PEER TO PEER: BUSINESS IS BUSINESS
Par emcee le vendredi 9 décembre 2005, 08:00 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
QUI veut le beurre et l’argent du beurre, QUI escroque le consommateur, QUI vend de la bouillie tiédasse compilée et re-compilée, QUI barre la route aux artistes et aux auteurs ? QUI les élimine impitoyablement des bacs? QUI s’empresse d’imposer et de dérouler le tapis rouge à n’importe quel éphèbe ou à la première bécasse venue selon des critères uniquement commerciaux? Oui, QUI ?
COMMENT LE CONSOMMATEUR NE DEVRAIT-IL PAS SE SENTIR LESE ...

(une pub qui parle d'elle-même...)
Alors qu'il paye déjà sur les cd enregistrés la TVA des produits de luxe ainsi qu'une redevance sur les cd vierges qui représente jusqu'à 50% de son prix de vente et a rapporté 135 millions d'euros en 2002 ;
alors que l'écart entre le prix de revient d'un cd comparé à son prix de vente est faramineux ;
alors que le consommateur s'est équipé en copieurs et en baladeurs MP3 vendus de l'autre main par la même industrie qui crie aujourd'hui au vol, sans parler de ce qu'il a dû débourser pour s'équiper en hi-fi, en ordinateurs et en abonnements à Internet ;
alors que le même consommateur a souvent déjà payé deux fois les droits d'auteurs lorsqu'il a dû convertir sa discothèque vinyle en cd, devant de surcroît digérer sans broncher du jour au lendemain un quasi-doublement du prix du disque ;
Par ailleurs, l'industrie pourrait s'interroger sur un phénomène passé complètement à la trappe: si les ventes de disques chutent, la fréquentation des concerts est en nette hausse, en tout cas en France. Est-ce que les majors ne se sont pas trop crispées sur leur stratégie marketing aux produits formatés en prenant le public, jeune notamment, pour des veaux, alors qu'il recherche l'authentique et la tripe, jamais aussi intense que sur les planches ?
Et que dire de l'étude du Royal Institute of Technology (RIT) de Stockholm (Suède) que rapportait "Le Monde" récemment et selon laquelle la consommation de musique gratuite sur Internet serait un mythe?
La recherche et le téléchargement de musique sur les réseaux « peer to peer » ont un coût, à commencer par l'abonnement à Internet, soulignait l'enquête. Les sommes générées par cette activité (11 milliards de dollars), et dont bénéficient notamment les opérateurs de télécoms, excèdent de loin les seuls profits de l'industrie du disque avec les ventes légales de cd (3,8 milliards de dollars). Alors, en réalité, qui profite de quoi et qui vole qui ? Pas si simple...
Le reste du dossier (intéressant) est sur le site :
http://cultureetloisirs.france3.fr/musique/dossiers/102056-fr.php
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