Le cabinet du garde des Sceaux, ministre de la Justice annonce officiellement :

COMMUNIQUE DE PRESSE

Faits de violences urbaines survenus sur le territoire national:

SYNTHÈSE JUDICIAIRE du 14 novembre à 17H00

AU TOTAL : 597 PERSONNES ONT D’ORES ET DÉJÀ ÉTÉ ÉCROUÉES
(489 majeurs et 108 mineurs) Pascal Clément, Garde des Sceaux, ministre de la Justice a fait ce jour à 17H00 un point sur les suites judiciaires apportées aux violences urbaines.

Depuis le début des violences :

2 734 personnes ont été placées en garde à vue, depuis le 29 octobre.
30 infractions article 13 loi du 3 avril 1955 (couvre-feu)

Les suites procédurales ont été diverses :
639 majeurs ont fait ou vont faire l’objet de comparutions immédiates
122 majeurs ont fait l’objet de convocation par procès-verbal
108 informations judiciaires on été ouvertes
489 mandats de dépôt (majeurs) ont été prononcés par les tribunaux
dont 375 condamnations à de la prison ferme
48 majeurs ont été condamnés hors emprisonnement ferme (emprisonnement avec sursis, Sursis avec mise à l’épreuve, ou TIG)
41 majeurs ont été relaxés
494 mineurs ont été présentés à un juge des enfants
dont 108 ont été placés sous mandat de dépôt


Le ministre plénipotentiaire et omniprésent aurait déclaré:"C'est QUI ce Clément? et il serait à la Justice? HEIN? Avec un nom pareil? Peut pas être chez nous, ça!"



Décryptage du profil des émeutiers


dessin de Chimulus

NOUVELOBS.COM | 19.11.05 | 13:27

Les magistrats constatent après trois semaines de violences que les auteurs interpellés sont très majoritairement des primo-délinquants.

Contrairement au ministre de l'Intérieur qui voit une grande majorité de délinquants chez les émeutiers, les magistrats constatent, après trois semaines de violences en banlieues et plus de 2.900 arrestations, que le profil des interpellés est beaucoup plus nuancé.
En outre, alors que plusieurs députés UMP ont porté le débat sur le terrain de l'immigration, sur environ 1.800 prévenus déférés devant les tribunaux, 120 seulement étaient étrangers.
Mardi, Nicolas Sarkozy avait affirmé que "75 à 80%" des personnes interpellées dans les émeutes étaient "déjà connues pour de nombreux méfaits". "Déjà, c'était des délinquants", avait-il assuré.
Pourtant, au tribunal de grande instance de Bobigny, "la majorité des majeurs avaient entre 18 et 22 ans et leur passé pénal n'était pas important. Il y avait très, très peu de gros délinquants", selon Denis Fauriat, secrétaire général du parquet.
Quant aux mineurs, "la très grande majorité présente un profil de primo-délinquant", ajoute ce magistrat qui se base sur de solides statistiques puisque devant ce seul tribunal de Seine-Saint-Denis, 212 personnes ont été déférées du 31 octobre au 14 novembre, dont 123 majeurs et 89 mineurs. Au total 2.921 personnes ont été interpellées depuis le 27 octobre, le plus jeune âgé de 10 ans. Au total, au moins 590 personnes ont été écrouées, dont 107 mineurs.
Au moins 375 majeurs ont été condamnés à des peines d'emprisonnement ferme.
"Une partie très significative de gens sans antécédents"

A Bobigny, le président du tribunal pour enfants Jean-Pierre Rosenczveig recense "moins de 20" mineurs ayant fait l'objet de "mesures préalables". "Et encore, ajoute-t-il, parmi ceux qui étaient connus, certains l'étaient pour des problèmes familiaux et pas de délinquance". "Les gros malabars qu'on connaît, on ne les a pas vus".
« On a eu une partie très significative de gens sans antécédents", affirme aussi Monique Rouzaud, secrétaire générale du parquet de Créteil, un tribunal devant lequel 163 personnes ont été déférées, dont 63% de mineurs du 3 au 16 novembre.

"Même un fils de médecin"

Hors d'Ile-de-France, la majeure partie des jeunes interpellés étaient des "délinquants primaires", dit-on au parquet de Lyon, tandis que celui de Nice a surtout vu "des apprentis, des lycéens, des étudiants, des ouvriers et même un fils de médecin"."La plupart des interpellés n'étaient pas connus des services de police", relève-t-on aussi au TGI de Nancy.

Au niveau national, "ce qui nous remonte du terrain, c'est l'existence d'une minorité de jeunes ayant déjà fait l'objet d'une mesure judiciaire", raconte Maria Ines, membre du syndicat SNPES/PJJ, principal syndicat d'éducateurs judiciaire.

Mais à Evreux (Eure), où le quartier de la Madeleine s'est embrasé, les faits les plus graves ayant fait l'objet d'informations judiciaires ont été commis par des "multirécidivistes", nuance le parquet.

Expulsions d'émeutiers étrangers : polémique

Les expulsions d'émeutiers étrangers condamnés, même en situation régulière, se feront au cas par cas.

Parmi les personnes interpellées figuraient entre 6 et 8% d'étrangers, soit une centaine de personnes, selon la direction générale de la police nationale (DGPN).

Le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy a adressé mercredi soir un télégramme aux préfets pour leur demander d'engager une "procédure d'éloignement" à l'encontre de ces émeutiers.

"En participant activement à des faits de destruction de biens publics ou de biens d'autrui, en commettant des actes d'outrage et de rébellion" les étrangers "s'exposent, quelle que soit leur situation administrative, à une procédure d'éloignement", selon le ministère de l'Intérieur.

Les mineurs ne peuvent être expulsés et, parmi les majeurs, beaucoup bénéficient de protections face à une telle mesure en raison de leur situation (liens familiaux, ancienneté du séjour, état de santé...). (…) M. Sarkozy avait déclaré mercredi à l'Assemblée nationale avoir demandé aux préfets d'expulser les "120 étrangers condamnés, y compris ceux en situation régulière ».

source : http://info.france2.fr/violences-ba...
(c'est dire si c'est de l'info fiable, bien édulcorée, bien aseptisée...Pour pas faire de peine. Alors si même eux le disent...)

Publié le 10/11 à 14:43

REACTIONS

Le député UMP Patrick Devedjian a jugé mercredi "légitime" d'expulser tous les étrangers condamnés dans le cadre des violences urbaines des 13 dernières nuits : "Ce n'est pas une double peine, c'est même une peine unique et minimale. Il s'agit là d'étrangers, nés à l'étranger venus en France, et ayant commis des infractions. Il est tout à fait légitime de les expulser."

Les Verts soulignent que les déclarations du ministre de l'Intérieur, menaçant d'expulsion les jeunes étrangers arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence, constituent "une procédure d'exception" qui "démontre d'évidence que la double peine n'est pas abolie".

Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) "ne peut qu'être horrifié devant cette inacceptable proposition démagogique et dangereuse visant à réhabiliter une pratique toujours persistante en France: la double peine, forme moderne de bannissement qui nous renvoie à une sombre et tragique période de notre histoire".

La Ligue des droits de l'homme (LDH), par la voix de son président Jean-Pierre Dubois, a estimé que l'annonce du ministre de l'Intérieur était "totalement illégale parce que, a-t-il indiqué à l'AFP, c'est une expulsion collective et que ce type d'expulsion est interdite par la Convention européenne des droits de l'Homme. Même au regard du Conseil d'Etat, a-t-il ajouté, c'est illégal".

Pierre Henry, président de France Terre d'Asile, a aussi estimé qu'"on assiste là au retour de la double peine quand l'Etat devrait faire preuve de mansuétude après avoir fait l'étalage de sa force". "Cette mesure, a-t-il ajouté auprès de l'AFP, est disproportionnée. Cela ne peut qu'activer les rancœurs".

Richard Moyon, porte-parole de RESF (Réseau Education sans frontières), a jugé la décision de Nicolas Sarkozy "proprement scandaleuse et incohérente". "Il tente de se faire de la publicité en abrogeant, dans un premier temps, la double peine puis en la ressortant plus tard de façon massive". "C'est une violation du droit, un des nombreux aspects de l'incohérence de la politique de Sarkozy".

La loi sur l'État d'Urgence :
http://www.senat.fr/connaitre/pouvo...



dessin Sud-PTT

Sarkozy, le petit caïd de Neuilly

par Stéphane Lhomme, militant associatif; 33000 Bordeaux

M. Sarkozy a voulu la flambée de violence qui secoue la France depuis deux semaines. Il ne s'attendait peut-être pas à une telle "réussite", mais c'est clairement le but qu'il recherchait, par exemple en s'annonçant fin octobre "dans une cité par semaine", après la provocation du nettoyage des cités "au Karcher", et celles de ces derniers jours (voyous, racailles, etc.) Dénonçant les incendiaires, le ministre de l'intérieur est en réalité le pyromane en chef qui se nourrit des dégâts qu'il occasionne.
Il met en oeuvre une stratégie d'un nouveau genre qui allie des politiques apparemment contradictoires : d'une part un libéralisme sans retenue, d'autres part un véritable interventionnisme d'Etat. Mais il y a une réelle cohérence dans ce double jeu : avec le libéralisme, M. Sarkozy exclut et précarise. Avec la puissance publique, il réprime les révoltes et autres émeutes générées par la politique libérale.

Plus il y a de violence, de révolte, d'émeutes, mieux c'est pour M. Sarkozy qui se présente alors comme le sauveur. C'est une spirale infernale, un piège que le ministre de l'intérieur parvient, par un moyen vieux comme le monde, à refermer sur ses victimes : en les montant les unes contre les autres.
Les "bandes de jeunes parasites" contre les "honnêtes citoyens qui se lèvent tôt pour aller travailler".

C'est d'autant plus facile que les émeutiers s'en prennent aux voitures qu'ils ont "sous la main", c'est-à-dire celles de leurs voisins, qui vivent effectivement dans les mêmes cités. Mais cette incohérence apparente ne l'est pas forcément : divers sociologues y voient une forme d'automutilation ou une similitude avec le suicide : il s'agit avant tout d'attirer l'attention. Il y a donc une sorte de logique de la part des insurgés à semer la désolation dans leurs propres quartiers.

Ils pourraient le faire dans les quartiers riches ou les ministères : cela relèverait alors d'un comportement beaucoup plus élaboré, une démarche réellement politique, qui ne semble pas vraiment à l'ordre du jour. C'est d'ailleurs une des grandes "réussites" des libéraux : plus la société est désarticulée, plus la précarité s'étend, et moins les réactions sont structurées.

Cependant, beaucoup d'interviews de jeunes "émeutiers" ont montré que ces derniers n'étaient pour la plupart pas si naïfs. L'incendie dans l'enceinte du Palais de Justice de Bordeaux, loin de tout quartier défavorisé, de plusieurs véhicules de police est de toute évidence bien différente des autres destructions de voitures. Ce n'est d'ailleurs sûrement pas pour rien si, contrairement à ce qui s'est passé depuis deux semaines, les autorités, M. Sarkozy en tête, sont restées quasiment muettes sur cette affaire qui, de toute évidence, contredit leurs thèses.

Il y a quelques mois, lors du lancement des Centre éducatifs fermés (CEF), M. Sarkozy avait déjà livré les "voyous" en pâture : pour "le bon peuple", il laisse entendre qu'il s'agit de "mâter les caïds", de les briser comme autrefois dans les maisons de correction. En réalité, les CEF sont des structures qui bénéficient d'importants moyens éducatifs (hélas au détriment des structures existantes, mais c'est un autre débat). Peu importe : la seule chose qui compte pour M. Sarkozy est de brandir la vengeance des "honnêtes gens" contre les "racailles".

Pourtant, c'est à tous que le Président de l'UMP veut imposer la même société "modèle Thatcher" dans laquelle, pour la plupart des gens, le choix se limite à travailler beaucoup pour gagner peu ou bien survivre par des moyens illicites.

Certes, parmi les "émeutiers", il y a forcément des gens peu recommandables. Mais les pires sont sûrement ceux qui rêvent de grosses berlines et non de justice sociale. Les revendeurs de drogue ou les "caïds de banlieue" n'ont en fin de compte pas d'autres objectifs que ceux de M. Sarkozy : le pouvoir et l'argent.
Le Président de l'UMP l'a d'ailleurs clairement reconnu le 30 septembre : "Je ferai autre chose que de la politique, en particulier gagner de l'argent, mais, d'abord, je fais Président." Il n'a en réalité que faire du devenir de ses concitoyens, et pas plus de ceux qui se lèvent tôt que des autres.

Au-delà du "destin" du petit caïd de Neuilly, élargissons la question aux responsabilités des différents gouvernements qui se sont succédé depuis des décennies. Le (mauvais) exemple vient d'eux : vendre des avions de guerre est exactement aussi condamnable que vendre de la drogue. Et fabriquer des missiles nucléaires n'est pas plus progressiste que préparer des cocktails Molotov.

Lorsque des citoyens dénoncent l'investissement massif de l'Etat français dans les programmes d'armement, en particulier nucléaires, c'est bien sûr pour des raisons morales et éthiques, mais aussi du fait de l'ampleur des sommes d'argent public ainsi gaspillées.

Voici quelques exemples parmi d'autres :

avion Rafale : 26 milliards d'euros sur trente ans.

Simulation des essais nucléaires, avec le Laser Mégajoule en construction près de Bordeaux : au moins 5 milliards d'euros (sans compter les "frais de fonctionnement", incommensurables...)

le missile M51 : près de 10 milliards d'euros.

Ces sommes, qui dépassent l'entendement, seraient tellement mieux investies pour développer des programmes d'habitat social, la formation, l'éducation, la culture, et bien sûr l'emploi. Ce dernier est pourtant mis en avant pour "justifier" les programmes d'armement qui, en réalité, sont peu porteurs : avec les mêmes sommes, ce sont cinquante ou cent fois plus d'emplois qu'il est possible de créer et pérenniser. Et des emplois socialement utiles.

Malgré les bouleversements dus à la mondialisation, la France reste un pays richissime qui a largement les moyens d'offrir des perspectives à la jeunesse et aux populations victimes d'une relégation géographique et/ou sociale qui est bien la conséquence de choix politiques et non d'une quelconque fatalité. Il convient donc, pour commencer, d'écarter le petit caïd de Neuilly : un placement en Centre éducatif fermé serait sûrement adapté. Ensuite, et c'est bien le plus important, il faut redéfinir les priorités de la société française : cesser de gaspiller l'argent public et construire une société véritablement solidaire.

Contrairement à ce qui a été souvent affirmé, les évènements de ces derniers jours n'ont pas montré la faillite de l'Etat providence mais, au contraire, que ce dernier avait été oublié, voire renié, et qu'il était grand temps de le remettre en oeuvre.

Samedi 12 novembre 2005

source : http://www.hns-info.net/article.php...

... et la page d’accueil du site (vivement recommandé__) :

http://www.hns-info.net/index.php3?...

Balkany aussi :

Piégé quelques jours avant le début des émeutes en banlieue par une fausse chaîne de télévision néo-conservatrice, Patrick Balkany, maire d'une riche commune francilienne (Levallios-Perret) se lâche : "La misère en France n'existe pas"...

"Il y a bien quelques SDF, mais ce sont des personnes qui ont choisi de vivre comme ça...".

Pleins d'autres facéties sinistres de ce registre de la part d'un maire, ex-repris de justice, sur une vidéo sans trucage diffusée sur le site www.guidedurenard.org

MON COMMENTAIRE :

POURQUOI DONC, un ministre - de l’Intérieur qui plus est (donc censé publier des résultats officiels ) - se permet-il de manipuler les chiffres et annonce-t-il à grand renfort d’effets de manche des mesures non conformes aux lois ?

Le minus-tre, en se comportant comme candidat aux élections présidentielles au lieu de se poser en représentant de la République, prend la France pour son terrain de jeu politique, avec l’aval des ses coreligionnaires.

En mentant délibérément au peuple français, cet être cupide, méchant et dangereux utilise sa fonction de ministre d’Etat à des fins de propagande et sa position prestigieuse et privilégiée pour défier les lois et passer outre même celles qu’il a édictées.

Ce sinistre individu, censé protéger toutes les populations vivant sur le sol français sans distinction d’origine, d’opinion et de religion, institutionnalise la discrimination et la haine, impose l’ostracisme, marginalise une partie de ses citoyens et, niant le métissage historique du peuple français, livre à la vindicte populaire des pans entiers de notre mosaïque.

HONTE A CE TRAITRE dont la famille a, pourtant, récemment bénéficié du privilège d’être accueillie ici dans ce pays qui fut appelé « la Patrie des Droits de l’Homme » ;

HONTE AU PRESIDENT, supposé garant de la quiétude et du bien-être de tous ses concitoyens, qui n’a jamais songé qu’à sa carrière et ses intérêts privés et qui n’a reculé devant aucune bassesse pour se faire (ré)-élire;

HONTE AU PREMIER MINISTRE qui, en réponse aux appels de Justice et d’Egalité, organise la répression et la Terreur, boute hors de l’Ecole la jeunesse défavorisée et incrimine ignominieusement les immigrés du chaos orchestré par les dirigeants de ce pays, aveuglés par l’idéologie du profit;

HONTE AUX AUTRES MINISTRES, leurs compères, qui s’empressent d’emboîter le pas à ces tristes sires, de braire avec eux les mêmes insanités et de compléter haineusement leurs travaux de sape;

HONTE A TOUT CE GOUVERNEMENT qui agit non pas pour servir la France mais pour se servir abondamment et sans vergogne dans les caisses de l’Etat ;

HONTE AUX PSEUDO-OPPOSANTS de ce régime totalitaire qui laissent se commettre ces forfaits soit en ne disant mot, soit en tergiversant, soit en affichant clairement leur approbation ;

HONTE A TOUS CEUX QUI , activement ou passivement, acceptent que les lois de la République soient bafouées et une (grande) partie de la population humiliée, stigmatisée, culpabilisée;

HONTE A TOUS CEUX QUI, AU MEPRIS DES RESULTATS DES URNES depuis 2002 (au moins), ignorent les aspirations des citoyens de ce pays et poursuivent leurs petits calculs mesquins pour garder illégitimement un pouvoir qu’ils ont usurpé au peuple.

HONTE A TOUS LES LAQUAIS qui laissent s’accomplir ces exactions sans mot dire par servilité, veulerie, appât du gain et soif de pouvoir ;

TOUS LES RESPONSABLES POLITIQUES, MEDIATIQUES ET SYNDICAUX impliqués de près ou de loin dans le démantèlement de nos institutions sont COMPLICES et COUPABLES

ILS SONT COUPABLES de non-assistance à peuple en danger

ILS SERONT RESPONSABLES de l’effondrement inéluctable de la République.

ILS SERONT JUSTICIABLES de la politique inique qui aura entraîné la majorité de population au fond du gouffre.

ILS SERONT COUPABLES D’AVOIR TUE LA DEMOCRATIE

ILS N’ONT PLUS LE DROIT DE PARLER en notre nom.

QU’ILS PARTENT.

TOUS !

Avant qu'il ne soit trop tard.

Et pendant ce temps-là, les affaires continuent…
Grâce au travail des esclaves, le magasin reste ouvert 24h sur 24.
Merci, les esclaves! ...




Heureusement, en France, tout le monde n'est pas touché par la précarité, la pauvreté et l'insécurité. Y en a qui s'en sortent. Vaille que vaille...

LES SALAIRES PATRONAUX FRANCAIS:




Le palmarès 2004 des revenus patronaux les plus élevés vient d’être publié dans la revue (pas franchement gauchiste) "Capital"... En voilà un court résumé :

Lindsay OWEN-JONES (L’Oréal) : 22 630 000 euros (avec stock-options)

Bernard ARNAULT (LVMH) : 16 251 000 euros

Jean-René FOURTOU : 13 661 000 euros

Antoine ZACHARIAS : 13 270 000 euros (en outre, le patron du leader mondial du BTP a touché 29 millions d’euros en levant d’anciennes stock-options)

Bernard CHARLES (Dassault Systèmes) : 12 044 000 euros

Henri de CASTRIES (Axa) : 10 725 000 euros

Bernard LIAUTAUD (Business Objects) : 8 250 000 euros

Maurice LEVY (Publicis) : 8 114 000 euros

Daniel BERNARD (Carrefour) : 7 374 000 euros (patron « licencié » en 2005, avec une indemnité de départ COLOSSALE... certainement pour éviter de voir ce malheureux sombrer dans la misère)

Arnaud LAGARDERE (Lagardère SCA) : 7 012 000 euros

Pasquale PISTORIO (STMicroelectronics) : 6 391 000 euros (responsable de 400 licenciements lors de la fermeture d’une usine à Rennes en 2005)

Thierry DESMARETS (Total) : 6 049 000 euros (l’Erika ne nuit qu’à l’environnement et aux contribuables apparemment...)

Louis SCHWEITZER (Renault) : 5 813 000 euros

Franck RIBOUD (Groupe Danone) : 5 314 000 euros (pas besoin de rappeler les licenciement boursiers de 2001)

Martin BOUYGUES (Bouygues) : 4 690 000 euros

Alain de POUZILHAC (Havas) : 4 372 000 euros (« licencié » en 2005 avec une modeste indemnité de 7,8 M d)

Patrick LE LAY (TF1) : 3 378 000 (les cerveaux disponibles, ça rapporte !) Ernest-Antoine SEILLIERE (Wendel Investissement) : 3 093 000 euros (on voit bien que toute hausse des salaires mettrait l’économie française à genoux !)

Thierry BRETON (France Télécom) : 2 917 000 euros (on comprend mieux pourquoi la baisse de l’impôt sur le revenu est une nécessité...)

...

Et la liste est loin d’être exhaustive (cf « Salaires des patrons : encore une année faste », Capital n°171, décembre 2005, pp.92 à 98)

Ultime détail : l’addition des 100 premiers revenus patronaux donne un total de... 340 077 000 €. Soit l’équivalent des revenus de plus de 28 000 smicards !

Pauvres patrons écrasés par l’impôt dans un pays qui vit « au-dessus de ses moyens » comme le dit le 43e du palmarès, patron de France Télécom devenu Ministre de l’Economie et des Finances.

Salauds de cheminots accrochés à leurs « privilèges » !

De : Rémy Piperaud

dimanche 27 novembre 2005

C'était la rubrique:

Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire de tout leur fric?

Parallèlement, des gens qui ont un emploi (peut-être bien chez ces gens-là) ou qui n’en trouvent pas dorment dans leur voiture, dans des abris de fortune, dans des endroits insalubres ou dans des foyers aux règlements militaires d’où ils sont jetés dès potron-minet.

Et ils en crèvent.

De faim, de froid, de dangers, d’indifférence, de mépris.