire, il ne faut pas seulement la commémorer. Il faut la faire vivre au quotidien, il nous faut la partager tous ensemble, il faut en tirer les leçons, avec humilité et enthousiasme.
M. François Hollande - Et après ?
M. le Premier ministre - Mais soyons attentifs à chacun, à toutes les mémoires, aux souffrances qui sont encore vivantes, aux mémoires qui ne sont pas suffisamment reconnues, aux identités blessées. La République doit leur faire toute leur place.
M. François Hollande - Pas dans la loi !
M. le Premier ministre - La France est riche de l’outre-mer, qui affirme notre présence et notre rayonnement sur tous les continents. Elle est riche de ses enfants issus de l’immigration qui nous apportent leur confiance et leur espoir. Nous sommes tous citoyens, égaux en droits et en devoirs.
...filles et fils de la République. Ensemble nous devons nous retrouver pour faire face aux défis d’aujourd’hui.
D’abord nous devons affirmer une règle. Ce n’est pas au Parlement de faire l’histoire. Il n’y a pas en France d’histoire officielle, il y a le travail des historiens.
C’est pourquoi le Président de la République a proposé au Président de l’Assemblée nationale de constituer une mission pluraliste pour évaluer l’action législative dans les domaines de la mémoire et de l’histoire. Cette mission devra s’entourer d’historiens et rendra ses conclusions dans les trois mois. Il a également demandé que soit créée dans les meilleurs délais la fondation sur la mémoire prévue par l’article 3 de la loi de février 2005.
(…) Il est normal que nous nous posions des questions sur notre identité commune. Mais oui, je suis fier d’être français !
J’assume toute l’histoire de France. J’ai l’honneur, partagé par tout mon gouvernement, de servir nos compatriotes et de relever les défis de l’avenir Tous ensemble, nous pouvons dire fraternellement, debout et la tête haute : vive la République et vive la France !
De nombreux députés socialistes et communistes et républicains - Et la réponse ? Abrogez ! Abrogez !
M. le Président - Un peu de dignité, je vous prie !
Derrière les mots : DU VENT. Derrière les actes ou refus d’agir ; l’IDEOLOGIE.
MORCEAUX CHOISIS :
« Nous sommes une grande nation ». Ca, c’est Coué ?
« Il y a dans notre histoire des combats exemplaires, l’affirmation d’idéaux qui font notre fierté : les grands principes de 1789, la loi de 1905 sur la laïcité, l’égalité des chances, dont j’ai décidé qu’elle serait la grande cause nationale pour 2006 ». PIPEAU.
« Ce n’est pas au Parlement de faire l’histoire. Il n’y a pas en France d’histoire officielle, il y a le travail des historiens ». Et DONC ? Ben, non, rien...
« J’ai l’honneur, partagé par tout mon gouvernement, de servir nos compatriotes et de relever les défis de l’avenir ». Ouais, c’est ça. On y croit. on les voit à l’œuvre tous les jours ces valeureux membres du gouvernement.
« La France est riche de l’outre-mer, qui affirme notre présence et notre rayonnement sur tous les continents. Elle est riche de ses enfants issus de l’immigration qui nous apportent leur confiance et leur espoir. Nous sommes tous citoyens, égaux en droits et en devoirs ». Là, il n’en fait pas un peu trop?
Au final, on est tous égaux, mais comme l’a dit Coluche : « Dieu a dit : il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes beaux, il y aura des hommes moches, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes grands et tous seront égaux. Mais ce sera pas facile. Et il y en aura qui seront noirs petits et moches et pour eux se sera très dur ».
Coluche avait un peu tort : même pas besoin d’être petit et moche si on est Noir ou Arabe...''
Le président a raison: Un peu de dignité, je vous prie!

Ces Kanaks avaient été « kidnappés » chez eux par des français de métropole et amenés à Paris pour être exhibés dans un spectacle particulièrement humiliant. Ils avaient été présentés au public avec, accrochées au cou, des pancartes où l’on pouvait lire le mot «anthropophage ». D’autres devaient nager dans une marre en poussant des cris de bêtes. Enfin, sous le climat parisien hivernal, les femmes devaient danser « le pilou pilou » poitrines nues…
http://perso.wanadoo.fr/memoire78/pages/jtp.html
"Soyons attentifs à chacun, à toutes les mémoires, aux souffrances qui sont encore vivantes, aux mémoires qui ne sont pas suffisamment reconnues, aux identités blessées"... Signé SamanjpadeVilpain
VISITEZ l’excellent site de la LDH-TOULON :
Lire l’article complet :
http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=1088
Et aussi répondre au QUIZ :
le débat sur la colonisation : qui a dit ... ?
http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=1092
appel à signature pour demander l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=1058
ET :
pétition nationale demandant la saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel
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