Des bassines et du zèle.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Dans l'enfer de l'Ultralibéralie

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 18 mai 2010

La Révolution des Frisbees

Nous en sommes apparemment à peu près au même endroit, actuellement, en France et aux US. Alors que les banques et les groupes financiers engloutissent toujours plus d'argent public, alors que le chômage augmente, alors que les perspectives d'avenir sont très sombres, en particulier pour les jeunes, alors que, finalement, tout s'écroule sous nos yeux, eh bien, il semblerait que la population soit plongée dans une sorte de mollesse et d'envie de futilités.
Ici, ce sont les apéros géants, là-bas, les parties de frisbees.
Voici donc qui donne matière à réflexion sur cette drôle de période que nous vivons. Même si les réponses ne sont pas faciles à donner.
Mais ce que dit l'auteur ici, c'est que le militantisme et la mobilisation de masse ne durent qu'un temps très éphémère et que seuls restent quelques irréductibles pour poursuivre les luttes.
Et il n'a pas tort.

How the Kent State Tragedy Started a Revolt -- Have Baby Boomers Forgotten?
par Michael Winship

Lire la suite...

vendredi 14 mai 2010

Système des retraites, système de santé: dernière ligne droite pour les "réformes"

Et ça s'annonce cynique.
Tout le monde est sur le pont – gouvernement, porte-parole, "conseillers", et "opposition" - chacun y va de son refrain, chacun amène sa pierre à l'édifice.
Les "idées" fusent pour faire sortir le pays du système de santé public et pour commencer à démanteler le système des retraites.
Ce n'est pourtant pas l'idée que véhicule l'obscène voyageur de commerce (ne dites pas à sa mère ce qu'il fait, elle le croit président de la République) quand il lance sans vergogne à Obama: "Bienvenue dans le club des Etats qui ne laissent pas tomber les gens malades".
Ahahahahah! Ne voulait-il pas plutôt parler "des Etats qui ne laissent pas tomber les gens pas malades".
Il y a dû y avoir déperdition à la traduction. Parce que sinon, je ne vois pas à quoi cela correspondrait dans son schéma qu'il a tout de prêt dans sa tête depuis qu'il a été choisi comme candidat.
Aujourd'hui, ce sont les "vieux" qui sont sur la sellette.
Ils sont classés, grosso modo, dans trois catégories: les vieux encore jeunes, les moyens vieux et les vieux-vieux.

Lire la suite...

mardi 11 mai 2010

Vous n'allez pas le croire: la déchéance de la nationalité en question aux Etats-Unis!

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à lancer des idées complètement loufoques et à vouloir à tout prix déchoir les gens de leur nationalité?
Maintenant, en France on arrive même à précéder les US dans l'abjection et le déni des Droits Constitutionnels.
Car, apparemment, on les a coiffés sur le poteau, sur ce coup-là.
Ca, c'est depuis que Razmott'-One et son grand épervier blanc, Albatroce, ne veulent pas être en reste par rapport à Grand Condor Noir.
Voici une autre idée, donc, qui germe dans leurs cerveaux malades: déchoir les citoyens de leur nationalité. Nous avons eu droit, ici, à cette idée fumeuse avec le polygame-fraudeur-des-allocs-à-tête-d'islamiste-armé-jusqu'aux-dents, avec Brice himself, pauvre petite chose insipide et au cerveau de moule frite, et aux Etats-Unis, c'est Joe Lieberman, sénateur du Connecticut, indépendant, anciennement candidat démocrate à la vice–présidence en 2000 (une sorte de Valls local, avec pile 20 ans de plus, quoi), prépare une proposition de loi dans ce sens.

Explication ...

Lire la suite...

mardi 4 mai 2010

De la France à l'Arizona: le maintien de l'ordre dans les pays occidentaux

Les pays occidentaux construisent des murs et ferment leurs frontières pour empêcher l'arrivée de migrants venus des pays du Sud.
Pour ce faire, les gouvernements mettent en place des lois de plus en plus dures.
L'Arizona vient de se doter d'une loi qui permet à la police d'arrêter toute personne qu'elle suspecterait d'être sans papiers.
Le contrôle au faciès, quoi.
Et cette politique de contrôles frontaliers et de chasse aux immigrés s'accompagne forcément de violences et d'injustices.
Comme en France.
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Mark N. Hoffman, dans: 'From France to Arizona /"Policing the West", publié le 30 avril 2010, dans CounterPunch

Lire la suite...

jeudi 29 avril 2010

Offensive massive contre l'éducation publique aux Etats-Unis

C'est Obama en personne qui avait donné le coup d'envoi: le 1ier mars, il saluait publiquement le licenciement de tout le personnel de Central Falls High School à Rhode Island, déclarant que si les écoles étaient incapables d'améliorer leurs performances, il en allait de la responsabilité des équipes pédagogiques.
Il seyait donc de changer les chevaux, voire de carrément fermer les écuries.
Depuis, dans tout le pays, les préavis de licenciement du personnel éducatif tombent comme à Gravelotte.

Lire la suite...

mardi 27 avril 2010

Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui

"Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de langue, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant de l'eau, de la nourriture et des présents.
Colomb écrit plus tard dans son journal de bord: "Ils (...) nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu'ils possédaient. (...) Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. (...) Ils feraient d'excellents domestiques. (...) Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".
Ces Arawaks des îles de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalité et du partage, valeurs peu à l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses.

Et plus loin:

Ces Arawaks vivaient dans des communautés villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffiné du maïs, de l'igname et du manioc.
Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles.
Ce détail allait avoir d'énormes conséquences: Colomb retint quelques Arawaks à bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'à la source de cet or. Il navigua alors jusqu'à l'actuelle Cuba, puis jusqu'à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).
Là, des traces d'or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens …

(Début du premier chapitre de "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'[Howard Zinn)

Et c'est ainsi que tout a commencé aux Etats-Unis …

Lire la suite...

samedi 17 avril 2010

Lois anti-drogue aux Etats-Unis: cynisme, hypocrisie et cruauté d'un système très rentable

Et qui paie la facture? Les petits dealers, les consommateurs et le contribuable. A qui? Toujours pareil: aux grands groupes d'intérêts privés, présents dans tous les secteurs d'activités, via les élus de tous bords et à tous les niveaux.
Encore une fois: à qui profite la drogue?
Petits poissons gros soucis, gros poissons gros bénéfices.
Avec ça, on comprend que la dépénalisation de la drogue n'est pas pour demain.

Toujours dans la série "the US Prison Industrial Complex WANTS YOU in prison" - dernier volet (pour l'instant), voici deux articles différents sur le même sujet:
Un détenu qui s'est vu refuser la liberté conditionnelle, pour avoir été surpris en train de fumer un joint et le taux d'incarcération des femmes qui flambe actuellement.
Et les conséquences que tout cela implique.

Lire la suite...

vendredi 9 avril 2010

La racialisation du crime et du châtiment

Aux Etats-Unis, avec, essentiellement, la "lutte contre la drogue" et l'allongement des peines, de plus en plus de prisons privées se sont construites pour accueillir tous ceux qui se font cueillir. Et la population carcérale a explosé, au point qu'une personne sur cent est actuellement incarcérée – sans compter ceux qui sont en liberté surveillée ou provisoire.
Et il n'y a pas de raison que cela change.
D'autre part, il y a, dans les prisons, entre 40 et 50% de Noirs – alors qu'ils ne représentent qu'environ 15% de l'ensemble de la population.
J'en connais que de tels chiffres feraient jouir s'ils étaient transposés à la population française. Mais une fois qu'on a dit cela, il faut quand même donner quelques explications, question de ne pas tomber dans le populisme et la propagande.
Et si tout cela était encore un plan machiavélique des classes dominantes?
Car, à qui profite le crime?
Nous le verrons dans l'interview de Nancy A. Heitzeg donnée à Angola 3 News.
Nancy A. Heitzeg, est professeure de sociologie et co-directrice de programme (whatever that means …) des études critiques sur les groupes raciaux et ethniques à St. Catherine University à St. Paul, Minnesota.
Ceci est la seconde partie de l'interview avec Nancy Heitzeg. (La partie I, "Visiting a Modern-Day Slave Plantation," concerne l'esclavage moderne dans les plantations et présente également une interview filmée de Robert Hillary King et Terry Kupers, "Slavery in US Prisons." Sur l'esclavage dans les prisons, donc).

Lire la suite...

dimanche 4 avril 2010

Plus de trente-cinq ans plus tard, d'anciens membres des Black Panthers croupissent toujours en prison

Ils s'appellent Sundiata, Jalil, Mumia, Herman, Albert ou Leonard … ils sont noirs – ou amérindien - et ils ont participé aux mouvements pour la libération des Noirs (et des peuples autochtones) dans les années 1970. Pas de chance pour eux, ils ont tué des gardiens de prison ou des policiers alors qu'ils militaient pour l'égalité des droits des citoyens de leur communauté.
Curieux, cette propension à assassiner les policiers ou autres représentants de l'ordre chez les Peaux-Sombres, non?
Depuis, ils sont toujours en prison, attendant une liberté conditionnelle sans cesse reportée. Ah, il ne fait pas bon s'opposer à l'ordre établi et défendre les droits des citoyens.
Mais dans une démocratie, ceux qui finissent en prison, on les appelle criminels de droit commun - ou terroristes. Et dans ce cas-là, ils n'ont pas le droit au statut de prisonniers politiques.
Le texte qui suit est la traduction de la rubrique hebdomadaire du 9/03/2010 de Jared Ball, universitaire et chroniqueur pour la radio de [Black Agenda Report|http://blackagendareport.com/ ]
Texte original: Love and Struggle: The On-Going Scandal of Political Imprisonment

Lire la suite...

- page 2 de 25 -