Des bassines et du zèle.

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Dans l'enfer de l'Ultralibéralie

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mardi 24 août 2010

Et, brusquement, la polémique s'enflamma à propos de la "mosquée de Ground Zero"

Ground Zero, chacun le sait, est l'endroit de Manhattan où se tenaient les Tours Jumelles du World Trade Center (WTC) avant l'attentat du 11 sept 2001.
En mai 2010, le projet de centre culturel musulman de l'association que dirige l'imam Feisal Abdul Rauf avait été adopté à l'unanimité par la commission municipale en charge du patrimoine de la ville de New York.
Oui, mais voilà, ce centre qui comprend, entre autres, une mosquée, serait situé non loin de Ground Zero, qui est devenu pour certains aux Etats-Unis une "terre sacrée".
Une obscure blogueuse sort alors du quasi-anonymat de la blogosphère pour dénoncer le projet et déclenche une polémique nationale.
On ne peut pas s'attendre à un bel épisode de tolérance en ces temps où les musulmans sont marginalisés et diabolisés dans tout le monde occidental.
Retour sur les événements et analyse du phénomène dans cet article: Hurt Feelings and the “Ground Zero Mosque", de Gary Leupp , publié le 20 août 2010 par Dissident Voice.

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mercredi 18 août 2010

Sans références culturelles, le peuple US se laissse envoûter par les illusionnistes d'un univers factice de strass et de paillettes

Dans cet article, "Pimps, Whores, and the Glitterati Who Game the Global Empire", paru dans Dissident Voice, le 10 août 2010, Gary Corseri explique, entre autres, que le peuple des Etats-Unis a été dépouillé de toute culture historique collective, comme les grandes luttes sociales, et qu'il n'a plus qu'une notion mythique du passé.

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jeudi 12 août 2010

En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile

Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt. Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.
Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile). Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits.
Voici un article de Patrick Martin, "The wage-cutter in chief visits Detroit", publié le 31 juillet 2010 par WSWS

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jeudi 5 août 2010

Les pays occidentaux comptent-ils honorer les promesses d'aide humanitaire faites à Haïti et annoncées en fanfare?

Probablement pas. En tous cas, c'est mal parti.
Comme je l'ai signalé précédemment, malgré six mois déjà écoulés et la saison des pluies qui menace gravement les réfugiés, seulement 2% des aides promises ont été versées par les principaux pays occidentaux, dont les US et … la France, acteurs majeurs à Haïti.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir joué des coudes pour se presser devant les caméras et verser des larmes de crocodile sur le sort de ces "pauvres Haïtiens".
Une fois encore, la communauté internationale prouve sa totale lâcheté et sa mesquinerie face aux malheurs des populations en détresse par sa faute.
Dans l'article qui suit, l'auteur Ashley Smith, enfonce à nouveau le clou et dénonce le cynisme des puissants de ce monde.
Haïti est une chasse gardée des Etats-Unis, qui punissent les Haïtiens de vouloir s'émanciper en les maintenant dans la misère et en réprimant violemment toute rébellion. Tout cela avec l'aide active de la communauté internationale, dont la Mission de Stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH).
N'oublions pas Haïti.
Source: The Betrayal of Haiti, par Ashley Smith / 2 août 2010

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lundi 2 août 2010

Fortunes et misère au pays d'Obama

Les Etats-Unis à l'ère d'Obama (suite des reportages de WSWS).
Grâce à l'action d'Obama, qui a été de renflouer Wall Street et d'encourager certaines entreprises à déposer le bilan pour embaucher ensuite des travailleurs pour un salaire moitié moins élevé, le fossé entre riches et pauvres s'élargit encore.
Aujourd'hui, 20% de la population risque de se retrouver dans la misère. Et il ne faut pas compter sur les aides sociales pour leur maintenir la tête hors de l'eau. Les aides fédérales ont été réduites à peau de chagrin. Et les états sont en faillite.
Jusqu'où les escrocs vont-ils aller avant de finir au bout d'une pique?

Article: The “new normal”: More than one in five Americans at risk of destitution", par Barry Grey , 29 juillet 2010, publié dans WSWS

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dimanche 25 juillet 2010

La réforme du système de santé d'Obama: un "vote historique" pour une régression sociale programmée

Obama avait promis une couverture santé pour tous et une assurance-maladie accessible à tous.
Là-dessus, il n'a pas menti, c'est fait, ou du moins, ce sera complètement mis en vigueur d'ici … 2018. Un peu long, mais …
Seulement, voilà.
Lorsque le candidat Obama avait annoncé qu'il allait mettre en œuvre une réforme du système de santé, mesure phare de son mandat, il avait promis successivement:
Une caisse nationale d'assurance-maladie publique. Promesse non tenue.
Puis, une "option publique", caisse d'assurance maladie gérée par l'état en concurrence avec les assurances privées. Promesse non tenue.
Une assurance maladie de qualité, avec les mêmes avantages pour les assurés que ceux que comportaient leurs anciens contrats. Promesse non tenue.
Alors que la nomenklatura démocratique continue de se féliciter bruyamment de cette "avancée historique", relayée par tous les médias US et occidentaux, le vernis commence sérieusement à craquer.
Que reste-il, donc de ces belles promesses?
Des contrats d'assurance restrictifs et au rabais pour les moins fortunés et des contrats en or pour les riches, moyennant finances, évidemment.
La santé à plusieurs vitesses.
Les groupes d'intérêts privés en rêvaient, Obama l'a fait.
Démonstration dans cet article de WSWS: A lie exposed; 20 juillet 2010
Et en complément: Obama et l'IVG

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mardi 20 juillet 2010

Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

Ils ont tous les vices et ils sont sans pitié. Ce sont les prédateurs de la finance: banques, sociétés de cartes de crédit et sociétés de recouvrement, qui ont encore trouvé, en ces temps de crise, un moyen juteux de presser encore plus les pauvres comme des citrons: la traque aux impayés, cela avec l'aimable participation de la justice.
La crise, ce sont les riches qui la provoquent, et ce sont les pauvres, les travailleurs, qui en pâtissent.

Traduction de l'article: "Imprisoned for debt in America" par Nancy Hanover, publié par WSWS, le 16 juillet 2010

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vendredi 16 juillet 2010

Haïti: six mois plus tard … rien n'a avancé, et c'est même pire.

Après le tremblement de terre de janvier, les sinistrés sont toujours sous des tentes de fortune, les aides promises sous les sunlights par les pays riches ne sont toujours pas arrivées et avec la saison des pluies, les réfugiés pataugent dans les égouts et sont exposés aux épidémies.
Ca, c'est pour les pauvres. Les riches, eux, se portent très bien merci. Ils font des affaires.

Haiti, my Heart's Devotion...
Let it sink back in the ocean ...

Article original: "Suffering and struggle: Six months after the Haitian earthquake", par Patrick Martin, publié le 10 juillet 2010, paru dans WSWS

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lundi 12 juillet 2010

La "réforme de l'emploi" d'Obama : salaires de misère et chômage massif

Titre original: "Obama s 'jobs program': Poverty wages and mass unemployment", publié par World Socialist Website (WSWS), le 10 juillet 2010

Dans une série de discours et d'interviews cette semaine, l'administration Obama a montré un nouveau glissement vers la droite avec sa politique économique et sociale, abandonnant même ses promesses de relance minimales sous la pression des grands groupes industriels et financiers.
Mercredi dernier, le président Obama a annoncé la création d'une commission, le "President’s Export Council" (Conseil des exportations de la Maison Blanche), qui aura pour mission de superviser l'engagement de l'administration Obama de multiplier par deux les exportations US sur les cinq prochaines années.
Il a présenté l'augmentation des exportations comme étant la solution pour relancer l'économie et la création d'emplois. Il s'exprimait devant une assemblée réunie à la Maison Blanche dont l'essentiel de l'assistance était constitué de chefs d'entreprise et a nommé pour cette commission de 19 membres des tas de PDG de grandes sociétés US aussi puissantes que Boeing, Ford, Xerox, UPS, ADM, Verizon et Walt Disney.

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